> Eric McComber (Traducteur)

ISBN : 9782746714496
Éditeur : Autrement (2010)


Note moyenne : 3.74/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
" - J'arrive pas à croire que vous ayez un passé chargé.
Dites-moi ce que c'est. On va faire un marché. Si vous avez vraiment un passé comme le mien, alors je promets de continuer à faire des efforts ! Il plaisante à moitié, il essaye de me calmer sans vraiment p... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (11)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Zazette97, le 18 janvier 2012

    Zazette97
    Publié en 1996 et traduit en français en 2010, "Le journal secret d'Amy Wingate" est un roman de l'écrivaine britannique Willa Marsh, également auteure du roman "Meurtres Entre Soeurs".
    Pour apaiser son anxiété, Amy Wingate, cinquantenaire célibataire et sans enfant, décide sur les conseils de son médecin d'entamer une cure par l'écriture, l'objectif étant d'analyser ses émotions telles qu'elles lui viennent à l'esprit.
    Alors qu'elle évoque le bonheur conjugal de son amie Francesca, Amy dérive rapidement vers de lointains souvenirs qui la ramènent à ses parents comme à David Lawes et au mystérieux Hugo qui fut à l'origine de sa retraite anticipée.
    En marge du passé se dessine sa rencontre avec Gary, jeune délinquant qu'Amy se décide à remettre sur le droit chemin et en qui elle trouve un confident inattendu...
    Je ne sais pas pourquoi les personnes qui tiennent un journal intime se sentent souvent obligées de justifier leur démarche d'écriture.
    Pourquoi se donner cette peine alors qu'un journal intime a pour vocation de n'être lu par personne d'autre que par soi ?
    Existerait-il tout de même une volonté sous-jacente d'être lu et de léguer ce journal en héritage le jour venu ?
    Quoiqu'il en soit, cette démarche me fait toujours sourire, d'autant que je n'y fais pas exception.
    Bref, revenons-en à Amy Wingate.
    Je me suis beaucoup attachée à cette femme bien qu'elle s'avère très mesquine au départ.
    Il faut dire que sa superbe amie Francesca, de 20 ans sa cadette, ne loupe pas une occasion de lui
    jeter sa vie parfaite à la figure et qu'Amy a autre chose à faire que de donner dans l'admiration aveugle à tout bout de champ.
    C'est qu'elle a décidé de faire le ménage dans son grenier et dans sa tête et que son journal intime lui semble être le seul moyen d'évoquer ses démons intérieurs dont elle n'a jamais réussi à parler à personne.
    Ses amies lui connaissent toutes ce penchant pour le mystère quant à sa vie passée et Amy ne leur cède en rien, préférant jouer les observatrices de la vie des autres.
    A travers son journal se profile une personnalité double. En public, bien qu'étant une oreille attentive, Amy apparaît peu loquace et toujours en retrait, s'attachant à garder le contrôle de sorte à ne pas se dévoiler ni trop s'impliquer dans ses relations.
    Mais à l'instant où elle retrouve ces moments privilégiés de solitude avec elle-même, elle se lâche et consigne toutes ses pensées spontanément.
    Et croyez-moi, cette femme-là a bien des choses à raconter !
    Amy Wingate m'a plu pour sa solitude assumée, son caractère bien trempé, sa fantaisie, sa franchise et sa verve ! Son image de vieille fille bien sous tous rapports tombe rapidement à mesure que l'on découvre que sa pudeur et son apparente austérité cachent en fait un sentiment de honte profondément ancré en elle.
    Et pourtant, jamais elle ne s'appesantit sur elle-même, remuant le passé une dernière fois pour en avoir une vue d'ensemble et tenter d'aller de l'avant.
    Willa Marsh bâtit ici un roman-journal palpitant à la chronologie bousculée et dont l'intrigue repose entièrement sur la confession progressive de son personnage central.
    L'occasion pour l'auteure d'évoquer les lourdes conséquences que peut entraîner l'amour mal placé et déçu, le poids des convenances et, dans le cas où l'on s'en écarte, le sentiment de honte qui en découle au point de hanter toute une existence. Mais aussi le pouvoir d'une rencontre entre deux générations, deux milieux opposés, qui loin de constituer un frein peut s'avérer salvatrice.
    Connaissant la difficulté d'Amy à s'épancher, j'ai eu en tant que lectrice le sentiment d'être en quelque sorte une privilégiée et je vous invite à entrer à votre tour dans la confidence :)

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2012/01/le-journal-secret-damy-win..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par luocine, le 25 janvier 2011

    luocine
    Un coup de cœur pour ce petit roman, j'espère que je ne serai pas la seule dans mon club.
    L'écrivaine a un réel talent pour créer et faire vivre des personnages. Plus on avance dans le récit, plus on se dit : je connais quelqu'un comme ça.
    Le personnage principal est très attachant, la révélation de son plus gros secret m'a laissé pantoise, je me demande si on peut se remettre d'une telle action. C'est de la fiction, certes, mais ça me fait un peu grincer des dents.
    Je trouve également que les personnages masculins sont beaucoup moins fouillés et compréhensibles que les femmes, excepté le jeune Gary.
    Sous la forme d'un journal, Amy Wingate nous fait vivre sa vie de retraitée au bord de la mer. Elle a la chance d'avoir une jolie vue de mer de sa villa victorienne. Comme je comprends son plaisir de vivre là.
    Son journal lui permet d'analyser ses amies et elle-même de façon très détaillée. Il ne faut surtout pas en conclure que vous allez vous ennuyer, car elle sait très bien raconter et nous intéresser à son cercle de relation.
    Sa relation avec le jeune Gary, un jeune adolescent à la dérive et qu'elle a blessé, dans un geste de colère est vraiment passionnante. En essayant de l'aider, elle sera amenée petit à petit à nous dévoiler sa vie car pour une fois, elle ne peut qu'être honnête avec lui et avec elle, si elle veut le sortir de la misère morale dans laquelle la vie l'a enfoncé. Et derrière son chignon de vieille professeure coincée se cache une étonnante femme vibrante de vie.

    Je ne parle pas souvent de la traduction, dans ce roman j'ai été gênée par le tu/vous, pour moi elle devrait tutoyer. D'autre part le traducteur confond ennuyant et ennuyeux.
    C'est ennuyeux !

    Lien : http://luocine.over-blog.com/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par monana28, le 25 juin 2011

    monana28
    Amy Wingate veut écrire. Pour être lue ou non. Pour oublier, peut-être. Avec un humour souvent caustique, l'apprentie écrivain nous livre un récit intime et émouvant sur une vie bien remplie... de solitude. Les quelques personnes qui croisent son chemin sont soumises à son regard tendre et critique. Ainsi, plusieurs amies, l'une qu'elle considère plutôt simplette, l'autre qui pourrait être son double solitaire, et un jeune délinquant qui se retrouve à l'hôpital par sa faute - et qui deviendra son ami - prennent vie, entre de nombreuses séquences nostalgies sur ses relations amoureuses (il y a eu David, il y a eu Hugo). Celles-ci témoignent d'une blessure de femme et d'un lourd secret, révélés à la fin du journal.
    On se prend d'affection pour cette femme à qui l'on ne saurait donner d'âge, qui vit dans sa maison bien anglaise, où les pauses biscuit-thé-ragots nous délivrent un regard acéré sur le monde qui l'entoure. Les pages, pleines d'humour, sont aussi teintées de mélancolie et de tristesse, mais laissent suffisamment de liberté au lecteur pour imaginer cette petite vieille intelligente et désespérément seule malgré tout...
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Deuzenn, le 13 novembre 2010

    Deuzenn
    Ancien professeur, Amy Wingate vit seule dans une vieille maison sur la côte anglaise. Pour apaiser des crises de colères de plus en plus fréquentes, elle entreprend de tenir un journal. Et quel journal!
    Sous sa plume pince-sans-rire se dessine le quotidien d'une petite ville anglaise du bord de mer, avec ses nouveaux riches, ses drames et ses surprises. Amy est une solitaire, mi-coincée, mi-fragile, qui porte sur le monde qui l'entoure un regard à la fois drôle et acerbe.
    Impertinent, décalé et "so british", le journal intime de cette quinquagénaire un rien cynique se révèle délicieusement réjouissant.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par bib_aulnay, le 25 août 2011

    bib_aulnay
    Le punk et la retraité Anonyme
    Amy, la cinquantaine, ancienne institutrice et "vieille fille", vit une existence morose de retraitée dans une maison victorienne d'une petite ville du bord de mer. Elle paraît coincée à tous y compris à son amie Francesca qui vit une vie bien plus intéressante, en apparence, que la sienne. Sur les conseils de son médecin, elle se met à tenir son journal intime, revient sur son passé et s'analyse. Sa vie non conformiste lui a apporté, dès son plus jeune âge, une vie sentimentale passionnée. Alors qu'Amy s'apprête à vivre une retraite sereine, la rencontre avec un jeune punk, Gary, à qui elle casse une jambe "par inadvertance" fera basculer leur vie à tous les deux et leur apportera une sorte de rédemption. Gary joue un rôle de catalyseur et Amy se révèle, petit à petit au lecteur, de plus en plus sympathique et attachante au fur et à mesure qu'elle lui fait part de son ancienne vie et de son secret, trop longtemps enfoui. Petit roman délicat, tout en finesse, au style ciselé et aux personnages si profondément humains !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (14)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Zazette97, le 18 janvier 2012

    Notre époque voit d'un bon oeil l'idée de "parler des choses" en tant que méthode thérapeutique, mais je crois que l'on risque parfois de trop dire. N'importe qui s'improvise psychologue, de nos jours.
    Quel terrible danger cela peut représenter ! Nous tentons de départir notre être de tout ce qui est superflu, nous analysons et critiquons tous nos instincts et traduisons chaque mouvement en "langage du corps", jusqu'à finir par exposer toutes nos prétentions, toutes nos faiblesses, décapées au point de disparaître.
    Il nous faut alors survivre dans le désert aride de ce qui nous reste. N'est-ce pas pourtant lorsqu'on constate l'absurdité du chemin menant du landau au tombeau qu'on a le plus besoin de ces prétentions - futiles extravagances, habitudes complaisantes, mégalomanie, amour - qui adoucissent les mornes murailles de notre existence et nous permettent de faire face au lendemain ?
    Ou ne suis-je en train que d'excuser mes faiblesses ? L'Homme doit éternellement faire face aux incontournables spectres de l'ennui, de la futilité et de la folie. Ainsi s'exprime Thomas Merton, mais je ne crains fort de ne pas pouvoir appliquer sa solution - l'amour et la grâce de Dieu. p.70
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Deuzenn, le 13 novembre 2010

    Enfin! Francesca vient de partir et je peux commencer. La pauvre chérie ne pouvait se douter qu'elle m'empêchait de me consacrer à mon nouveau projet. J'espère qu'elle n'a pas senti mon manque d'intérêt devant l'énumération de toutes les bénédictions dont elle jouit. Elles ne semblent atteindre leur réelle valeur que lorsque Francesca en dresse la liste exhaustive et en analyse chaque détail à voix haute en ma présence. Comme il est étrange qu'une femme d'une telle beauté, profitant de tant de richesses matérielles, puisse rester aussi pusillanime!
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par luocine, le 25 janvier 2011

    L’emploi du mot « petite » est une autre de ses façons –sans doute inconsciente- de maintenir sa supériorité. Une « petite dame » lui confectionne des vêtements sur mesure et un « petit monsieur » vient entretenir son jardin. La « petite femme » du magasin du village « l’adore »….. .Le monde de Francesca est peuplé de nains.
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par lilarose, le 21 mars 2012

    N'importe qui s'improvise psychologue de nos jours. Quel horrible danger cela peut représenter...Nous analysons et critiquons nos instincts...jusqu'à finir par exposer toutes nos prétentions, toutes nos faiblesses, décapées au point de disparaitre. Il nous faut alors survivre dans le désert aride de ce qui nous reste; N'est-ce pas pourtant lorsqu'on constate l'absurdité du chemin menant du landau au tombeau qu'on a le plus besoin de ces prétentions- futiles extravagances,habitudes complaisantes, mégalomanie, amour- qui adoucissent les mornes murailles de notre existence et nous permettent de faire face au lendemain. Ou ne suis-je en train que d'excuser mes faiblesses ?
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par luocine, le 25 janvier 2011

    Je me suis souvent demandé comment les mariages pouvaient survivre à ce type de désintégration ; cette chute des hauteurs, de la magie haletante jusqu’à l’indifférence familière. Comment pourrait-il en être autrement ? La familiarité n’engendre pas nécessairement le mépris, mais elle défait à coup sur la magie.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (2)

Videos de Willa Marsh

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Willa Marsh

Pour Gérard Collard, le livre qu'il vous propose aujourd'hui est un petit bijou d'humour noir et grinçant !! Un de ces livres qui, page après page instaure une ambiance si particulière comme savent le faire certains auteurs anglais... Un régal!!!! Précipitez-vous sur le livre de Willa Marsh "Meurtres au manoir" aux éditions Autrement...
Regardez l'avis de Gérard Collard...
La présentation du livre "Meurtres au manoir" par l'éditeur :
Clarissa s'ennuie à Londres et sa vie sentimentale est une catastrophe. Thomas est un veuf encore jeune, héritier d'un délicieux manoir Tudor. Le mari idéal, ou presque : il habit avec ses deux vieilles tantes, Olwen et Gwyneth. Elles ont l'air plutôt inoffensives, avec leur jupe en laine et leurs croquenots... Qui oserait soupçonner ces deux adorables vieilles chouettes de manigances diaboliques ?
Cela commence comme une comédie à la Fred Astaire, ça fini comme les oiseaux de Hitchcock, le tout soupoudré d'un beau vernis à la Guitry...anglais
Vous pouvez commander "Meurtre au manoir" sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le journal secret d'Amy Wingate par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (34)

> voir plus

Quiz