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Juliette Bertrand (Traducteur)
ISBN : 207036237X
Éditeur : Gallimard (1972)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 108 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture : Kaputt est un livre cruel et gai. Sa gaîté cruelle est la plus extraordinaire expérience que j'aie tirée du spectacle de l'Europe au cours de ces années de guerre. Parmi les protagonistes de ce livre, la guerre n'en joue pas moins le rôle d''un personnage secondaire. Si les prétextes inévitables, n'appartenaient pas à l'ordre de la fatalité, on pourrait dire qu'elle n'a de valeur que de prétexte. Dans KAPUTT la guerre vaut don comme fatalié... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Charybde7
Charybde726 avril 2013
  • Livres 5.00/5
L’expérience de la guerre et de la barbarie poussée à son point ultime, dans un récit d’une sublime et délétère beauté.
Dans une courte préface, Curzio Malaparte (1898 – 1957) raconte l’histoire du manuscrit de «Kaputt», écrit sur le front de l’Est entre 1941 et 1943, dissimulé et transporté en plusieurs parties pendant la guerre pour être finalement publié à Naples en 1943, après le débarquement des alliés à Salerne. Témoin ambigu du cauchemar de la guerre, celui qui fut l’un des écrivains les plus controversés du XXème siècle livre avec «Kaputt» un récit hanté de visions, issu de son expérience de correspondant de guerre sur les fronts de l’Est.
Est-ce un roman ? Un témoignage ou une affabulation ? «Kaputt» est un abîme bouleversant et putréfié d’où sortent des rêves hallucinés, des visions spectrales et parfois sublimes, le récit du naufrage de l’humanité, de l’horreur de cette guerre qui semble être un hiver éternel dans les terres de Russie, de Pologne, d’Ukraine, de Roumanie et de Finlande.
«Kaputt» fait coexister l’horreur immonde et la terreur des ghettos et des massacres avec la beauté charnelle ou froide des paysages du nord, les dîners luxueux envahis par la putréfaction des dirigeants allemands et de leurs alliés, les diners de l’aristocratie étiolée et humiliée – spectacles décrits avec la sensibilité et le réalisme de toiles de Chardin, ou avec la dimension funèbre de toiles de Cranach.
Roman bouleversant d’un correspondant de guerre qui voulut tout voir, d’une beauté scandaleuse, d’une emphase démesurée, irritant tant le narrateur s’attribue constamment le beau rôle, «Kaputt» est un livre indispensable sur la guerre, l’illustration la plus sublime d’un monde en perdition.
«Dans cette pièce tiède aux parquets couverts de tapis épais, éclairée par cette lueur de miel froid que donnaient la lune et la flamme rose des bougies, les paroles, les gestes, les sourires des jeunes femmes évoquaient avec envie et regret un monde heureux, un monde immoral, jouisseur et servile, satisfait de sa sensualité et de sa vanité. Et l’odeur morte des roses, l’éclat éteint de l’argenterie ancienne et des vieilles porcelaines, le rappelaient à la mémoire avec une impression funèbre de chair putréfiée.»
«Les autres officiers, les camarades de Fréderic, sont jeunes aussi : vingt, vingt-cinq, trente ans. Mais tous portent sur leur figure jaune et ridée des signes de vieillesse, de décomposition, de mort. Tous ont l’œil humble et désespéré du renne. Ce sont des bêtes, pensé-je ; ce sont des bêtes sauvages, pensé-je avec horreur. Tous ont, sur leur visage et dans leurs yeux, la belle, la merveilleuse et la triste mansuétude des bêtes sauvages, tous ont cette folie concentrée et mélancolique des bêtes, leur mystérieuse innocence, leur terrible pitié.»
«À un certain moment, l’officier s’arrête devant l’enfant, le fixe longtemps en silence, puis lui dit d’une voix lente, lasse, remplie de contrariété :
– Ecoute, je ne veux pas te faire de mal. Tu n’es qu’un mioche ; je ne fais pas la guerre aux mioches. Tu as tiré sur mes soldats. Mais je ne fais pas la guerre aux enfants. Lieber Gott ! ce n’est pas moi qui l’ai inventée la guerre ! L’officier s’arrête, puis dit au garçon avec une douceur étrange : Ecoute, j’ai un œil de verre. Si tu peux me dire tout de suite, sans réfléchir, lequel des deux est l’œil de verre, je te laisse partir, je te laisse en liberté.
– L’œil gauche, répond aussitôt le garçon.
– Comment as-tu fait pour t’en apercevoir ?
– Parce que des deux, c’est le seul qui ait une expression humaine.»
Retrouvez cette note de lecture, et toutes celles de Charybde 2 et 7 sur leur blog ici :
https://charybde2.wordpress.com/2015/09/06/note-de-lecture-kaputt-curzio-malaparte/
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Woland
Woland24 décembre 2007
  • Livres 5.00/5
Kaputt
Traduction : Juliette Bertrand
Mort à 59 ans, en 1957, Malaparte n'a connu ni Fellini, ni Francis Ford Coppola. Pourtant, quand on lit cet incroyable voyage au coeur de la Seconde guerre mondiale effectué par un Italien d'origine allemande, c'est bien à ces deux cinéastes que l'on songe - et à tout ce qu'ils auraient pu en tirer.
Il y a là-dedans le baroque flamboyant d'un Fellini, son onirisme aussi et la cruauté aveugle et incroyablement sereine dont Coppola a tissé son "Apocalypse Now." "Apocalyptique" est d'ailleurs un adjectif qui convient à merveille à "Kaputt", surtout si on lui adjoint celui de "souterrain."
Roman ou chronique ? On suspecte bien Malaparte d'avoir peaufiné certains échanges, d'avoir ciselé nombre de détails. Mais le fond n'en sonne pas moins authentique, de cette authenticité qui est le propre du témoin oculaire.
Scindé en six parties, chacune placée sous le patronage d'une espèce animale : "Les chevaux - Les rats - Les chiens - Les oiseaux - Les rennes - Les mouches", "Kaputt" regorge d'images-choc peintes d'un pinceau magistral et auprès desquelles les photos les plus réalistes d'une certaine presse actuelle n'ont plus qu'à retourner dans le néant d'où elles n'auraient jamais dû sortir.
Des chevaux russes que le gel brutal d'un lac a emprisonnés dans la Mort alors qu'ils le traversaient ; l'extraordinaire portrait de Hans Franck, gouverneur général de Pologne, et de son épouse, recevant Malaparte à souper ; le cruel destin des chiens russes porteurs de mines et lancés à l'assaut des panzers allemands ; cette petite merveille de construction qu'est le chapitre nommé "Le Panier d'Huîtres" et qui révèle, sous l'humanité apparente de leur chef, l'impitoyable violence des oustachis croates ; le choc produit par la "chute" de la pêche au saumon du général von Heunert et le sens allégorique recelé par toute l'histoire ; la Cour des Miracles napolitaine qui se met en marche sous les bombardements dans l'avant-dernier chapitre ...
... et, à côté de cela, le récit du "Fusil fou", tout en tendresse et en ironie, qui parvient à faire sourire le lecteur, ou encore - mais là, on ne sourit pas, on ne peut que laisser monter le désespoir - le destin des jeunes Juives de Soroca et, bien sûr, pour les amateurs, le portrait au vitriol de la "cour" du comte Ciano, à Rome, le tout éclairé ou plutôt aveuglé par la glaciale lumière des latitudes polaires avant de sombrer dans celle, grouillante et sauvage, de Naples détruit, rasé, abruti sous les bombes ...
... font de "Kaputt" un livre unique, exceptionnel, d'une puissance d'évocation rarement égalée, qui empoigne le lecteur et ne le lâche pas d'une seule page, privilège littéraire réservé aux grands écrivains. Après l'avoir lu, on ne se demande pas ce que Malaparte a pu arranger à sa sauce, on reste le souffle coupé, dans la certitude absolue d'avoir plongé dans le Temps à ses côtés et d'avoir réellement vécu en sa compagnie l'immense, cruelle et cependant allègre tragédie de "Kaputt." ;o)
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unetassedebonheur
unetassedebonheur05 janvier 2015
  • Livres 4.00/5
Depuis déjà quelque temps dans ma bibliothèque, je me suis enfin décidée à lire Kaputt de Malaparte. Missionné en tant que correspondant de guerre en 1941auprès des allemands, des finlandais et des roumains, Curzio Malaparte est envoyé sur les différents fronts de l'est, sous l'uniforme italien. La personnalité de Malaparte est telle qu'il s'était déjà fait distingué de façon assez sévère pour son franc-parler, ecopant de sanctions allant du renvoi de la Storia où il travaillait, à des emprisonnements pour subversion, il écrivit donc Kaputt à l'insu de ses supérieurs. L'histoire du livre est déjà un roman à lui seul, et la liberté de ton qui va de l'humour grinçant à la critique acerbe s'accommode magistralement avec ses récits.

Malaparte a recueilli ses notes en six parties dont les titres sont des animaux : les chevaux, les rats, les chiens, les oiseaux, les rennes et les mouches, correspondant à des séjours différents. Les récits vont de la Finlande, l'Ukraine, la Roumanie, l'Allemagne à la Pologne. Passant des salons mondains où il est reçu de façon très officielle, aux tables du Reichsminister de Pologne, il décrit ce milieu aristocratique un peu décalé, émaillant ce récit d'anecdotes burlesques et de descriptions d'une violence inouïe. Il raconte entre autre le Pogrom de Lasi en Roumanie, le ghetto de Varsovie et un kolkhoze ukrainien. Pourquoi ces animaux ?Les chevaux sont ceux qui prisonniers de la glace, sont morts laissant leur tête à la discrétion des soldats russes, qui jouaient avec comme dans un manège. Les rats sont les juifs qui creusaient sous l'enceinte du ghetto de Varsovie, pour trouver quelque chose à manger. Les chiens étaient ceux qui étaient utilisés par les ukrainiens, qui les chargeaient d'explosifs pour aller au devant des lignes de front... Beaucoup de choses donc sont racontées, qu'on ne connait pas toujours, avec des descriptions de paysages splendides, des silences, des peurs, des odeurs mêlant terreur et émerveillement dans une réalité tragique.
Le critique contemporain Gianni Grana note : " On pourrait se demander si un autre livre européen a pu conjuguer à ce point autant de reportage vécu, de métier littéraire et d'ampleur d'invention ; autant de génie évocateur, de sens poétique complexe, dans la conscience de la crise et de la défaite de l'Europe, dans le massacre de ses peuples et la chute définitive de la civilisation chrétienne et moderne, - européocentrique "
Il y a des parentés d'écorchés vifs entre les vies et les oeuvres de Louis-Ferdinand Céline et de Curzio Malaparte car ils ont une même fascination face a l'horreur du monde, on penserait même quelque fois à une certaine forme de complaisance dans la description de la mort. le parcours idéologique de Malaparte est étonnant, partant du fascisme italien à la demande d'adhésion au parti communiste. Et il détestait les italiens qui en échange ont rangé ses oeuvres au purgatoire.
« Napoléon s'appelait Bonaparte, et il a mal fini : je m'appelle Malaparte et je finirai bien "
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GuillaumeTM
GuillaumeTM18 avril 2016
  • Livres 4.00/5
Curzio Malaparte fut, durant la seconde guerre mondiale, correspondant de guerre sur le front de l'est. Il nous retranscrit donc, entre fiction et réalité, toute l'horreur barbare de la guerre.

Le narrateur parsème différents dîners mondains auxquels il a été convié, (les autres invités étant hauts dirigeants nazis et des aristocrates) d'anecdotes fameuses souvent cruelles ou parfois étranges.
On passe d'une visite du ghetto de Varsovie au massacre d'enfants lettrés dans un kolkhoze en Ukraine.
L'image la plus marquante demeure celle de ces chevaux morts piégés dans un lac gelé.
« Le lac était comme une immense plaque de marbre blanc sur laquelle étaient posées des centaines et des centaines de têtes de chevaux. Les têtes semblaient coupés net au couperet. Seules, elles émergeaient de la croûte de glace. » On dirait le tableau d'un peintre vaguement surréaliste, d'ailleurs un certain nombre sont cités dans le livre.
Toute l'histoire se déroule débute en 1941 et se termine en 1943 à Naples.
C'est une façon originale de traiter de la guerre et de la monstruosité qu'elle engendre que de se faire le témoin direct plutôt que de romancer d'une façon plus classique et aussi de se garder de toute autocensure. La seule question que l'on peut se poser est la suivante : où se situe la frontière entre la réalité et la fiction. Les descriptions nous semblent si vraisemblables qu'il est impossible de répondre à cette question. Kaputt est en fin de compte l'exact opposé du « Petit prince » de St Exupery, ils nous parlent tous les deux de la même chose; de l'humanité s'écroulant dans une violence insensée. Sauf que le premier choisi une manière plus poétique tandis que le second s'est fait le chantre d'une réalité crue.
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topocl
topocl25 novembre 2015
  • Livres 3.00/5
Malaparte, de 1941 à 1943 est correspondant de guerre sous uniforme italien, sur le front russe, en Pologne, Roumanie, et jusqu'en Finlande, pays neutre . Il participe à des agapes décalées – et arrosées - dans les milieux aristocratiques, diplomatiques ou militaires. Et là, il raconte la guerre et ses ravages, confrontant la décadence de ces milieux protégés jusqu'au cynisme, et le chaos qui détruit l'Europe. C'est le petit peuple de Naples, déchiré mais fervent sous le bombardement de la ville, qui va réconcilier Malaparte avec lui-même.

De cette confrontation naît un sentiment de malaise, d'outrance, de décalage. On n'est pas près d'oublier ces moments d'anthologie (les milliers de chevaux gelés sur le lac Ladoga, le pogrom de Yasi, le ghetto de Varsovie, les chiens chargés d 'explosifs lancés contre les chars allemands), ni les scènes plus intimistes, (le bordel à soldats, la solitude du repos dans les maisons pillées...). Malaparte prouve que le récit de guerre n'exclue pas la littérature.
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Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
michel.carlier15michel.carlier1507 mars 2014
Aucun vin n'est aussi terrestre que le rouge vin de Bourgogne ; dans le reflet blanc de la neige , il avait la couleur de la terre , cette couleur pourpre et or des collines de la Côte-d'Or au coucher du soleil . Son souffle était profond , parfumé d'herbes et de feuilles comme un soir d'été bourguignon . Et aucun vin n'accompagne aussi intimement l'approche du soir que le vin de Nuits-Saint-Georges , n'est autant l'ami de la nuit que le vin de Nuits-Saint-Georges , nocturne jusque dans son nom , profond et semé d'éclair , comme une nuit d'été en Bourgogne . Il brille d'un éclat sanglant au seuil de la nuit comme , au bord cristallin de l'horizon , le feu du couchant . Il allume des lueurs rouges et bleues dans la terre couleur de pourpre , dans l'herbe et les feuilles d'arbres , encore chaudes des des saveurs et des arômes du soleil mourant . Les bêtes sauvages , à la tombée de la nuit , s'accagnardent profondément dans la terre , le sanglier rentre dans sa bauge avec des claquements précipités de branchages , le faisan au vol court et silencieux nage dans l'ombre qui déjà flotte au-dessus des bois et des prés , le lièvre agile se laisse glisser sur le premier rayon de la lune comme sur une corde raide d'argent . C'est là l'heure du vin de Bourgogne . A ce moment-là , par cette nuit d'hiver , dans cette pièce éclairée du lugubre reflet de la neige , l'odeur profonde du Nuits-Saint-Georges nous rappelait le souvenir des soirées d'été en Bourgogne , des nuits endormies sur une terre encore chaude de soleil .
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barjabulettebarjabulette28 décembre 2010
Le lac était comme une immense plaque de marbre blanc sur laquelle étaient posées des centaines et des centaines de têtes de chevaux. Les têtes semblaient coupées net au couperet. Seules, elles émergeaient de la croûte de glace. Toutes les têtes étaient tournées vers le rivage. Dans les yeux dilatés on voyait encore briller la terreur comme une flamme blanche
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Charybde7Charybde726 avril 2013
A un certain moment, l'officier s'arrête devant l'enfant, le fixe longtemps en silence, puis lui dit d'une voix lente, lasse, remplie de contrariété :
- Ecoute, je ne veux pas te faire de mal. Tu n'es qu'un mioche ; je ne fais pas la guerre aux mioches. Tu as tiré sur mes soldats. Mais je ne fais pas la guerre aux enfants. Lieber Gott ! ce n'est pas moi qui l'ai inventée la guerre ! L'officier s'arrête, puis dit au garçon avec une douceur étrange : Ecoute, j'ai un œil de verre. Si tu peux me dire tout de suite, sans réfléchir, lequel des deux est l'œil de verre, je te laisse partir, je te laisse en liberté.
- L'œil gauche, répond aussitôt le garçon.
- Comment as-tu fait pour t'en apercevoir ?
- Parce que des deux, c'est le seul qui ait une expression humaine.
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Charybde7Charybde726 avril 2013
Les autres officiers, les camarades de Fréderic, sont jeunes aussi : vingt, vingt-cinq, trente ans. Mais tous portent sur leur figure jaune et ridée des signes de vieillesse, de décomposition, de mort. Tous ont l'œil humble et désespéré du renne. Ce sont des bêtes, pensé-je ; ce sont des bêtes sauvages, pensé-je avec horreur. Tous ont, sur leur visage et dans leurs yeux, la belle, la merveilleuse et la triste mansuétude des bêtes sauvages, tous ont cette folie concentrée et mélancolique des bêtes, leur mystérieuse innocence, leur terrible pitié.
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Charybde7Charybde726 avril 2013
Dans cette pièce tiède aux parquets couverts de tapis épais, éclairée par cette lueur de miel froid que donnaient la lune et la flamme rose des bougies, les paroles, les gestes, les sourires des jeunes femmes évoquaient avec envie et regret un monde heureux, un monde immoral, jouisseur et servile, satisfait de sa sensualité et de sa vanité. Et l'odeur morte des roses, l'éclat éteint de l'argenterie ancienne et des vieilles porcelaines, le rappelaient à la mémoire avec une impression funèbre de chair putréfiée.
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Video de Curzio Malaparte (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Curzio Malaparte

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