ISBN : 2352945275
Éditeur : Bragelonne (2011)


Note moyenne : 4.33/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres
"Vivants" est un conte splendide, une parabole émouvante sur les temps modernes et la nostalgie d'une vie pleine.
C'est aussi une histoire d'amour bouleversante et drôle, de celles où l'on jette aux orties ses habitudes pour laisser sa chance à une histoire impos... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (23)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Luna05, le 01 mars 2012

    Luna05
    Morts Vivants, à quoi pense t-on lorsqu'on cite ces deux mots? Quel thème vous évoque t-il et quel sentiment vous étreint? Pour ma part morts Vivants m'évoque les films catastrophes pourvues de Zombies, le genre épouvante ayant été fortement plébiscité par le publique dans les années 70/80 mais cela évoque surtout pour moi un jeu vidéo Japonais crée par Capcom, vous voyez de quoi je veux parler? Non toujours pas? Biohazard plus communément appelé "Résident Evil". Que cela soit dans tous supports confondus nous retrouvons toujours les mêmes ressentis, peur, stress et dégout. Dégout oui car les personnages mis en scène sont en général des êtres humains qui suite à une mutation, virus ou autres ont perdu la vie et ont laissé place à des monstres animés par une soif de chair fraiche. Des zombies aux apparences peu ragoutantes car en général en état de décomposition... Donc vous l'aurez compris non je ne suis pas fan de ce genre d'histoire et encore moins de ces personnalités sanguinaires, et pourtant le synopsis est parvenu à retenir mon attention. "Vivants" a su piquer ma curiosité car l'auteur a eu l'idée assez audacieuse de nous proposer de plonger au cœur même des pensées de l'un de ces être censé nous révulser et de broder une histoire d'amour entre un être humain et ce dernier. Un concept à la fois dérangeant et intrigant qui m'ont convaincu d'attaquer ce livre.
    "R" a oublié son nom et sa vie d'avant, tous ses souvenirs ne sont plus. Quand a t-il perdu la vie, comment? Quel métier exerçait-il? Des questions inutiles au jour d'aujourd'hui. Vivant au sein d'une communauté situé dans un ancien aéroport, "R" occupe son temps à trainer auprès de ses congénères, écouter de vieux disques des beetles et partir à la chasse de "Vivants" afin de s'en nourrir. C'est lors d'un raid pour se ravitailler que "R" découvrira un groupe de jeunes gens s'étant repliés dans un bâtiment abandonné. Les zombies les ayant acculés le massacre pouvaient commencer il ne restera de ce repas que deux survivantes une certaine Julie et une de ses amies ayant réussi à se cacher et s'échapper. Cette sortie anodine et routinière, tuer, dévorer et rapporter les restes à "sa famille" ne se déroulera pas comme prévu et changera "R". Ce mort vivant sera dans l'incapacité de tuer la jeune survivante et la protègera même de ses congénères en la ramenant avec lui à l'aéroport et en faisant croire qu'elle est en pleine transition...
    L'auteur dès le premier chapitre parvient sans difficultés à nous plonger dans les pensées de "R", nous découvrons donc la logique l'animant, sa soif sanguinaire l'habitant, le hantant, ses moments de doutes et son absence de scrupules quant à donner la mort et prendre la vie. Des passages souvent déstabilisants vu au travers des yeux de "R" mais qui heureusement ne tomberont jamais dans le sordide ni le voyeurisme, Isaac Marion a su doser ces scènes de carnages. Pour "R" se nourrir est une nécessité permettant à son corps d'avancer un jour de plus.

    Ce récit aura également l'originalité d'être à deux voix, celle de "R" mais également une autre arrivant ponctuellement qui nous plongera dans des flashbacks alternant entre moments de joie et de tristesse retraçant le passé de cette personne, ses rêves, ses regrets, son désespoir et son amour pour celle qu'il a toujours aimé...Des passages souvent poignants nous faisant regretter la disparition de cette personne. Un personnage à part entière extrêmement touchant qui partagera plusieurs points communs avec "R". Des passages passionnants à découvrir lorsque les deux voix converseront.
    le troisième personnage très important est bien entendu Julie. Cette jeune femme meurtrie par un passé assez lourd fera preuve de beaucoup de courage mais également de dérision face à la situation. Tout d'abord méfiante face à "R" puis totalement perplexe et intriguée par le comportement et les tendres attentions que le zombie lui témoigne, Julie nouera un lien atypique et puissant avec ce dernier et acceptera sa protection au cœur du nid d'une des communauté de Morts Vivants. Leur discussion bien que limitées dû au manque de vocabulaires de "R" se révèleront pourtant souvent ponctués de malice, d'humour et de tendresse. Pour citer un exemple assez drôle, les cours de conduite!
    Tout ces têtes à têtes auront souvent pour musique de fond des chansons des beetles ou au rythme des refrains susurrés par "R", une passion pour ce groupe les rapprochant un peu plus chaque jour. Une ambiance mélancolique et nostalgique nous étreignant et nous faisant fredonner les paroles à la même cadence que "R" et Julie. Nous suivrons en même temps la guerre opposant "les Vivants" aux "Morts Vivants" ainsi qu'à une autre entité dans un monde ayant totalement été dévasté et tentant de se reconstruire. Les humains s'étant totalement repliés dans des stades afin de se protéger de l'infection ayant zombifié certains humains, nous découvrirons le nouveau visage des surVivants.
    Que puis-je ajouter de plus à part que j'ai beaucoup apprécié cette lecture et ce pour plusieurs raisons. La première fut l'écriture de l'auteur fluide et agréable me faisant avancer à vitesse grand V ma lecture. Deuxio le concept, j'ai adhéré presque immédiatement, l'audace dont à fait preuve le romancier a payé, je me suis attachée à mon grand étonnement à "R" sans aucunes difficultés, il m'est même apparu séduisant et extrêmement attachant malgré la sauvagerie dont il fit preuve au tout début de l'histoire. Troisièmement la relation entre "R" et Julie va crescendo et se tisse tout naturellement, Tout deux évolueront au contact de l'autre, une relation contre nature annonçant un vent de changement, "une révolution" redoutée... Pour finir je citerai l'univers apocalyptique née de l'imagination de l'auteur totalement palpable et vraisemblable ainsi que la présence fantôme assez poignante.
    Petit bémol cependant à citer, une fin pour moi trop facile ainsi que beaucoup de questions soulevés tout au long du récit et qui ne trouveront hélas pas toutes des réponses.
    Un roman dont le sujet a su innover et dépoussiérer un genre étant devenu à la longue redondant. Une hymne à la tolérance, à l'espoir, au courage et à l'amour. Une lecture s'étant avérée prenante, poignante et par moment amusante. Une agréable découverte.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Crunches, le 09 mai 2012

    Crunches
    Une histoire de Zombie. Pour une fois, pas de vampire ! Mais cette histoire, c'est bien plus qu'un simple histoire de zombie. Tout d'abord, il n'est pas question de chasse aux zombies avec une tronçonneuse, de giclée de sang en veux-tu, en voilà ! Non, il est question de R. de R et de Julie.
    R est un zombie. Il ne se souvient de pas grand chose avant sa mort. de son prénom, il ne se souvient que de sa première lettre : R. Avec d'autres zombies, il squatte un aéroport. Son lieu favori : un vieux 747 dans lequel il entrepose tous ses souvenirs : des objets qu'il ramasse un peu partout. Il passe son temps à écouter de vieux vinyle : Frank Sinatra et les Beatles ont sa préférence. R se pose aussi beaucoup de questions sur son existence : qui était-il ? pourquoi est-il un zombie ? à quoi cela rime-t-il ?
    Tous se rendent compte que R est différent. Il est capable d'aligner 3 syllabes sans trop d'hésitations. C'est certainement le zombie le plus bavard de l'aéroport. Heureusement, il a M. Un autre zombie, un peu particulier aussi.
    Bref, la vie de R se résume à écouter des vinyles, se mettre au volant d'une Mercedes et d'essayer de se souvenir comment la conduire, prendre des escalators et des tapis roulants, discuter avec M et chasser le Vivant.
    Car s'il y a des Morts, il y a aussi des Vivants. Et R ne sait pas pourquoi, mais les Morts ont besoin de se nourrir de Vivants. Alors, ils se dirigent vers la ville, en espérant croiser des Vivants pas trop nombreux qui seraient hors du Stade.
    C'est comme ça que R rencontre Julie. Au cours d'un assaut particulièrement violent. Un instant R est uniquement préoccupé par son besoin de nourriture et l'instant d'après il y a Julie. Julie qui est vivante. Sans trop savoir pourquoi, R protège Julie et la ramène dans son 747.
    Et je pense que c'est le début d'une des plus belles histoires que j'ai pu lire ! Comme ça, on a un peu l'impression que c'est Tarzan qui ramène Jane dans sa maison-arbre, mais ce n'est absolument pas le cas. Au contact de Julie, R va se rendre compte qu'il a encore envie d'être vivant. Et Julie va se rendre compte que les zombies sont capables de penser. Qu'ils ne sont pas juste des sortes de monstres qui se jettent sur le premier bout de viande vivant qu'ils croisent. L'un et l'autre vont expérimenter les limites de leurs représentations.
    Julie en découvrant que les zombies ont des règles : qu'ils protègent les enfants, leur apprennent à se débrouiller, qu'ils sont capables d'apprécier la musique.
    R en découvrant que le Stade où vivent les Vivants est une sorte de prison et qu'ils ne sont pas forcément plus heureux que les Morts. de par les brèves révélations qui lui sont faites, R se rend compte que le sort des Vivants n'a rien à envier à ceux des Morts.
    Ils décident alors de changer. Changer tout.
    J'ai particulièrement aimé la façon dont R et Julie s'apprivoisent l'un l'autre. Il faut dire qu'ils ont un caractère bien trempé ! de plus, je les trouve très ouvert au changement, à la nouveauté. Ils ont envie de changements.
    Les autres personnages sont très attachants, que ce soit M ou Nora, l'amie de Julie. J'ai aussi aimé la relation entre Perry (je vous laisse découvrir qui il est), R et Julie. Elle mérite une petite larme ! Ce monde post-appocalyptique nous parait très réel.
    Du côté des points négatifs, j'ai noté quelques incohérences sur le passé de Julie, Nora et Perry. Mais comme ce n'est pas le plus important, ça ne m'a pas trop gênée dans ma lecture !!
    Je ne pensais pas qu'il soit possible de s'attacher à un zombie, mangeur de cervelles et rongeur d'os. Et pourtant c'est le cas. A la fois drôle et tendre, ce livre est avant tout un hymne à l'amour, l'espoir et au courage. Un peu décalé, c'est vraiment une très belle découverte.


    Lien : http://plaisirsdelire.blogspot.fr/2012/05/vivants.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par tousleslivres, le 22 avril 2012

    tousleslivres
    Un gros coup de cœur pour ce premier livre sur les zombis, oui je n'en avais jamais lu et je me suis régalée !!!
    On pourrait dire que ce livre est une histoire d'amour... mouais, je dirai plutôt que c'est une belle histoire de vie. Tout au long de ce livre on est confronté à la vie de R, un zombi, il est différent des autres zombis ou osseux. Oui dans ce monde des morts il y a deux catégories : les zombis, ceux qui sont morts il n'y a pas très longtemps, donc ils ont encore de la chaire et ne sont pas trop décomposés et les autres, les osseux, ceux là ils n'ont que des os. Mais ces deux catégories doivent tout de même se nourrir... manger si on veut, alors ils vont chasser les Vivants.
    C'est lors d'une de ces chasses que R rencontre Julie, R est un zombie intelligent et manger des gens le dégoûte, sauf que la faim est la plus forte, mais là il résiste et il ne peut pas la tuer, quelque chose se passe dans sa tête et il décide de ramener Julie chez lui, c'est à dire chez les zombis. Arrivé à l'aéroport, là où vivent ces fameux zombis, Julie découvre l'endroit où vit R, dans un 747 où il entrepose toutes sortes d'objets qu'il récupère lors de ses sorties gastronomiques.
    Au début R n'arrive pas bien à communiquer avec Julie, mais peu à peu il commence à mieux parler et à penser rapidement, puis au fur à mesure du temps il commence à vouloir autre chose comme protéger Julie. Tout commence quand il va la rejoindre chez les Vivants qui se sont regroupé dans un stade de foot pour se protéger des zombis qui ont envahis la planète. C'est à la suite d'une épidémie qui presque toute la population à disparu et est devenue des zombis, les autres se sont entassés dans ce stade.
    J'ai vraiment super aimé le personnage de R, le pauvre il n'a pas de nom, il l'a oublié, comme il a oublié son age et depuis quand il est mort, tout ça l'abcède et contrairement aux autres morts, lui, il veut comprendre et elle de l'avant, mais il a vraiment du mal à s'exprimer. Elle fait des phrases super longues et lui répond par un signe de le tête... trop rigolo...
    Issac Marion a vraiment su mettre en mots cette superbe histoire. Elle est truffée de jeux de mots, elle est très drôle par moment, je me suis vraiment régalée et j'ai beaucoup ri. Ce livre a une approche toute différente des zombis, c'est un livre vraiment original qui nous fait voir les zombis autrement que ce que l'on a connu jusqu'ici. Les personnages sont vraiment attachant, personnellement j'ai carrément adopté R, je me suis attaché à lui. Les personnages sont intéressants et parfois très étranges que ce soit chez les Vivants ou chez les Morts !!!
    L'auteur n'est pas un fan de Frank Sinatra ??? parce que tout au long du récit, il fait référence à ce chanteur et nous fait même écouter des 33t sur une vieille platine dans l'avion de R.
    Mais le font de l'histoire c'est tout de même la "renaissance" de R et une leçon de vie magnifique qui nous fait penser que rien n'est jamais perdu !!!
    J'aurai tout de même aimé en savoir plus sur ce fléau qui c'est propagé sur la planète.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Elyssandre, le 14 mai 2012

    Elyssandre
    La couverture m'a tout de suite attirée. Son contraste entre le rouge et le blanc. ; Ce labyrinthe de sang ; Cet arbre coloré censé représenter la vie qui s'écoule dans nos veines, entrelacé avec le nom du livre et enchevêtré dans celui-ci, comme deux choses indissociables et inséparables. le sang pour la vie et le reste pour la mort. J'ai irrémédiablement été fascinée par l'intrigue, par cette nouveauté, cette idée sortant des sentiers battus. Fini les vampires. Ce monde apocalyptique est peuplé de zombies en décompositions, régis par des êtres plus délabrés encore, communément appelé les Osseux. Ils sont encore un peu humain, mais pas tout à fait. Ils ne savent plus lire ou communiquer si ce n'est en mono syllabes. Les grandes conversations ne sont plus pour eux. Les longues balades en voiture sont à proscrire. Les rares moments où les zombies sont de sortie, c'est lorsque la faim les anime. Ce besoin de se nourrir et de manger, quel qu'en soit le prix à payer. Quitte à perdre leur peu d'humanité ou de dignité pour ces précieuses secondes de vie, lorsque la première bouchée est savourée. Et il y a R, un zombie hors du commun. Un zombie qui aime la musique et qui aimerait pouvoir se souvenir. Revivre. Survivre. Pouvoir lire ce qui l'entoure. Connaitre son nom et celui des autres. Un zombie qui rêve d'une autre vie.

    Comment en sommes nous arrivés là ? Pourquoi ? Les questions sont nombreuses et la plume savoureuse de l'auteur y répond tout doucement. Il nous laisse savourer son écriture poétique et nous laisse déguster avec sagesse les mots qui parsèment son roman. Ce livre m'a fait l'impression d'un carré de chocolat, petit morceau de douceur dans un moment de déprime avancé. Ce réconfort que seul le pot de Nutella pourrait combler en cas de sombres pensées. Lire un livre d'une telle envergure m'a fait frissonnée à plusieurs reprises. C'est un roman parsemé de tendresse et de douceur, malgré quelques passages difficiles et moroses. J'ai vraiment beaucoup apprécié le personnage de R et sa sensibilité particulière. Ses pensées m'ont submergée, sa manière de fonctionner m'a fascinée. Mis à part une fin un brin trop prévisible selon moi (surtout quand on suit le raisonnement du livre), le roman d'Isaac Marion reste étonnamment abordable et agréable.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Kenehan, le 18 janvier 2012

    Kenehan
    Lorsque j'ai lu le résumé de ce livre la toute première fois, ce fut le drame : « R est un zombie » ! Je fus envahi d'une répulsion immédiate me poussant à reposer le livre sur l'étalage. Parmi toutes les créatures surnaturelles qui existent dans l'imaginaire, s'il y en a bien une que je hais au plus au point c'est le zombie. Cette âme en putréfaction qui erre généralement dans un désert de ruines, toujours à l'affut de viande fraiche, et aussi intelligente qu'un caillou… bref rien de palpitant a priori.
    Et pourtant je ne pu m'empêcher de lire la citation de Stephenie Meyer « Isaac Marion à écrit l'histoire d'amour la plus innatendue que j'ai jamais lue. » Une histoire d'amour dont un protagoniste serait R le zombie ? Plutôt atypique ! Alors j'ai lu le résumé en entier, une fois, deux fois et je me suis retrouvé à la caisse, le livre à la main…
    Tout commence par une phrase qui m'a tout de suite plu : « Je suis mort mais ce n'est pas si mal. J'ai appris à vivre avec. » Première ligne du roman qui déjà nous prépare à toute une dichotomie entre l'aspect extérieur : zombie aux instincts primitif dont les ultimes lueurs d'intelligence se résument à quelques mots avares en syllabes et à quelques rites (sorties « restau » en groupe, sanctuaire sur la piste de l'aéroport, etc.) et l'aspect plus intime où foisonnent encore toute une réflexion ainsi que les considérations d'une humanité dont il ne reste que des vestiges refoulés et coincés dans ce cerveau zombifié.
    Être plongé ainsi dans l'univers d'un zombie, à travers son regard si particulier porte à confusion. le lecteur est alors décontenancé car comme Julie le dit si bien « on m'a toujours appris que les zombies n'étaient que des cadavres ambulants, tout juste bons à être éliminés, mais… » Mais comme elle notre regard change sur ces créatures : « tu es bien plus que ça, pas vrai ? ». Mais qu'est-il au juste ?
    L'intrigue est réellement bien menée, divisée en trois parties, trois étapes d'un parcours atypique mais tellement intéressant. Petit à petit on découvre ce monde dévasté par un cataclysme, une épidémie aux origines plutôt obscures, à travers les yeux de R et de Julie. Tout oppose ces deux êtres et forcément, les clins d'oeil aidant, on ne peut s'empêcher de penser à Roméo et Juliette.
    R et Julie connaissent-ils le même destin tragique ? le seul moyen de le savoir est de lire ce livre dont le suspense, l'action, la relation entre protagonistes et les révélations apparaissent et évoluent en un crescendo maitrisé. En effet, on ne tombe jamais dans le « too much ». Bien au contraire ! D'ailleurs, ce que j'ai le plus apprécié c'est la façon dont le personnage de R. évolue au fil de l'histoire, nous amenant à considérer certaines choses évidentes pour nous sous un autre regard (mais je ne veux pas trop révéler de choses).
    Le style de l'auteur est vraiment bon et agrémenté d'une certaine poésie et même d'une philosophie sur la vie. de plus, les nombreuses références musicales donnent un petit plus, une immersion supplémentaire à qui veut écouter l'une ou l'autre des chansons tout en lisant la scène qui s'y rapporte.
    En somme, un achat que je ne regretterai surement pas, une lecture qui m'aura fait réfléchir sur certaine choses et qui aura changer mon regard sur les zombies. Je conseille vivement !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • Elbakin.net , le 28 novembre 2011
    Isaac Marion a réussi un défi de haut vol. Faire une histoire de zombies en gardant certains codes et en en modifiant certains autres pour faire évoluer son personnage. L’histoire entre Julie et R est bien ficelée et l’évolution d’état d’esprit des deux personnages principaux suit son chemin sans que cela provoque de fausse note, même si sans réelle surprise.
    Lire la critique sur le site : Elbakin.net

> voir toutes (19)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Gr3nouille2010, le 14 mai 2012

    Ma mélancolie, mon vague désir, mes rares étincelles de joie, tous se rassemblent au centre de ma poitrine et filtrent à partir de là, dilués, légers, mais bien réels.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Crunches, le 08 mai 2012

    - De toute façon, ça n'a aucune importance, dis-je d'une voix rauque, fuyant ses yeux. On s'en fout. Ils sont morts. Ça c'est la réalité, et c'est tout ce qui compte.

    Nous ne parlons pas pendant quelques minutes. Le vent frais nous donne la chair de poule. Des feuilles aux couleurs vives se fraient un passage depuis les forêts de l'extérieur, tourbillonnant à l'intérieur du stade par sa vaste bouche et atterrissant sur le toit.

    - Tu sais, Perry, dit Julie, d'une voix rendue tremblante par des peines connues d'elle seule. Tout finit par mourir. On sait tous ça. Les gens, les villes, des civilisations entières. Rien ne dure. Alors si l'existence était simplement binaire, mort ou vivant, présent ou absent, rien n'aurait de sens, tu ne crois pas ? (Elle lève les yeux vers quelques feuilles qui tombent et tend la main pour en attraper une, une feuille d'érable d'un rouge flamboyant.) Ma mère disait toujours que c'était pour ça qu'on était dotés de mémoire. Et du contraire de la mémoire : l'espoir. Ainsi, les choses qui ont disparu peuvent continuer de compter pour nous. Et nous pouvons ensuite construire un avenir en nous fondant sur notre passé. (Elle fait tournoyer la feuille devant son visage.) Maman disait que la vis n'a de sens que si on est capable de voir le temps à la manière de Dieu. Passé, présent et futur en même temps.

    Je me tourne vers Julie, qui, voyant mes larmes, essaie d'en essuyer une.

    - Alors, c'est quoi le futur ? je demande, ne me dérobant pas au contact de ses doigts qui effleurent mon oeil. Le passé et le présent sont clairs pour moi, mais que réserve le futur ?

    - Eh bien..., dit-elle, avec un rire un peu forcé. C'est là que ça devient délicat. Le passé est constitué de faits et d'histoire... Je suppose que le futur repose sur l'espoir.

    - Ou la peur.

    - Non. (Elle secoue la tête avec fermeté et plante la feuille dans mes cheveux.) L'espoir.

    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par TwiTwi, le 19 novembre 2011

    Selon moi, grosso modo, c'est la fin du monde : les villes que nous traversons sont aussi pourries que nous le sommes. Les immeubles se sont écroulés. Des voitures rouillées encombrent les rues. Il ne reste presque aucune vitre intacte, et le vent qui s’engouffrer dans les gratte-ciel vides gémit comme un animal mortellement blessé.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par evenusia, le 10 décembre 2011

    Je la serre contre moi. Je veux faire partie d'elle. Pas seulement être en elle, mais tout autour d'elle. Je veux que nos cages thoraciques s'ouvrent et que nos coeurs migrent et se fondent l'un dans l'autre. Je veux que nos cellules s'entrelacent.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par TwiTwi, le 16 décembre 2011

    Je traverse la pièce d'un bond et j'attrape les bottes du garçon. Il perd l'équilibre et se fracasse la tête sur le bord du bureau. Sans hésitation, je lui saute dessus et je lui déchire la gorge. Puis j'enfonce mes doigts dans la fêlure de son crâne et je lui ouvre la tête comme une coquille d'oeuf. Son cerveau palpite à l'intérieur, chaud et rose. J'y mords à belles dents et ...
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (1)

Video de Isaac Marion

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Isaac Marion

Vidéo en anglais. Trailer de "Warm Bodies" d'Isaac Marion








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Vivants par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (67)

> voir plus

Quiz