Un homme en uniforme de capitaine remonte lentement le névé que poudre la fine neige de juin. Des gerbes blanches s'élèvent de-ci de-là, tandis que l'écho des détonations secoue la montagne : l'Italie est entrée en guerre avec la France et les canons français tentent de... > voir plus
Parmi des alpes vertes, bleues, cauchemar cotonneux ou brillant, des officiers paternels donnent des ordres à des alpins ingénus qui courent sous les obus après des marmottes affolées. L'un de ces officiers, un capitaine, se prend d'affection et de pitié (d'amour ?) pour une estafette garçon vacher, portant une cloche de vache autour du cou. ce soldat-mulet se fera tuer, comme des centaines d'autres bêtes de somme, humaines et animales, entêtées et joyeuses, sur les neiges du mont-blanc. et le capitaine, se sentant responsable de sa mort, deviendra fou.
Un banc de jardin public, peint en vert, le siège et le dossier en bois, les pieds de fer recourbés, terminés en forme de patte de chien. Un vrai banc : solitaire, paresseux, mélancolique. De ces bancs, qui patients et sans espoir, attendent à l’ombre d’un platane, sur la petite place de tous les bourgs et villages de France. Un platane seulement, un réverbère, un pan coupé de mur avec la sentence Défense d’afficher suffiraient peut-être pour faire de ce banc, le témoin d’une civilisation provinciale fatiguée, le signe précis d’un ordre ancien et noble.