> Rémi Cassaigne (Traducteur)

ISBN : 2020865645
Éditeur : Editions du Seuil (2009)


Note moyenne : 3.16/5 (sur 80 notes) Ajouter à mes livres
Automne 2004.
Louise Cantor quitte son chantier de fouilles du Péloponnèse pour rentrer en Suède. Impatiente de revoir son fils, elle le trouve mort dans son appartement de Stockholm. Qui a tué Henrik ? Pas un instant Louise ne veut croire que son fils unique se ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par lehane-fan, le 11 mars 2012

    lehane-fan
    - Bonjour Dr Knock ! Je ne sais pas ce que j'ai en ce moment mais j'éprouve l'irrépréssible besoin de lire du sombre , du glauque , du cafardeux tout en voyageant à moindre cout...C'est grave Docteur , hein , dis ?
    - Cherchez pas mon p'tit Monsieur - ça fera 30 euros - , cas ultra classique de Mankellite aigue - ça fera 35 euros- , le plus simple est d'y succomber ! Ah oui , je ne vous l'ai pas dit , ça fera 40 euros , en vous remerciant...
    Tout d'abord , l'énorme coup de gueule : COUP DE GUEULE ! Marre de ces quatrieme de couv' qui vous gachent le plaisir en vous balançant tranquillement les trois quart de la moitié de l'intrigue au carré ! A boycotter !
    Le cerveau de Kennedy divise , à juste titre . Un theme fort au méchant gout d'inachevé .
    Louise Cantor , quinquagénaire , suspend ses fouilles archéologiques dans le Péloponese pour rejoindre son p'tit poussin de 24 ans , Henrik , à Stockolm . Hum , hum , si l'on remplace le n de Cantor par un s , on obtient Castor ! Hasard , coincidence , je ne crois pas non ! Quel rapport me direz-vous ? Aucun ! On a le droit d'aimer les animals quand meme ! Aie , pas la tete....
    La compagnie aerienne Mortu Air assure comme d'hab' . le retour en Suede est prometteur , n'était ce leger petit tracas de retrouver son unique enfant mort dans son appartement ! Suicide d'apres les experts ELLEAYPIDI , AMI-AMI , VERPEPERS...assassinat selon Louise ! Ni une ni deux , le temps de verser trois larmichettes et d'écluser autant de remontants et la voila lancée sur les traces de son défunt fils histoire de la conforter dans ses macabres supputations !
    Mankell doit etre un fan absolu de Desireless et de son mythique ( et seul recensé à ce jour ) tube : voyaaaage , voyaaaage . Grece , Suede , Australie , Espagne et Afrique ! Autant de pays survolés en avion que descriptivement parlant . Etonnant de la part d'un gars habituellement capable de vous faire chopper un rhume carabiné à la seule lecture de ses magistrales évocations hivernales . Des paysages faisant généralement partie intégrante du récit et qui se retrouvent , une fois n'est pas coutume , relégués au second plan à défaut d'etre caricaturaux au possible quand ce n'est pas totalement inexistants . Dommage .
    Là , on se dit que Mankell a mis le paquet sur la psychologie des personnages . Si , si , j'y crois encooooore ( Lara Fabian ! Aaaah , tu m'as fait rever Lara , rever de strangulation , allez savoir pourquoi...) ! Ouin , ouin , ouin , ouin...Bis répétita , Mankell nous offre quelques rares personnages se partageant le triste privilege d'etre soit lache , soit passif , soit transparent quand ce n'est pas les trois à la fois ! Aron , ex-mari solitaire , fantomatique et itinérant ne parvient pas à susciter le moindre interet . Henrik , fiston suicidé de 12 balles dans le corps ( nan , je l'ai pas dit ) apparait comme totalement étranger à sa mere pourtant supposée proche . Que chacun ait ses petits secrets , rien de plus normal . Mais de là à vouloir maladivement cacher sa véritable nature aux yeux de ses proches , abracra , abracardra , excessivement extravagant ! Aucune empathie ressentie à la découverte de ce jeune homme pourtant en quete d'un monde meilleur .
    Et Louise alors ? Intrépide , courageuse et fonceuse ? Ben non...Louise se laisse porter par les flots au gré des multiples révélations glanées ici ou là dans un bouquin sponsorisé par le guide du routard . Une mere avide d'authenticité et de vengeance qui semble avoir fait de la fatalité son maitre mot ! J'exagere , il lui est arrivé d'influencer le récit mais jamais à moins de 5 grammes . En effet , une nouvelle passion a mettre au crédit de cette mere dévastée : l'alcool à profusion , seul remontant capable de la faire réagir plutot que subir . Vous avez dit caricatural ?
    Mais que vient foutre ce Kennedy dans l'histoire ? Il semblerait que son cerveau , enfin ce qu'il en restait , ait disparu des archives Américaines afin qu'il ne révele de compromettantes vérités . Il s'agit donc d'une métaphore portant sur ce que l'on cache au public afin de le laisser dans l'ignorance la plus totale .
    Le sujet promettait un roman autrement plus enlevé . le sida , fléau gangrénant un continent deja exsangue , et les enjeux pharmaceutiques qu'il génere méritaient une histoire beaucoup plus construite et cohérente . La trame suscite un engouement plutot relatif . Les personnages la desservent dans leur grande majorité . L'on feuillette un véritable catalogue de la nature humaine dans ce qu'elle a de plus sombre . Menteur , violent , manipulateur , opportuniste , pervers...l'homme dans toute sa splendeur . N'en jetez plus , la coupe est pleine...
    Alors pourquoi mettre trois étoiles ? Primo , je fais ce que je veux ;) Deuxiemo , si l'enthousiasme généré par un tel auteur s'avere modéré , Le cerveau de Kennedy n'est pas un mauvais roman . Il se lit facilement mais laisse un prégnant gout d'amertume au regard du talent habituel de l'auteur...qui n'est jamais aussi bon , dans le polar , qu'assisté de son fidele et attachant Wallander !
    Le cerveau de Kennedy ne mettra pas , hélas , le votre en ébullition...
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par le_Bison, le 21 avril 2012

    le_Bison
    Aucune trace de violence, c'est un suicide. Incontestablement. Indubitablement. D'une hypothèse, la police en vient rapidement à cette conclusion. Aucune raison d'en douter, pas besoin de faire appel à la bande des experts en blouses blanches, sur-chaussures bleues et bonnets ridicules. Sauf que Henrik Cantor était en pyjama… Sa mère, Louise ne peut donc y croire ; Henrik a toujours dormi tout nu. Une mère sait ce genre de détail intime. de suicide, elle ne veut en entendre parler. Oui, il s'agit bien d'un meurtre. Et elle est bien décidée à mener l'enquête pour établir la vérité sur cette mort plus que suspecte. Elle appelle alors l'inspecteur Kurt Wallander, tombe sur son répondeur : « Bonjour, je suis l'inspecteur Kurt Wallander, mais je ne suis pas en mesure de vous aider. Je suis à la retraite en train de pêcher dans la Scanie profonde, à manger un bon sandwich bien mayonnaisé. Ou alors je suis déjà mort, enterré dans le cimetière communal d'Ystad. Par conséquent, vous devrez résoudre cette enquête sans mon aide. » Ah, oui, j'avais oublié : ce Henning Mankell n'est pas un Kurt Wallander.
    Louise se retrouve donc toute seule pour découvrir la vérité, triste vérité, cruelle vérité. La paranoïa s'installe, les disparitions autour d'elle s'enchainent, les meurtres sauvages s'accumulent, les morts s'amoncellent. Mais la vérité est ailleurs. Peut-être dans l'odieux complot du monde moderne. le genre de complot que même un Kurt Wallander, en poids de forme et à l'instinct aiguisé, n'aurait su résoudre. Alors comment est-ce que cette pauvre mère de famille pourrait obtenir la Vérité, The Truth comme on dit en Australie en buvant une Forster's, la Veridad comme on dit à Barcelone en buvant une San Miguel… Et que dire de la Mac Mahon que je bois à Maputo, Mozambique. Je fais un tour du monde des bières en compagnie de Mankell, l'auteur 50% suédois, 50 % mozambicain. L'histoire de Louise débute en Grèce dans les fouilles archéologiques. le mort repose en Suède. L'ex-mari et père du suicidé se cache en Australie. L'enquête se débine à Barcelone. L'énigme prend sa source au Mozambique… Pour tous ces trajets, j'ai le droit à des escales en Afrique du Sud et à Francfort (tiens si je prenais une Paulaner pour tremper ma saucisse).
    Bon, OK, Kurt Wallander ne fera son apparition. Sa fille n'a pas repris le flambeau familial, encore moins son gendre. Il faut que je m'en remette à moi-même, à Louise pour mettre à jour cette conspiration d'ordre mondial. Alors, je regarde la couverture, et je vois cette femme triste, et ses yeux morts… Voilà une piste à suivre. Comment elle s'appelle, Ernestine, Julietta ou Lucinda. Peu importe, elle est noire, je suis blanc. Vous voyez le tableau. C'est la réalité de la vie, du monde, des rapports humains. Je ne peux changer, le monde non plus. Je suis ainsi fait. Mais derrière les yeux de Lucinda, je croise toute la détresse du continent africain, sa misère et son désespoir. Toutes les horreurs perpétrées sur ce continent, oppressé depuis des lustres. Car derrière la mort d'Henrik se cache d'autres morts, beaucoup plus nombreux, beaucoup plus cruels. Mais chut, je n'en dis pas plus. Louise a du mal à accepter la Vérité.
    Et moi-même, le fait de lire ce bouquin, j'ai le sentiment de m'être mis également en danger. Je me sens épié. Des ombres tournent autour de moi. Mais je vous mets en garde : si un jour, vous me retrouvez mort dans mon lit, en pyjama, vous pouvez en conclure que cette mort est plus que suspecte. Et vous auriez bien raison d'enquêter à mon sujet !
    Vous savez ce qu'est devenu Le cerveau de Kennedy ? Non ? Rappelez-vous, la vérité est ailleurs…

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=2680
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    Critique de qualité ? (17 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Malaura, le 04 mai 2011

    Malaura
    Archéologue, Louise Cantor est impatiente de quitter son lieu de fouilles en Grèce pour rentrer en Suède retrouver son fils Henrik. Mais arrivée à Stockholm, c'est une tragédie qui l'attend. Elle trouve son fils mort dans son appartement.La police pense à un suicide mais Louise n'y croit pas un instant.Avec l'énergie du désespoir elle tente de reconstituer le puzzle de la vie insoupçonnée de son fils. C'est en Afrique, dans un mouroir pour sidaïques qu'elle découvre alors la plus effroyable des réalités.
    Avec un sujet aussi fort, on aurait aimé qu'Henning Mankell exprime avec plus d'énergie sa colère et son irritation face à l'indifférence des Occidentaux quant aux ravages du Sida en Afrique. Cri d'alarme, le roman en est un et c'est dans un frisson d'horreur que l'on découvre ces misérables victimes utilisées secrètement par les laboratoires. Mais Mankell imprime un telle monotonie dans la quête de cette mère endeuillée que l'ennui n'est pas loin d'occulter notre intérêt. Dommage !
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Seraphita, le 01 novembre 2009

    Seraphita
    Louise Cantor, archéologue, travaille sur un chantier de fouilles en Grèce. Elle est loin de soupçonner que sa vie va voler en mille éclats. Elle retourne à Stockholm, en Suède, et découvre avec effroi, en entrant dans l'appartement de son fils Henrik, que ce dernier repose, sans vie, dans son lit. Louise ne peut se résoudre à ce décès brutal et cherche à comprendre les raisons de celui-ci. Après une courte enquête, la police conclut à un suicide : les analyses ont révélé une forte concentration de somnifères dans le sang d'Henrik. Mais Louise n'adhère pas à cette thèse : son fils ne se serait jamais suicidé ; on l'a tué. Pour quelles raisons ? Elle commence très vite son enquête et découvre des documents dans l'appartement de son fils qui évoquent pour la plupart l'épisode du cerveau de Kennedy qui a disparu. Pourquoi Henrik s'intéressait-il à cet événement ? Ses différentes trouvailles l'amènent rapidement à la conclusion que son fils était, pour elle, un réel inconnu. Elle part sur la piste de la vérité à travers divers voyages, en Australie, en Espagne, mais également au Mozambique.
    On retrouve, dans ce policier d'Henning Mankell, la lenteur caractéristique qu'aime à développer l'auteur. On suit, dans un long cheminement introspectif, le parcours de Louise Cantor, une femme révoltée par la mort de son fils et par la conclusion des policiers, une femme en quête de sens et de vérité. Elle fait, au fil de son enquête, quelques petites découvertes qui l'amènent à conclure que son fils était vraiment pour elle un réel point d'interrogation. Ce qui m'a beaucoup frustrée, c'est la fin du roman : on comprend que l'enquête ne fait alors que commencer et on n'a eu qu'un petit aperçu de la vérité. Ce qui m'a troublée également, c'est la dimension très noire et pessimiste du roman : l'auteur donne de l'Afrique une image désespérée ; aucune note d'espoir ne surgit entre les lignes. Mais j'ai apprécié l'enquête patiente, qui avance maillon par maillon, qui permet à Louise Cantor d'assembler progressivement les morceaux de tessons d'une vaste céramique, sans parvenir cependant à une forme finale satisfaisante. L'auteur a fait passer, à travers son ouvrage, un message intéressant – quoique désespéré – sur la situation du sida, corrélée à celle de l'Afrique.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 13 septembre 2010

    kathel
    Bien que ce soit un Mankell sans Wallander, ce roman est très prenant, dès les premières pages, grâce à un beau personnage de femme et de mère, Louise Cantor, cinquante-quatre ans, archéologue en Grèce, qui trouvant son fils mort à son retour en Suède, ne peut se résoudre à croire qu'il s'est suicidé et commence des recherches. Ce n'est pas un roman policier, même s'il en a la construction, les fausses pistes, les indices qui se mettent en place ainsi que quelques scènes plutôt dures. le thème du deuil est aussi présent, il ne faut pas imaginer que Louise se lance immédiatement dans une enquête, ce qui serait invraisemblable, non, tout reste très réaliste et c'est d'ailleurs ce qui fait froid dans le dos à différents moments du récit, surtout quand elle poursuit ses recherches à Barcelone puis au Mozambique. le choix du personnage principal est astucieux : Louise Cantor a l'habitude de procéder à des recherches, de faire des déductions, de ne pas interpréter forcément tout ce qu'elle trouve comme étant ce qu'elle cherche… De plus son âge et le fait que son fils unique soit mort font qu'elle ne craint pas de s'imposer ou de poser des questions dérangeantes aux autres protagonistes du récit. Ce roman permet à l'auteur de faire passer des idées sur les problèmes de l'Afrique, l'origine du sida, le rôle des laboratoires pharmaceutiques, le trafic de drogue, la prostitution, thèmes qui ne sont pas plaqués sur le récit, mais bien intégrés et tout à fait passionnants. Par certains côtés, ce roman se rapproche de Zulu de Caryl Férey ou de La constance du Jardinier de John le Carré. Quand au titre, il a bien un rapport avec cette enquête que je laisserai découvrir à ceux qui se lanceront dans l'aventure.
    Un très bon Mankell, que j'ai préféré à Tea-Bag, lu l'année dernière. Il paraît que Profondeurs lui est supérieur encore, ce que je vais devoir vérifier un jour ou l'autre !

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-34622329.html
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Citations et extraits

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  • Par lehane-fan, le 10 mars 2012

    Seule notre incapacité à comprendre faisait que nous savons tout de la façon de mourir des Africains , et presque rien de leur façon de vivre .
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  • Par le_Bison, le 17 avril 2012

    Ce n’était pas le premier blanc à débarquer dans un pays pauvre d’Afrique et à se jeter sur les femmes noires. Rien n’est plus important pour un homme blanc que de pénétrer entre les jambes d’une femme noire. Pareil pour un Noir avec une femme blanche.
    Citation de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par le_Bison, le 14 avril 2012

    Henrik était couché sous la couverture. Sa tête reposait lourdement sur l’oreiller. Il était étendu sur le dos, une main pendant vers le sol, l’autre ouverte sur sa poitrine.
    Elle comprit sur-le-champ qu’il était mort. Dans une tentative désespérée de se libérer de cette vision, elle poussa un cri. Mais il resta sur le lit, sans bouger.
    Ce vendredi 17 septembre, Louise Cantor fut précipitée corps et âme dans un gouffre sans fond.
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  • Par lehane-fan, le 10 mars 2012

    -Personne n'imagine que la mort est si proche . Pour certains , cela va tres vite . C'est mon cas . (...) La maladie se propage en moi comme un feu d'herbes seches . Je suis prete . Je n'ai peur que certains jours , à l'aube , quand le lever du soleil est plus beau encore que d'habitude et que je sais que bientot je ne le verrai plus .
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  • Par marina53, le 02 mai 2012

    Vous méprisez les Noirs. C'est peut-être inconscient, mais c'est bien réel. Vous considérez que c'est notre propre faiblesse qui a plongé le continent dans une si grande misère. Comme la plupart des autres Blancs, vous pensez que le plus important est de savoir comment nous mourrons. Comment nous vivons, vous ne vous en souciez pas.
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