Au début des années vingt, le jeune archéologue Claude Vannec, en quête d'une rapide fortune, s'est embarqué pour l'Indochine dans l'espoir de découvrir et de revendre quelques-uns des inestimables bas-reliefs ornant les temples de l'antique route royale khmère, aujourd... > voir plus
Un souvenir de fac. Un voyage au cœur d'une forêt tropicale. Une ambiance angoissante et prenante. Un André Malraux dans toute sa splendeur... Quand la Littérature est la littérature et ne fait pas que lui ressembler... Voila ce que j'aime!
La Voie Royale est-ele un classique? Sans doute. Roman très dense - viril, ce n'esyt pas un compliment sur mon clavier - très évocateur d'ambiance tropicale, de jungle.
construction des scènes théâtrale. j'ai eu un grand plaisir à lire certains scènes racontant la forêt, jeux de lumière, scènes d'affrontement à suspens
Cependant je n'ai éprouvé aucune empathie pour les personnages d'aventuriers, certes intéressants, mais vraiment démodés, En revanche l'avancée du chemin de fer m'a plus touché que l'agonie de celui quil' avait bien cherché,
*j'ai été très déçue de trouver si peu (rien) sur cette Voie Royale reliant les temples khmers. le héros n'éprouve aucune émotion quand il découvre le merveilleux temple de Banteay Srei, seul importe le profit de la vente des danseuses de pierre qu'il décloupe à grand peine. Il et plus peiné par l'usiure de sa scie que par la putilation de l'ouvre d'art!. I
L’unité de la forêt, maintenant, s’imposait ; depuis six jours Claude avait renoncé à séparer les êtres des formes, la vie qui bouge de la vie qui suinte ; une puissance inconnue liait aux arbres les fongosités, faisait grouiller toutes ces choses provisoires sur un sol semblable à l’écume des marais, dans ces bois fumants de commencement du monde.
Quel acte humain, ici, avait un sens ? Quelle volonté conservait sa force ? Tout se ramifiait, s’amollissait, s’efforçait de s’accorder à ce monde ignoble et attirant à la fois comme le regard des idiots, et qui attaquait les nerfs avec la même puissance abjecte que ces araignées suspendues entre les branches, dont il avait eu d’abord tant de peine à détourner les yeux.
À sa surface, la lumière parcourue de longs frissons se décomposait en moire ; elle le pénétrait jusqu’à la stupeur, chacune de ses ondes venant mourir, tiède et souple sur sa peau en sueur ; il sombra dans une rêverie voilée de grandes tâches de sommeil.
Il releva la tête vers Savan : leurs regards se rencontrèrent et il vit, comme le chef eût parlé, qu'il était pour lui un condamné. Pour la seconde fois, il rencontrait sa mort dans le regard d'un homme; il éprouva furieusement le désir de tirer sur lui, comme si le meurtre seul eût pu lui permettre d'affirmer son existence, de lutter contre sa propre fin.
(Perken) La vie est une matière, il s'agit de savoir ce qu'on en fait - bien qu'on n'en fasse jamais rien, mais il y a plusieurs manières de n'en rien faire... Pour vivre d'une certaine façon, il faut en finir avec ses menaces, la déchéance et les autres : le revolver est alors une bonne garantie, car il est facile de se tuer lorsque la mort est un moyen...
Les Mardis Transfuge avec Bernard Henry Levy . Dans le cadre du rendez-vous mensuel "Un écrivain, un film", organisé par le magazine TRANSFUGE et le cinéma LE SAINT GERMAIN DES PRES, Bernard Henry Levy a choisi de parler du film "L'espoir" d'André Malraux