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ISBN : 2081236176
Éditeur : Flammarion (2010)


Note moyenne : 3.76/5 (sur 34 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Mainstream adj. - mot d'origine américaine : grand public, dominant, populaire. L'expression "culture mainstream" peut avoir une connotation positive
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par olivierc, le 01 mai 2012

    olivierc
    Qui n'a jamais cédé au blockbuster estival ? au dernier best-seller de untel ? à la rengaine d'une ennième “queen of pop” ? (fouillez bien au fond du tiroir…) Bravo ! vous consommez Mainstream.
    Populaire ? de masse ? du plus grand nombre ? dominante ? formatée ?… comment qualifiez-vous la culture dite “Mainstream” ? Ne comptez pas sur ce livre pour vous pré-mâcher un avis tout fait et c'est tant mieux, gardons notre libre arbitre.
    C'est une enquête, du pur journalisme d'investigation dans les coulisses des multinationales et des groupes de médias qui font et exploitent la culture du plus grand nombre. Cette enquête mérite bien son nom tant l'ouvrage est captivant, suscitant l'interrogation sur notre propre “consommation ” sans faire de procès (et c'est la sa force) mais pointant tout de même du doigt les dérives et les petits arrangements avec la légalité.
    Le point de départ de Frédéric Martel est simple, c'est l'éternelle question sur l'œuf ou la poule : les grands groupes producteurs de contenus audiovisuels ont-ils créé le “Mainstream” ou bien se sont ils contenté d'exploiter à leur profit un phénomène de société naturel, né des échanges mondiaux, de la porosité des cultures, des nouveaux courants d'expression ? Toujours est il que la culture “Mainstream” est devenue un marché mondial colossal que se disputent les gouvernements (pas moins) tant elle est vecteur de souveraineté, un “ soft power”.
    Alors, tueuse ou génératrice de diversité ? fuyant ou en quête d'originalité ? menace ou chance pour la création individuelle ? Pas si simple, on apprendra qu'une certaine diversité la caractérise aussi.
    Ce livre très bien documenté n'analyse pas le talent (ça c'est notre job) mais les mécanismes économiques de ce marché. Il ne juge pas, il rend compte des méthodes de fabrication des “contenus de consommation de masse”, de leur formatage, des grossières recettes d'apprenti sorcier, des deals de mafieux qu'emploient les magnats de l'entertainment. Nous en sommes tous un peu complices, aujourd'hui par paresse, et demain ? par défaut de choix ?
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    • Livres 3.00/5
    Par Wandrille, le 02 août 2012

    Wandrille
    Tour du monde des acteurs du "Mainstream", certes, cependant, dans l'ensemble, très vite, un goût de "déjà vu" semble émerger de chaque rencontre.
    Quoi que le livre se défendent de dénoncer une uniformisation des contenus, il ressort parfois une uniformité des discours : tous les acteurs de "l'entertainment" des pays émergent sont persuadé d'être le nouvel acteur qui va changer la donne, les discours vont et viennent, interchangeables, quelques idées fortent émergent ici ou là, comme la nécessité pour tout acteur étranger de s'adapter au local pour exporter sa propre came, la difficulté de faire de l'universel dont seul les américains semblent dépositaire et, bon an, mal an, le "fond commun" sur lequel baser tout produit déstiner à toucher toutes les couches, même celles de bébé : valeur familiales (travail et patrie pas loin), pas de violence (c'est les vacances), respect de la religion (entendre : pas de critique, même en creux).
    Ce qui laisse un goût de déception, c'est justement l'absence totale d'analyse de l'ouvrage. Assumant complètement son côté "reportage personnel", Frédéric Martel se raconte au gré des rencontres, mais évite soigneusement de tirer quelque chose de plus de la somme de ses interviews.
    Un compte-rendu, un bilan, un tour du monde de l'entertainment, oui, mais, finalement, aucune prospective, aucune critique et fort peu de limite.
    "Mainstream" se contente de faire un tableau de la situation, même si c'est déjà pas mal, vu la masse de renseignements amassés. On ne peut que constater d'ailleurs que bien des zones géographiques et bien des aspects de son sujet sont complètement occultés.
    Au nom de "on ne peut pas tout faire", son analyse de la "littérature" passe par exemple complètement à la trappe le marché de la bande dessinée-comics-manga, même si ce dernier est brièvement envisagé dans le chapitre sur le japon.
    Enfin, concernant le développement des industries liées au web, streaming, jeux multijoueurs, legislations et copyright, on se cantone au discours habituel du "un modèle va bien finir par émerger de tout cela". Certes, les européens paraissent plus inquiets, les pays émergents plus enthousiastes... mais bon... Quid de la politique des uns et des autres et, surtout, quelle réflexion quelqu'un qui a passé 5 années à rencontrer tant d'acteurs de la chaine en retire ?
    Finalement, pas grand chose.
    Bref, une lecture intéressante, qui montre un peu les coulisse des grosses machines et pointe plusieurs sujets passionnants (Media & Islam, Protectionnisme étatique et développement de la demande nationale, créativité et démocratie...) mais en les effleurants à chaque fois.
    Le sujet le mieux documenté et le plus intéressant restant Hollywood, en ouverture, avec l'intégration des "indépendants" dans la chaîne alimentaire du Mainstream.
    "Mainstream" est à mon avis à ranger dans la catégorie "carnet de voyage thématique" plus que dans l'analyse sociologique de fond.
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    • Livres 3.00/5
    Par Wandrille, le 02 août 2012

    Wandrille
    Tour du monde des acteurs du "Mainstream", certes, cependant, dans l'ensemble, très vite, un goût de "déjà vu" semble émerger de chaque rencontre.
    Quoi que le livre se défendent de dénoncer une uniformisation des contenus, il ressort parfois une uniformité des discours : tous les acteurs de "l'entertainment" des pays émergent sont persuadé d'être le nouvel acteur qui va changer la donne, les discours vont et viennent, interchangeables, quelques idées fortent émergent ici ou là, comme la nécessité pour tout acteur étranger de s'adapter au local pour exporter sa propre came, la difficulté de faire de l'universel dont seul les américains semblent dépositaire et, bon an, mal an, le "fond commun" sur lequel baser tout produit déstiner à toucher toutes les couches, même celles de bébé : valeur familiales (travail et patrie pas loin), pas de violence (c'est les vacances), respect de la religion (entendre : pas de critique, même en creux).
    Ce qui laisse un goût de déception, c'est justement l'absence totale d'analyse de l'ouvrage. Assumant complètement son côté "reportage personnel", Frédéric Martel se raconte au gré des rencontres, mais évite soigneusement de tirer quelque chose de plus de la somme de ses interviews.
    Un compte-rendu, un bilan, un tour du monde de l'entertainment, oui, mais, finalement, aucune prospective, aucune critique et fort peu de limite.
    "Mainstream" se contente de faire un tableau de la situation, même si c'est déjà pas mal, vu la masse de renseignements amassés. On ne peut que constater d'ailleurs que bien des zones géographiques et bien des aspects de son sujet sont complètement occultés.
    Au nom de "on ne peut pas tout faire", son analyse de la "littérature" passe par exemple complètement à la trappe le marché de la bande dessinée-comics-manga, même si ce dernier est brièvement envisagé dans le chapitre sur le japon.
    Enfin, concernant le développement des industries liées au web, streaming, jeux multijoueurs, legislations et copyright, on se cantone au discours habituel du "un modèle va bien finir par émerger de tout cela". Certes, les européens paraissent plus inquiets, les pays émergents plus enthousiastes... mais bon... Quid de la politique des uns et des autres et, surtout, quelle réflexion quelqu'un qui a passé 5 années à rencontrer tant d'acteurs de la chaine en retire ?
    Finalement, pas grand chose.
    Bref, une lecture intéressante, qui montre un peu les coulisse des grosses machines et pointe plusieurs sujets passionnants (Media & Islam, Protectionnisme étatique et développement de la demande nationale, créativité et démocratie...) mais en les effleurants à chaque fois.
    Le sujet le mieux documenté et le plus intéressant restant Hollywood, en ouverture, avec l'intégration des "indépendants" dans la chaîne alimentaire du Mainstream.
    "Mainstream" est à mon avis à ranger dans la catégorie "carnet de voyage thématique" plus que dans l'analyse sociologique de fond.
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    • Livres 4.00/5
    Par Lybertaire, le 21 novembre 2012

    Lybertaire
    La culture, un outil pour dominer le monde ? Le « soft power » vise à imposer au monde ses valeurs en propageant sa culture. Comment dominer ? En construisant une culture mainstream, grand public, populaire, universelle. Mais la culture universalisée, lissée, codifiée, mâchée et prédigérée, conçue pour divertir et réunir les personnes les plus diverses, ne s’oppose-t-elle pas à l’art, lequel se rapporte à un peuple lié par un territoire, une histoire et des valeurs communs ? Le film hollywoodien et la pop music s’adressent à tous par leurs intrigues formatées et leurs rengaines recyclées qui divertissent. Mais sous le terme divertissement (entertainment) se cache plutôt la monopolisation du cerveau pour détourner de la réflexion et asseoir la culture américaine. Quant à l’art, il souffre d’une image trop intellectuelle et hautaine, comme si l’entertainment et l’art étaient opposés et incompatibles.
    Comment les États-Unis ont-ils fait pour devenir mainstream ? Durant plusieurs années, Frédéric Martel a mené 1250 entretiens à travers le monde ; il a rencontré les acteurs de l’industrie du cinéma, de la musique, de la télévision, de la radio, du livre et du jeu vidéo pour expliquer comment les pays livrent leur bataille des contenus pour devenir mainstream.
    La première partie est donc consacrée aux États-Unis. On parle pop music, chaîne de télévision, mais surtout cinéma : de la production hollywoodienne, partagée entre les majors et les labels pseudo indépendants, à la distribution par les multiplexes en passant par l’industrie du pop-corn et des sodas, au cœur du système.
    On parle aussi des critiques qui n’assument plus leur rôle de critique : ils accompagnent la promotion par des textes tellement dithyrambiques qu’ils en deviennent banals : « la meilleure comédie romantique de l’année… absolument fabuleux ! hilarant ! »
    En fait, le jugement disparaît au profit des classements et des box-offices pour légitimer le succès d’une œuvre littéraire ou cinématographique. Cette tendance n’est pas seulement propre aux États-Unis, on la constate en France aussi ; pour cela, il suffit d’entrer dans une Fnac où sont exposées à l’entrée les « meilleures ventes », ou d’ouvrir un « journal » gratuit pour voir comment les « critiques » des journalistes sont utilisées pour la promotion du dernier film le plus extraordinaire de l’année.
    Les États-Unis, leader en matière de contenus mainstream, ne sont plus les seuls. La Chine, avec 1,4 milliard d’habitants, représente le plus grand « marché » au monde, mais sa politique en matière culturelle est protégée à l’intrusion légale de contenus étrangers. Parmi les concurrents, l’Inde, avec 1,3 milliard d’habitant, tente d’exporter le cinéma bollywoodien ; le Japon, après la pénétration massive des mangas, s’exporte en Asie avec la J-Pop, tout comme la Corée du Sud avec les dramas et la K-Pop ; les telenovelas en Amérique du Sud et les feuilletons du Ramadan.
    Tous ont compris le système : produire une culture divertissante aux histoires universalisées et simplifiées pour conquérir un grand public. La langue est également cruciale et les industries de la K-Pop l’ont bien compris : outre une campagne publicitaire adaptée à chaque pays d’Asie, les chanteurs enregistrent les tubes en plusieurs langues.
    Depuis l’arrivée d’Internet, la géographie des contenus évolue rapidement. Les échanges ne se font plus des pays riches vers les pays en développement ; ces derniers assoient localement leur culture, comme la Chine ou l’Inde qui ont décidé de conquérir l’Afrique par leurs industries et leurs contenus. De nouvelles capitales culturelles font concurrence aux villes états-uniennes : Le Caire, Dubaï, Hong Kong, Singapour.
    Au cœur des échanges culturels, Internet apparaît pour les industriels américains comme une menace à la diffusion gratuite de contenus ; pour les autres, c’est une véritable arme de propagation pour gagner la guerre des contenus.
    Et l’Europe ? Malgré une culture nationale féconde mais qui ne s’exporte pas, la seule culture commune aux Européens est celle des Américains. Grande importatrice culturelle, l’Europe, défenseuse de la « diversité culturelle », parvient à protéger sa culture, mais elle pourrait être noyée par la concurrence de part et d’autre du monde.
    La suite de la critique sur mon blog :
    http://www.bibliolingus.fr/mainstream-frederic-martel-a80136690

    Lien : http://www.bibliolingus.fr/mainstream-frederic-martel-a80136690
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    • Livres 5.00/5
    Par IreneAdler, le 09 février 2012

    IreneAdler
    F. Martel a fait le tour du monde, a rencontré les patrons ou leurs représentants, des plus grandes boîtes de productions de contenus culturels. Car il n'est plus possible de parler de culture, tant tout est étudié pour fonctionner dans le plus de pays possibles.
    Pourtant, l'uniformisation n'est pas totale, partout émerge des petites poches de résistance, qui affaiblissent les grands médias dominants. de plus, les grandes majors n'arrivent pas à s'implanter partout, et pas toujours durablement quand elles réussissent à ouvrir un bureau, notamment dans les pays émergents.
    Un livre qui permet de rester vigilant sur ce que l'on tente de nous imposer (d'ailleurs, cela n'épargne pas la littérature).
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Citations et extraits

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  • Par tulisquoi, le 16 octobre 2010

    La troisième hypothèse serait que la définition européenne de la culture, historique et patrimoniale, élitiste souvent, anti-mainstream aussi, n’est plus forcément en phase avec le temps de la mondialisation et le temps numérique. La « Culture » à l’européenne, avec un C majuscule, n’est plus nécessairement le standard international en matière de flux de contenus. Elle reste un produit de niches pour d’importants segments du marché, mais elle n’est plus une culture de masse. [...] L’Europe ne se préoccupe-t-elle pas trop de l’offre culturelle et insuffisamment de la demande, contrairement aux États-Unis ? Est-ce qu’une définition trop étroite de l’art ne freine pas la production et la diffusion des œuvres au temps de l’économie immatérielle et globale ? Est-ce qu’une hiérarchie culturelle trop rigide, trop sophistiquée, faite de distinctions et de rejet du commerce, n’est pas devenue inopérante quand les genres se mêlent partout et quand, de Mumbai à Rio, il n’y a plus une seule définition de la culture ? Est-ce qu’une séparation trop stricte entre les cultures classiques et techniques n’est pas dépassée à l’âge d’Internet ? Les industries créatives et la mondialisation des contenus se préoccupent peu de ces hiérarchies et de ces distinctions : elles ne sont ni pour ni contre l’art – elle n’ont simplement pas d’avis.
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