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Critiques sur 120, rue de la gare (BD) (6)


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    • Livres 4.00/5
    Par ay_guadalquivir le 23/09/2011


    J'aime particulièrement dans les enquêtes de Nestor Burma traitées par Tardi la patte du dessin et des ombres. Il y a dans ce noir et blanc quelque chose de Bogart et du faucon maltais, une sorte d'épaisseur indissociable du récit, le pendant illustré du film noir. Et c'est là la plus grande réussite de Tardi, avoir donné corps à ces histoires. A lire pour se plonger dans une atmosphère où les coups de feu résonnent sur le pavé humide.

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Perdre-son-temps le 01/03/2011


    Ou quand le dessinateur de BD Jacques Tardi s'attaque aux Nouveaux Mystères de Paris.

    "120 rue de la gare", la première enquête de Nestor Burma - l'homme qui met le mystère KO - écrit par Léo Malet en 1942 avait déjà été adapté pour le cinéma quatre ans après sa parution. Nestor Burma est un personnage dont la genèse se situe en France sous l'occupation et dans l'immédiate après-guerre.

    Drôle de chose, au fond, que l'adaptation d'un roman en BD. Ce qui est passionnant dans l'approche de Tardi ce sont les manières différentes de s'y prendre pour enfin s'emparer de cet univers. Il l'a fait en trois étapes, il me semble. D'abord avec l'album "Brouillard au pont de tolbiac", pour une adaptation assez classique. Ensuite vient notre "120 rue de la gare" dans lequel il colle au roman original au point de restituer pratiquement l'intégralité des dialogues. Enfin un récit court un peu moins connu du public "une gueule de bois en plomb" dans laquelle Tardi dessine une aventure inédite et de son cru, comme une sorte d'appropriation stylistique.

    "120 rue de la gare" sera mon préféré. Vouloir à ce point coller au texte avec une bande dessinée aurait paru l'approche la plus casse-pipe, et il en ressort un album de BD d'une densité extraordinaire.

    Cela tient aussi au climat de ce récit dans la France occupée… Cette toile de fond traitée de manière crue et très documentée, tandis que les personnages s'agitent dans une intrigue bien glauque, comme indifférents aux alertes, aux rationnement tant ils sont absorbés par le crime et leurs affaires sordides… Une grande réussite de tension dramatique.

    Fiat Lux, Hélène !





    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par toto le 07/04/2011


    Magnifique illustrations en noir et blanc, donnant une ambiance lourde à la France occupée, grâce à la précision du trait, le sens du détail, et une documentation réaliste.
    L'intrigue est un peu complexe, mais des récapitulatifs de Burma en cours de récit permettent de toujours rester dans le coup.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par LVI le 21/03/2012


    Les nuits blanches et les mains noires !


    Deuxième incursion en 184 pages en noir et blanc (l'équivalent grosso modo de quatre albums de BD traditionnels !) de l'anar Tardi dans l'univers de l'anar Malet (« qui se ressemble… »), ‘120 rue de la gare' est une adaptation datant de 1988 du roman éponyme de Léo Malet (1909-1996) datant de 1942 (ce fut en fait la toute première aventure de ‘Dynamite Burma', le détective de choc), qui ne fait pas partie des ‘Nouveaux mystères de Paris' (une série de 15 aventures de Nestor Burma -tous les livres (34 au total) tournant autour de ce personnage ne faisant pas partie de cette série- parues entre 1955 et 1959 qui ont pour particularité de se dérouler dans un arrondissement précis de la ville), et dont l'action se déroule dans un camp de prisonniers allemands, puis surtout à Lyon, en zone libre, et finalement à Paris, puis dans la banlieue parisienne.


    En 1941, dans un stalag quelque part en Allemagne, ‘La Globule', l'amnésique, dit à Nestor Burma, « l'homme qui met le mystère K.O. », qui y est détenu lui aussi, et ce juste avant de mourir dans ses bras : « Dis à Hélène : 120 rue de la gare… ». Quelques temps plus tard, à Lyon, de passage en gare, Burma, libéré et rapatrié via la Suisse en zone libre, voit Bob, son ancien bras droit, se précipiter vers lui, se faire abattre et lui crier juste avant de mourir : « 120 rue de la gare… »…


    C'est le point de départ du meilleur Nestor Buma et du coup de la meilleure adaptation en BD d'une aventure de celui-ci : Tardi s'est en effet surpassé en offrant à cette bien passionnante intrigue un écrin de choix : en noir et blanc, mais surtout dans un incroyable camaïeu de gris, il signe l'une de ses œuvres les plus abouties, un véritable roman graphique de la meilleure veine, qui de ‘la fille au trench-coat' à ‘Jo Tour Eiffel', en passant par le ‘divin Marquis', nous plonge dans une intrigue aussi mystérieuse que surprenante sur fond d'occupation allemande et de restrictions !

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par paulotlet le 13/04/2011


    Adaptation très réussie du roman de Léo Malet, ce 120 rue de la gare nous emmène dans les coins les plus populaires du 13e arrondissement. Burma est confronté à son passé, du foyer végétaliens aux groupes anarchistes de sa jeunesse. Tardi signe là un sacré hommage à l'oeuvre de Malet. le graphisme tout en contrastes se marie parfaitement avec le propos.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par buxies le 03/12/2011


    L'une des meilleures BD de Tardi à mon gout!
    Une histoire bien ficelée de Léo Malet, les traits si particuliers de Tardi.
    Une bédé qui ne se lit pas en une heure, vous aurez le temps de la savourer!

    critique de qualité ? (0 votes positifs)






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