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ISBN : 2742758186
Éditeur : Actes Sud (01/03/2006)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 6 notes)
Résumé :

Bonaparte s'attacha Dominique Larrey (1766-1842), chirurgien d'exception, dès la campagne d'Egypte. Après le sacre, Larrey est nommé chirurgien en chef de la garde impériale ; commence alors pour cet homme au destin de légende une fantastique chevauchée, du moulin d'Austerlitz à la grange d'Eylau, de Madrid aux ponts du Danube, de l'incendie de Moscou aux passerelles de la Bérézina. Familier de la paille des bi... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (1) Ajouter une critique
PhilippeCastellain
21 janvier 2017
★★★★★
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Dans l'histoire, beaucoup d'hommes sont devenus célèbres pour avoir causé la mort de beaucoup de leurs semblables – et il en est plus d'un dont j'ai critiqué la biographie ou les mémoires sur Babelio. Il est agréable de parler, pour une fois, d'un homme devenu célèbre pour avoir sauvé beaucoup de vies.
Cet homme, c'est Jean-Dominique Larrey, médecin personnel de Napoléon, inventeur de la chirurgie moderne, du bouche-à-bouche, des ambulances et de bien d'autres choses encore. Il a servi des premières campagnes de la Révolution à Waterloo en passant par la campagne d'Egypte et la Russie, et il a sauvé tant de vies qu'il serait impossible de les compter. Son nom est inscrit sur l'Arc de Triomphe, au côté de ceux des généraux de la Révolution et de l'Empire.
Il se distinguait en soignant les blessés en fonction de la gravité de leurs blessures, et non de leur grade. Il conçut de petites voitures légères qui allaient les chercher directement sur le champ de bataille pour leur prodiguer les premiers soins et les ramener aux infirmeries à l'arrière, au lieu de les laisser se débrouiller. Il prenait le même soin des blessés alliés et ennemis, refusant qu'on abandonne ces derniers. Peu de gens à l'époque s'embarrassaient de tels scrupules…
Le taux de survie de ses blessés dépassait souvent les 95 %. A une époque où n'existaient ni perfusion sanguine ni antibiotiques, et où les seuls désinfectants connus étaient l'alcool et le vinaigre, cela tient du prodige ! Régulièrement, il manifeste une véritable intuition du corps humain, devinant comment soigner des maux dont les causes ne seront connues qu'une centaine d'années plus tard ! Il faut dire qu'il n'hésite jamais à employer les grands moyens. Opérant directement sur le champ de bataille, quant un boulet a transformé un bras ou une jambe en bouillie sanglante, il a pour principe d'amputer vite et bien. C'est également un homme d'une inflexible droiture, qui n'hésite pas à tenir tête à Napoléon. Il prendra notamment la défense de soldats accusés de s'être mutilés, ce qui lui vaudra des ennemis puissants.
L'auteur, lui-même médecin militaire, est clairement un admirateur de Larrey. Pour autant il n'hésite pas à souligner sa rudesse de caractère. Il s'appuie largement de ses écrits et correspondances, mais en y adjoignant des explications bien utiles pour ceux qui, comme moi, ignorent tout de la chirurgie ! Une biographie passionnante, pour découvrir un homme dont le souvenir mérite d'être perpétué.
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Citations & extraits (2) Ajouter une citation
PhilippeCastellainPhilippeCastellain21 janvier 2017
(un vétéran)
Larrey voyez-vous monsieur le ministre Bernard, c'est notre vieil ami des champs de batailles. Il a couru avec nous toute l'Europe. Il avait été où sifflaient les balles et les boulets, celui-là, et dans le temps où ça chauffait le plus. C'est pour cela peut-être que vous ne le connaissez pas, monsieur Bernard ?
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PhilippeCastellainPhilippeCastellain21 janvier 2017
Chez Madame Verdier, l'heure de passer à table est arrivée : Bonaparte, qui n'aime pas attendre, s'avance, s'apprête à s'asseoir lorsqu'il s’aperçoit de l’absence de Larrey et déclare alors qu'il ne dinera pas sans lui.
"Citoyen général, lui dit-elle, Larrey est encore auprès de ses blessés, vous savez bien que les médecins n'ont jamais d'heure !"
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>Histoire générale de l'Europe>Temps Modernes>Histoire de l'Europe : Guerre napoléoniennes (1789-1815) (37)
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