ISBN : 2267022818
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (2012)


Note moyenne : 4/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
A ceux qui s'étonnaient qu'il ne se soit jamais servi des circonstances, fort romanesques, de sa naissance et de son adoption, Juan Marsé avait jusqu'ici l'habitude de répondre que ses mémoires se trouvent dans ses romans et ses nouvelles.

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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par Malaura, le 27 février 2012

    Malaura
    A la fin des années 1940, observée par l'œil rêveur d'un jeune garçon épris de musique et de littérature, la vie d'un quartier populaire de Barcelone donne naissance à sa vocation d'écrivain…
    « La rue Torrente de las Flores croise quarante-six rues, a une largeur de sept mètres et demi, est bordée d'immeubles peu élevés et compte trois bars." Mais pour le jeune Ringo, elle est avant tout le théâtre de ses rêveries et de ses illusions, de ses erreurs et de ses égarements, de ses réflexions et de ses ambitions.
    De son poste d'observation, jour après jour assis près de la fenêtre du bar Rosales, Ringo se fait le témoin muet de tout un petit monde de déshérités pour qui l'espoir le dispute à l'amertume quotidienne de vivre dans une Barcelone où le franquisme plane telle une ombre de cendres, enveloppant chacun d'un sentiment de morosité et de perte malgré des dehors faussement gouailleurs et enjoués.
    Ringo connaît ces sentiments d'abandon que beaucoup d'habitants portent sur le visage.
    A commencer par lui-même qui a vu son rêve de devenir musicien disparaître en même temps que son index dans les rouages du laminoir de l'atelier de joaillerie où il faisait son apprentissage; à commencer par sa mère dont les heures de travail comme aide-soignante laissent souvent, au terme de la nuit, totalement épuisée ; ou encore son père, le fort-en-gueule Raticide, dont les activités de résistance clandestines et les blagues sarcastiques camouflent mal les désillusions face à ce qu'il nomme « le trou du cul du monde », une Espagne envahie par les « rats bleus » et abandonnée des nations alliées; ou bien encore Mme Mir, femme d'âge mûr au cœur de midinette, pathétique amoureuse attendant désespérément une lettre qui ne viendra plus…
    Mais « sous les ombres persistantes de l'imagination » de son regard rêveur, Ringo fait s'animer et s'auréoler tout ce petit peuple d'une réalité nouvelle car « ce qui est inventé peut avoir plus de poids et de crédit que la réalité, plus de vie propre et plus de sens, et par conséquent plus de possibilités de survie face à l'oubli. »
    Peu à peu germe en lui quelque chose qu'il avait pressenti depuis longtemps déjà, le pouvoir de la fiction et des mots inscrits sur le papier.
    Au gré de ses observations et des attentions constantes qu'il porte aux personnages de sa rue, une certitude se fait jour et une nouvelle inclination éclot, qui poussera Ringo à croire « que ce n'est que dans ce territoire ignoré et abrupt de l'écriture qu'il trouvera le passage lumineux qui va des mots aux faits, endroit propice pour repousser l'environnement hostile et se réinventer soi-même. »
    Mais les mirages et les faux-semblants, les allers-retours entre mensonge et vérité sont quelquefois source d'interprétations erronées. Au côté de Mme Mir, de Violetta, de M. Alonso et des autres habitants de Torrentes de las Flores, Ringo apprendra aussi que dans la vie tout peut être sujet à imposture.
    Roman d'apprentissage et d'initiation, « Calligraphie des rêves » est une magnifique réflexion sur le pouvoir de l'imaginaire à travers la représentation haute en couleur d'un quartier populaire de Barcelone. le jeune Ringo, alter égo de l'auteur, aimant à ce point « franchir le seuil de l'improbable et de l'imperceptible », y fait l'expérience de la vie mais aussi de l'art de mettre en scène la réalité grâce à l'écriture et à la fiction.
    Au-delà d'un superbe texte admirablement maîtrisé, le plaisir de raconter, la satisfaction de fabuler, le bonheur d'écrire, que l'on ressent avec une intensité viscérale chez le romancier, ajoutent à la force d'un récit largement autobiographique, déjà éminemment touchant dans tous les aspects de sa narration par la luxuriance des petits riens et des détails, par la description colorée de personnages plus attachants les uns que les autres et par la peinture animée de Barcelone, des Ramblas au parc Guëll… Comme une peau qui respire, la vie jaillit et sourd avec ravissement de tous les pores de la prose de Juan Marsé, le long d'un graphisme délié et au gré de phrases longues et fuselées qui s'écoulent avec la fluidité et la limpidité d'une eau vive.
    Lire « Calligraphie des rêves », c'est avoir l'impression de se retrouver projeté dans ces vieux films italiens néoréalistes d'après-guerre - de Roberto Rosselini, de Dino Risi - qui décrivent la dure réalité quotidienne, économique et morale, des faubourgs populaires. L'on y voit le linge pendre aux fenêtres et une nuée de gamins en culottes courtes s'égailler comme un vol de moineaux dans les vieux quartiers de la ville, sous le regard impassible de vieillards assis devant les portes des bistrots…
    Le réalisme pointilleux et expressif y est terriblement attendrissant ; la poésie et la cruauté de la vie y sont harmonieusement entrelacées et, à mi-chemin entre le rire et les larmes, la comédie côtoie le drame et le burlesque le pathétique.
    Vif, entraînant, chamarré, émouvant, déchirant, raffiné, le roman de Juan Marsé est un bonheur de lecture dont nous remercions les éditions Christian Bourgeois de nous avoir permis la découverte par le biais de l'opération Masse critique.
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    Critique de qualité ? (29 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par nadejda, le 02 février 2012

    nadejda
    «Tout cela est arrivé il y a bien longtemps, quand la ville était moins vraisemblable qu'aujourd'hui, mais plus réelle.» p 9
    Le basculement entre réalité et fiction, entre vérité et mensonge, parfois opposés mais cohabitant le plus souvent au coeur d'un même événement donne le ton de ce récit dont la trame sous-jacente laisse entrevoir un monde gris, de vaincus, le monde des années de l'après-guerre civile sous le régime de Franco où règne la pauvreté, les cartes de rationnement, les silences, la peur et les soupçons.
    C'est aussi, et surtout, à travers la vie de tout le petit peuple coloré d'un quartier populaire de Barcelone une réflexion sur l'écriture, le pouvoir de l'imagination qui permet de créer un monde vivant, espace de liberté né de l'attention qu'on lui porte, et de le sauver de l'oubli.
    Le regard qui participe et se fait témoin de la vie bigarrée et tragi-comique des habitants de la rue Torrente de las Flores dans le quartier de Gracia est celui d'un adolescent Domingo.
    Passionné de musique, dévoreur de livres et fasciné par les films américains, il a choisi de se faire appeler Ringo comme John Wayne dans «La chevauchée fantastique». Avec ses copains du quartier Gracia il invente, dans le jardin de Las Animas ou sur les pentes de la Montagne Pelée, des histoires de Far-west dans lesquelles chacun d'eux veut jouer un rôle, où se mêlent des personnages de fiction issus de films ou de lectures et des voisins comme Violeta, la fille de Mme Mir «soignante et kiné professionnelle à en croire ses cartes de visite», qui les fait fantasmer.
    Apprenti joaillier (comme l'a été Juan Marsé) Ringo va perdre son index droit avalé par le laminoir ce qui interrompra son apprentissage et lui fera perdre progressivement, ajouté à la pauvreté, tout espoir de devenir pianiste, sa vraie vocation.
    Mais «en le libérant du travail, sa convalescence, plus longue que prévu, favorise les lectures les plus capricieuses, diverses et inégales». Il va alors passer de nombreuses heures à lire et observer sans en avoir l'air, «camouflé dans la lumière verdâtre qui filtre par la persienne», au coin d'une fenêtre du bar-marchand de vin Rodales, point central où se focalise toute la vie des habitants, les allées et venues des clients du bar et les mouvements de la rue. Il devine, ressent intuitivement que ce qu'ils inventent, et lui à leur suite, est plus important que ce qu'un simple regard saisit.
    Le chapitre charnière intitulé «Calligraphie des rêves» donne son titre au roman car c'est le moment où se confirme le destin d'écrivain de Ringo, qui comprend qu'il y a autant de vérité dans la fiction littéraire que dans la réalité quotidienne, qu'elle se nourrisse l'une l'autre. Il commence alors à noter dans des carnets ses réflexions et à construire les premières phrases d'un récit.
    Juan Marsé, que je découvre avec "Calligraphie des rêves", est un enchanteur. Il crée des scènes saisissantes et nous embarque, dès les premières pages, en compagnie des personnages de son roman, qui ont tous plus ou moins quelque chose à cacher, dans une histoire où abondent des moments inoubliables, bouleversants et emprunts d'humour, où domine le personnage de madame Mir, attachante par son outrance, tragique et ridicule à la fois.
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    Critique de qualité ? (26 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 05 mai 2012

    caro64
    Avec Marsé, il faut accepter de ne pas tout comprendre tout de suite (j'avoue avoir abandonné plusieurs fois avant de savourer…). Non pas que son écriture soit trop complexe, mais tout simplement parce qu'elle ne suit pas toujours une chronologie linéaire et que, dans la vie "réelle", les faits se présentent rarement à nous avec leur explication. Ainsi, cette femme un peu boulotte, Victoria Mir, mélange de ridicule, de pathétique et de charnel, qui, après avoir poussé un long cri rauque, s'allonge en pleine rue sur les rails du tramway? Heureusement, ce sont de vieux tronçons inutilisés, le suicide est impossible, mais la mise en scène mobilise quelques instants le quartier. Pourquoi cette mise en scène, justement ? Patience, nous le saurons un peu plus tard. Tout comme nous apprendrons que le héros du livre est un spectateur de la scène. Première puce à l'oreille, cette réflexion du scripteur à propos de ce garçon : "c'est peut-être la première fois que ce garçon pressent, de façon imprécise et fugace, que ce qui est inventé peut avoir plus de poids et de crédit que la réalité, plus de vie propre et plus de sens, et par conséquent plus de possibilités de survie face à l'oubli." On devine que cet enfant a certains dons littéraires, ou du moins une appétence à l'imaginaire. On apprend plus tard qu'il voudrait être pianiste virtuose, mais un accident de travail (il est apprenti) lui fait perdre un doigt. Il se rêvera en pianiste "aux neuf doigts" . En attendant, à divers moments, il invente des histoires pour ses copains, tenant compte ou non des contraintes que ceux-ci lui imposent, notamment quant au choix du beau rôle dans le western qu'il improvise.
    Alors, écrivain ? Nous verrons bien. C'est un enfant à part, décalé par sa naissance et sa mystérieuse adoption (non officielle), dont le nom n'est pas le vrai nom. Cette prise de conscience ne peut que développer une appétence au mystère. Bien qu'il soit dit à son propos que "La vie des autres, si les autres ne sont pas dans les romans ou dans les films, ne mérite à ses yeux qu'un regard par-dessus l'épaule et une considération ennuyée" , on découvre au contraire un enfant très attentif aux signes et aux gens qui l'entourent, au métier de son père, à l'érotisme des affiches de cinéma ou de théâtre, aux
    personnages qui peuplent son quartier et son QG, le café Rosales, les ragots qui y circulent, notamment à propos de Victoria Mir, kiné à domicile, de ses " mains audacieuses, qui dispensaient frictions corporelles et calmaient diverses ardeurs" , et son histoire avec cet ancien footballeur, boiteux, M. Alonso. Notre héros, Ringo, sera impliqué dans cette histoire. C'est avec M. Alonso qu'il passera sa première soirée au Barrio Chino, sa première cuite...
    Ce beau roman est une immersion dans les quartiers populaires de Barcelone sous la dictature, entre les sous-entendus politiques et l'espoir de n'être pas abandonné par le reste du monde. C'est aussi une réflexion sur le pouvoir merveilleux de la fiction grâce à laquelle il est possible de s'évader de la grisaille quotidienne pour rejoindre un monde meilleur. Un roman sensible, une belle invitation au rêve.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par liberlibri, le 09 mars 2012

    liberlibri
    Un petit garçon rêveur dans la Barcelone de l'après-guerre. Un quartier aux personnages hauts en couleurs. Jour après jour, Ringo les observe tout en suivant pour des aventures pittoresques ses copains du quartier, espiègles et rieurs.
    Il y a là Mme Mir, une alcoolique esseulée, et sa fille glaciale. Lorsque Mme Mir fait une improbable tentative de suicide, Ringo regarde avec toute l'acuité et la malice d'un enfant le chien curieux qui s'approche d'elle alors qu'elle se trouve sur les voies du tramway, mais aussi les réactions fantasques des voisins.
    Ringo suit aussi les tribulations de son père, qui est chargé de la dératisation. Il suit le "Raticide" dans ses interventions dans les cinémas et il en profite pour regarder passionnément les films. Bercé par les histoires racontées par son père, il croit fermement qu'il existe des rats bleus.
    Une fois rentré chez lui, Ringo étudie passionnément la musique, en espérant qu'un jour il y aura un piano dans l'appartement. le piano n'arrive pas et Ringo, placé comme apprenti chez un joaillier, se tranche un jour l'index droit sur une machine. Ballotté entre les mensonges des adultes et sa propre imagination, Ringo s'accroche au rêve de devenir musicien. Il sera pianiste à neuf doigts, pense-t-il.
    Ce livre de Juan Marsé, qui mêle des événements de sa propre vie à la création romanesque, est de toute beauté.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par 2dtens, le 13 mars 2012

    2dtens
    Bon voilà, je risque de m'attirer les foudres car je n'ai vu que d'excellentes critiques pour ce livre, mais je prend mon courage et je vais donner mon avis sur ce livre.
    Tout d'abord, il est vrai que le style d'écriture du roman est très plaisant. Mais à part ça, je dois avouer que j'ai eu bcp de peine à lire ce livre, j'ai dû un peu me forcer et je déteste faire ça car au final après 4-5 lignes de lecture je n'arrive pas a entrer dans le livre.
    Qu'est ce qui m'a déplu dans ce livre? Et bien, et c'est très personnel, mais j'ai beaucoup de peine avec les livres qui sautent du coq à l'âne à chaque chapitre, dans les premiers chapitres j'ai plus eu le sentiment de lire des nouvelles sans début et sans fin non plus.
    Ensuite, je n'ai pas vraiement aimé la façon dont le réel et l'imaginaire ont été mélangés.
    Le sujet traité est intéressant, l'histoire aussi, mais la façon dont cela est présenté ma foi, je n'ai pas accroché, et je vous jure que c'est très rare que cela m'arrive....
    Bref, pour ma part je n'ai pas spécialement aimé, mais apparement je reste une excpetion, alors peut etre que ce style de livre n'est tout simplement pas fait pour moi,  mais peut etre que si je le relis dans queques temps, j'aurai un autre regard, et sûrement une critique complètement différente et positive.
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    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

Critiques presse (2)


  • LeMonde , le 03 février 2012
    Tous les personnages qui se côtoient dans ce récit semblent doués d'une vie miraculeuse. Tous vibrent et pleurent, souffrent, aiment, désirent comme s'ils étaient réellement de chair et d'os.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Telerama , le 12 janvier 2012
    A travers Ringo, Juan Marsé raconte aussi, comme jamais, son propre parcours. Et de ses phra­ses ciselées comme ces bijoux auxquels travaille l'apprenti, le vrai, superbement, se fait fiction. Le salut, décidément, passe par le mensonge.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par nadejda, le 03 février 2012

    Des nuages jaunes descendent sur la Montagne d'Or, dit-il en fixant des yeux les buissons de genêts. On est en mai, et leur floraison ceint la colline d'anneaux d'or. Sous le brouillard, au loin, au-delà du Cottolengo du Padre Alegre, Barcelone s'étend vers la mer comme de l'eau de pluie stagnante et sale et tout là-haut, au-dessus de leurs têtes, dans le ciel blanchâtre, un lourd cerf-volant rouge à petits ronds jaunes se balance et crisse dans le vent avec un rire cristallin, en piquant brusquement de la tête parce que la ficelle est maniée, du haut de la Montagne Pelée, par des mains inexpertes. p 57
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    Citation de qualité ? (16 votes positifs)
  • Par nadejda, le 03 février 2012

    En pensant aux rails tronqués et à l'égarement ou la ruse que la femme vient de mettre en scène pour ces gens qui maintenant se retirent vers le trottoir, un peu contrits et apeurés, il sent qu'une autre réalité lui glisse entre les doigts. Pourra-t-il un jour retenir cette autre réalité, lui sera-t-elle un jour offerte telle quelle et sans arrangements, nue, sans leurres ni mirages ? p 21
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par nadejda, le 03 février 2012

    Il croit que ce n'est que dans ce territoire ignoré et abrupt de l'écriture et de ses résonances qu'il trouvera le passage lumineux qui va des mots aux faits, endroit propice pour repousser l'environnement hostile et se réinventer soi-même. p 207
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par caro64, le 05 mai 2012

    Ce n’est que dans le territoire ignoré et abrupt de l’écriture et de ses résonances qu’il trouvera le passage lumineux qui va des mots aux faits, endroit propice pour repousser l’environnement hostile et se réinventer soi-même.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par caro64, le 05 mai 2012

    Ce qui est inventé peut avoir plus de poids et de crédit que la réalité, plus de vie propre et plus de sens, et par conséquent plus de possibilité de survie face à l’oubli.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)






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