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ISBN : 2843043891
Éditeur : Zulma (2007)


Note moyenne : 3.38/5 (sur 162 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Troublant, diabolique même, ce manuscrit qu'Alexandre Astrid reçoit par la poste. Le titre : Garden of love. L'auteur : anonyme. Une provocation pour ce flic sur la touche, à la dérive, mais pas idiot pour autant. Loin de là. Il comprend vite qu'il s'agit de sa propre v... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par marina53, le 10 avril 2013

    marina53
    Alexandre Astrid, flic complètement paumé, un peu hors service, reçoit chez lui un manuscrit intitulé «Garden of Love». Et c'est avec un désarroi total et une surprise des plus désagréables qu'il se rend compte que la personne qui l'a écrit décrit avec une précision incroyable sa propre vie. Tout y est, de ses fantômes à son passé trouble, de ses amours à ses deuils... rien n'a été omis... Seuls les noms des personnages du roman ont été changés mais c'est bien sa vie qui se déroule au fil des pages, avec une certaine perversion. Qui est le mystérieux auteur de «Garden of Love» et dans quel but lui a-t-on adressé ce manuscrit?
    Un peu comme Alex, je me suis perdue entre les lignes... Trois histoires, trois destins qui vont se croiser. Entre la pute qui fait son numéro de charme, cet adolescent qui voue un véritable culte à son ami, ce flic désabusé, cet écrit qui relate la vie d'un autre et ces personnages qui se croisent dans le passé ou dans le manuscrit, à l'instar d'un puzzle, il me semble n'avoir pas bien remis en place tous les morceaux! Marcus Malte nous plonge ici dans un récit à la fois déroutant, diabolique et fascinant. Aux chapitres courts, alternant les périodes et les narrateurs, il nous tient tout de même en haleine jusqu'à la dernière page.
    Au final, un roman alambiqué et complexe que j'ai refermé un peu perplexe...
    Garden of Love.. So what?
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  • Par InColdBlog, le 08 septembre 2010

    InColdBlog
    A sa sortie, Garden of Love avait enflammé la blogoboule de lecture, jusqu'à se voir rapidement élevé au rang de chouchou du moment.
    Certaines lectrices, dont je tairai les noms ici, allaient même jusqu'à pousser, à la simple évocation du prénom de l'auteur, des soupirs énamourés à déchirer l'âme.
    Entre temps, le roman de Marcus Malte a récolté pléthore de prix au nombre desquels le Grand prix des lectrices de Elle 2008, le Prix Paul Féval 2007 de la Société des Gens de Lettres ou encore le Prix des lecteurs Quai du Polar - 20 minutes.
    Comment ne pas succomber à la tentation ?
    Moi, je n'ai pas su résister. J'ai mis la main dessus dès que j'ai pu le trouver en occase… pour l'oublier et le ressortir seulement maintenant de ma pile.

    Alors, de quoi ça cause. ?
    Un beau jour, Alexandre Astrid, flic borderline (ex-ripou, ex-alcoolo, vie professionnelle et vie privée à la dérive) trouve dans sa boîte aux lettres un manuscrit.
    « L'ensemble se présentait comme un roman ou un récit intitulé :"
    "So I turn'd to the Garden of Love"
    "That so many flowers bore…"
    "Si on peut appeler ça un titre. L'auteur avait omis de signer son œuvre. »"
    Cent cinquante-trois pages en tout. « Un tas de papier en apparence, mais en réalité une putain de dalle funéraire en marbre noir et blanc. La seule chose qui manquait à mon tombeau. du fond de mon trou, je pouvais encore voir s'amonceler les nuages au-dessus de ma tronche, même si ça ne me faisait ni chaud ni froid ; aujourd'hui ce fumier me tendait un couvercle à ma mesure. Libre à moi de l'ignorer ou bien de combler l'ouverture et faire le black-out une fois pour toutes. »
    Car ce qu'Astrid y découvre ressemble furieusement à sa propre existence, à peu de chose près, l'auteur ayant fait quelques petits arrangements avec la réalité. N'empêche qu'il fait mouche et renvoie le flic véreux à ses démons.
    « Certains passages m'ont dévasté. Des coups à bout portant. Impact garanti – espèce d'enfoiré ! – »
    « Qu'est-ce que ce salopard attendait de moi en m'envoyant son missile par la poste ? Que je fasse la part des choses ? A première vue, j'aurais divisé le récit en trois : un tiers fiction, un tiers réalité, un tiers délire. Mais peut-être qu'il voulait juste me faire mal. Remuer le couteau. Remuer la merde et m'enfoncer un peu plus le nez dedans. »
    Et comme faut pas le chercher, Astrid part à la recherche de l'expéditeur… et de la vérité.

    Si Alexandre Astrid est déstabilisé par le manuscrit, le lecteur l'est tout autant par le roman de Marcus Malte.
    Trois histoires qui se mélangent, des incursions dans des époques et des réalités distinctes, des personnages dont on peine à saisir ce qui les rattache les uns aux autres… D'emblée, Malte nous égare avec maestria. La structure narrative de Garden of Love est implacable, multipliant les jeux de miroirs jusqu'au vertige.
    De la première à la dernière page, le récit est placé sous le signe de la dualité, qui prend les formes les plus variées : présent/passé, moi/l'autre, réalité/fantasme, attraction/répulsion, bien/mal… Ce qui ne gâte rien, le style est percutant ; les phrases courtes, voire hachées, lui impriment un rythme soutenu.
    Tant et si bien que, même si je ne comprenais pas où l'auteur voulait en venir, je me suis laissé perdre en toute confiance dans les méandres des trois récits et des esprits torturés des personnages. J'étais entre de bonnes mains.
    Entre manipulation, fantasmes, délire et perversion, le puzzle se met doucement en place. Les liens entre les personnages apparaissent peu à peu, dans une atmosphère oppressante. S'en détache une figure d'ange du mal, séduisant en diable (!), au charisme hypnotique. Bref, que du bon.

    Sauf qu'une fois la dernière ligne lue, ma première réaction a été : « Oui, et alors ? ». Et alors, rien apparemment.
    J'ai rapidement deviné qui était l'assassin - ce qui ne doit pas être très compliqué vu que je ne suis pas des plus perspicaces à ce petit jeu. Mais emballé par le style, j'avais crânement balayé ma déception. L'enjeu devait être ailleurs, forcément.
    Mais, rien n'est venu. J'ai poursuivi ma lecture, partagé entre espoir et lassitude, pour finir déçu avec l'amer sentiment que c'est moi que l'auteur avait manipulé sur 320 pages.
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    • Livres 5.00/5
    Par Seraphita, le 02 janvier 2012

    Seraphita
    Alexandre Astrid n'est pas un homme bien équilibré, loin s'en faut. le manuscrit sibyllin qu'il reçoit ce jour-là dans sa boîte aux lettres ne va pas l'aider à se remonter le moral. le titre, déjà, paraît bien énigmatique :
    « So I turn'd to the Garden of Love
    That so many sweet flowers bore… »
    L'écrit va résonner douloureusement puisqu'il le convie à remonter le fil de son existence, d'un passé bien tordu, et à se poser une question ultime : qui manipule qui ?
    Je ne connaissais pas Marcus Malte. Afin de découvrir son œuvre, j'ai choisi « Garden of Love », en raison de l'édition : Zulma. J'avais déjà pu apprécier la qualité de mise en page et de typographie de cet éditeur avec certains livres de Pascal Garnier, notamment « Lune captive dans un œil mort », un véritable coup de cœur. Marcus Malte – Pascal Garnier, voici un rapprochement qu'il est facile d'opérer après la lecture du magistral et saisissant « Garden of Love » : la noirceur semble bel et bien au rendez-vous chez ces deux auteurs. Alexandre Astrid semble condenser tout le potentiel de noirceur que la couverture du livre promettait. L'auteur d'ailleurs le lui fait dire, « l'heure mauve » est son heure préférée :
    « Puis je me suis retrouvé dehors à cette heure qui m'était familière : l'heure mauve. Est-elle la première du jour ou la dernière de la nuit ? » (p. 238.)
    Coup de cœur, donc, pour la noirceur. Mais pas seulement : le style de l'écriture, en second lieu, m'a conquise : Marcus Malte emploie un langage métaphorique, par allusions, ellipses. Il sait dire, sans dire. A-t-il su retranscrire le langage des rêves ? La réalité semble ici mouvante sous les pas d'Alexandre – ou bien Matthieu ? Matthieu ou Ariel ? « Suis-je éveillé ? Suis-je endormi ? au pays des rêves ? des cauchemars ? ». Ainsi pourrait se questionner Alexandre.
    Le lecteur s'accroche aux pas chaotiques et ténébreux de cet ancien flic, en quête d'une vérité, de lumière là où les zones d'ombres ont envahi la mémoire, le temps qui a passé : « - le temps met du temps à passer… » (p. 290.)
    Noirceur des thèmes : perversion, manipulation - qu'on aurait pu voir sous la plume d'un Pascal Garnier ou d'un Thierry Jonquet (dans le magistral « Mygale », par exemple), dans un langage métaphorique, sibyllin, à l'image du manuscrit. Un langage poétique ? Au fait, le titre : « Garden of Love » ? Un poème de William Blake
    Qui manipule qui ? Telle est la question qui taraude Alexandre à la lecture du manuscrit. Au final, peut-être que c'est le lecteur qui est manipulé, … par la plume talentueuse de Marcus Malte ? Une expérience à renouveler !
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  • Par RatonLaveur, le 23 novembre 2008

    RatonLaveur
    Dès les premières phrases de ce roman, on sent que l'on est dans un monde différent, un monde qui s'approche d'une réalité pas tout à fait réelle, d'un imaginaire pas tout à fait inventé. Dès les premiers chapitres de ce livre, on se rend compte que l'on est en train de lire un livre de génie.
    À la dernière page de ce livre, on a l'impression d'avoir lu un chef d'œuvre même si on a pas tout compris, même si l'auteur nous a laissé dans cette toile d'araignée parfaitement tissée pour nous surprendre, nous étonner, nous questionner et nous laisser pantois devant une évidence qui n'en est pas une.
    « Garden of Love » est le titre d'un manuscrit que reçoit Alexandre Astrid, d'un auteur anonyme.
    De chapitre en chapitre, l'auteur alterne la lecture du manuscrit, le passé, la vie actuelle, les souvenirs des personnages, dans un désordre tout à fait dérangeant mais tellement agréable au lecteur attentif que l'on doit être. Les personnages du passé et ceux d'aujourd'hui se mêlent dans notre tête mais l'auteur nous garde toujours près d'un filet de sécurité … et le lecteur ne tombe pas. Il faut s'accrocher et le plaisir augmente.
    Qui sont ces personnages qui frôlent le génie et la folie ?
    Ont-ils vraiment existé ?
    Qu'est ce qui se passe ou que s'est-il réellement passé ?
    Qui est qui ?
    Un vrai bonheur de lecture. Marcus Malte nous livre un roman où l'atmosphère passe de la violence à la tendresse, au désespoir et au goût de vivre; le lecteur se laisse bercer (ou berner…) par les confidences, les aveux et les remords des personnages, tout en étant conscient d'être la « victime consentante » d'un auteur diabolique …
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    • Livres 4.00/5
    Par maltese, le 26 novembre 2011

    maltese
    Je pense que l'on tient là le genre de roman qui peut facilement énerver: une histoire de manipulation double dans le sens où le personnage central est mené en bateau par une sorte d'ange du mal et où le lecteur se retrouve pris dans les mailles de l'intrigue montée par l'auteur.
    Marcus Malte multiplie les nombreux jeux de miroirs en croisant notamment les récits des différents protagonistes, dont certains relèves du pur fantasme, de la vie "rêvée", empruntée à un autre.
    Le personnage de flic est lui aussi quelque peu irritant: une énième figure d'homme écorché, alcoolique repenti, à la famille décimée.
    Malgré tout, et si le lecteur veut bien entrer dans ce jeu de dupes et suivre les circonvolutions du récit, il faut bien reconnaître que Marcus Malte construit son intrigue avec talent et agrémente l'ensemble d'un style personnel.
    Autrement dit, du déjà vu mais avec savoir-faire, ce qui n'a rien de déplaisant.
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Citations et extraits

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  • Par marina53, le 10 avril 2013

    Le mal-être finit par devenir une sorte de seconde nature. On y tient. On s'y vautre. Et l'auto-complaisance est une des meilleures nourritures que je connaissance pour l'alimenter.

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  • Par Didili, le 01 décembre 2013

    The garden of love, 1794

    I went to the Garden of Love,
    And saw what I never had seen;
    A Chapel was built in the midst,
    Where I used to play on the green.

    And the gates of this Chapel were shut
    And “Thou shalt not,” writ over the door;
    So I turned to the Garden of Love
    That so many sweet flowers bore. (épigraphe du livre)

    And I saw it was filled with graves,
    And tombstones where flowers should be;
    And priests in black gowns were walking their rounds,
    And binding with briars my joys and desires.

    William Blake (1757-1827)
    Songs of Experience
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  • Par kathel, le 07 juin 2008

    J'ai suivi son regard. J'ai compris. Ses yeux à elle étaient cachés derrière des lunettes noires mais je sais qu'elle le dévisageait aussi. Ca a duré une fraction d'éternité. Moi, je regardais l'un et je regardais l'autre. Le chien qui bouge la tête. J'ai su dès cet instant que je n'allais pas tarder à souffrir. J'ai su que l'espace qui les séparait se réduirait bientôt à une portion infime, à un étroit interstice dans lequel il faudrait que je m'immisce tout entier. J'ai su que je devrais me faire petit, petit, mais indispensable, j'ai su que je devrais m'accrocher pour survivre. N'importe qui aurait su ça.
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  • Par anyuka, le 27 avril 2011

    J'ai pensé : ne sommes-nous donc plus rien de ce que nous avons été ? Le temps et la distance. Le vent qui chasse. Les eaux qui emportent. La vie. J'ai pensé : même les pires cauchemars s'affranchissent et cessent de nous hanter et meurent de leur plus belle mort.

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  • Par Seraphita, le 02 janvier 2012

    Alors je me tournai vers le Jardin de l’Amour
    Qui portait tant de fleurs exquises ;
    Et je vis qu’il était rempli de tombes.

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Marcus Malte - Canisses
www.passion-bouquins.com Blog littéraire alternatif 23e salon du livre de Colmar 2012 Entretien avec Marcus Malte qui nous parle de son livre Canisses








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