Éditeur : publie.net

Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
Comme la plupart des jeunes auteurs se confrontant à l’apprentissage de notre discipline, et contrairement – on le déplore – à tant de ceux, d’entre ma génération et la sienne, qui n’en concèdent pas l’effort et s’éloignent, il s’astreint à l’exercice du blog : Contrete... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 3.00/5
    Par brigetoun, le 08 mars 2010

    brigetoun
    en augmentation régulière (dernier ajout ces jours-ci en mars 2010) creusant, restant, s'enfonçant dans ce monde parallèle ou futur, extrêmement proche, du notre, monde de propriétaires, de village morts devenus prisons, de villes, de sécurité, de communication, surveillance
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Citations et extraits

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  • Par brigetoun, le 19 novembre 2009

    chacun se retrouvait dans son envie de se réfugier à l’abri du temps, dans sa peur aussi : là-bas, on ne risquait rien, on n’éprouvait rien, on ne vieillirait pas. Là-bas, on n’avait rien à oublier. On n’aurait rien à regretter, aucun compte rendre. Quand on se réveillait, c’était alors que le rêve insupportable commençait, il n’avait pas d’importance, rien de ce qui s’y passait n’était essentiel, tout était trop plongé dans les choses et le déroulement insensé de la vie et de la douleur. Là-bas, dans le sommeil, on n’avait pas ce mal de crâne, cette nausée, ce vertige incessant, ce corps qui nous encombrait, cette vie à faire comme une tâche qui recommençait mais ne renouvelait rien.
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  • Par brigetoun, le 29 décembre 2011

    On s’enfonçait dans des territoires dont on soupçonnait à peine l’existence : des corridors de plusieurs centaines de mètres, humides et étroits, peut-être immenses au-dessus de nous, qui débouchaient sur de grandes salles rondes distribuant à leur tour d’autres corridors vers d’autres salles rondes. C’étaient des journées de plusieurs dizaines d’heures à avancer dans ce noir. Derrière soi et devant soi, il y avait cette colonne de corps qu’on sentait, qu’on devinait, mais personne ne parlait. L’un derrière l’autre, comme grattant le noir mètre après mètre, comme traversant un rideau à mille épaisseurs, les mains tendues, les yeux plus fermés encore pour mieux sentir avec les oreilles et chaque pore de la peau ce qui se trouvait devant soi. Dans les égouts, ce n’était pas l’odeur qui prenait et manquait de nous évanouir à chaque seconde. C’étaient les bruits, au cœur de cette épaisseur de silence qui se creusait dans le tunnel, le moindre bruit déchirait nos corps — un pas posé plus sourdement, une glissade du pied dans le filet d’eau, une toux, un cri lointain, derrière, lâché par quelqu’un de plus faible qui s’effondrait.
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  • Par brigetoun, le 19 novembre 2009

    Le soleil continue sa course vers la mer, dans une lenteur encore redoublée par sa pâleur qui s’accentue. Il semble même s’arrêter, pierre dans le ciel fixée là comme pour toujours — mais ce n’est qu’une illusion. La couleur du ciel est d’un rose efflé, éparpillé en lambeaux oranges et quasi violets des aurores boréales. Puis, peu à peu, la couleur vire au gris-bleu amer fondu avec la nacre des vagues. Tout s’accélère. Quelques cris sortent de la foule. Je me penche à la fenêtre. Et avant qu’il ne touche la mer, le soleil s’éteint
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  • Par brigetoun, le 08 mars 2010

    Coupable d’être fautif, coupable d’être coupable : coupable d’être avant tout, un pas dehors, sorti de chez-soi, et mêlé au grand ensemble mouvant du réel. Coupable d’y avoir participé, d’avoir troublé, comme on plonge un orteil dans l’eau d’un lac de montagne, et ébranlé pour toujours l’immobilité de l’air : une respiration tranchée dans l’innocence
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  • Par brigetoun, le 19 novembre 2009

    la veille de sa démolition, sur plusieurs mètres, une phrase en noir, les murs meurent le ventre ouvert. Le lendemain, la maladie était de nouveau entrée dans la ville
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