ISBN : 2070401871
Éditeur : Gallimard (1997)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.85/5 (sur 89 notes) Ajouter à mes livres
Ce roman a l’originalité de nous offrir de la France une vision mythique et lointaine, à travers les nombreux récits que Charlotte Lemonnier, « égarée dans l’immensité neigeuse de la Russie », raconte à son petit-fils et confident.
Ce roman a reçu le prix Goncour... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par sylvaine, le 28 octobre 2011

    sylvaine
    Comment un enfant né et élévé dans l'URSS de Staline puis de Brejniev peut-il concilier sa culture russe et celle ,de sa grand-mère Charlotte née en France . .Baigné par Charlotte dans la langue française ,il va s'imprégner de littérature ,de l''histoire de son Atlandide avec autant de passion qu'il rejettera le tout quelques années plus tard.
    Vous raconter ce fort beau texte est impossible .J'ai surtout retenu ce merveilleux portrait de femme ,épouse ,mère et grand- mère.qui aura vécu les grandes mutations de la Russie et de l'Europe au cours de sa vie
    Andréi Matine nous dresse un superbe tableau de son pays la Russie et du nôtre en des termes qui nous réconcilient avec nous- mêmes
    Ce récit se lit et se relit , un véritable régal.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 07 janvier 2012

    carre
    Roman autobiographique, l'histoire d'un petit garçon qui écoute sa grand-mére Charlotte, française elle-même, lui raconter des histoires de son pays d'origine, qui vont façonner l'envie de découvrir cet autre univers, loin de la rudesse des steppes Sibérienne ou ils survivent, juste au sortir de la seconde guerre mondiale. Devenu adolescent Alyosha va assumer sa double culture et tout faire pour rejoindre ce pays révé . L'on se retrouve bercé comme l'auteur par les histoires de Charlotte, mais la grande force du livre vient évidemment de cette mémoire quasi photographique de la Russie de la deuxième partie du vingtième siècle que nous conte Makine ou ce peuple mené par la dureté des régimes vit au jour le jour. Dans une écriture dense, lyrique, poétique qui peux parfois nous décontenancer, Makine réussit une ode magnifique à sa double culture. Récompensée par le prix Goncourt, et le prix Médicis ainsi que le Goncourt des lycéens. Rien que ça.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Jemlyre, le 27 janvier 2011

    Jemlyre
    Un roman autobiographique centré sur la relation de l'auteur avec sa grand-mère d'origine française.
    Le questionnement sur l'identité, l'appartenance à une culture. A quoi cela tient-il exactement et comment cela influence-t-il l'interaction avec autrui?
    Le début est lent. On est bercé par ces veillées sibériennes pendant lesquels l'enfant et sa sœur s'abreuvent de littérature et d'histoire françaises et où l'imagination vagabonde et se crée un monde autre que celui dans lequel ils vivent au quotidien.
    La personnalité de la grand-mère est tout à fait fascinante dans sa dignité indéfectible même dans les pires situations de souffrance.
    Nous survolons l'adolescence et les premiers émois de la puberté avant de passer à l'âge adulte avec son lot de révélations bouleversantes.
    Le portrait que Makine peint de son pays est très (trop?) réaliste. Certains passages sont durs mais l'on sent beaucoup de sincérité dans l'énergie de cette plume.
    Makine vit son roman et le fait vivre à son lecteur. La fin quant à elle est très touchante.
    A noter que l'auteur a reçu le prix Goncourt et le prix Médicis pour ce livre publié en 1995.

    Lien : http://partage-lecture.over-blog.com
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    • Livres 4.00/5
    Par Atoutlivres30, le 05 février 2012

    Atoutlivres30
    Quand j'ai lu ce livre, cela a été une véritable découverte, un éblouissement et la confirmation de l'homme cultivé et humaniste qui était au festival de la correspondance à Grignan pour la présentation de son dernier livre "Le livre des brèves amours éternelles".
    Très beau portrait de la grand-mère française qui vit au fin fonds de l'URSS, relation privilégiée avec son petit-fils adolescent, le narrateur, relation qui va faire prendre la greffe française et lui donner la double culture franco-russe.
    Très belles scènes où nous percevons la solitude de la taïga, le chaud soleil qui les caresse et le temps qui s'attarde pour se précipiter dans le dévoilement surprenant du secret des origines du jeune homme.
    Et tout cela grâce à une écriture littéraire magnifique avec de belles images classiques mais pas ampoulées comme certains ont pu le dire.
    C'est rare que je relise un livre mais ici oui, rien que pour le plaisir de la langue et de l'âme slave.
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    • Livres 4.00/5
    Par patouche, le 14 juillet 2010

    patouche
    Une "babouchka" franco-russe raconte son passé "Français" à ses petits enfants .
    L'auteur est partagé entre ses deux cultures, il en souffre parfois, à d'autres moments il en retire une certaine force .
    Il s'agit d'une sorte d'hommage à la "langue Française".
    Ou l'on s'apperçois ce que fût le rayonnement de la culture Française à une certaine époque .
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Citations et extraits

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  • Par sylvaine, le 26 octobre 2011

    Désormais,nous parlions pour ne rien dire.Nous vîmes s'installer entre nous l'écran de ces mots lisses, de ces reflets sonores du quotidien, de ce liquide verbal dont on se sent obligé, on ne sait pourquoi, de remplir le silence.Avec stupeur,je découvrais que parler était, en fait,la meilleure façon de taire l'essentiel
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  • Par sylvaine, le 26 octobre 2011

    L'indicible! Il était mystérieusement lié, je le comprenais maintenant, à l'essentiel.L'essentiel était indicible.Incommunicable.Et tout ce qui ,dans ce monde, me torturait par sa beauté muette, tout ce qui se passait de la parole me parraissait essentiel.L'indicible était essentiel.
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