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ISBN : 2070466353
Éditeur : Gallimard (2015)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 245 notes)
Résumé :
Troublant, diabolique même, ce manuscrit qu'Alexandre Astrid reçoit par la poste. Le titre : Garden of love. L'auteur : anonyme. Une provocation pour ce flic sur la touche, à la dérive, mais pas idiot pour autant. Loin de là. Il comprend vite qu'il s'agit de sa propre vie. Dévoyée. Dévoilée. Détruite. Voilà soudain Astrid renvoyé à ses plus douloureux et violents vertiges. Car l'auteur du texte brouille les pistes. Avec tant de perversion que s'ouvre un subtil jeu d... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (72) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
sandrine5724 avril 2016
  • Livres 3.00/5
Une prostituée qui se donne sans restrictions à ses clients, un père de famille qui revoit un ami perdu de vue et craint le pire pour le précaire bonheur qu'il a construit, un adolescent subjugué par un camarade de lycée étrange et charismatique, une fille aux allures de rouge-gorge dont le frère poly-handicapé n'a jamais pu croiser le regard et un flic à la dérive qui a perdu femme et enfants dans un accident et qui reçoit un manuscrit anonyme intitulé ''Garden of love''...
Florence, Mathieu, Ariel, Marie, Gabriel, Alexandre, etc. Les personnages réels ou fictifs de plusieurs intrigues qui s'imbriquent les unes dans les autres pour ne plus former que l'histoire d'Alexandre Astrid, homme et flic détruit qui a tout perdu dans sa lutte contre le Mal, incarné par un tueur insaisissable et machiavélique. Ce puzzle, mis en scène avec brio par Marcus Malte, perd tout de même le lecteur dans les méandres d'un scénario alambiqué et difficilement compréhensible. Manipulations, secrets, folie...Démêler le vrai du faux, le fantasme du réel, est compliqué mais on se laisse happer par ces histoires mêlées où un même personnage joue plusieurs rôles. Un exercice brillant mais trop complexe peut-être pour donner un vrai plaisir de lecture. A tenter toutefois pour le style de l'auteur, ciselé et prenant.
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petiteplumeblanche
petiteplumeblanche24 septembre 2014
  • Livres 5.00/5
Garden of love...pourquoi m'étais-je imaginée qu'il s'agissait d'un poème de Nick Cave?
A cause de l'album "Murder ballads",associé à la photo de couverture(d'après Dave Wells),sans doute...Non,l'auteur en est William Blake.
Une petite cinquantaine de critiques sur ce livre de Marcus Malte,je ferai court.
Je vous invite à lire ce long poème,qui m'a totalement enivrée,et auquel je n'ai rien compris,c'est normal,l'auteur se livre de façon magistrale à une écriture sur la schizophrénie,les délires des sens;je n'ai donc pas été comme bien d'autres frustrée "à la fin",puisque je l'ai pris tel qu'il m'a paru: offert à l'interprétation de chaque lecteur...Mon coeur a choisi de me rendre à la période de l'adolescence,là,ou souvent,de mon temps,un beau jeune homme ténébreux aux longs cheveux bouclés prêchait l'amour de la musique des Doors,se tapait des dix-huit en philo,dissertait devant sa cour d'admirateurs de sujets obscurs et lumineux,refusait d'autres attouchements précieux que celui de baiser une main,et puis la tenir,en se promenant avec sa belle du moment le long d'une pièce d'eau, et se prenait pour le Roi Lézard,finalement,presque pour de vrai,une légère schizophrénie qui l'auréolait de fantasmes ethérés,subtilement pervers...c'est ça que j'ai retrouvé dans le bouquin,ce personnage est dans le livre...
Voyez où ça peut mener,un livre qui s'appelle Garden of Love,il y a d'autres histoires dans ce bouquin,moi,c'est celle-ci qui m'a embarquée...mais il y a beaucoup d'autres chemins dans ce jardin,à vous d'être hanté(e)par celui qui s'ouvrira à vous...car vous le lirez,n'est-ce pas?!



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marina53
marina5310 avril 2013
  • Livres 3.00/5
Alexandre Astrid, flic complètement paumé, un peu hors service, reçoit chez lui un manuscrit intitulé «Garden of love». Et c'est avec un désarroi total et une surprise des plus désagréables qu'il se rend compte que la personne qui l'a écrit décrit avec une précision incroyable sa propre vie. Tout y est, de ses fantômes à son passé trouble, de ses amours à ses deuils... rien n'a été omis... Seuls les noms des personnages du roman ont été changés mais c'est bien sa vie qui se déroule au fil des pages, avec une certaine perversion. Qui est le mystérieux auteur de «Garden of love» et dans quel but lui a-t-on adressé ce manuscrit?
Un peu comme Alex, je me suis perdue entre les lignes... Trois histoires, trois destins qui vont se croiser. Entre la pute qui fait son numéro de charme, cet adolescent qui voue un véritable culte à son ami, ce flic désabusé, cet écrit qui relate la vie d'un autre et ces personnages qui se croisent dans le passé ou dans le manuscrit, à l'instar d'un puzzle, il me semble n'avoir pas bien remis en place tous les morceaux! Marcus Malte nous plonge ici dans un récit à la fois déroutant, diabolique et fascinant. Aux chapitres courts, alternant les périodes et les narrateurs, il nous tient tout de même en haleine jusqu'à la dernière page.
Au final, un roman alambiqué et complexe que j'ai refermé un peu perplexe...
Garden of love.. So what?
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Seraphita
Seraphita02 janvier 2012
  • Livres 5.00/5
Alexandre Astrid n'est pas un homme bien équilibré, loin s'en faut. le manuscrit sibyllin qu'il reçoit ce jour-là dans sa boîte aux lettres ne va pas l'aider à se remonter le moral. le titre, déjà, paraît bien énigmatique :
« So I turn'd to the Garden of Love
That so many sweet flowers bore… »
L'écrit va résonner douloureusement puisqu'il le convie à remonter le fil de son existence, d'un passé bien tordu, et à se poser une question ultime : qui manipule qui ?
Je ne connaissais pas Marcus Malte. Afin de découvrir son oeuvre, j'ai choisi « Garden of love », en raison de l'édition : Zulma. J'avais déjà pu apprécier la qualité de mise en page et de typographie de cet éditeur avec certains livres de Pascal Garnier, notamment « Lune captive dans un oeil mort », un véritable coup de coeur. Marcus Malte – Pascal Garnier, voici un rapprochement qu'il est facile d'opérer après la lecture du magistral et saisissant « Garden of love » : la noirceur semble bel et bien au rendez-vous chez ces deux auteurs. Alexandre Astrid semble condenser tout le potentiel de noirceur que la couverture du livre promettait. L'auteur d'ailleurs le lui fait dire, « l'heure mauve » est son heure préférée :
« Puis je me suis retrouvé dehors à cette heure qui m'était familière : l'heure mauve. Est-elle la première du jour ou la dernière de la nuit ? » (p. 238.)
Coup de coeur, donc, pour la noirceur. Mais pas seulement : le style de l'écriture, en second lieu, m'a conquise : Marcus Malte emploie un langage métaphorique, par allusions, ellipses. Il sait dire, sans dire. A-t-il su retranscrire le langage des rêves ? La réalité semble ici mouvante sous les pas d'Alexandre – ou bien Matthieu ? Matthieu ou Ariel ? « Suis-je éveillé ? Suis-je endormi ? au pays des rêves ? des cauchemars ? ». Ainsi pourrait se questionner Alexandre.
Le lecteur s'accroche aux pas chaotiques et ténébreux de cet ancien flic, en quête d'une vérité, de lumière là où les zones d'ombres ont envahi la mémoire, le temps qui a passé : « - le temps met du temps à passer… » (p. 290.)
Noirceur des thèmes : perversion, manipulation - qu'on aurait pu voir sous la plume d'un Pascal Garnier ou d'un Thierry Jonquet (dans le magistral « Mygale », par exemple), dans un langage métaphorique, sibyllin, à l'image du manuscrit. Un langage poétique ? Au fait, le titre : « Garden of love » ? Un poème de William Blake
Qui manipule qui ? Telle est la question qui taraude Alexandre à la lecture du manuscrit. Au final, peut-être que c'est le lecteur qui est manipulé, … par la plume talentueuse de Marcus Malte ? Une expérience à renouveler !
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RatonLaveur
RatonLaveur23 novembre 2008
Dès les premières phrases de ce roman, on sent que l'on est dans un monde différent, un monde qui s'approche d'une réalité pas tout à fait réelle, d'un imaginaire pas tout à fait inventé. Dès les premiers chapitres de ce livre, on se rend compte que l'on est en train de lire un livre de génie.
À la dernière page de ce livre, on a l'impression d'avoir lu un chef d'oeuvre même si on a pas tout compris, même si l'auteur nous a laissé dans cette toile d'araignée parfaitement tissée pour nous surprendre, nous étonner, nous questionner et nous laisser pantois devant une évidence qui n'en est pas une.
« Garden of love » est le titre d'un manuscrit que reçoit Alexandre Astrid, d'un auteur anonyme.
De chapitre en chapitre, l'auteur alterne la lecture du manuscrit, le passé, la vie actuelle, les souvenirs des personnages, dans un désordre tout à fait dérangeant mais tellement agréable au lecteur attentif que l'on doit être. Les personnages du passé et ceux d'aujourd'hui se mêlent dans notre tête mais l'auteur nous garde toujours près d'un filet de sécurité … et le lecteur ne tombe pas. Il faut s'accrocher et le plaisir augmente.
Qui sont ces personnages qui frôlent le génie et la folie ?
Ont-ils vraiment existé ?
Qu'est ce qui se passe ou que s'est-il réellement passé ?
Qui est qui ?
Un vrai bonheur de lecture. Marcus Malte nous livre un roman où l'atmosphère passe de la violence à la tendresse, au désespoir et au goût de vivre; le lecteur se laisse bercer (ou berner…) par les confidences, les aveux et les remords des personnages, tout en étant conscient d'être la « victime consentante » d'un auteur diabolique …
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Citations & extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina5310 avril 2013
Le mal-être finit par devenir une sorte de seconde nature. On y tient. On s'y vautre. Et l'auto-complaisance est une des meilleures nourritures que je connaissance pour l'alimenter.
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DidiliDidili01 décembre 2013
The garden of love, 1794

I went to the Garden of Love,
And saw what I never had seen;
A Chapel was built in the midst,
Where I used to play on the green.

And the gates of this Chapel were shut
And “Thou shalt not,” writ over the door;
So I turned to the Garden of Love
That so many sweet flowers bore. (épigraphe du livre)

And I saw it was filled with graves,
And tombstones where flowers should be;
And priests in black gowns were walking their rounds,
And binding with briars my joys and desires.

William Blake (1757-1827)
Songs of Experience
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kathelkathel07 juin 2008
J'ai suivi son regard. J'ai compris. Ses yeux à elle étaient cachés derrière des lunettes noires mais je sais qu'elle le dévisageait aussi. Ca a duré une fraction d'éternité. Moi, je regardais l'un et je regardais l'autre. Le chien qui bouge la tête. J'ai su dès cet instant que je n'allais pas tarder à souffrir. J'ai su que l'espace qui les séparait se réduirait bientôt à une portion infime, à un étroit interstice dans lequel il faudrait que je m'immisce tout entier. J'ai su que je devrais me faire petit, petit, mais indispensable, j'ai su que je devrais m'accrocher pour survivre. N'importe qui aurait su ça.
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Pixie-FlorePixie-Flore17 avril 2015
Rappelez-vous combien dans ces moments-là l'être aimé, quel qu'il soit, est exceptionnel. Il est le centre du monde et le monde tout entier et la justification de votre propre existence. Enfin une raison valable de vivre. C'est énorme. Merci. Il faut s'y accrocher. Rappelez-vous combien celui qui aime est peu de chose. Combien il est solitaire, solitaire, solitaire, et fragile. Vulnérable. A tout instant il peut retourner au néant.
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AliceWAliceW20 septembre 2014
Les morts.
Les morts, qui d’abord nous soudent, nous fondent, nous confortent au sein même de notre propre société autarcique et secrète. Tous les trois comme un seul être. Les morts qui nous font unique et fort.
Et puis les morts qui finissent, à la longue, par nous séparer.
Parce qu’il y a leurs visages derrière chaque miroir. Parce que leurs bras tendus, leurs mains décharnées qui refont surface, leurs griffes qui s’accrochent aux parois. Parce que leurs os qui craquent sous chacun de nos pas et sous chacun de nos silences le grouillement de leurs voix, les chuchotis, les râles, pas une nuit, pas une seule seconde de répit. Parce que leurs âmes qui nous envahissent et partout nous accompagnent.
Les morts.
Si vous les oubliez, eux ne vous oublient pas.
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