Morte à trente-quatre ans, le 9 janvier 1923, Katherine Mansfield nous livre quinze ans d'une vie qui se veut toute pureté, sincérité, recherche de la Vérité. Cette quête de la vraie vie à travers l'art et l'amour, l'apprentissage de la douleur physique et morale, les d... > voir plus
J'avais commencé par ses Nouvelles, il y a fort longtemps... et puis en suivant je me suis mise à lire son Journal que son mari avait pris la liberté de faire éditer après la mort de KM.
Passionnant à lire, rentrer dans son intimité, moi qui avait adoré sa façon de bâtir ses Nouvelles (avec Hemingway , elle fut mon modèle quand j'ai commencé à écrire...)
et puis arrive un passage où elle exprime clairement son désir : ce qu'elle confie là ne doit jamais être rendu publique.
Alors j'ai refermé le livre et ne l'ai jamais terminé. Par respect.
voilà pourquoi je n'appose pas d'étoile.
Mai 1908. En bref, voici ce qu’il me faut. La puissance, la fortune, la liberté. Si nous sommes si cruellement enchaînées, c’est la faute de l’insipide théorie qu’on rabâche, qu’on serine aux femmes de génération en génération, et d’après laquelle rien n’a d’importance que l’amour. Cette balançoire, il faut l’envoyer promener, et alors, alors seulement apparaissent les possibilités de bonheur, de libération.