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> Jean Malaplate (Traducteur)

ISBN : 2070327051
Éditeur : Gallimard (1992)


Note moyenne : 3.53/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Comment a-t-il fait pour être père, dis-tu, Ce Florent qui jamais de femme n'a foutu ? Demande à Tartempion qui se dit écrivain Sans avoir écrit une ligne de sa main. Un chef-d'oeuvre du mot d'esprit féroce et de la satire tr... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (3)

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    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 07 août 2014

    Luniver
    Deux mille ans après sa mort, Martial n'est toujours pas tombé dans l'oubli, et ses fameuses épigrammes sont toujours célébrées. Bien qu'il ait traité des thèmes variés : portrait de citoyens, scènes de la vie quotidienne, éloges des Césars en place (il faut bien vivre), on le retient surtout pour ses petites phrases assassines qui n'épargnaient personne.
    Martial exploitait toutes les informations qui lui tombaient sous la main : les petits défauts physiques que l'on cherche à cacher, les erreurs de jeunesse qu'on pensait oubliées, les combines pour se faire inviter sans jamais rendre la pareille, les flagrants délits d'avarice, même la capacité à lâcher des vents au mauvais moment... le moindre faux pas valait à ses contemporains une immortalité dont ils se seraient bien passés.
    Je dois reconnaître d'ailleurs que ce sont les seules épigrammes que j'ai eu plaisir à lire : les portraits d'illustres inconnus, les flatteries pour manger deviennent vite ennuyeuses. Alors qu'une petite dose de cruauté avant de commencer la journée, ça ne peut vraiment faire de mal à personne.
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    • Livres 1.00/5
    Par patrick75, le 01 octobre 2014

    patrick75
    Marcus Valerius Martialis francisé Martial, trempe sa plume dans le venin.
    On pourrait dire de lui qu'il regarde la paille dans l'œil de ses contemporains en oubliant la poutre qui se trouve dans le sien .
    Certaines de ses épigrammes font " mouche" cependant, teintées qu'elle sont de son humour sarcastique.
    au-delà du personnage, l'intérêt historique de découvrir les mœurs de l'époque est réel .
    Mais il fait de nous ses complices, il nous place dans l'œil du voyeur, qui est une position inconfortable.
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    • Livres 5.00/5
    Par Aelinel, le 15 septembre 2014

    Aelinel
    J'avais étudié les épigrammes de Martial dans le cadre de ma maîtrise et le moins que l'on puisse dire, c'est que j'ai eu le sentiment d'avoir vécu près d'un an avec lui! Il a des côtés franchement irritants : xénophobe, antisémite, misogyne, râleur, opportuniste, commère, arriviste et surtout éternel insatisfait! D'un autre côté, certains épigrammes sont franchement drôles et dénoncent (pas toujours avec bon goût!) les travers de ses contemporains (surtout ceux qui ne l'aident pas ou ceux qui ne reconnaissent pas son talent) : la vengeance par la plume! de plus, ses écrits sont une mine d'or incroyable pour les historiens notamment sur la vie quotidienne de la ville de Rome au Ier siècle après-J.-C. Elle y est décrite comme embouteillée, sale, bruyante, etc... Bref, des difficultés très contemporaines en somme. Les écrits de Martial sont bien évidemment à rapprocher de ceux de son collègue poète Juvénal. Bien que parfois, j'avais parfois envie de l'étrangler, je n'ai pas pu m'empêcher de m'attacher à ce personnage si atypique.
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Citations et extraits

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  • Par Luniver, le 06 août 2014

    Pendant que tu es chez toi, Galla, on s'occupe de ta parure dans la rue Suburra, où l'on est en train de friser les cheveux qui suppléent à ceux que tu n'as plus ; tu ôtes chaque soir tes dents comme ta robe ; tes attraits reposent dans cent boites diverses, et ton visage ne couche pas avec toi ; tu t'avises pourtant de m'agacer avec le sourcil qu'on t'apporte le matin ; et tu oses montrer sans rougir ces secrets appas que les années ont blanchis, et que tu peux déjà compter au nombre de tes aïeux. Quoi qu'il en soit, tu me promets monts et merveilles ; mais ma mentule fait la sourde oreille ; et, toute borgne qu'elle est, elle te voit.

    IX.38
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  • Par Luniver, le 28 juillet 2014

    Eh bien ! Candide, soit : toi seul, possèdes tout ;
    Toi seul tu réunis l'agréable et l'utile.
    Biens de campagne, biens de ville.
    Beaux vases, bonne cave, et bon sens et bon goût,
    Bon coeur et bon esprit surtout.
    Enfin, chez toi, pour toi, Candide, tout abonde,
    Puisque tu le veux, j'en conviens ;
    Oui, tout est pour toi seul ; j'en excepte un seul bien,
    Ta femme, qu'avec toi partage tout le monde.

    III.26
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  • Par Luniver, le 30 juillet 2014

    De quoi ta femme te soupçonne-t-elle, Linus et de quel côté veut-elle que tu sois le plus chaste ? Elle te l'a montré assez par des indices certains : elle t'a donné comme gardien un eunuque. Elle a beaucoup de flair et elle est très intelligente.

    II.54

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  • Par Luniver, le 31 juillet 2014

    Tu veux, Lesbie, que je sois toujours en érection devant toi ; crois-le bien, l'arc viril ne se tend pas comme le doigt. Tu as beau l'exciter par une main caressante et de douces paroles, ta figure agit contre toi avec un empire invincible.

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  • Par Luniver, le 05 août 2014

    J'ai bu dernièrement du vin consulaire. Tu me demandes s'il était vieux, s'il était généreux ? Le consul lui-même l'avait mis en bouteille, et, Severus, c'était le consul lui-même qui nous le versait.

    VII.79

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