ISBN : 2070344657
Éditeur : Gallimard (2009)


Note moyenne : 3.2/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Pour Mister, le pianiste black et colosse au grand coeur, ce devait être un plan d'enfer : deux semaines à exercer ses talents devant les clients mélomanes du Casino royal d'Evian. Le tout pour un cachet mirobolant. Mais personne ne l'avait prévenu que la roulette, cet ... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par kathel, le 23 janvier 2011

    kathel
    C'est un immense plaisir que de retrouver le style de Marcus Malte, ses phrases qui sonnent toujours tellement juste. Ce roman est plutôt policier et moins sombre que La part des chiens ou Garden of Love. le personnage de Mister, pianiste de jazz, noir et colossal, fidèle en amitié et quelque peu romantique, est pour beaucoup dans le charme qu'exerce ce texte. Venu à Evian pour aider pendant quelques semaines le quartet d'un ami en panne de pianiste, il trouve un peu étrange l'atmosphère du Casino où il joue tous les soirs, d'autant plus quand il apprend que plusieurs clients chanceux au jeu se sont fait descendre récemment. Construit en flash-back à partir d'une scène au commissariat, où Mister écoute des cassettes, cassettes incantatoires et morbides qui vont revenir ponctuer le récit en l'éclairant un peu à chaque fois, cette histoire s'avère très prenante, toujours portée par la musicalité des phrases et l'humour de Marcus Malte. C'est plus l'ambiance qui importe que l'enquête policière, c'est aussi ce qui reste le plus fort après lecture, et là, je me suis vraiment laissé emporter par cette atmosphère jazzy et un peu mélancolique. J'ai appris que le personnage de Mister revenait dans le dernier roman de Marcus Malte qui vient juste de sortir, les harmoniques, et j'ai hâte de le lire !

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-marcus-malte-le-lac-des-..
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    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 07 février 2011

    Onclepaul
    Le lac des singes était le deuxième roman de Marcus Malte, publié au Fleuve Noir en 1997, et l'on retrouve avec plaisir le personnage de Mister qui était déjà présent dans Le Doigt d'Horace, son premier roman. Entre parenthèse, dommage que Marcus Malte n'utilise plus Mister, car la petite musique de jazz qu'il diffusait était prégnante et donnait un ton, une saveur particulière à ses ouvrages. Deuxième roman publié disais-je et déjà Marcus Malte démontrait son talent, sans fausse note, avec cette écriture particulière, aboutie, vive, nimbée d'une poésie tragique, comme ce journal parlé du tueur qui s'intercale entre les chapitres. Il était temps que ce roman soit réédité, une lacune comblée aujourd'hui.

    Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/
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Citations et extraits

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  • Par kathel, le 23 janvier 2011

    Dès qu’il eut posé les deux pieds sur le quai, il s’immobilisa et regarda autour de lui. Il vit, sur sa droite, une dame âgée de deux mille ans, tordue à l’équerre, canne en main et se déplaçant à la vitesse d’une tortue morte. le chef de gare la soutenait de côté. Un vrai, - uniforme, casquette, moustaches S.N.C.F., un sifflet autour du cou et l’œil sévère -, comme ceux qu’on croyait disparu à jamais. En plus, il se coltinait la valise de la vieille, un truc tellement énorme qu’elle devait dormir dedans par souci d’économie. Il vit, sur sa gauche, un couple qui s’étreignait pour un pathétique au revoir, hypothétique adieu, les larmes aux yeux. Il vit l’enseigne au-dessus de sa tête, où le nom de la ville apparaissait en grosses majuscules bleues. Le tout dans un silence feutré.
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  • Par kathel, le 23 janvier 2011

    Là-bas, chez les riches, ça commençait à s'éclairer de partout. Des lumières jusque sur la flotte. J'ai pensé, pourquoi ce serait toujours du côté des pauvres qu'on crèverait ? Y a pas de raison. Je regardais le reflet tout noir des arbres dans l'eau du lac. Ça ne bougeait pas. J'ai attendu encore.
    Et puis les singes sont arrivés. D'un seul coup. Tout une bande. Je les ai vus grimper au sommet du reflet. Ils m'ont vu aussi. Plein de gestes, plein de bruit, des rires, comme les gars de la scierie. Un boucan pas possible. J'ai sorti mon pain dur et je l'ai jeté à l'eau. Mais ils n'en ont pas voulu. Il a coulé. Les singes n'aiment pas le pain dur. Alors j'ai sorti mon fusil et j'ai tiré. Bang ! Bang ! Bang !... Je les ai tous dégommés, un à un. J'ai pas perdu la main. L'eau bouillait et ça m'a réchauffé.
    Je sais. Je sais qu'il y en aura d'autres. Ils reviendront. Mais je serai là. Je les tuerai. Tous. Y a pas de raison. Et quand ils auront tous crevé, la place sera libre. L'eau claire. Et ce sont les cygnes qui reviendront.
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  • Par Onclepaul, le 07 février 2011

    - Merci pour le tuyau, Bob ! Et tu vas me dire que c’est la philo qui t’a appris ça ? Hegel ? Kant ? Schopenhauer ou je ne sais pas qui, encore ?
    - Agatha Christie, fils. Agatha Christie…
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  • Par Onclepaul, le 07 février 2011

    En général, dans ces cas là, le coupable est celui auquel on pense le moins
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