Note moyenne : 3.29/5 (sur 7 notes)
Le grand n'importe quoi5Ajouter à mes livres
Décalé. Il paraît que je le suis. Il est certain que je ne suis calé en rien.Après cinquante ans à promener sa haute silhouette devant les caméras ou sur les planches, Jean-Pierre Marielle se confie pour la premièr... > voir plus
Cet abécédaire se lit avec beaucoup de plaisir, on retrouve toute la truculence, l'humour mais aussi le côté bourru du personnage public. Ici ou là,
Marielle dévoile un peu de sa personnalité, son amitié avec ces potes du conservatoire, les petits plaisirs de la vie. Et l'on ferme ces mémoires avec regret car le bougre est drôlement attachant.
P.S : Ces pages sur Alain Corneau ou Delphine Seyrig sont magnifiques.
Jean Pierre Marielle a écrit son livre comme un journal par lettre alphabétique, chaque mot choisi peut alors le révéler par le sens qui lui ai propre et livrer les anectodes et souvenirs qui ont jalonnés sa vie, pour le plus grand plaisir de ses admirateurs dont je fais partie.
Ce n'est hélas pas un roman mais un abécédaire qui permet à JP Marielle d'évoquer de nombreux souvenirs ...plutôt sympa quand on aime le personnage (comme c'est mon cas) sinon pas grand interêt littéraire.
Il me semble que depuis quelques années, les livres-souvenirs d'acteurs et animateurs fleurissent. J'en lis peu. J'ai été interpellée par le livre de Jean-Pierre Marielle parce que je ne le connais que de nom. À ma décharge, je suis plutôt férue de comédiens de doublage. J'ai donc voulu en savoir plus sur ce comédien. J'ai découvert un livre divertissant, drôle, et tendre. L'acteur évoque des anecdotes savoureuses à force de loufoqueries. Par ces historiettes, il dévoile certains pans de son caractère et de ceux de ses amis, parmi lesquels on trouve Françoise Fabian, Jean-Paul Belmondo, Claude Berry, Gérard Depardieu, et bien d'autres. le lecteur aura souvent le sourire à l'évocation de partie de franche rigolade entre ces joyeux lurons, et à la lecture des blagues que certains firent.
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C'est très plaisant, on retrouve l'humour décalé et bourru de Jean-Pierre Marielle, un éclairage intéressant sur certains personnages, de l'émotion aussi, de la pudeur et de la profondeur.
Lorsque mon téléphone sonne, j’espère l’entendre m’apprenant que nous tournons ensemble. Charme, intelligence, gentillesse, écoute : de l’homme idéal, il a toutes les qualités. Tous les matins du monde m’a offert l’un de mes souvenirs les plus chers. Je ne pensais pas être l’homme de la situation, c’est lui qui m’a convaincu que la gravité de Sainte-Colombe me siérait, insistant sur la place centrale de la musique. On se croisait de temps à autre à des concerts de jazz, et je ne peux qu’accorder ma confiance à un cinéaste qui va écouter Ornette Coleman au lieu d’écumer les dînes mondains. Je pense souvent à ce tournage, il était de ceux qui rendent ce métier digne d’être fait.
Ces images-là ne marquèrent pourtant pas la naissance d'une vocation, elles m'encouragèrent à vouloir vivre entre deux mondes, et de préférence plutôt du côté de la rêverie, ce qui est assez contradictoire avec toute vélléité de carrière, c'est-à-dire de travail.
C'est mon moment favori. Il est vrai que je vis peu le matin, que je mets à profit pour dormir, je préfère que les journées commencent sans moi, les attraper en route comme un train au démarrage. Je suis davantage du soir ou de la nuit. J'aime les fins de journée, cet instant de transition entre deux états, quand le soleil envisage de se coucher : la lumière décline, s'adoucit, ses ombres se dessinent, les bruits changent, des animaux se réveillent. De même, j'aime le thé lorsqu'il n'est plus chaud mais pas encore froid - bref, je le bois quand il a un goût d'après-midi.
Un air qui n'évoque rien, aucune image, n'apporte aucune vision, ne me sert à rien. En quelques minutes, une mélodie peut vous offrir un film, un tableau, un roman, oblitérer le quotidien, suggérer une autre vie.
La pérennité de notre affection nous met hors du temps, elle abolit ces décennies qui nous séparent pourtant de notre rencontre. Nous ne pleurnichons pas sur nos souvenirs, nous parlons de notre présent, de cinéma, des amis, mais jamais boutique.