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ISBN : 207013220X
Éditeur : Gallimard (2012)


Note moyenne : 3.46/5 (sur 63 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Lucy, célibataire pas encore trentenaire, est bibliothécaire dans une petite ville perdue du Middle West. Ian, dix ans, fils unique de chrétiens fondamentalistes homophobes, est son plus fidèle lecteur. Un beau matin, elle le découvre sur son lieu de travail réfugié par... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par horline, le 08 septembre 2012

    horline
    La littérature américaine s'est découvert une nouvelle plume pour exposer les névroses contemporaines qui assaillent les Etats-Unis. A l'image d'un Percival Everett, Rebecca Makkaï nous dépeint avec une lucidité amusée une Amérique éclatée en quête de repères. Une Amérique tiraillée entre celle conservatrice, qui se crispe et se réfugie dans les églises évangélistes, et celle des déracinés qui s'interroge sur l'identité, sexuelle et filiale, ou encore l'évanescence des liens à l'image de Lucy, jeune bibliothécaire pleine d'autodérision qui porte en elle les ferments de la révolte dans ses veines russes des Hulkinov.
    Dans sa volonté d'ouvrir à un nouvel univers le jeune Ian prisonnier de parents évangélistes convaincus, Lucy se voit embarquée malgré elle dans un périple burlesque promenant les deux héros du Missouri au Vermont en passant par Chicago. Pour n'importe qui ça ressemblerait à un kidnapping. Mais la légèreté extravagante associée à la culpabilité tournée en dérision brouillent les faits et attirent la complaisance, de sorte que sous les apparences d'un rapt d'enfant, crime grave de nature fédérale, on se laisse séduire par ce qui prend la tournure d'une fugue loufoque ou d'un menu larcin.
    Nourri de rencontres fortuites et de rendez-vous organisés, le roman bascule dans un récit plein de bienveillance et de générosité qui fait tomber des barrières cognitives, mais pas forcément celles que l'on croit.
    Ce premier roman de Rebecca Makkaï est une découverte sympathique où l'humour et la réflexion s'enrichissent réciproquement. Même si on n'apprend rien de nouveau et les fictions dénonçant les travers de notre société sont légion, Chapardeuse est un récit plein de fraîcheur où les contradictions nées du contact avec un jeune garçon intelligent et singulier, désinhibent les consciences. Pages après pages, l'auteur s'amuse à déstabiliser Lucy la narratrice pleine de certitudes, de sorte que le périple improvisé bouleverse moins la conscience du jeune Ian que celle de Lucy.
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    • Livres 4.00/5
    Par mariech, le 28 novembre 2012

    mariech
    Lucy est bibliothécaire dans un petit village perdu dans l' Amérique profonde , dans le Missouri , elle a peur en pensant que sa vie est toute tracée , qu'il ne lui arrivera jamais rien d'intéressant , qu'on la considère comme la caricature de la bibliothécaire idéale , c'est-à-dire , vieille fille entourée de chats qui vit dans un petit appartement et qui n'a pas d'amis .
    Lucy travaille au rayon ' jeunesse ' , le jour où Ian , un petit garçon de 10 ans vient à la bibliothèque , ce jour-là devient le jour de chance pour Lucy , elle ne peut rêver d'un meilleur lecteur , il est avide de nouvelles connaissances et a une passion la lecture .
    Ces deux là devaient se rencontrer c'est inévitable .
    Mais , car il y a un ' mais ' bien sûr , la famille de Ian est évangéliste et lui impose des lectures ; elle fait des listes avec les lectures interdites : pas de magie , de sorcellerie , pas de livres sur la théorie de l'évolution , même Harry Potter ne trouve pas garce à ses yeux ; pas de bonbons non plus .
    Lucy va essayer d'aider Ian comme elle peut en fermant les yeux sur les livres qu'il lit à la bibliothèque .
    Un matin , en arrivant la première dans sa bibliothèque , Lucy découvre que le jeune garçon s'est fait enfermé la veille et a passé la nuit dans les locaux ;
    Bien sûr , ses parents doivent s'inquiéter , et bien sûr , Lucy va les prévenir mais .... dans les livres ça ne se passe jamais comme prévu , sinon il n'y aurait pas d'intrigue .
    Lucy et Ian vont embraquer pour un tour des Etats -Unis qu'ils n'oublieront jamais , qui va les marquer à vie , oh positivement , ne vous tracassez pas pour eux .
    Et oui ça finit bien .
    C'est un roman qui donne de l'espoir , c'est une fable moderne plutôt qu'une histoire plausible , malgré quelques petits défauts , j'ai beaucoup aimé , surtout la critique sous-jacente des Etats -Unis , l'évocation de la famille de Lucy , le personnage de son père Russe est très bien .
    Pas vraiment un coup de coeur mais une lecture bien agréable qui pose des questions .
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    • Livres 5.00/5
    Par Ness, le 05 septembre 2012

    Ness
    Avant toute chose, je tiens à dire que je tiens entre mes mains mon coup de coeur de la rentrée ! Il est vrai
    que je suis loin d'avoir lue tout ce qui est paru mais ce roman est une pépite.
    Je remercie d'emblée Libfly et le Furet du Nord pour cet envoi. Vous ne pouviez pas me faire de plus beau
    cadeau pour cet été.
    Lucy bibliothécaire jeunesse à Hannibal petite bourgade du Missouri, tente désespérément de faire
    contredire tout les clichés de sa profession, sans grand succès. A presque trente ans, toujours célibataire,
    elle vit entourée de ses livres. Mais la vie de cette jeune femme va basculer le jour ou elle rencontre Ian. Ian,
    est un lecteur fidèle comme on en trouve dans toutes les bibliothèques. Ian passe ses journées à fureter
    entre les étagères. Mais à seulement dix ans, il ne peut pas encore tout emprunter, d'autant plus que sa
    mère surveille ses lectures. Un lien va alors se créer entre ces deux personnages que tout semble opposer.
    Un lien qui va les sauver l'un et l'autre.
    Un très beau conte comme on aimerait en lire bien plus souvent. Et ce n'est pas parce que c'est l'histoire
    d'une bibliothécaire que je dis cela !! Même s'il est vrai que moi aussi j'aimerai avoir des lecteurs comme ce
    petit bonhomme.
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    • Livres 5.00/5
    Par Bookworm84, le 26 décembre 2012

    Bookworm84
    Au départ, j'avais emprunté ce roman à la bibliothèque. Mais j'ai été tellement emballée par ma lecture qu'une fois la dernière page tournée, je me suis empressée d'ajouter le livre à mes étagères ! :) (pas l'exemplaire de la bibliothèque, voyons! Celui-là je l'ai rendu. Je n'ai pas l'âme d'une voleuse de livres, même si l'héroïne de Chapardeuse a tendance à chaparder ^^). Mais revenons-en au roman de Rebecca Makkai. On suit la narratrice, Lucy, bibliothécaire jeunesse de son état. Elle apprécie l'un de ses petits lecteurs, véritable rat de bibliothèque. Ian Drake, c'est son nom, est le fils d'un couple de chrétiens fondamentalistes. La mère de Ian, devant sa boulimie livresque, a d'ailleurs pris la précaution de donner à Lucy une liste d'ouvrages que son fils a interdiction de lire. Sur cette liste, tout livre sur la magie est ainsi proscrit, et Harry Potter un auteur (sic) à bannir. C'est dire que le pauvre gosse n'aurait pas beaucoup de lectures divertissantes si Lucy, qui l'encourage à lire, ne passait pas outre cette interdiction en lui prêtant des livres sous le manteau. L'autre drame de Ian, c'est que malgré ses dix ans, nombre d'adultes (ses parents les premiers) sont persuadés qu'il est un jeune homosexuel. La réaction des parents inquiets ? L'emmener à des séminaires religieux pour le “remettre sur le droit chemin”. le petit Ian, qui ne comprend pas vraiment tout, finit par réagir violemment et se réfugie à la bibliothèque, où Lucy le découvre, et le chaparde bien malgré elle… C'est qu'elle-même est fille d'émigrés russes qui ont fui le régime soviétique, et que les histoires racontées par son père, un filou chapardeur, lui aussi, sont assez brouillonnes concernant la vie en Union Soviétique…
    Voilà, en gros, le résumé de ce roman dont l'intrigue – on s'en rend compte à quelques indices glissés ici et là - se situe dans l'Amérique de George W. Bush, après le 11 septembre, à l'époque du Patriot Act (loi qui comprend, entre autres écornements de libertés et vie privée, l'autorisation pour les autorités de fouiller dans les archives de prêt des lecteurs. Pour information, chez nous, si des statistiques chiffrées de prêt existent, il n'y a pas trace des noms des lecteurs emprunteurs. C'est interdit, et c'est bien normal.)
    Les thèmes brassés sont éloquents : l'homosexualité, le poids de l'histoire et des secrets familiaux, la fuite en avant, et, bien sûr, la lecture. Les livres accompagnent nos personnages tout au long de leur périple, Lucy mentionnant des titres ou des lectures en fonction de leurs péripéties. Les livres sont présents en filigrane, discrets, mais bien là.
    [Lire la suite de la critique sur le blog]

    Lien : http://lullastories.wordpress.com/2012/12/26/chapardeuse-rebecca-mak..
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    • Livres 3.00/5
    Par traversay, le 08 octobre 2012

    traversay
    Pétri de gentillesse. C'est la première chose que l'on a envie de dire à propos de Chapardeuse, un premier roman qui élève la tendresse, la candeur et la bienveillance, au rang des vertus cardinales. Avec une certaine fantaisie, aussi, mais un rien bridée comme si Rebecca Makkai s'était interdite de laisser le délire envahir son récit. Chapardeuse décrit le kidnapping d'un jeune garçon par sa bibliothécaire ou plus exactement le contraire, et leur fuite à travers les Etats-Unis. le livre est plaisant mais manque d'épices, trop propre sur lui sauf dans les scènes qui décrivent les personnages hauts en couleurs issus de l'immigration russe. Si Rebecca Makkai corse à l'avenir son style et ses intrigues, on peut espérer le meilleur.
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Citations et extraits

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  • Par horline, le 08 septembre 2012

    Même aujourd’hui, cinq ans plus tard, je sais que toute ma Russie, celle forgée par mon esprit, est un pur mensonge. Ma carte mentale de la mère patrie est parsemée de fiction, comme les vieilles cartes de l’Atlantique le sont de sirènes et autres monstres marins : ici au nord de Moscou, se trouve la chocolaterie de mon père ; ici, Ivan Illitch accroche des rideaux ; ici coule la Volga, polluée de réfugiés ; là trotte le nez de Gogol ; ici, les braves citoyens jettent des cailloux à la statue de Staline….
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  • Par horline, le 08 septembre 2012

    En bonne Russe, j’avais envie de pénétrer par effraction dans la maison du pasteur Bob et de l’empoisonner. En bonne américaine, j’avais envie de poursuivre quelqu’un en justice.
    Mais en bonne bibliothécaire, je restais assise à mon bureau et attendais.

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  • Par Bookworm84, le 13 décembre 2012

    Comme c'est étrange, cette profession systématiquement associée à la solitude, à la virginité et au désespoir féminin. La bibliothécaire, avec son pull à col roulé, qui n'a jamais quitté sa ville natale.

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  • Par maylibel, le 19 décembre 2012

    Voici le tableau final. Voici les sous-titres utiles. Voici quelques dernières notes d’espoir pour les curieux, ceux qui comme Ian et moi ne peuvent se retenir de lire les dernières phrases en premier. […] Imaginez-le sous ses couvertures avec la lampe de poche. Pour une éternité bienheureuse, un tel monde devrait suffire. Pour le moment, il devrait le sauver.
    Faisons le pari.
    (p. 368)
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  • Par bibliophage, le 01 novembre 2012

    En bonne Russe, j'avais envie de pénétrer par effraction dans la maison du pasteur Bob et de l'empoisonner. En bonne Américaine, j'avais envie de poursuivre quelqu'un en justice.
    Mais en bonne bibliothécaire, je restais assise à mon bureau et attendais.

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