> Anna Gibson (Traducteur)

ISBN : 2021018784
Éditeur : Editions du Seuil (2010)


Note moyenne : 3.99/5 (sur 109 notes) Ajouter à mes livres
Grand-père d’une petite Klara, Wallander a réalisé ses rêves : vivre à la campagne avec son chien.
Après avoir évoqué avec le commissaire la guerre froide et une affaire de sous-marins russes dans les eaux territoriales suédoises, le beau-père de sa fille Linda, ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par mariech, le 18 mars 2012

    mariech
    Intrigue assez moyenne , bien que les rapports URSS- Etats - Unis sont bien analysés , tout en nuances .
    Ce qui est le plus intéressant , c'est le côté psychologique , la découverte de la vie en Suède .
    J'ai épinglé l'emploi généralisé du ' Tu ' , le fait que les enfants ont la possibilité de prendre le nom de famille de leur mère , le long congé de maternité , les traditions , ici , la fête de la St Jean .
    Kurt Wallander qui nous fait part de sa peur de vieillir , enfin , surtout , la peur d'être dépendant , la solitude , la peur de la retraite , les relations du commissaire avec son propre père , ses relations parfois houleuses avec sa fille .
    Nous partageons le temps de l'enquête la vie de K. Wallender , les insomnies , les soirées trop arrosées dues à un trop grande solitude , le café du matin , les repas pris sur le pouce mais aussi des moments de bonheur , la vie quoi.
    C'est tout cela qui rend le personnage si attachant , le thème du temps qui passe trop vite , arrivé à un certain âge , la peur de la vieillessse étant bien des thèmes universels .
    Avec les trous de mémoire de plus en plus fréquents , de plus en plus graves de K . Wallender, l'auteur nous prépare doucement à faire le deuil de son personnage , à notre plus grand regret .
    J'ai eu l'impression de perdre un ami , et me suis dit , ouf , je n'ai pas encore lu toutes les enquêtes , et tant pis si ce n'est pas dans l'ordre .
    Décidemment , Hennig Mankell est bien talentueux ; et les lecteurs qui n'aiment pas les policiers sont perdants .
    Beau moment de lecture , d'une grande humanité .
    Je dois dire aussi qu'il y a beaucoup de critiques de qualité sur ce livre et que je m'excuse de ne pas écrire à chacun pour leur en faire part .
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    Critique de qualité ? (26 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par marina53, le 28 mai 2012

    marina53
    Dernière enquête de Wallander, peut-être ma préférée.
    Mankell ne ménage pas ses efforts dans ce polar: 550 pages, plus romancé que les autres et beaucoup plus centré sur Wallander, qui occupe tout le devant de la scène.
    Wallander se retrouve par hasard dans une enquête puisque ce sont les futurs beaux-parents de Linda qui disparaissent, à tour de rôle. On est plongé dans l'espionnage, des histoires de sous-marins russes, la guerre froide, la mort...
    Mankell transpose à travers Wallander toutes ses inquiétudes quant au monde qui l'entoure.
    Tout au long du roman, Wallander fait référence à ses anciennes enquêtes.
    Je regrette cependant les allusions faites aux différents problèmes de santé de Wallander: diabète, cholestérol et ses pertes de mémoire (qui n'annoncent rien de bon). J'aurais préféré une fin plus "optimiste" quant à l'avenir de Wallander, au moins pour le remercier pour ses bons et loyaux services.
    J'aurais été moins triste de le quitter. Merci quand même Mr Wallander...
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par alicejo, le 17 février 2012

    alicejo
    J'avais très envie de découvrir Henning Mankell depuis un moment déjà et avais même Les Morts de la Saint-Jean dans ma PAL (que je me réservais pour mes vacances). Et bien c'est chose faîte grâce aux éditions POINTS et l'opération Masse critique organisée par Babelio. Un grand merci pour cette découverte.
    C'est un peu étrange de découvrir l'œuvre de Henning Mankell avec la dernière enquête de son héros récurrent, Kurt Wallander. Autant le dire tout de suite, les histoires d'espionnage sous fond de guerre froide, ce n'est vraiment pas mon truc. Alors pourquoi ces 4 étoiles, me direz-vous (peut-être) ?
    Une des raisons qui m'ont beaucoup fait aimer ce roman, c'est justement le peu de place que tient l'enquête dans ces 600 pages. l'enquête est ici presque comme un prétexte, une toile de fond qui s'efface pour mettre en avant LE personnage central de cette histoire : Kurt Wallander, L'homme inquiet. Inquiet face à la retraite prochaine, au vieillissement, à la mort inéluctable (la sienne, celle de ses proches). Un homme profondément nostalgique, tourmenté par ses souvenirs, ses amours passées, ses échecs ... Un homme qu'on imagine qu'il a toujours était sûr de lui, de ses intuitions et qui perd peu à peu ses repères.
    Henning Mankell dresse un portrait très touchant de son héros. L'avant dernier paragraphe (irrémédiable) du roman que je révélerai évidemment pas m'a remuée (même moi qui n'ai pas suivi les enquêtes de Wallander au fil des années).
    En tout cas ce partenariat avec Points a fait mouche car j'ai très envie de remonter le fil de l'histoire de Wallander en lisant peut-être les autres volumes dans l'ordre chronologique contraire.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par paikanne, le 19 février 2012

    paikanne
    Wallander a réalisé ses rêves : vivre à la campagne avec son chien. Et il est devenu grand-père d'une petite Klara. Sa fille Linda vit avec le père de l'enfant, incroyable mais vrai, un financier aristocrate. le beau-père de Linda, ancien officier de marine haut gradé, disparaît après avoir évoqué avec Wallander la guerre froide et les sous-marins russes dans les eaux territoriales suédoises. [...] Soupçons d'espionnage. Au profit de la Russie ? Des États-Unis ? Wallander mène une enquête parallèle à celle de la police de Stockholm et des services secrets.
    Merci à Babelio qui, dans le cadre de Masse Critique, m'a permis de lire ce roman en collaboration avec les Éditions Points.
    Puisque je ne fais pas toujours forcément les choses "dans l'ordre", j'aurai découvert pour la première fois Henning Mankell et son personnage Kurt Wallander… dans l'ultime aventure de ce dernier.
    L'homme inquiet est double en réalité : d'une part, il s'agit de celui qui a disparu, Håkan von Enke, le "beau-père" de Linda, la fille de Wallander, un septuagénaire que le policier a rencontré quelques fois mais avec qui il n'a pas eu le temps de se lier (si tant est qu'il puisse se lier véritablement avec quelqu'un). D'autre part, Wallander lui-même se sent foncièrement inquiet : il vieillit et se remet en question même si, de l'extérieur, il est presque impossible de s'en rendre compte.
    Pour diverses raisons, Wallander se retrouve en congé et en profite pour enquêter sur la disparition de l'autre grand-père de sa petite-fille. Il progresse à son rythme, sans précipitation aucune, d'autant qu'il n'est pas mandaté par les autorités. Ses intuitions le guident ; il se demande pourtant si les années qui s'écoulent ne risquent pas de le laisser de plus en plus dépourvu.
    Difficile de démêler le vrai du faux lors de cette enquête, ou plus exactement, de voir derrière les apparences. Wallander va beaucoup voyager au cours de ces investigations, tâchant de peindre par petites touches le portrait du disparu et de son épouse, sur fond de trahison éventuelle, alors que la guerre froide paraît tellement loin…
    À côté de ces recherches informelles, le commissaire est préoccupé par sa santé : son diabète se rappelle à son bon souvenir et surtout, de temps à autre, il est sujet à des absences, des espèces de trou noir qui ne durent jamais bien longtemps mais le terrifient et le laissent pantelant.
    J'ai beaucoup apprécié le cheminement personnel du policier qui, à mon sens, acquiert autant d'importance que l'enquête elle-même, si pas davantage. le temps qui passe le préoccupe, surtout qu'il est devenu grand-père depuis peu ; les relations avec sa fille sont parfois houleuses : chacun aime profondément l'autre mais n'a jamais appris à l'exprimer.
    Côté écriture, j'ai aimé la plume de Mankell qui déroule de manière fluide le fil des mots. Même si ce sera à rebours, je découvrirai avec plaisir d'autres enquêtes de Wallander : après celui (ceux) qui s'inquiétai(en)t, L'homme qui souriait m'attend d'ores et déjà dans ma PAL.

    Lien : http://paikanne.skynetblogs.be/archive/2012/02/19/l-homme-inquiet-he..
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par fermeledimanche, le 27 mars 2011

    fermeledimanche
    Une amie m'a prêté L'homme inquiet en me disant : « C'est la dernière enquête de Wallander ». Je n'avais pas envie de le lire car je venais à peine de faire connaissance avec Kurt Wallander et je n'envisageais pas que notre histoire s'arrête là. Elle venait à peine de commencer ! J'étais entrain d'achever la lecture de La Lionne blanche qui m'enchantait. Qu'avais-je donc lu des aventures de ce policier diabétique fatigué mais génial ? Ah oui ! Les Morts de la Saint-Jean et Avant le gel. Et ce dernier livre est d'ailleurs une enquête de Linda, la fille de Wallander, plus que celle de son père. Alors, en terminer avec Wallander ? Finalement j'ai accepté le prêt de mon amie et me suis jetée, à corps perdu, dans les bras de Kurt. Les épigraphes « Un être humain laisse toujours des traces. Nul ne peut davantage vivre sans son ombre… » « On oublie ce dont on veut se souvenir et on se souvient de ce qu'on préférerait oublier… » traduisent bien l'atmosphère de ce roman.
    La fille de Wallander va avoir un enfant. Kurt devient le grand-père d'une petite Klara. Il va donc faire la connaissance des parents de Hans von Enke, le compagnon de sa fille. Au cours d'une fête donnée pour son anniversaire, Hakan von Enke, ancien officier de marine, confie à Wallander une étrange histoire de sous-marins russes disparus soudain des eaux territoriales suédoises. Plus tard c'est Louise von Enke qui disparaît. Elle sera retrouvée morte. Suicide ou assassinat ? Il semblerait que cette femme sans histoire ait eu un passé trouble, qu'elle espionnait pour le compte des russes. Et Wallander d'enquêter.
    Ce roman confronte Wallander avec son passé. Avec les femmes de son passé. Mona, sa femme, qu'il dut quitter car elle ne supportait plus qu'il ne vive que pour son métier de policier ; Baiba, son amie lettone, avec qui il aurait pu refaire sa vie, acheter une maison et avoir un chien. Mais Wallander ne réalisera que la fin de son rêve : la maison et le chien, Jussi, le labrador fidèle qui ne lui reproche rien lorsqu'il s'éloigne (longtemps et souvent) pour le besoin de ses enquêtes. Jussi lui fera de moins en moins la fête, c'est tout.
    Au début du roman, Wallander oublie son arme de service dans un restaurant où il s'était isolé pour boire plus que de raison. Et les oublis, les trous noirs se multiplient.
    Et le roman s'achève sur une belle mise en abyme : « Il avait mis son point final. Provisoire ou non, peu importe. » Qui écrit ? Wallander ? Mankell ?
    J'ai refermé ce roman, enchantée, et me suis dit que j'allais reprendre mon histoire avec Wallander sans respect aucun pour la chronologie.
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Citations et extraits

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  • Par marina53, le 28 mai 2012

    Les enfants peuvent être cruels. Je n'étais pas une exception.
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  • Par marina53, le 27 mai 2012

    La haine a la vie dure.
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  • Par marina53, le 26 mai 2012

    Peut-être a-t-on parfois des secrets qu'on ignore?
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par marina53, le 26 mai 2012

    Quelqu'un qui arrive à pleurer ouvertement, à mon avis, c'est quelqu'un qui a beaucoup de courage. Personnellement, j'en suis incapable. Hélas.
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  • Par caro64, le 29 décembre 2010

    Il n'entretenait aucun espoir édifiant comme quoi Autre Chose l'attendait après la traversée du fleuve noir. Il n'y avait rien là-bas que la nuit d'où il avait émergé à sa naissance. Jusqu'à ses cinquante ans, il avait entretenu une peur confuse de la mort, et du fait de devoir rester mort si longtemps, pour reprendre la formule qui résumait le mieux, pour lui, son sentiment. Il avait vu trop de cadavres au cours de sa vie et rien sur leurs visages muets ne suggérait qu'un Ciel eût recueilli leur âme.
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