Éditeur : publie.net

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(édition numérique)
Il y a quelques mois, nous publions à peu près simultanément Le livre, l’immeuble, le tableau de Jérémy Liron, journal de travail d’un jeune plasticien, et le premier noyau d’Anticipations d’Arnaud Maïsetti, oeuvre qui se complète et se dévelo... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 3.00/5
    Par brigetoun, le 11 novembre 2009

    brigetoun
    la lecture de la Mancha d'Arnaud Maïsetti et Jeremy Liron avec les belles photos de ce dernier qui sont la vitesse du train et celle du paysage. Les pages sur la formation de l'image appuyée sur le premier plan qui fait la profondeur et la distance, et la pose des rails qui tue la Mancha où erre Don Quichotte (souvenir d'un trajet en voiture il y a des années où j'ai cru que j'y flottais rapidement par le privilège que nous donne notre modernité mais avec la même perte de repères, la même impression de vacuité instable) - la gare qui s'en va, les routes qui disparaissent et s'imposent, toutes les sensations et illusions de notre corps bloqué contre une vitre de train, et ce qui peut sortir de ces constats quand on les soumet à belle intelligence et sensibilité
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Citations et extraits

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  • Par brigetoun, le 11 novembre 2009

    Cadre fixe sur monde mobile — et de là, les récits de l’image immobile sur la plaine en mouvement, à l’arrière plan. Dans le long travelling que le train m’impose, que l’image en retour recompose et travaille, j’imagine les histoires qui s’insinuent entre ce qui dans l’image semble se priver de mots pour exister , et ce qui entre les images conduit toute une circulation que seule une fiction pourrait nommer , dont la fiction a charge d’endosser sous peine de n’être qu’un décor , un habillage. Entre les images donc : c’est raconter les différences de potentiel qui les font se succéder — comme si existait une hauteur propre à chaque image, de laquelle elle chutait pour retomber sur l’image suivante : comme si surtout la force inhérente à chaque image dépendait de cette chute, comme si sa puissance provenait de la violence de son écroulement. Et raconter cette histoire de chute des corps, ce serait faire le récit de ce qui se passe au-dehors quand le monde défile en continu mais que je ne peux l’aborder qu’ainsi : fragments arrachés, moments successifs..
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  • Par brigetoun, le 27 août 2011

    Au-dedans de nous, le train rejoue sa mélodie et sans s’en apercevoir, on adopte rapidement son rythme, sa respiration (dans la poitrine, le cœur : et dans les jambes, le battement de sang, la dilution des veines : le goût écœurant dans la bouche). Le train au-dedans de nous scande bientôt sa pulsation, régulière et balancée. Au-dehors, c’est toute une extériorité privée de cette mobilité qui se déploie
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