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> Gérard Meudal (Traducteur)

ISBN : 2259201342
Éditeur : Plon (2007)


Note moyenne : 3.38/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un des écrivains majeurs du XXe siècle se confronte à un des plus grands monstres de tous les temps, Adolf Hitler.
Avec sa bravoure et sa sensibilité habituelles, Mailer explore l'enfance et la famille du dictateur. Dieter, le narrateur, est un mystérieux SS en p... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 16 septembre 2011

    Malaura
    On connaît peu de choses de l'enfance d'Adolf Hitler.
    Pourtant, Dieter, un étrange officier SS, semble en savoir beaucoup sur le sujet...
    Et pour cause, il est en réalité un démon.
    Le Maëstro, le diable suprême, nourrissant de grands espoirs pour le jeune Adolf, Dieter a été chargé de veiller au bon accomplissement de son destin et a suivi de près son évolution diabolique.
    Dans son récit, le démon raconte comment Adolf développa très jeune un penchant prononcé pour le mal dans une famille à la fois traditionnelle mais aussi très singulière.

    En explorant l'enfance d'Hitler en y développant le thème métaphysique du combat entre le Bien et le Mal, Norman Mailer offre un roman certes intrigant, mais non moins intéressant et jamais ennuyeux malgré sa longueur.
    Sans jamais se départir d'une belle et puissante qualité narrative, le roman familial traditionnel se mêle à une fantasmogorie extravagante et audacieuse, s'agrémente de digressions et de passages crus, d'éléments biographiques et fantastiques, pour appréhender la personnalité de celui qui deviendra l'incarnation du Mal absolu.
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    • Livres 3.00/5
    Par Mamzelle, le 20 juin 2008

    Mamzelle
    Voici donc un livre que j'aurais mis longtemps à chroniquer.
    Non que je ne l'ai pas aimé, au contraire, disons seulement qu'il est de ces livres qui traitent d'un thème assez important et sujet à discussions pour mériter une réflexion amont.
    Moi qui rédige habituellement mes articles comme un chat cracherait une boule de poil, c'est à dire brusquement, spontanément, sans travail préparatoire et surtout au nom d'un besoin viscéral de faire sortir tout cela, j'ai été ici confrontée à la nécessité d'une approche différente.

    "Un chateau en forêt" est le dernier livre de Norman Mailer, monstre de la littérature américaine et lauréat du Pulitzer, qui s'est d'ailleurs éteint quelques temps après la sortie de celui-ci à la rentrée littéraire 2007.
    Sous le couvert de raconter l'enfance d'Adolf Hitler, Norman Mailer nous retrace ici l'histoire d'une famille autrichienne incestueuse de la fin du 19ème siècle. le narrateur de cette fresque sociologique et très métaphysique se présente comme Dieter, un SS en possession d'informations secrètes sur les raisons qui ont fait de Hitler ce qu'on en connaît, raisons qui sont liées à son enfance et au caractère particulier de son environnement familial.
    Le caractère métaphysique du livre se révèle progressivement lorsque l'on comprend que Dieter n'est autre qu'un envoyé du Diable, descendu dans la vie du jeune "Adi" pour le former, en révéler le caractère diabolique et en faire le personnage historique que l'on connaît. Tel Boulgakov dans "Le Maître et Marguerite", Norman Mailer place le Diable comme acteur omniscient dans nos vies de pauvres humains, pantins d'un duel sans fin entre les forces du Bien et celles du Mal.
    En romançant l'enfance d'Hitler, Norman Mailer essaie finalement de nous faire comprendre comment des détails de la vie d'un jeune enfant peuvent finalement mener à de grandes catastrophes, les obsessions de pouvoir d'Hitler et son égo démesuré étant liées à ses expériences passées.
    Sujet délicat car Norman Mailer ne nous propose-t-il pas ici des "excuses" ou du moins des explications rationnelles à la catastrophe politique, historique et humaine que l'on connaît?
    A mon sens non. Car c'est cela tout l'enjeu de ce livre. Il n'est pas à prendre comme un essai mais bien comme un roman, une oeuvre se basant sur un sujet réel mais partant dans des considérations métaphysiques qu'il ne faut jamais détacher de leur vraie nature, à savoir des élans romanesques. L'enfance d'Adolf Hitler n'excuse pas ses actions, ce n'est pas le but de Norman Mailer ici et ne voir dans ce livre que cet aspect revient à se mettre des oeillères sur le chef d'oeuvre qu'est ce livre, littérairement parlant.
    Le ton de Dieter est tour a tour méticuleux, allant dans des détails comparables à un "Assomoir" de Zola, ou ironique, empreint de dérision cynique.
    "Un chateau en foret" est un ouvrage qui a suscité des polémiques à n'en plus finir, même après la mort de son auteur, on a même évoqué la thèse selon laquelle Norman Mailer ne ferait avec ce livre qu'un pied de nez potache à Tous les historiens trop sûrs d'eux qui ont tenté un jour et continueront de tenter de mettre des explications rationnelles sur le peu d'éléments biographiques que l'on possède sur Hitler.
    C'est un livre que je vous conseille mais je me répète: ne l'abordez pas comme un essai historique mais comme un roman, au risque de vouloir y voir une excuse au mal du siècle et de finalement, combattre des moulins à vent...
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    • Livres 2.00/5
    Par horline, le 29 novembre 2010

    horline
    Malgré les nombreuses critiques négatives, je n'ai pas hésité à ouvrir ce livre tant le thème de ce roman a suscité ma curiosité : une "biographie" romancée du jeune Adolf Hitler ou comment un enfant né d'une lignée d'incestes porte en lui les ferments d'une personnalité monstrueuse.
    Le tableau : une enfance contrariée entre un père cruel et une mère excessive, une famille névrosée sur laquelle plane l'ombre de la mort et de l'interdit, sans oublier la malveillance du Démon qui n'a pas manqué d'exploiter les failles psychologiques de cette famille pour guider le jeune Hitler vers de funestes projets.
    Norman Mailer a le mérite d'avoir abordé un thème subversif : d'abord parce qu'il a choisi comme personnage central (je n'utiliserais pas le terme de héros) un personnage historique doté d'une personnalité hors normes et mystérieuse, ensuite parce qu'il tente de dresser le portrait d'un Hitler tributaire de son destin.
    Et ce portrait pourrait être convaincant tant la biographie réelle d'Hitler est silencieuse (ou tout au plus contradictoire) sur son enfance.
    Seulement le récit est noyé dans de trop nombreuses digressions pour asseoir cette thèse : l'auteur s'attarde beaucoup sur les introspections du Démon qui se fait le narrateur dans ce récit, déplaçant quelques peu le centre de gravité du roman sur la personnalité même du Démon. De même, le récit se trouve ankylosé par les trop nombreuses réflexions sur les abîmes psychologiques de cette famille, rendant la lecture pas toujours agréable.
    Une trame diluée, des longueurs parfois étouffantes.
    Et enfin lier le cynisme, l'égo démesuré et la soif de pouvoir du jeune Hitler à l'observation des abeilles...c'est plutôt déroutant.
    Le roman perd très vite de son efficacité. A défaut de lire une biographie romancée ou un pseudo-roman historique crédible, le roman n'en demeure pas moins une fiction originale.
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    • Livres 4.00/5
    Par barjabulette, le 08 décembre 2013

    barjabulette
    Pas facile de critiquer un bouquin qui traite d'un sujet aussi "glauque" que l'enfance du plus grand meurtrier du XXème siècle.
    Néanmoins j'ai adoré l'audace !
    En effet, outre le caractère volontairement choquant de la perversité des membres de la famille Hitler, ce livre est tout de même vachement bien ficelé.
    Il me laisse le même arrière gout en bouche que " il faut qu'on parler de Kevin"
    On referme le livre en se demandant si finalement, on naît mauvais ou on le devient ?
    Ici, j'ai trouvé plein de parallèle, si je peux dire, avec le livre la voleuse de livres, ou là c'est la mort qui raconte une histoire assez triste, mais de la même époque.
    Dans le château en forêt, le narrateur est un démon, fallait oser, qui nous explique la manipulation mise en place pour qu'Adolf devienne le triste personnage que nous connaissons toujours, plus de 60 ans après les faits.
    J'ai été choquée par les descriptions à caractère sexuel, car je n'aime pas lire des détails pervers, ça me dégoute, mais je suis persuadée que c'est voulu par l'auteur.
    Dommage, au fond, qu'il n'ait pas eu le temps d'en écrire la suite.
    A lire par ceux qui ont apprécié il faut qu'on parle de Kevin
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  • Par khtulu4, le 21 mai 2014

    khtulu4
    Le Diable, qui n'a pu assister à la naissance de Jésus, se décide de superviser, avec l'aide d'un sbire, un nouvel arrivant, un certain Adolphe Hitler. le sbire y narre l'histoire de l'un des pires êtres humains que la Terre ait pu porter. Il y raconte sa famille, Alois le père adultérin et incestueux en proie à des crises de violence. Il raconte un enfant presque ordinaire et comment un simple sbire sur ordre du Diable lui-même en a fait un tyran.
    Ce livre aurait du être le premier tome d'une trilogie de Norman Mailer mais l'auteur est mort avant de finir.
    Il est une force qui se dégage de certains livres, celui-ci en fait partie. La prose de Mailer est dure, sans chichis, avec la violence que mérite une telle histoire pour vous transporter loin, très loin. Ce livre fait partie de ce genre de livres qui ne laissent pas indifférent. Il vous prend et vous amène contre votre gré dans des recoins voyeuristes de votre être. Il vous faut toujours en savoir plus et plus encore. J'ai dévoré ce livre du début à la fin.
    On peut noter l'absence de marquage historique. Ceci dit, on ne sait quasiment rien sur l'enfance d'Hitler, il était donc facile d'y faire un récit. Norman Mailer a pour but de nous dépeindre un portrait romancé de ce tyran, un peu comme ce qu'il a fait avec la biographie de Marylin. Nous avons à faire ici avec un personnage de roman et non pas à l'homme tel que L Histoire nous l'a montré.
    Le récit en lui-même est glaçant, la force de Mailer réside dans le fait de vous emmener là où vous ne voulez pas aller. Alois, le père, est un bourreau, en proie à ses colères, ses vices pour les jeunes femmes et la boissons. Il est ambitieux et cette ambition inonde les désirs de ses enfants.
    Le rôle du démon est sublime, présent mais pas trop. Comme si la venue au monde de ce tyran n'avait en rien affecté son rôle sur Terre. C'est pour cela qu'il vaque à ses occupations et va s'occuper de superviser la guerre en Russie. Il est présent dans la vie d'Hitler en l'aiguillant, en lui ouvrant une porte, rien de plus. Il le guide vers la ruche et Alois lui montre le gazage des abeilles. La nature du mal vit déjà en lui de par sa conception.
    Ce n'est pas un livre à mettre entre toutes les mains, car polémique et dur. Mais cela reste un chef d'œuvre d'un auteur parti trop tôt.

    Lien : http://www.climaginaire.com/index.php/climaginaire/Livre/Roman-Nouve..
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Citations et extraits

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  • Par PiertyM, le 19 septembre 2014

    Une grande intensité d'émotion constitue toujours un terrain très apprécié des diables et des démons, tout comme les cultivateurs rêvent de bonnes terres noires, promesses de belles récoltent.

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  • Par PiertyM, le 18 septembre 2014

    Les femmes élégantes, avait-il en fin de compte décidé, étaient trop compliquées, assurément, tandis que bonnes et cuisinières étaient reconnaissantes de l'attention qu'il leur portait et ne faisaient pas d'histoire quand ils les abandonnait

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  • Par PiertyM, le 17 septembre 2014

    Je suis prêt à évoquer cette obsession qui entourait Hitler. Pourtant rien n'accable plus l'esprit que de devoir vivre avec une question sans réponse. Aujourd'hui encore, Hitler demeure une question obsédante, la première. Y'a-t-il un seul Allemand qui ne cherche à le comprendre? Y en a-t-il un seul qui ait pu trouver une réponse satisfaisante?

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  • Par PiertyM, le 19 septembre 2014

    L'immoralité, Alois le savait, ne devait pas être confondue avec les détails de la vie privée. Se montrer immoral, c'était accepter un pot-de-vin d'un fraudeur alors que la vie privée était trop compliquée pour qu'on puisse la juger.

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  • Par PiertyM, le 01 octobre 2014

    La capture d'une âme ne va pas sans soulever quelque paradoxe. Les clients les plus difficiles à approcher sont ceux-là mêmes qui disposent du potentiel le plus important. A l'inverse, les individus faciles à conquérir sont rarement doués des véritables talents.

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TRAILER "DANS LE VENTRE DE LA BÊTE" NORMAN MAILER & JACK-HENRY ABBOTT
La correspondance de "la bête enragée" Jack-Henry Abbott avec Norman Mailer. Incarcéré dès 1956, à l'âge de 12 ans, Jack Henry Abbott est ce qu'on appelle un « multirécidiviste »....








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