Olivier est artiste peintre, enseignant à la fac, marié et père de deux enfants espiègles et turbulents. Il vit un bonheur simple et joyeux entre sa femme et ses amis.
Pourtant, le soir du vernissage de son exposition, une ombre va faire jai... > voir plus
J'ai acheté cette BD car son auteur est le prof' d'arts plastiques de ma petite soeur. Une belle surprise ! Une narration douce, une histoire sur la communication père fils perdue. le vécu d'un enfant confronté trop tôt à l'hypocrisie du monde des adultes et en parallèle sa relation actuelle avec ses propres enfants. J'ai aimé le côté faussement infantile des hommes. La relation fraternelle est aussi décrite avec justesse. Ce n'est pas mon style de dessin préféré mais il colle vraiment bien à l'histoire et j'ai beaucoup aimé la mise en couleur qui contribue à la poésie ambiante.
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J'ai trouvé cet album fade. le récit se dilue sur les 80 pages qu'il contient et si Olivier Mariotti intéresse son lecteur via le préambule de l'album, on y apprendra peu de choses par la suite. Rapidement, on comprend qu'il y a un nœud dans la relation à son père et on attend logiquement que ce nœud s'éclaircisse. Je n'ai eu aucune attente particulière quant au dénouement : que le fils et le père se réconcilient ou conservent leurs positions respectives leur appartient cependant, ce que je reproche à cette histoire, c'est que l'intrigue se mette en mouvement dans le dernier tiers de l'album. Une fin ouverte qui laisse libre court au lecteur d'imaginer ce que bon lui semble. Ce rythme tardif qui apparait ne suffit pas à me laisser une bonne impression sur cet ouvrage.
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(...)Les pragmatiques, ceux qui refusent que les choses leur échappent supporteront sans doute assez mal cet album, car ici nous sommes dans le ressenti, dans l'écho du souvenir comme seul véritable règle, dans le « non je ne serais pas comme ça ». Surtout qu'Olivier, présent pour ses deux fils, aimé et amoureux de sa femme, prof de dessin et artiste accompli, a tout pour se rassurer. Mais entre nous, et je parle aux papas qui trainent sur ce blog au lieu de préparer les biberons, même si les pères font parfois semblant d'être des super-héros avec leurs enfants, ils n'ont pas toutes les réponses. Mais chut !(...)
Dès l’instant où j’ai été ce témoin embarrassé, nos rapports ont changé. C’est quand même dommage de ne plus parler à son père. Il t’a appris des tas de choses. En plus, il vit pas très loin de chez nous. Justement, c’est le manque de distance qui a tué très tôt notre relation. De l’idole il est passé à l’ami… pour devenir un inconnu familier