ISBN : 9782843376092
Éditeur : Anne Carrière (2011)


Note moyenne : 4.05/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
Duché de Lorraine. En cette fin de XVIIe siècle, le chirurgien ambulant Nicolas Deruet tombe amoureux de Marianne Pajot, accoucheuse à Nancy. Accusé de négligence lors d’une opération où il perd son patient, Nicolas s’engage dans les armées de la coalition qui l’emporte... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par missmolko1, le 09 octobre 2011

    missmolko1
    Lu dans le cadre de l'opération masse critique.
    Je me souviens l'avoir sélectionné en pensant "il a l'air bien" mais en réalité il est bien plus que ça!! En effet, je l'ai adoré.
    Tout d'abord, l'auteur a su doser le juste milieu d'éléments historiques pour nous transporter a la fin du XVIIe au début du XVIIIe siècle. Il explique a merveille la pratique de la médecine, de la chirurgie et des accouchements a cette époque (et toutes les découvertes qui viennent d'être faite ou qui ne sont pas encore en pratique a ce moment de l'histoire).
    Mais en plus de ce travail documentaire, il se cache dans ce livre un véritable roman qui combine a merveille le suspense et les rebondissements. Eric Marchal ne laisse en effet aucun moment de répit a ses lecteurs et j'ai été prise dans le tourbillon de l'intrigue. Enfin les personnages sont attachants et se révèlent tout au long du roman, méfiez vous les apparences sont trompeuses......
    Ce roman est pour moi une très belle découverte que je recommande vivement.
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    Critique de qualité ? (20 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par pichoune, le 15 novembre 2011

    pichoune
    Je vais donc essayer de faire passer mon ressenti en lisant ce livre.
    Le soleil sous la soie, possède d'abord une bien jolie couverture très agréable au toucher et dont l'allure sombre au titre exotique laisse, par la suite, rêveur. Dans l'ensemble, ce roman ce révèle intéressant sur certains points et très décevant sur d'autres.
    L'un des points qui m'a le plus passionné, car méconnu pour moi, c'est l'histoire du duché de Lorraine face à son voisin la France. J'imagine que l'auteur c'est documenté aussi bien sur les étapes militaires, que sur les différents protagonistes qui entourent le duc. J'avoue avoir été perdue parfois –une habitude chez moi- entre les noms de certains éminents personnages, leurs grades et leurs fonctions auprès du duc dans un premier temps.
    L'autre point intéressant est la chirurgie bien entendue. C'est de voir à travers Nicolas Déruet, l'état de cette discipline à cette époque, les conditions parfois précaires, qui aujourd'hui nous paraissent archaïque, ajouter aux remèdes de grand-mères. Sans oublier les expériences et découvertes plusieurs fois montrées à travers les diverses lectures des personnages qui montrent aussi l'ancienneté et les progrès qu'il nous restait (et nous reste) encore à faire. Encore plus lorsque l'on voit Marianne Pajot, accoucheuse de son état, sorte de pendant féminin de Nicolas qui nous montre un autre aspect de ce que les femmes pouvaient endurer.
    La fameuse rivalité médecin/chirurgien est finalement minime dans l'histoire, bien qu'elle soit l'élément déclencheur du départ de Nicolas sur le front.
    J'avoue avoir été déçue, mais cela n'est imputable qu'à moi même à cause de mes attentes, parce que je n'ai pas trouvé dans ce roman un aspect plus cru et sombre. Cependant, on remerciera l'auteur de nous épargner un aspect trop documentaire, objectif et sans âme, pour une version plus romancée.
    Pourtant, certains passages m'ont été pénible à lire, non par leurs contenus mais bien à cause de leurs personnages qui pour moi et l'un des gros point noir du livre :
    Le plus gros étant Rosa de Cornelli.
    Il y a parfois dans les romans des personnages exécrables que l'on adore détester et d'autres qui vous gâchent une lecture, Rosa fait partie de la seconde catégorie. Jamais vu personnage plus égoïste, au comportement puéril. C'est simple, elle n'évolue pas du début à la fin du roman, sa seule ligne de défense face aux problèmes est de pleurnicher et de se faire plaindre des autres. Son désir de liberté ainsi que de vouloir fuir avec Nicolas (parfait inconnu à ce moment là) dans les premières pages du livre prête à sourire, et l'on le met facilement sur le compte de la jeunesse. Seulement, avoir le même raisonnement des années plus tard, c'est simplement ridicule, parce qu'elle semble parfaitement incapable de vivre sans son petit univers lotie dans de la soie. Toute les manigances qu'elle met en œuvre pour s'accaparer un homme qu'elle n'a vu qu'une fois il y a plusieurs années… c'est à la fois incompréhensible, par son manque de réalisme, et rajoute une couche au comportement futile du personnage.
    Rosa a aussi le pouvoir de rendre fade tout les personnages qu'elle touche :
    Nicolas d'abord, leurs atermoiements amoureux sont dégoulinant de niaiserie dans les pages où ils sont ensemble au point de vous donner envie de sauter des pages.
    Azlan ensuite, personnage que j'ai particulièrement apprécier. du petit tzigane sur les champs de batailles, au jeune homme plein d'enthousiasme pour la chirurgie, elle vous le transforme en coquet à froufrou qui préfère le jeu de paume. le pire restant, après la rupture de Nicolas et Rosa, que cette dernière le ralliera à sa cause en laissant pourrir la situation. Ce passage fût d'ailleurs d'une grande pénibilité pour moi : Rosa est la fautive de la situation en se retrouvant le nez dans son propre caca, dans un juste retour de bâton, mais au final c'est Nicolas qui paie les pots cassés en passant pour le grand méchant. Un comble.
    Je préfère donc largement un personnage comme Marianne Pajot : beaucoup plus forte psychologiquement (il en faut avec son métier), plus indépendante et débrouillarde mais ayant tout de même des faiblesses ainsi qu'une part d'ombre.
    L'autre personnage qui malheureusement perd des points sympathie en cours de route est Nicolas. Homme au départ humble, passionné par son métier et sans réel attache, il devient au fur et à mesure un peu trop droit, intègre…un peu trop propre et lisse en somme en finissant de s'empâter dans la ville. de même que le schéma narratif mit en place par l'auteur ne lui donne pas gain de cause. Chaque fois qu'un problème –non chirurgicale- se pose, il fait appel au duc. Certes cela sert d'avoir des amis haut placés mais utiliser la carte « duc » à tout bout de champ donne l'impression que le personnage ne sait rien faire par lui même. de plus le fait d'avoir fréquenté Rosa finit par déteindre sur lui. Ses réactions deviennent peu compréhensible, comme la fois où il apprend que Rosa à manigancer pour le faire croire mort à Marianne. Cela lui semble normal et pardonnable car fait par amour, par contre ne pas avoir voulu donner un centime ni reconnaître un enfant illégitime, c'est inacceptable. Alors que de mon point de vue, faire croire à un être cher votre mort pour s'accaparer votre attention et baser ainsi toute une relation sur un mensonge, me semble quand même plus grave. Ce cher Nicolas reviendra finalement la queue entre les jambes vers Rosa une fois Marianne partie, achevant de faire sombrer ce qui restait de bien dans le personnage.
    Au final l'auteur se focalise sur une poignée de protagonistes, au détriment des autres. A plusieurs reprises, des personnages apparaissent pour disparaître peu de temps après alors qu'il aurait été intéressant de les développer. En général je prends plaisir à retrouver des personnages apparu un peu plus tôt dans le récit. Malheureusement dans le roman de Eric Marchal, l'apparition n'est que de courte durée puisqu'il s'agit de les faire mourir, pour la plupart, quelques lignes plus loin sans que cela apporte grand chose à l'histoire. Si bien que l'on peut se demander quelle importance ils ont pour le récit…
    L'auteur semble passer son temps à développer des pistes d'histoire dans l'histoire sans que jamais cela n'aboutisse ou alors finit en queue de poisson. le plus frustrant restera Ribes de Jouan. Son apparition donne un nouveau souffle au récit, en lui rajoutant un peu de mysticisme alchimique au passage, pour nous planter là, alors que ce cher Germain semblait avoir eu un éclair de génie sur le plus grand secret de tout les temps. Cette pirouette scénaristique malheureusement ne prend pas, car déjà vue et mal mise en scène ici par un auteur en manque d'idée.
    En parlant de scènes, je me suis interrogée à plusieurs reprises sur l'intérêt de certaines tellement elles semblaient hors contexte.
    Parce qu'au fond il n'y a pas vraiment d'histoire. Passer les deux cent premières pages et le retour de Nicolas de la guerre, on pourrait croire que celui ci va passer le reste du roman à laver son honneur… il n'en est rien. L'honneur est rapidement lavé et la vie paisible de Nicolas se poursuit dans un aspect tranche de vie, ponctué de cas chirurgicaux et de petites histoires avec comme trame (et seul fil rouge ?) l'histoire de la Lorraine.

    Je préfère m'en tenir là, tellement il y a de choses à dire en détails. Si j'ai l'air de démolir ce roman il n'en est rien. Il reste une lecture plaisante et facile, au fond intéressant mais dont les formes restent encore à soigner.

    Lien : http://outsitoutsi.over-blog.com/article-le-soleil-sous-la-soie-8875..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par mila0707, le 10 février 2012

    mila0707
    En 1694, le duché de Lorraine se libère enfin de l'occupation française, et le duc Léopold prend le pouvoir. Nicolas Déruet est un chirurgien itinérant passionné par son métier. En revenant à Nancy chez son professeur, François Delvaux, il vient au secours de la future marquise de Cornelli, dont le carrosse a versé dans un fossé. Il exerce quelque temps chez son mentor, et rencontre Marianne, une matrone (sage-femme) renommée dont il tombe fou amoureux et décide de l'épouser. Mais à la suite du décès d'un de ses patients, il doit s'exiler quelques années et opérer des blessés de guerre dans les armées de coalition contre les turcs. A son retour, Marianne a disparu. Il travaille à l'hôpital Saint-Charles de Nancy, et acquiert une excellente réputation. La marquise de Cornelli, follement amoureuse de lui, vient troubler sa vie toute tracée.
    Mon avis : le titre vient du fait qu'à l'époque on trouvait que la peau présentait des similitudes avec la soie et que le cœur, comme le soleil, envoyait la chaleur dans le corps pour nous faire vivre.
    Eric Marchal nous offre un excellent roman historique, romanesque et très bien documenté sur la chirurgie au XVIIème siècle. Ces chirurgiens, qu'on appelait aussi barbiers, s'opposaient à la médecine de l'époque, adepte de purges et de saignées. Les descriptions des actes de chirurgie sont surprenantes, si on se rappelle que les radiographies n'existaient pas… Soyons quand même heureux de passer au bloc opératoire avec hygiène et anesthésie…
    Nota Bene : Ce livre contient six cent trente pages, ce qui peut déjà rebuter certains lecteurs, et malheureusement son poids rendra la lecture difficile pour certains autres. En médiathèque, ce sont des critères que nous devons prendre en compte...
    Public : romans pour les adultes.
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    • Livres 4.00/5
    Par Alicej, le 11 octobre 2011

    Alicej
    La quatrième de couverture :Duché de Lorraine. En cette fin de XVIIe siècle, le chirurgien ambulant Nicolas Deruet tombe amoureux de Marianne Pajot, accoucheuse à Nancy. Accusé de négligence lors d'une opération où il perd son patient, Nicolas s'engage dans les armées de la coalition qui l'emportent en terre étrangère. Sans oublier Marianne, il mène un rude combat pour faire reconnaître sa profession.
    J'ai totalement été transportée par l'histoire: un contexte géographico-historique que je connaissais pas du tout, un milieu, celui de la médecine dont je ne suis pas familière et enfin une histoire épique avec de l'amour, des rebondissements, des personnages authentiques et attachants dans leurs passions, qu'elles soient professionnelles ou amoureuses. La petite histoire rejoint la Grande: les mariages royaux, les territoires conquis, les guerres, le statut des gitans, les divertissements dans les Cours d'Europe (repas "exotiques", jeu de paume) où les courtisans se mêlent au petit peuple.
    Ce livre est riche d'anecdotes, et là où le style manque quelquefois de finesse et de véritable construction littéraire, tout le contexte, la mise en place et le déroulement de l'intrigue nous entraînent plaisamment dans l'histoire de Nicolas Deruet.
    Enfin, j'ai énormément apprécié découvrir un fait historique qui m'était totalement inconnu: la rivalité opposant les médecins des chirurgiens au XVIIème, les uns détenant les études et le latin, dont la saignée est le remède "facile", les seconds (associés aux barbiers) la pratique et le savoir-faire se transmettent dans les villes.


    Lien : http://monblogmonmiroir.over-blog.com/article-le-soleil-sous-la-soie..
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  • Par Emmalife, le 20 janvier 2012

    Emmalife
    Tout à fait dans la lignée de cet autre roman historique, Les trois saisons de la rage, ce roman cette fois, nous fait revenir à l'époque de Louis XIV et du duché de Lorraine. Les balbutiements de la médecine, les cas évoqués sont remarquablement décrits et véridiques, l'histoire de ce petit duché qui lutte pour garder son indépendance face au roi de France, ce roman est passionnant. Nicolas Déruet est chirurgien ambulant, à l'époque c'était une profession bien moins considérée que les médecins, un excellent chirurgien. A la suite d'un complot, il va se voir contraint de quitter la Lorraine pour suivre les armées en campagne contre les Turcs. D'amputations en trépanations, il va apprendre la chirurgie de guerre entouré par une galerie de personnages attachants, se perfectionner et deviendra à son retour l'un des meilleurs chirurgiens de son époque. Tiraillé entre deux amours, il devra faire un choix difficile, cette partie là du roman, est celle qui m'a le moins emballée et je l'ai trouvée un peu ennuyeuse à vrai dire, mais j'ai bien aimé ce roman, à lire comme un vrai document sur la médecine à l'aube du 18°s.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • LeFigaro , le 23 septembre 2011
    Dans un style simple et évocateur, Marchal nous conte, à la façon d'un Ken Follett - avec un souci du détail comparable mais aussi parfois les mêmes longueurs -, les aventures de Nicolas Déruet, chirurgien barbier itinérant.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

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Citations et extraits

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  • Par Davalian, le 27 janvier 2012

    Je me souviens d'un cas où l'homme avait ingurgité un os de bœuf caché dans un chou, raconta-t-il. Deux mois après, on le retrouvait coincé dans les chairs de son fondement. Manger est suffisamment risqué de nos jours, voilà maintenant qu'on nous rajoute des couverts !
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  • Par missmolko1, le 06 octobre 2011

    Soûle-toi de lecture, tu n'en seras jamais rassasié ni malade.
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  • Par meelly, le 26 octobre 2011

    Citation de qualité ? (7 votes positifs)

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La chronique de Gérard Collard - Le soleil sous la soie
Passionnés de livres historiques... Attention cette chronique est pour vous!!!! En effet, notre libraire Gérard Collard vous a trouvé "Le" livre qui risque de devenir culte... Notre déblogueur s'enthousiasme pour le livre d'Eric Marchal "Le soleil sous la soie" aux éditions Anne Carrière... Regardez... La présentation du livre "Le soleil sous la soie" par l'éditeur : A l'aube du XVIIIe siècle, un des plus petits Etats d'Europe, le duché de Lorraine, se relève de l'occupation française, dans l'espoir de connaître une génération de paix. Nicolas Déruet est chirurgien ambulant. Emprisonné à la suite d'une opération durant laquelle le patient est décédé, il est obligé de s'exiler dans les armées de la coalition en guerre contre les Turcs. de retour à Nancy, il développera son art à l'hôpital Saint-Charles et n'aura de cesse de laver son honneur. Des campagnes lorraines aux steppes hongroises, des hôpitaux militaires aux ors des palais royaux, il connaîtra le destin hors norme d'un homme guidé par la passion de la chirurgie et déchiré par le choix impossible entre deux femmes que tout oppose : l'accoucheuse Marianne Pajot et Rosa, marquise de Cornelli. Dans cette épopée romanesque, Eric Marchal s'empare d'un thème passionnant, la rivalité féroce entre médecins et chirurgiens. Il nous convie aux opérations que réalise son héros, Nicolas Déruet, toutes tirées de cas réels, documentés par les comptes rendus de l'Académie royale de chirurgie. Vous pouvez commander "Le soleil sous ...








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