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> Félix Bertaux (Traducteur)
> Charles Sigwalt (Traducteur)
> Geneviève Maury (Traducteur)

ISBN : 2253002690
Éditeur : Le Livre de Poche (1978)


Note moyenne : 3.65/5 (sur 91 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Peintre puissant de la bourgeoisie allemande avec Les Buddenbrook, Thomas Mann publie à vingt-huit ans ce bref roman, une de ses oeuvres les plus révélatrices de son débat intérieur. Jeune écrivain prisonnier de l'introspection et de sa réflexion sur son art, Tonio Krög... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par peloignon, le 01 mars 2013

    peloignon
    L'auteur nous présente avec brio, dans ce très court roman, quelques moments idéaux typiques de la croissance existentiale d'un artiste bourgeois nommé Tonio Kröger.
    Ce dernier, ballotté par les vents et marées où baigne la barque de son existence, fait face à son angoisse en préservant de son mieux l'équilibre instable de son âme sensible.
    Il prend au sérieux aussi bien la réflexion que l'immédiateté, persistant presque héroïquement à les garder toutes deux en tension existentielle, au lieu de les unifier en une fadeur confortable.
    Cette conscience malheureuse destinale de l'exception, état de conscience récurrent chez les personnages de Mann, me semble provenir d'un regard pathologiquement conscient d'une transcendance...un temple érigé à un Dieu inconnu...
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    • Livres 4.00/5
    Par Sharon, le 01 mai 2012

    Sharon
    J'ai lu ce livre il y a presque une semaine, et je ne savais pas vraiment quoi en dire. le temps passe, et je me suis dit qu'il fallait vraiment que je m'attèle à la rédaction de cet avis, sous peine de ne pas en rédiger.
    Premier soucis : ce livre est une édition assez ancienne. Moralité : la page de garde contient une brève analyse de l'oeuvre qui oriente volontairement la lecture. Etre guidé dans la lecture, pourquoi pas ? Se voir imposer un point de vue, non. Laisser entendre que Thomas Mann est un excellent auteur est une évidence.
    Deuxième soucis : l'apparente simplicité de la narration. Elle est en effet linéaire, et nous épousons le point de vue de Tonio. le récit est pourtant très rythmé, de courts chapitres narratifs alternent avec de longs chapitres plus analytiques. Tonio se remet en cause et s'interroge, parce qu'il ne correspond pas à ce que les autres artistes attendent de lui, tout comme il ne correspondait pas à l'image du bourgeois traditionnel. La souffrance de l'adolescent se poursuit adulte.
    Qui est-il ? Il est le fils d'un consul, modèle de bons bourgeois d'une ville de province. Il est aussi le fils d'une italienne fantasque et artiste, qui refera sa vie juste après la mort de son mari, laissant derrière elle son fils. Il s'appelle Tonio, prénom qui détonne dans cette ville du Nord, en souvenir du frère de sa mère. L'enfant né de cette union passionnée aurait pu être à son tour un modèle de bon bourgeois : les filles de Sissi n'ont pas hérité de la nature fantasque de leur mère et se sentaient très proches de leur père. Tonio, lui, doit composer avec ses deux natures.
    Alors il part en voyage, et je n'ai pas pu m'empêcher de me rappeler le voyage de Victor Hugo sur Le Rhin, presque un siècle plus tôt, si ce n'est que Victor Hugo ne se cherche pas, il observe avec une acuité rare. Tonio, lui, se plonge dans ce monde du Nord qui est celui de son père, le présent rejoint le passé, j'avais presque envie d'y lire une fantasmagorie plutôt qu'une vision réelle et le dénouement... Un critique le qualifierait de "résolument optimiste" et de "fin ouverte". Je le qualifierai de courageux.

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-tonio-kroger-de-thoma..
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    • Livres 4.00/5
    Par Tallula, le 10 novembre 2012

    Tallula
    J'avais lu pas mal d'avis négatifs sur Tonio Kröger. Un livre "ennuyeux", où "il ne se passe rien"... Ce n'est pas du tout ce que j'en pense après l'avoir fini.
    C'est un roman que je recommande, et même si c'est une traduction, j'ai vraiment beaucoup aimé le style d'écriture.
    Nous suivons ici l'évolution d'un poète, Tonio Kröger, de son adolescence à l'âge adulte. Et ce qui frappe c'est son sentiment d'être incompris, à part, alors qu'il n'a que 14 ans... Parce qu'il lit plus que les autres, parce que, fils de consul, il n'a pas le même langage que ses camarades de classe, il est véritablement prisonnier de ses pensées.
    En grandissant, nous pourrions croire qu'il a enfin trouvé sa place en ce monde en même temps que le succès, mais non.
    Ce roman se termine par la même scène : 13 ans après, l'histoire se répète, ce qui ajoute au sentiment d'enfermement. le poète serait donc trop en décalage avec le monde pour y trouver son bonheur, parce qu'il a un regard supérieur, aiguisé. Il voit au delà de ce que le commun des mortels voit. En cela, peut il trouver sa place en ce monde ? Sa renommée et son talent sont-ils, finalement, aussi enviable que l'on pourrait le penser au premier abord ? Ne dit-on pas "Heureux les simples d'esprit" ?
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    • Livres 4.00/5
    Par Marti94, le 10 novembre 2013

    Marti94
    Thomas Mann nous entraîne dans les tourments de son double, Toni Kröger, un bobo d'il y a un siècle. L'écriture est fine mais si j'ai choisi ce livre c'est parce que c'est une référence de Jean-Pierre Ceton dans ses entretiens avec Marguerite Duras et puis aussi parce qu'il sait décrire la mer comme personne et que je reviens de Venise (j'aurai pu choisir "Mort à Venise" mais je préfère voir le film de Visconti). J'ai continué ma lecture avec "Le petit Monsieur Friedemann" qui se prénomme Jean, petit bossu, qui m'a tenue en haleine mais m'a déçue avec une fin qui n'est pas digne de l'amoureux de la vie.
    Lu en décembre 2012
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    • Livres 4.00/5
    Par mireille.lefustec, le 21 mars 2012

    mireille.lefustec
    Tonio Kröger est un jeune homme d'origine bourgeoise mais bohème de ,
    nature . Esprit tourmenté,il mène une vie solitaire et comme séparée de celle des autres hommes. Il ne peut vivre sans constamment s'interroger sur lui-même et sur l'oeuvre qu'il crée,alors qu'il n'aspirerait_croit-il_qu'à être comme ceux qui ne s'analysent pas,ne rêvent pas,et se contentent de suivre leurs instincts sociaux.
    4ème de couverture de Bibliothèque cosmopolite
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Citations et extraits

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  • Par zohar, le 05 février 2011

    Il se livra tout entier à la puissance qui lui apparaissait comme la plus élevée sur terre, au service de laquelle il se sentait appelé: la puissance de l'esprit et du verbe qui règne en souriant à la vie inconsciente et muette. Il se donna à elle avec sa juvénile passion.
    Elle aiguisa son regard (...), elle lui ouvrit l'âme des autres et la sienne propre, le rendit clairvoyant, lui montra l'intérieur du monde, et ce qui se trouve tout au fond, sous les actions et les paroles.
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  • Par Tallula, le 11 novembre 2012

    L'expérience l'avertissait que ce qu'il éprouvait là était l'amour. Mais, quoi qu'il sût parfaitement que l'amour lui apporterait beaucoup de souffrances, de tourments et d'humiliations, qu'il détruisait la paix de l'âme et remplissait le cœur de mélodies, sans qu'il fût possible de leur donner une forme harmonieuse et créer dans le calme une œuvre achevée, il l'accueillit tout de même avec joie, s'abandonna tout entier à lui, et le nourrit avec toutes les forces de son âme, car il savait que l'amour rend riche et vivant, et il aspirait à être riche et vivant plutôt qu'à créer dans le calme une œuvre achevée.
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  • Par sabina, le 15 septembre 2012

    Il suivit le chemin qu'il devait suivre, d'un pas indolent et irrégulier, en sifflotant et en regardant au loin, la tête inclinée de côté et s'il fit fausse route, c'est que pour certains êtres il n'existe pas de chemin approprié.
    Quand on lui demandait ce qu'il pensait devenir, il donnait des réponses variables, car il avait coutume de dire qu'il portait en lui les possibilités d'une quantité d'existences, jointes à la conscience secrète qu'elles étaient au fond de pures impossibilités.
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  • Par mandarine43, le 08 août 2011

    Le soleil d'hiver, caché derrière des couches de nuages, ne versait qu'une pauvre clarté laiteuse et blafarde sur la ville resserrée entre ses murailles. Les rues bordées de pignons étaient mouillées et pleines de courants d'air et, par moments, tombait une espèce de grêle molle qui n'était ni de la glace ni de la neige.
    L'école était finie. À travers la cour pavée et hors de la grille, le flot d'enfants rendus à la liberté s'écoulait, se divisait et s'enfuyait à droite et à gauche. De grands élèves serraient avec dignité leur paquet de livres haut contre leur épaule gauche, tandis que du bras droit, ils ramaient contre le vent, dans la direction de leur repas de midi ; les petits partaient gaiement au trot, faisant rejaillir de tous cotés la neige, fondue et s'entrechoquer l'attirail de la science dans leurs cartables en peau de phoque. Mais de temps à autre tous, d'un air vertueux, enlevaient leurs casquettes devant quelque professeur à chapeau de Wotan ou à barbe de Jupiter qui s'éloignait d'un pas grave.
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  • Par Wilkinson, le 05 mai 2012

    "Si vous tenez trop à ce que vous avez à dire, si votre coeur bat trop vite pour votre sujet, vous pouvez être sûr d'un fiasco complet. Vous serez pathétique, vous serez sentimental, vous produirez une oeuvre lourde, gauche, austère, dénuée de maîtrise, d'ironie et de sel, ennuyeuse, banale, et le résultat final sera l'indifférence chez le public, et pour vous la déception et le chagrin..."

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Depuis le Prenzlauer BERG (Berlin), Olivier BARROT présente le livre "Appels aux Allemands", recueil des textes écrits par Thomas MANN et diffusés par la BBC pendant la 2ème Guerre Mondiale.











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