> Anna Gibson (Traducteur)

ISBN : 2020789922
Éditeur : Seuil (2005)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 104 notes) Ajouter à mes livres
Scanie, avril 1992. Louise Akerblom, agente immobilière et jeune mère de famille, disparaît dans des conditions mystérieuses. Pendant ce temps, en Afrique du Sud, un groupe d'Afrikaners fanatiques prépare avec soin un attentat contre une importante figure politique. Que... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par maltese, le 10 janvier 2011

    maltese
    Kurt Wallander #3.
    Et l'un des meilleurs romans de la série à mon avis.
    Si dans "les chiens de riga", notre commissaire avait fait le voyage jusqu'en Lettonie, ici l'intrigue suédoise va se dérouler en parallèle à des faits qui ont lieu en Afrique du Sud. Mankell connaît bien le pays, et plus encore le Mozambique voisin où il vit en partie.
    Son roman se passe avant la fin de l'Apartheid, alors que Mandela n'avait pas encore était élu président.
    Un groupe de nationaliste boers vont vouloir mettre le pays à feu et à sang en assassinant le dirigeant de l'ANC. Pour cela, ils engageront un tueur à gages noir, et ce afin d'envenimer les conséquences du meurtre.
    Ce tueur doit s'entraîner loin du pays pour ne pas être repéré et c'est ainsi qu'il se retrouvera en Suède.
    Son instructeur, ancien du KGB, homme sans foi, tuera une femme sans réelle raison, crime qui déclenchera une série d'événements au coeur desquels se placera Wallander.
    Mankell parvient à merveille à lier la petite et la grande histoire, portant sa réflexion sur le pouvoir et la folie des hommes.
    Notre policier est plus que jamais perturbé par son existence, essayant de maintenir les liens qui l'attachent à son père et à sa fille, ayant sans cesse à l'esprit Baiba Liepa, cette femme rencontrée dans le roman précédent en Lettonie, et dont il est tombé amoureux.
    Henning Mankell développe magistralement son intrigue, plaçant son lecteur un cran au dessus des personnages, puisqu'il en connaît davantage que ceux-ci, ce qui nous amène constamment à nous demander comment tout cela pourra être débrouillé.
    La fin est volontairement ouverte en ce qui concerne la situation politique sud-africaine.
    Il est également intéressant de voir combien cette libération du pays ne fut pas sans difficultés, y compris du côté des noirs dont certains voyaient d'un mauvais oeil une future cohabitation.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par stefferon, le 31 janvier 2012

    stefferon
    Un petit tour en Afrique du Sud pour les lecteurs. Un aperçu des Boers et de l'Apartheid. Jusque dans la Suède de Wallander où une enquête violente et compliquée le mène sur les traces sanguinolentes de ces fanatiques.
    Encore une fois très bien.
    Où Wallander tue un homme dans le brouillard et ne s'en remettra pas.
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    • Livres 3.00/5
    Par BMR, le 12 janvier 2008

    BMR
    Voilà longtemps qu'on n'avait pas retrouvé l'inspecteur Wallander ...
    Certes on avait pu explorer d'autres facettes du talent de Henning Mankell avec son roman social : Tea-bag (dont on parlait ici début 2007).
    Ainsi qu'un excellent polar, Le retour du professeur de danse, qui inaugurait bien du renouveau du polar Mankellien sans Wallander.
    Avec La Lionne blanche, (qui date de 1993 et qui n'est sorti en français qu'en 2004), nous revoici donc aux côtés de Kurt Wallander toujours en proie à une famille chaotique (le père, la fille, ...), reflet de la déconfiture de la société suédoise, à moins que ce ne soit l'inverse.
    Mais l'on sait aussi qu'Henning Mankell partage sa vie avec l'Afrique du Sud et La Lionne blanche mêle habilement les histoires des deux pays.
    Le meurtre de la suédoise Louise Akerblom n'est donc qu'une ramification nordique d'un complot politique qui prend sa source dans l'histoire tourmentée de l'Afrique du Sud et de ses haines raciales. Et ce volet de l'intrigue permet à Henning Mankell de nous rappeler ou de nous expliquer beaucoup de choses sur la situation du pays de l'apartheid.
    Un écho au livre de Deon Meyer, L'âme du chasseur, lu récemment. Mais la comparaison s'arrête là car, bien évidemment, Meyer n'arrive pas à la cheville de Mankell.
    Au fil des pages toutefois, ce roman de Mankell déçoit et le maître nordique nous avait habitué à mieux, beaucoup mieux. le complot est assez peu vraisemblable et l'inspecteur Wallander est ici pas franchement crédible.
    Cet épisode sera donc réservé aux inconditionnels de Mankell ou à ceux qui veulent explorer les frontières entre Suède et Afrique.
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    • Livres 4.00/5
    Par Ikebukuro, le 01 janvier 2012

    Ikebukuro
    C'est le premier livre de cet auteur que je lis même si je connais le personnage de Wallander à travers la série TV. J'ai beaucoup aimé l'atmosphère et l'écriture de l'auteur ainsi que la construction de l'intrigue avec ces deux histoires qui fonctionnent en parallèle pour n'en former qu'une seule. J'ai trouvé les deux parties plutôt égales et bien construites, aussi prenantes et intéressantes l'une que l'autre. L'histoire de l'Afrique du Sud est très bien rendue et on retrouve à travers les personnages les paradoxes de ces Afrikaners qui ont vu en quelques années toutes les bases de leur société remises en cause et complètement bouleversées. L'intrigue est plutôt sombre et Wallander n'est pas ménagé. J'ai trouvé que son personnage a beaucoup d'ampleur et de présence à travers ses failles et ses doutes. J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre .
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par maltese, le 11 janvier 2011

    maltese
    Kurt Wallander #3.
    Et l'un des meilleurs romans de la série à mon avis.
    Si dans "les chiens de riga", notre commissaire avait fait le voyage jusqu'en Lettonie, ici l'intrigue suédoise va se dérouler en parallèle à des faits qui ont lieu en Afrique du Sud. Mankell connaît bien le pays, et plus encore le Mozambique voisin où il vit en partie.
    Son roman se passe avant la fin de l'Apartheid, alors que Mandela n'avait pas encore était élu président.
    Un groupe de nationaliste boers vont vouloir mettre le pays à feu et à sang en assassinant le dirigeant de l'ANC. Pour cela, ils engageront un tueur à gages noir, et ce afin d'envenimer les conséquences du meurtre.
    Ce tueur doit s'entraîner loin du pays pour ne pas être repéré et c'est ainsi qu'il se retrouvera en Suède.
    Son instructeur, ancien du KGB, homme sans foi, tuera une femme sans réelle raison, crime qui déclenchera une série d'événements au coeur desquels se placera Wallander.
    Mankell parvient à merveille à lier la petite et la grande histoire, portant sa réflexion sur le pouvoir et la folie des hommes.
    Notre policier est plus que jamais perturbé par son existence, essayant de maintenir les liens qui l'attachent à son père et à sa fille, ayant sans cesse à l'esprit Baiba Liepa, cette femme rencontrée dans le roman précédent en Lettonie, et dont il est tombé amoureux.
    Henning Mankell développe magistralement son intrigue, plaçant son lecteur un cran au dessus des personnages, puisqu'il en connaît davantage que ceux-ci, ce qui nous amène constamment à nous demander comment tout cela pourra être débrouillé.
    La fin est volontairement ouverte en ce qui concerne la situation politique sud-africaine.
    Il est également intéressant de voir combien cette libération du pays ne fut pas sans difficultés, y compris du côté des noirs dont certains voyaient d'un mauvais oeil une future cohabitation.
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Citations et extraits

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  • Par lucile-anouck, le 27 avril 2011

    Pour ces trois jeunes gens, comme pour tous les Boers, l’indépendance était une question vitale, engageant la survie de leur langue et de leur culture, seule manière d’empêcher toute fusion avec cette population anglaise qu’ils haïssaient et, a fortiori, avec les Noirs ou avec la minorité indienne qui se livrait essentiellement au commerce dans les villes côtières comme Durban, Port Elizabeth ou Le Cap.
    Henning Klopper, Werner van der Merwe et Hans du Pleiss étaient des Boers. Impossible pour eux de l’oublier ou d’en faire abstraction. Avant tout, ils en étaient fiers. Dès l’enfance, on leur avait inculqué l’idée qu’ils appartenaient { un peuple élu. PAGES 11 12
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  • Par BMR, le 12 janvier 2008

    [...] Quelque chose dans cette enquête autour de la mort de Louise Akerblom l'effrayait. Comme si l'histoire venait à peine de commencer. [...] Il regarda le lac en pensant qu'il y avait une ressemblance fondamentale entre cette enquête et le sentiment intérieur qui était le sien. Le contrôle lui échappait. Il poussa un soupir qui lui parut sur le champ pathétique. Il était aussi perdu dans sa vie qu'il l'était dans la chasse au meutrier de Louise.
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  • Par vfournier, le 29 mai 2011

    "Tout le monde attendait que quelque chose se passe. Le fauve était en eux. Les Noirs avec leur impatience devant la lenteur des changements, les Blancs avec leur crainte de perdre leurs privilèges, leur peur de l'avenir. Comme une attente au bord d'un fleuve où une lionne les contemplait.
    Elle était blanche. Il pensa à tous les mythes entourant les albinos, hommes et bêtes. Leur force était impressionnante. Ils ne pouvaient pas mourir."

    [Page 320 de l'édition Points, une scène qui se passe dans le parc animalier Kruger en Afrique du Sud]
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  • Par Madimado, le 05 octobre 2010

    L’obscurité sur ce continent ne ressemblait en rien à celle de l’Afrique. Il faisait clair alors qu’il aurait dû faire nuit ; le crépuscule ne tombait pas sur la terre comme un énorme coup de poing, mais comme une feuille légère.
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    Henning Mankell et Kurt Wallander

    Deux hommes sont retrouvés morts sur un canot, exécutés d'une balle dans le cœur. Les corps sont identifiés : des criminels lettons d'origine russe liés à la mafia.

    •   Meurtriers sans visage (1994)
    •   Les Chiens de Riga (2003)
    •   La Lionne blanche (2004)
    •   L'Homme qui souriait (2005)
    •   Le Guerrier solitaire (1999)
    •   La Cinquième Femme (2000)
    •   Les Morts de la Saint-Jean (2001)
    •   La Muraille invisible (2002)
    •   Avant le gel (2005)
    •   L'Homme inquiet (2010)

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