Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique


> Michel Gilot (Préfacier, etc.)

ISBN : 2080700731
Éditeur : Flammarion (1993)


Note moyenne : 3.41/5 (sur 51 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Le titre que je donne à mes Mémoires annonce ma naissance ; je ne l'ai jamais dissimulée à qui me l'a demandée, et il semble qu'en tout temps Dieu ait récompensé ma franchise là-dessus; car je n'ai pas remarqué qu'en aucune occasion on en ait eu moins d'égard et moins ... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une citation Ajouter une critique

Critiques, analyses et avis (2)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Nastasia-B, le 25 juin 2012

    Nastasia-B
    Quel bonheur de lire cette langue dont notre petit français actuel n'est qu'un vestige. Marivaux, tout en finesse, tout en touches successives brosse un portrait, non pas tant de son héros, dont on devine dès le titre ce qu'il advient de lui, mais bien plutôt de toute la société parisienne dans laquelle il va graviter. Il n'est évidemment pas usurpé, comme il a déjà été fait, de comparer ce Jacob à Julien Sorel dans Le Rouge et le Noir car, notre homme tient son ascension dans le monde grâce à l'attrait qu'il exerce sur la gent féminine. Mais là où il y avait un magnétisme de l'esprit chez Stendhal, Marivaux n'hésite pas à ne considérer que le physique, ce qui n'est pas si fréquent pour un personnage masculin. Notre Jacob, fraîchement débarqué de sa Champagne natale va apprendre les usages à vitesse grand V (du moins c'est ainsi qu'il le raconte bien des années plus tard car le narrateur nous conte son ascension sociale a posteriori) et savoir utiliser ses atours physiques pour obtenir des dames l'amélioration de son quotidien avec un souci de la morale parfois assez peu prononcé. Enfin, deuxième et inévitable comparaison moult fois faite, celle avec Les Liaisons dangereuses. Comment ne pas voir dans le libertinage éhonté de Jacob quelques accents du grand Valmont. Pourtant, je trouve qu'il y a un tantinet plus de Jacques dans Jacques le Fataliste et son maître que de Valmont dans la façon dont Jacob s'adonne à la question des femmes. Quelque chose de très terre à terre, de très opportuniste, un simple appel du plaisir, plus qu'une recherche de performance ou un challenge.
    Quoi qu'il en soit, quel roman savoureux et quel affreux dommage que notre bon Marivaux n'ait pas jugé bon de l'achever car ces 5 premières parties sont tout bonnement succulentes d'ironie, de truculence, de sarcasme parfois. On ne peut probablement pas en dire autant des 3 suivantes, fruit d'une autre plume, mais ceci, bien évidemment, n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand chose.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 32         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Pauline-aime-lire, le 31 mai 2012

    Pauline-aime-lire
    Roman peu connu du dramaturge Marivaux, Le paysan parvenu est pourtant un roman très plaisant. Autobiographie fictionnelle, roman d'apprentissage et réflexions philosophiques, ces trois regstres se mêlent pour raconter l'ascension fulgurante du paysan Jacob dans la société parisienne du 18e siècle! le ton du livre rappelle Jacques le fataliste ou Casanova. Sincère, charismatique et plein d'esprit, le héros sait séduire son nouvel entourage- les femmes notamment- et les lecteurs de toutes époques!
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la critique

> voir toutes (6)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Orphea, le 20 novembre 2010

    Je n'en dirais pas tant de celui d'une pieuse, car il y a bien de la différence entre la véritable piété et ce qu'on appelle communément "dévotion".
    Les dévots fâchent le monde, et les gens pieux l'édifient ; les premiers n'ont que les lèvres de dévotes, c'est le coeur qui l'est dans les autres ; les dévots vont à l'église simplement pour y aller, pour avoir le plaisir de s'y trouver, et les pieux pour y prier Dieu ; ces derniers ont de l'humilité, les dévots n'en veulent que dans les autres. Les uns sont de vrais serviteurs de Dieu, les autres n'en ont que la contenance. Faire oraison pour se dire "Je la fais" ; porter à l'église des livres de dévotion pour les manier, les ouvrir et les lire; se retirer dans un coin, s'y tapir pour y jouir superbement d'une posture de méditatifs ; s'exciter à des transports pieux, afin de croire qu'on a une âme bien distinguée, si on en attrape; en sentir en effet quelques-uns que l'ardente vanité d'en avoir a fait naître, et que le diable, qui ne les laisse manquer de rien pour les tromper, leur donne ; revenir de là tout gonflé de respect pour soi-même, et d'une orgueilleuse pitié pour les âmes ordinaires ; s'imaginer ensuite qu'on a acquis le droit de se délasser de ses saints exercices par mille petites mollesses qui soutiennent une santé délicate ; tels sont ceux que j'appelle des dévots, de la dévotion desquels le malin esprit a tout le profit, comme on le voit bien.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

  • Par Orphea, le 20 novembre 2010

    J'ai pourtant vu nombre de sots qui n'avaient, et ne connaissaient, point d'autre mérite dans le monde que celui d'être nés nobles, ou dans un rang distingué. Je les entendais mépriser beaucoup de gens qui valaient mieux qu'eux, et cela seulement parce qu'ils n'étaient pas gentilshommes, mais c'est que ces gens qu'ils méprisaient, respectables d'ailleurs par mille bonnes qualités, avaient la faiblesse de rougir eux-mêmes de leur naissance, de la cacher, et de tâcher de s'en donner une qui embrouillât la véritable et qui les mît à couvert du dédain du monde.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par najnaje, le 19 mars 2013

    les dévotes le sont (curieuse), elles se dédommagent des péchés qu'elle ne font pas par le plaisir de savoir les péchés des autres...

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par Elianor, le 28 mai 2013

    [...] il faut qu'on s'accoutume de bonne heure à me digressions ; je ne sais pas pourtant si j'en ferai de fréquentes, peut-être que oui, peut-être que non ; je ne réponds de rien ; je ne me gênerai ; je conterai ma vie, et si j'y mêle autre chose, c'est que cela se présentera, sans que je le cherche.

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

> voir toutes (17)

Video de Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux

Extrait de la pièce de théâtre "L'Ile des Esclaves" de Marivaux, mise en scène Irina Brook. Réalisation : Roberto-Maria Grassi








Sur Amazon
à partir de :
24,59 € (neuf)
2,84 € (occasion)

   

Faire découvrir Le paysan parvenu par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (164)

Auteurs proches de Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux

> voir plus

Quiz