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> Catherine Richard (Traducteur)

ISBN : 2070787346
Éditeur : Joëlle Losfeld (2009)


Note moyenne : 3.33/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Dix ans après son départ cataclysmique vers une institution psychiatrique où elle a été internée, Muriel Axon est de retour dans sa petite ville des environs de Londres. Elle veut récupérer son ancienne maison qu'elle c... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (2)

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    • Livres 3.00/5
    Par Gwordia, le 29 août 2012

    Gwordia
    La locataire est un étrange récit, surprenant quant à la multiplicité des émotions provoquées. Servie par un rythme très particulier, l'atmosphère de cette histoire est à plus d'un titre oppressante.
    Au commencement, après lecture de la jaquette et des premières pages, un sentiment jubilatoire vous envahit. La noirceur latente laisse supposer une évolution délicieusement grinçante où tout va rapidement tourner au vinaigre. Mais, au fil des pages, le rythme semble s'essouffler, va même jusqu'à agacer tant on a le sentiment d'être floué, que la promesse ne va pas être tenue et qu'il s'agit en fait d'une histoire gentillette. Entendons-nous bien, je n'ai rien contre ce que l'on appelle la happy end, mais ce n'est pas du tout ce à quoi l'on s'attend à la lecture de la présentation de l'éditeur. Et, effectivement, ce n'est nullement le cas. Après vous avoir ménagé - un peu longuement -, l'auteur opère une volte-face pour mieux vous maltraiter. Enfin ! dit le lecteur masochiste.
    Les personnages, multiples, sont tous plus dérangeants les uns que les autres et leur ambiguïté entraîne une oscillation permanente sur les sentiments que l'on nourrit à leur égard. Difficile de fait de s'attacher à eux et pourtant, on le veut ce fin mot de l'histoire. Entre couples au bord de la rupture, enfants paumés et aliénés divers et variés, les situations aussi absurdes que glaçantes ne manquent pas. Et le final est mené tambour battant pour mieux vous laisser pantois, groggy. Aux allergiques des ambiances dérangeantes et des finals qui laissent place au questionnement, passez votre chemin. Pour les autres, si La locataire n'est pas le meilleur du genre, il est très correct et suffisamment atypique pour mériter l'intérêt.
    S'il peut se lire indépendamment, il est à noter qu'il fait suite à C'est tous les jours la fête des mères narrant le rapport d'un des personnages centraux, Muriel Saxton, à sa mère tyrannique.

    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2012/08/29/la-locataire-d-hila..
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    • Livres 4.00/5
    Par pyrouette, le 15 février 2011

    pyrouette
    Pour de la haine, c'est de la haine ! de l'humour noir glacial, une ambiance oppressante, une violence psychologique distillée à petite dose. Réjouissant décalé, on ne lâche pas le livre....Une réussite !


    Lien : http://pyrouette.canalblog.com/archives/2011/02/15/20395485.html#com..

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Citations et extraits

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  • Par pyrouette, le 15 février 2011

    En montant l'escalier avec son éponge et sa bouteille de crème détergente non abrasive, Muriel éprouvait une profonde satisfaction. Inutile de forcer le destin : la famille se débrouillait très bien par elle même. L'atmosphère était lourde de tensions et de rancunes et, sur le palier, toutes les portes étaient fermées, comme au bon vieux temps de mère. Les enfants, enfermés dans leur chambre, reniflaient de la colle ou pleuraient. De derrière les portes s'élevaient des bruits légers de respirations. Ce n'était plus qu'une question de temps, à présent. Il y aurait d'étranges douleurs dans l'obscurité des chambres, du désespoir dans la salle à manger, où se trouvait autrefois la cuisine de mère.
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  • Par pyrouette, le 15 février 2011

    Des aliments refroidis, des aliments abîmés, les ampoules ne tarderaient pas à griller, et personne ne prendrait la peine de les remplacer. Les factures resteraient impayées, et les vieilles bouteilles de lait se multiplieraient le long de l'évier. Sylvia atteindrait 1,10 mètres de tour de hanches, comme le voulait son tempérament, elle parcourrait la maison en se dandinant et en tanguant, et se cacherait en entendant la sonnette. De même que les articulations athlétiques de Colin enfleraient et craqueraient à force de rhumatismes, l'humidité d'automne ferait craquer et gonfler le plâtre et les briques de l'extension abritant la cuisine. Il se mettrait à boire, perdrait sans doute son emploi. L'immaculée Florence serait mêlée à dieu sait quelle débauche, et l'enfant délaissé de Suzanne pleurerait dans le jardin de derrière, regrettant la paix des eaux troubles dont il était issu...
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  • Par Gwordia, le 29 août 2012

    Et voilà : un cliché froissé sous ses plus vieilles chaussettes. Sa présence était un aveu tacite. Il devait pourtant savoir qu'elle fouillait dans ses tiroirs une fois de temps en temps ; au bout de vingt ans, il connaissait les méthodes qu'elle employait pour se tenir au courant. Il n'était pas de ces hommes secrets qui gardent par-devers eux leurs aventures amoureuses. Il faisait partie de ces hommes pitoyables, coupables, qui nourrissent un besoin profond d'être confondus.
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