Note moyenne : 3.89/5 (sur 9 notes)
Les aigles de Rome, Tome 3 :3Ajouter à mes livres
Amitié, rivalité, intrigues et amours, on trouve dans Les Aigles de Rome tous les ingrédients d'une série d'aventures réussie.
Un récit intense et vrai qui s'ancre dans la Rome antique.
Un troisième tome qui met Marcus et Arminius face à leurs origines, à ... > voir plus
Les Aigles de Rome, tome 3 se focalise sur les guerres en Germanie qui n'étaient, dans les deux premiers tomes, alors qu'un enjeu lointain. Alors que le tome 1 expliquait leur rencontre et leur amitié, et que le tome 2 servait de prélude à cet opus, le destin réunit donc ici nos deux héros, Arminius/Ermanamer et Marcus Valerius Falco, pour qui la Germanie est un endroit porteur de beaucoup de valeurs symboliques.
Enrico Marini s'adonne à un exercice plus rétréci que les deux tomes précédents car l'espace en jeu y est plus restreint, avec une intrigue qui fusionne toutes les problématiques lancées précédemment (parfois habilement, d'autres fois plus grossièrement : Priscilla qui accompagne son mari en campagne pour d'obscures raisons...). Il faut noter le dosage subtil entrepris par l'auteur, depuis le début de la série mais c'est visible ici en raison des multiples sources antiques au sujet de ces événements précis de la guerre en Germanie, entre hypothèses tout à fait plausibles et détails totalement historiques, notamment autour des habitudes judiciaires de Varus.
Personnellement, c'est peut-être bien le meilleur des trois !
L’auteur prouve à ceux qui auraient pu le critiquer lors deux premiers opus qu’il possède un réel talent de scénariste, l’ensemble est parfaitement ficelé et l’on prend un plaisir certain à mesure où l’on avance dans cette aventure.
Au delà d’une très bonne histoire, Marini nous offre des dessins toujours aussi magnifiques, teintés parfois d’un certain érotisme. Il parvient à instaurer un grand réalisme, tout en intégrant sa “patte”. Cela donne des planches splendides, à la mise en scène parfaitement maîtrisée et à la mise en couleur impeccable.
Calvadurus : Raconte-nous plutôt pourquoi le Princeps t'a envoyé dans ce bled pourri ! T'as p'têt' engrossé sa p'tite-fille ?
Marcus Valerius Falco : Je peux te rassurer, on s'est protégés avec des boyaux de moutons.
Arminius/Ermanamer : Tout n'est pas vrai, fille de Segestes. Moi, par contre, j'étais sceptique quand on m'a dit que tu étais ravissante comme une déesse. Que le marteau de Donar m'écrase dans l'instant pour mon incrédulité.
Thusnelda : La beauté est éphémère. En revanche, la renommée est durable.