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ISBN : 2843043891
Éditeur : Zulma (11/01/2007)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 261 notes)
Résumé :
Troublant, diabolique même, ce manuscrit qu'Alexandre Astrid reçoit par la poste. Le titre : Garden of love. L'auteur : anonyme. Une provocation pour ce flic sur la touche, à la dérive, mais pas idiot pour autant. Loin de là. Il comprend vite qu'il s'agit de sa propre vie. Dévoyée. Dévoilée. Détruite. Voilà soudain Astrid renvoyé à ses plus douloureux et violents vertiges. Car l'auteur du texte brouille les pistes. Avec tant de perversion que s'ouvre un subtil jeu d... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (76) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
21 novembre 2016
  • 5/ 5
Il est facile de se perdre dans le puzzle que nous propose Marcus Malte dans ce roman étrange et envoûtant.
La trame en quelques mots : un flic paumé, Alexandre Astrid, reçoit par la poste un manuscrit, version troublante de sa vie qui l'obligera à enquêter sur son propre passé.
Labyrinthe, jeu de miroir, construction étourdissante, le texte de Marcus Malte est une gageure.
Dès les premières lignes, j'ai su que j'avais entre les mains un livre « qui se mérite », un livre où l'auteur prend un malin plaisir à égarer son lecteur pour mieux le retrouver quelques pages plus loin.
Quelques indices, distillés avec parcimonie, nous permettent d'avancer à tâtons à la suite du héros.
J'ai fait la connaissance de Marcus Malte avec « le garçon », à la fois roman d'apprentissage, roman de guerre, roman d'amour.
Avec « Garden of love », j'ai découvert une autre facette du talent de l'auteur avec un roman noir magistral.
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sandrine57
24 avril 2016
  • 3/ 5
Une prostituée qui se donne sans restrictions à ses clients, un père de famille qui revoit un ami perdu de vue et craint le pire pour le précaire bonheur qu'il a construit, un adolescent subjugué par un camarade de lycée étrange et charismatique, une fille aux allures de rouge-gorge dont le frère poly-handicapé n'a jamais pu croiser le regard et un flic à la dérive qui a perdu femme et enfants dans un accident et qui reçoit un manuscrit anonyme intitulé ''Garden of love''...
Florence, Mathieu, Ariel, Marie, Gabriel, Alexandre, etc. Les personnages réels ou fictifs de plusieurs intrigues qui s'imbriquent les unes dans les autres pour ne plus former que l'histoire d'Alexandre Astrid, homme et flic détruit qui a tout perdu dans sa lutte contre le Mal, incarné par un tueur insaisissable et machiavélique. Ce puzzle, mis en scène avec brio par Marcus Malte, perd tout de même le lecteur dans les méandres d'un scénario alambiqué et difficilement compréhensible. Manipulations, secrets, folie...Démêler le vrai du faux, le fantasme du réel, est compliqué mais on se laisse happer par ces histoires mêlées où un même personnage joue plusieurs rôles. Un exercice brillant mais trop complexe peut-être pour donner un vrai plaisir de lecture. A tenter toutefois pour le style de l'auteur, ciselé et prenant.
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petiteplumeblanche
24 septembre 2014
  • 5/ 5
Garden of love...pourquoi m'étais-je imaginée qu'il s'agissait d'un poème de Nick Cave?
A cause de l'album "Murder ballads",associé à la photo de couverture(d'après Dave Wells),sans doute...Non,l'auteur en est William Blake.
Une petite cinquantaine de critiques sur ce livre de Marcus Malte,je ferai court.
Je vous invite à lire ce long poème,qui m'a totalement enivrée,et auquel je n'ai rien compris,c'est normal,l'auteur se livre de façon magistrale à une écriture sur la schizophrénie,les délires des sens;je n'ai donc pas été comme bien d'autres frustrée "à la fin",puisque je l'ai pris tel qu'il m'a paru: offert à l'interprétation de chaque lecteur...Mon coeur a choisi de me rendre à la période de l'adolescence,là,ou souvent,de mon temps,un beau jeune homme ténébreux aux longs cheveux bouclés prêchait l'amour de la musique des Doors,se tapait des dix-huit en philo,dissertait devant sa cour d'admirateurs de sujets obscurs et lumineux,refusait d'autres attouchements précieux que celui de baiser une main,et puis la tenir,en se promenant avec sa belle du moment le long d'une pièce d'eau, et se prenait pour le Roi Lézard,finalement,presque pour de vrai,une légère schizophrénie qui l'auréolait de fantasmes ethérés,subtilement pervers...c'est ça que j'ai retrouvé dans le bouquin,ce personnage est dans le livre...
Voyez où ça peut mener,un livre qui s'appelle Garden of Love,il y a d'autres histoires dans ce bouquin,moi,c'est celle-ci qui m'a embarquée...mais il y a beaucoup d'autres chemins dans ce jardin,à vous d'être hanté(e)par celui qui s'ouvrira à vous...car vous le lirez,n'est-ce pas?!



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marina53
10 avril 2013
  • 3/ 5
Alexandre Astrid, flic complètement paumé, un peu hors service, reçoit chez lui un manuscrit intitulé «Garden of love». Et c'est avec un désarroi total et une surprise des plus désagréables qu'il se rend compte que la personne qui l'a écrit décrit avec une précision incroyable sa propre vie. Tout y est, de ses fantômes à son passé trouble, de ses amours à ses deuils... rien n'a été omis... Seuls les noms des personnages du roman ont été changés mais c'est bien sa vie qui se déroule au fil des pages, avec une certaine perversion. Qui est le mystérieux auteur de «Garden of love» et dans quel but lui a-t-on adressé ce manuscrit?
Un peu comme Alex, je me suis perdue entre les lignes... Trois histoires, trois destins qui vont se croiser. Entre la pute qui fait son numéro de charme, cet adolescent qui voue un véritable culte à son ami, ce flic désabusé, cet écrit qui relate la vie d'un autre et ces personnages qui se croisent dans le passé ou dans le manuscrit, à l'instar d'un puzzle, il me semble n'avoir pas bien remis en place tous les morceaux! Marcus Malte nous plonge ici dans un récit à la fois déroutant, diabolique et fascinant. Aux chapitres courts, alternant les périodes et les narrateurs, il nous tient tout de même en haleine jusqu'à la dernière page.
Au final, un roman alambiqué et complexe que j'ai refermé un peu perplexe...
Garden of love.. So what?
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michfred
18 décembre 2016
  • 4/ 5
Lecteur, accroche ta ceinture !
Voici un polar vénéneux, un « garden » plein de fausses pistes et de vrais traquenards, un palais des glaces aux reflets déformants et aux mirages trompeurs. Un jeu vertigineux de duos diaboliques et de trios pervers bercé par les vers anglais d'un poème romantique qui a donné son titre au livre. On est dans un univers qui n'est pas sans faire penser à l'excellent « Meurtres dans un jardin anglais ».
Le récit est-il une succession de romans ?ou est-ce le roman qui est un récit-confession ? un testament ?
Au départ, une fascination d'enfance, une manipulation malsaine, une rencontre décisive, et l'on plonge dans une suite noire de crimes.
Un puzzle infernal où les pièces manquantes se dérobent, se ressemblent, se confondent..Une quête non linéaire, où celui qui cherche tourne en rond et revient sur ses pas…
Un double jeu – ou un double je ?
Le jeu de la quête d'un frère, un frère de sang, un frère dans le sang, - mais un faux-frère s'il en fut !
La quête d'une soeur perdue dans le jeu , la quête de l'âme soeur - mais à quel jeu joue-t-elle ?
Je, tu et il jouent à cache-cache. Où sommes-nous ? qui parle ? qui donc se joue ainsi de notre crédulité et de nos nerfs ? Personne pour nous guider dans ce nouvel enfer de Dante : « Voi che entrate, lasciate ogni speranza ! »
Je n'ai offert aucune résistance à tant de talent déployé pour me perdre et me suis laissé emporter.. J'ai presque regretté l'arrivée tardive d'une Béatrice virgilesque, répondant au saint prénom de Maria, documentaliste de son état, qui a soudain chaussé ses bésicles et mis un peu de rationalité, d'ordre …et de Google dans ce chaos savamment orchestré.
Un fameux polar, (presque trop) brillant et mené de main de maître!




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Citations & extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina5310 avril 2013
Le mal-être finit par devenir une sorte de seconde nature. On y tient. On s'y vautre. Et l'auto-complaisance est une des meilleures nourritures que je connaissance pour l'alimenter.
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DidiliDidili01 décembre 2013
The garden of love, 1794

I went to the Garden of Love,
And saw what I never had seen;
A Chapel was built in the midst,
Where I used to play on the green.

And the gates of this Chapel were shut
And “Thou shalt not,” writ over the door;
So I turned to the Garden of Love
That so many sweet flowers bore. (épigraphe du livre)

And I saw it was filled with graves,
And tombstones where flowers should be;
And priests in black gowns were walking their rounds,
And binding with briars my joys and desires.

William Blake (1757-1827)
Songs of Experience
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kathelkathel07 juin 2008
J'ai suivi son regard. J'ai compris. Ses yeux à elle étaient cachés derrière des lunettes noires mais je sais qu'elle le dévisageait aussi. Ca a duré une fraction d'éternité. Moi, je regardais l'un et je regardais l'autre. Le chien qui bouge la tête. J'ai su dès cet instant que je n'allais pas tarder à souffrir. J'ai su que l'espace qui les séparait se réduirait bientôt à une portion infime, à un étroit interstice dans lequel il faudrait que je m'immisce tout entier. J'ai su que je devrais me faire petit, petit, mais indispensable, j'ai su que je devrais m'accrocher pour survivre. N'importe qui aurait su ça.
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Pixie-FlorePixie-Flore17 avril 2015
Rappelez-vous combien dans ces moments-là l'être aimé, quel qu'il soit, est exceptionnel. Il est le centre du monde et le monde tout entier et la justification de votre propre existence. Enfin une raison valable de vivre. C'est énorme. Merci. Il faut s'y accrocher. Rappelez-vous combien celui qui aime est peu de chose. Combien il est solitaire, solitaire, solitaire, et fragile. Vulnérable. A tout instant il peut retourner au néant.
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AliceWAliceW20 septembre 2014
Les morts.
Les morts, qui d’abord nous soudent, nous fondent, nous confortent au sein même de notre propre société autarcique et secrète. Tous les trois comme un seul être. Les morts qui nous font unique et fort.
Et puis les morts qui finissent, à la longue, par nous séparer.
Parce qu’il y a leurs visages derrière chaque miroir. Parce que leurs bras tendus, leurs mains décharnées qui refont surface, leurs griffes qui s’accrochent aux parois. Parce que leurs os qui craquent sous chacun de nos pas et sous chacun de nos silences le grouillement de leurs voix, les chuchotis, les râles, pas une nuit, pas une seule seconde de répit. Parce que leurs âmes qui nous envahissent et partout nous accompagnent.
Les morts.
Si vous les oubliez, eux ne vous oublient pas.
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Videos de Marcus Malte (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marcus Malte
Marcus Malte interviewé par Luc Widmaier de la librairie Bisey. Il présente son roman le Garçon, qui a obtenu le prix Fémina 2016.
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