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ISBN : 2359495917
Éditeur : Don Quichotte éditions (05/01/2017)

Note moyenne : 4.73/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Si ce soir-là Charlotte n’était pas sortie dîner entre filles, elle promènerait Isis dans les allées d’un square. Il lui achèterait des livres qu’elle laisserait traîner sur la table de nuit. Chaque jour, elle serait plus belle. Chaque jour, il serait plus amoureux. Ils boiraient du Sancerre au bonheur de leurs 30 ans, danseraient sur Christine and the Queens. La vie ne tient parfois qu’à un bas filé…
Le miracle n’arrivera pas : cette nuit-là, Karim perd tout... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
motspourmots
09 janvier 2017
  • 5/ 5
Tous ceux qui ont lu Les échoués, fantastique et essentiel premier roman de Pascal Manoukian attendaient forcément celui-ci avec impatience. Une pointe d'inquiétude aussi, après une telle émotion, c'est normal. C'est peut-être pour cela que l'auteur a pris soin de placer deux têtes connues dans les premières pages, deux personnages des échoués, comme un petit signe de connivence, comme pour signaler qu'on ne s'est pas trompé, qu'on va bien retrouver ici les éléments qui nous ont fait vibrer, qu'on va bien repartir pour un voyage marquant, inoubliable.
Et marquant, c'est peu de le dire. Car si pour Les échoués, Pascal Manoukian avait pris soin de positionner son intrigue dans les années 90, un recul nécessaire pour peut-être mieux faire écho aux drames actuels, Ce que tient ta main droite t'appartient vous arrive en plein front, directement, sans filtre. Pas de recul cette fois-ci. On est dans l'actualité chaude, celle qui nous colle au corps depuis deux ans, celle de l'état d'urgence, du danger terroriste au coin de chaque rue, des chaînes d'infos en continu, de l'escalade dans la violence. Mais c'est bien le même auteur qui est à la manoeuvre. L'observateur de terrain, journaliste, reporter, photographe. Habile à décortiquer l'information au-delà des images et à rendre un contexte, une situation plus compréhensibles par la grâce de ficelles romanesques bien réfléchies et une dose d'empathie qui est sa marque de fabrique.
Ce que tient ta main droite t'appartient met donc en scène un drame qu'on n'a aucune peine à imaginer. Une jeune femme, Charlotte est victime d'une attaque terroriste alors qu'elle dînait en terrasse avec deux amies dans un bistrot parisien. Dévasté, son compagnon, Karim doit faire le deuil de sa future femme et de leur future fille qui n'a pas eu le temps de voir le jour. Comment admettre et surtout comprendre l'incompréhensible ? Lui le musulman athée, futur gendre d'une famille orthodoxe, français et laïc avant tout va recevoir un dernier choc. le terroriste ne lui est pas inconnu. Il s'appelle Aurélien, ils étaient à l'école ensemble il y a longtemps. Un converti, comme des centaines d'autres, radicalisé, ayant embrassé une cause comme la dernière des aventures d'un siècle qui se cherche encore un sens. Karim décide de remonter la piste. A son tour il se laisse recruter, embarque pour la Turquie via la Belgique avant de passer en Syrie... Comprendre, voir, savoir et puis, pourquoi pas, se venger ?
Aux côtés de Karim, le voyage est terrifiant. le mécanisme d'embrigadement, ces jeunes qui partent comme s'ils embarquaient pour le Club Med, les passeurs, les réalités d'un terrain en guerre, l'escalade de la violence toujours... et surtout, la mécanique implacable de la communication, arme stratégique au service du recrutement et de la terreur. Monteur-réalisateur pour la TV, Karim est une pièce intéressante pour la cellule média de l'état islamique. Ce qu'il découvre dans les coulisses de la réalisation des films de propagande a de quoi faire dresser les poils dans les chaumières.
Pascal Manoukian est journaliste et le regard qu'il pose sur l'utilisation des media et notamment des réseaux sociaux, sur la surenchère au sensationnel, sur la manipulation des esprits fait de ce livre un témoignage exceptionnel sur la mécanique d'un "état" sans foi ni loi qui sait parfaitement utiliser les outils qui permettent d'influencer des cerveaux crédules, naïfs, prêts à croire ceux qui leur expliquent que là-bas, ils auront tout, "tout ce que tient ta main droite t'appartient".
Il m'a fallu plusieurs semaines pour totalement digérer et assimiler le propos de ce livre qui donne à réfléchir bien plus que de longs discours ou reportages télévisés. Au-delà du drame lui-même et des épisodes de notre histoire récente qu'il revisite sans fard, il donne à voir une terrible réalité et surtout la difficulté pour les états à combattre ces tentacules terroristes qui s'infiltrent dans la moindre brèche. Encore une fois, Pascal Manoukian livre un roman aussi fort que didactique. Un roman qui est une nouvelle pierre à une oeuvre littéraire remarquable et surtout très cohérente. Car tout est lié. le monde est notre terrain de jeu, il serait temps que nous l'admettions et que nous joignions nos forces pour combattre ce qui doit l'être, sans se tromper de cible. Merci Pascal Manoukian de nous le rappeler avec autant de force.
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fuji
10 janvier 2017
  • 5/ 5
Une plongée dans cette écriture trempée dans l'encrier de l'humanité, nous rappelle combien depuis "Les échoués" Pascal Manoukian, nous délivre du foisonnement tous azimuts des médias sur des sujets oh combien douloureux en éclaireur qui connait le terrain.
L'histoire nous est connue, celle d'un jeune couple, qui a tout pour être heureux, Karim et Charlotte, et au détour d'un acte haineux, Karim se retrouve à refaire sa vie avec des si....
Karim et Charlotte s'aiment et attendent leur premier enfant, loin des religions, qui pour eux symbolisent plus le parcours de leurs parents que le leur. Ils vivent dans le cosmopolitisme de leur jeunesse et essaient de ne pas heurter les susceptibilités familiales, ils respectent l'éducation reçue mais ils sont eux et vivent comme des jeunes de leur âge.
Karim, en perdant Charlotte et leur enfant, n'a plus rien à perdre et il va nous emporter dans les coulisses de l'embrigadement.
Vous connaîtrez le fonctionnement de cette fourmilière qu'est Daech et vous comprendrez si cela est possible, pourquoi Anthony et Sarah veulent éléver leur jeune fils Adam sur le territoire sacré des musulmans, "la terre de Shâm" et aussi avec quelles illusions est partie une adolescente Lila.
Pascal Manoukian nous livre le fonctionnement de Daech et oui c'est une fourmilière où chacun a sa tâche et l'accomplira jusqu'à la folie, l'acte final.
Ils savent mettre à leur service l'existant, donc pas de perte de temps à créer, juste s'approprier ce que les réseaux leur offrent.
A ce moment là de votre lecture, vous entrez dans les ramifications de l'embrigadement. Leur toile est vaste, et relayée par autant de fourmis besogneuses dans l'ignominie du fanatisme.
Il devient évident que l'Occident avec pour seul horizon le consumérisme, créer autant de frustrations que de vide sidéral dans les têtes de beaucoup de jeunes
Souvenons-nous, en 2004 des propos du PDG de TF1:
" Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective ”business”, soyons réaliste: à la base, le métier de TF1, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit(...).Or pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible: c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible(...).
Rien n'est plus difficile que d'obtenir cette disponibilité. C'est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l'information s'accélère, se multiplie et se banalise. "
C'est là que réside la force de Daech et qu'il peut vomir l'Occident.
C'est ainsi que les médias pullulent 24/24 et abreuvent les sillons de votre tête et de votre coeur d'images insoutenables, mais images manipulées car la vérité n'est plus qu'un leurre, il faut du sensationnel, souvenez-vous que la compréhension il faut la chercher ailleurs.
C'est ce que nous apporte Pascal Manoukian qui est un grand reporter, qui connait le terrain, car vous n'êtes pas aller dans tous ces pays bombardés, que pouvez-vous savoir si toute une ville est détruite ou seulement un quartier. La seule tangibilité est dans ces hommes, femmes et enfants qui fuient et échouent sur nos côtes, ces "échoués" qui sont des êtres humains avant d'être d'une nationalité ou d'une autre.
Le vrai contre-pouvoir aux informations est ici, dans ces romans.
L'échec de l'Europe est cuisant et notre diplomatie bien inopérante.
Le problème est très complexe mais si une mise à plat des éléments ne se fait pas, alors....
En refermant ce livre criant de vérité, sans surenchère dans le tragique, juste des personnages mis en relief dans le contexte mondial sur le plan historique, géo-politique et économique pour éclairer notre lanterne, je n'en ressors pas sans peur mais avec une lucidité accrue.
Un livre INDISPENSABLE qu'il faut prendre le temps de lire et relire.
©Chantal Lafon de Litteratum Amor 10 janvier 2017
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jg69
05 janvier 2017
  • 5/ 5
Voyage au pays de l'embrigadement
Premier coup de coeur de l'année! Et je suis ravie que ce soit pour Pascal Manoulian, auteur que j'ai découvert avec son inoubliable Les échoués.
Charlotte fête sa grossesse avec ses deux amies d'enfance à la terrasse d'un café parisien où doit la rejoindre Karim lorsqu'elle est victime d'un attentat qui fait 18 morts et 42 blessés.
Pascal Manoukian nous plonge dès le début de son roman dans l'insoutenable avec un réalisme hors du commun.
Dévasté par la mort de Charlotte et la perte de leur enfant, Karim, monteur pigiste pour la télé, se rend compte que l'un des auteurs de l'attentat est Aurélien, un jeune français qui était en classe avec lui en CM2.
Pascal Manoukian décortique l'enchaînement inéluctable qui a entrainé Aurélien vers l'embrigadement avec sa prise en main par cinq barbus qui lui infligent du sport à outrance, des privations et des nuits à ânonner "avec une paille plantée dans le cerveau" avant le départ pour la Syrie.
Animé par la haine et un désir de vengeance, pour "affronter le monstre, lui couper la tête ou perdre la sienne" Karim veut infiltrer Daech et s'inscrit sur Facebook avec un pseudo bien choisi et après quelques échanges devient ami sur Facebook d'Abou Walid, membre de Daech. Tout cela est d'une facilité plus que déconcertante !
C'est très vite le départ pour la Syrie via Molenbeek, quartier musulman de Bruxelles, et la Turquie en compagnie d'autres français attirés par la promesse d'un bonheur vanté sur internet, il y a là Lila une jeune fille de 16 ans et un couple Anthony et Sarah avec leur fils Adam âgé seulement de 2 ans 1/2. Un périple où ils mettent leur vie entre les mains de passeurs et croisent de multiples réfugiés qui eux fuient la Syrie.
A peine arrivés en Syrie, ils sont plongés immédiatement dans l'horreur d'une scène de guerre puis envoyés en camp d'entraînement, passage obligé pour les soumettre, briser les volontés à coups de dressages, de brimades "On leur a trépané la mémoire, les instructeurs n'ont plus qu'à y plonger les doigts pour la reprogrammer."
Ce roman met en évidence les ravages d'internet où les promesses d'un paradis attirent des gens qui ne se voient plus d'avenir dans leur pays et considèrent la France comme une terre de mécréants.
" Al-Qaïda vivait à l'âge des cavernes dans les grottes de Tora Bora, Daech vit du buzz et des réseaux."
Quel plaisir de retrouver la plume de Pascal Manoukian qui fait un clin d'oeil à son précédent roman en introduisant deux des personnages des échoués dans ce nouveau roman !
Le récit est bien documenté, Pascal Manoukian livre quelques éléments historiques et propose quelques pistes pour analyser l'évolution de la société avec la disparition du vrai journalisme la profession étant tirée vers le bas, il accuse la multiplication des chaînes de télé au contenu vide d'engendrer une génération sans cervelle (Hanouna n'est pas épargné...) "On leur raconte tellement de conneries à la télévision qu'ils ne croient plus qu'en Internet". " L'inculture est le terreau de tous les fanatismes."
C'est un livre très dur que je n'ai pu lire qu'à petites doses. Pascal Manoukian fait prendre à son héros le chemin complètement inverse de celui d'Antoine Leiris avec son crédo " Vous n'aurez pas ma haine ".
En peu de mots précis souvent glaçants Pascal Manoukian décrit un obscurantisme qui conduit tout droit à la barbarie, il évoque de multiples morts en quelques mots brefs et secs sans s'étendre, on sent qu'il décrit des scènes vécues lors de son passé de grand reporter de guerre.
Le propos est effrayant, d'un réalisme insoutenable mais nécessaire et nous place face à notre impuissance.


Lien : http://leslivresdejoelle.blo..
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MissMaglivresque78
28 décembre 2016
  • 5/ 5
Roman très émouvant mais très difficile car il traite d'un sujet d'actualité, qui a blessé et qui blesse encore de nombreuses personnes à travers le monde.
On sent dans l'écriture de ce roman le passé de Reporter de l'auteur, il narre avec beaucoup de réalisme et d'informations qu'il tire d'une immersion dans l'embrigadement dans lequel s'est lancé Daesh.
Pascal Manoukian nous raconte une histoire, mais il nous ouvre surtout les yeux sur la folie, les horreurs ainsi que sur les erreurs et les mensonges qui en amènent certains à plonger dans cette machine infernale. Une machine dont on ne ressort pas...
Lien : https://livresque78.wordpres..
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krol-franca
15 janvier 2017
Comme j'étais tendue à la lecture des premières lignes du roman ! Je craignais tellement de ne pas apprécié autant que le précédent. le premier roman de l'auteur, Les échoués, m'avait totalement conquise et m'avait même donné un élan particulier pour en écrire la chronique.
Heureusement, il ne m'a pas fallu beaucoup de pages pour entrer de plein fouet dans le vif du sujet et surtout pour retrouver l'écriture alerte de l'auteur. Au passage, j'ai adoré ce petit clin d'oeil au roman précédent à travers un personnage tellement emblématique… Mais je n'en dirai pas davantage !
Je n'ai aucune envie de raconter l'histoire, d'autres s'en chargeront.
En revanche, je vais tenter de trouver les mots pour traduire l'intégralité de mon ressenti face à ce roman. Pas simple !
La difficulté cette fois-ci réside dans l'actualité du sujet. Actualité brûlante ! L'auteur a pris un risque, ici. le risque de choquer son lectorat en évoquant des événements dont la France ne se remet pas. Comment parler de ceux qui ont frappé à mort la liberté, l'insouciance ? Avec quels mots ? Comment réussir le pari de ne pas verser dans la caricature ou de ne pas faire pleurer dans les chaumières ? La ligne de démarcation est mince. Et Pascal Manoukian l'a franchie avec succès. de l'émotion, de la colère, mais pas de pathos !
L'histoire qu'il nous raconte est édifiante. On en devine l'issue très vite. Mais au-delà de ça, c'est avec un esprit journalistique qu'il parvient à nous transmettre son point de vue, sa vision du monde. L'auteur est suffisamment subtil et averti pour nous raconter une histoire (une vraie avec des personnages et un contexte social) tout en dénonçant les atrocités commises par Bachar El Assad ou par les djihadistes de Daech en Syrie, et en mettant le doigt sur l'incroyable facilité avec laquelle ils recrutent en Europe des hommes et des femmes pour soutenir leurs actions. J'ai retrouvé tout ce que j'avais vu dans les différents documentaires diffusés sur Arte (entre autres) et en même temps j'ai eu conscience de suivre une fiction passionnante.
Ce livre devrait être lu dans tous les lycées de France, par tous les jeunes susceptibles de se laisser embrigader par ignorance (mot qui revient comme un leitmotiv dans le roman).
« L'imagination est une arme dangereuse, la littérature, c'est la liberté d'inventer d'autres mondes, or il n'en existe qu'un seul comme il n'existe qu'un seul livre, celui de Dieu. »
Mais cela n'empêche pas les djihadistes de singer les scènes cinématographiques cultes pour mettre en scène leurs propres atrocités. Il faut dire qu'ils ne sont pas à une contradiction près.
Une bonne fiction est souvent aussi percutante qu'un documentaire !
Lien : https://krolfranca.wordpress..
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Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
jg69jg6905 janvier 2017
Tout l'art consiste à faire accepter le premier pas. Il est fatal. Il éloigne de tout, coupe du monde, de la famille, des repères, du retour aussi. C'est comme ces pièges à guêpes en entonnoir. Elles y rentrent et ne savent plus en sortir.
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jg69jg6905 janvier 2017
Quand le progrès n'assure plus c'est la religion qui prend le dessus et on peut lui faire dire n'importe quoi.
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jg69jg6905 janvier 2017
Ça sert à çà, la propagande, à rallier ou à terroriser.
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jg69jg6905 janvier 2017
L'inculture est le terreau de tous les fanatismes.
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jg69jg6905 janvier 2017
On leur raconte tellement de conneries à la télévision qu'ils ne croient plus qu'en Internet.
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Videos de Pascal Manoukian (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pascal Manoukian
Pascal Manoukian : "Les migrants pourraient tous sortir d'une école de commerce" - CSOJ - 25/09/15 Frédéric Taddeï recevait Pascal Manoukian, grand reporter, écrivain, auteur de "Les Echoués", pour parler des migrants.
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