> Alain Keruzoré (Traducteur)

ISBN : 2743600527
Éditeur : Payot et Rivages (1996)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
"Jamais personne n'imagine se retrouver un jour avec une morte dans les bras, dont plus jamais il ne reverra le visage et dont seul le nom subsiste". Non, Victor Francés, homme de lettres et scénariste, n'aurait jamais pu envisager une telle histoire ni croire qu'il pou... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par barbarawahl, le 22 novembre 2010

    barbarawahl
    Un livre étonnant, à tous points de vue. D'abord, cette histoire d'un rendez-vous amoureux et adultère qui commence aux premières pages et se termine de la manière la plus inattendue possible: par la mort de la femme, presque inconnue, au moment où le couple en était aux préliminaires, et puis, de longues, fortes et belles pages où la réflexion se rammasse autour du thème de mort, coincidences, incidences des actes qui se mettent à prendre une envergure immense, face à cette mort inopinée. Faut-il donc avertir le mari?(et du coup, notifier la situation d'infidélité). Que faire avec l'enfant resté seul? Les questions et les actes du protagoniste suivent un rythme qui devient haletant, le lecteur se surprend à se demander comment il peut etre aussi accroché par une situation qui n'en est pas une,à un moment de suspension totale, dans une ville, Madrid en l'occurence, qui n'est que nuit et incertitude.
    Après les longs étirements de la pensée, de nouveau, à la fin du roman, des révélations, retournements et surprises qui jettent une nouvelle lumière sur ce que l'on avait vu se dérouler sous nos yeux auparavant. Une note morale, presque un apprentissage.
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  • Par Sandre, le 07 juin 2009

    Sandre
    Juste, il faut que je vous dise deux mots de ce roman. Comment d'ailleurs ai-je pu ne pas penser à le faire avant ?

    C'est un des romans qui m'ont le plus marquée. Je l'ai lu à sa sortie, en 1996, et depuis je vous jure que je n'ai cessé d'y repenser tant l'histoire et le style m'ont bouleversée.
    Je fais simple.

    L'histoire, rien que le début... Un homme rencontre une femme. Elle est mariée. Son mari est absent. Elle invite l'homme chez elle.

    Ils vont dans sa chambre et entament les préliminaires de l'amour.
    Mais elle a un malaise, se sent de plus en plus mal et
    meurt... dans ses bras.


    Le corps éteint d'une étrangère, qui allait avec lui tromper son mari, dans cette chambre inconnue, alors qu'un enfant dort dans une pièce voisine...

    Voilà, je crois que cela devrait suffire.

    Le style est au diapason du drame, de l'intensité et de l'horreur du drame. le narrateur est extérieur mais le point de vue est interne. Plus que cela même, nous sommes plongés dans le flux de la conscience de l'homme en train de vivre le désir, puis le drame, la panique, la déroute, les rencontres et les révélations...

    Ce roman est une pure merveille.


    Lien : http://quedesromans.over-blog.com/
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  • Par de, le 09 octobre 2011

    de
    Dès le début de l'ouvrage, la densité de l'écriture aspire la rêverie et donne un poids très particulier aux temps et aux personnages. D'une situation à la fois exceptionnelle et banale, la mort incongrue d'une femme à peine connue, à peine embrassée, si peu aimée, l'auteur nous plonge dans des variations autour du mensonge, des hésitations, des actes à moitié accomplis et la dissimulation. le poids des incertitudes dans un phrasé lent et détaillé.
    Le chapitre sur la reconnaissance confusion entre une ex-épouse et une prostituée me semble cependant plus convenu et projette une ombre bien traditionnelle et maussade sur ce beau roman.
    Quoiqu'il en soit, laissez vous embarquer par cette variation entre « Je vais m'en aller » et « Je m'en vais ».
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    • Livres 2.00/5
    Par williambrown, le 31 mai 2011

    williambrown
    L'intrigue de départ est vraiment prenante : un homme voit sous ses yeux mourir une femme qu'il connaissait très peu et qui venait de tromper son mari avec lui...Il est seul, dans l'appartement de cette femme, avec son enfant, et décide de s'enfuir...
    Passé l'excitation des premiers chapitres, j'ai trouvé ce livre un peu long, plein de disgressions, et le personnage principal qui est également le narrateur m'est profondément antipathique, ce qui m'a un peu géné dans ma lecture.
    Une impression en demi-teintes pour cet ouvrage dont je reconnais pourtant les qualités d'écriture.
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    • Livres 1.00/5
    Par sandrine57, le 11 décembre 2010

    sandrine57
    Un très joli titre (inspiré de Shakespeare) et une bonne idée de départ pour au final un livre d'un ennui mortel difficile à ingurgiter.
    C'est sans doute lié à la forme: un quasi monologue de 450 pages! Et puis aussi au style de l'auteur: des phrases longues et alambiquées qui font parfois trois-quart de pages, des détours, des digressions à n'en plus finir qui compliquent le récit. S'ajoute à cela un personnage principal fadasse au possible et tous les ingrédients sont là pour une lecture qui m'a paru plus que pénible et dont j'ai cru ne jamais voir la fin.
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Citations et extraits

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  • Par ballad, le 07 octobre 2011

    "Tant de choses arrivent dans notre dos, notre capacité de connaissance est infime, nous ne voyons pas ce qui est derrière le mur, ou ce qui est loin, il suffit que quelqu'un chuchote ou s'éloigne de quelques pas pour que nous n'entendions plus ce qu'il dit, même si notre vie en dépend, il suffit que nous ne lisions pas tel livre pour que nous en ignorions l'avertissement fondamental, nous ne pouvons être qu'à un seul endroit à la fois, et encore ignorons-nous souvent que quelqu'un nous observe ou pense à nous, que quelqu'un est sur le point de composer notre numéro, de nous écrire, de nous vouloir ou de nous chercher, de nous condamner ou de nous assassiner et d'en finir ainsi avec nos rares et mauvais jours, que quelqu'un est sur le point de nous précipiter sur le revers du temps ou sur son dos noir, comme je pense à cet enfant et l'observe, en sachant plus sur lui que lui ne saura jamais sur ce qu'il fut cette nuit."
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  • Par ballad, le 07 octobre 2011

    "Quel malheur de savoir ton nom si demain je ne dois plus connaître ton visage, les noms ne changent pas et restent fixes dans la mémoire quand ils y restent, sans que rien ni personne ne puisse les en arracher."
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  • Par Laurane_C, le 31 mars 2010

    Demain dans la bataille pense à moi, et que tombe ton épée émoussée ! Désespère et meurs !
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Un livre, un jour : émission du 2 novembre 1993
Olivier BARROT présente le roman de Javier MARIAS "Un Coeur si blanc" publié aux éditions Rivages.








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