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ISBN : 2290126462
Éditeur : J'ai Lu (04/05/2016)

Note moyenne : 3.49/5 (sur 169 notes)
Résumé :
Quatre-vingt-dix ans avant les péripéties du "Trône de Fer", Aegon, de la lignée royale, surnommé l'Œuf, court les routes incognito comme écuyer d'un chevalier errant, Dunk. Au hasard des chemins, le duo se voit convié par le fringant Jehan le Ménétrier à participer à un tournoi richement doté qui sera le clou des noces de lord Beurpuits. Au champion ira le grand prix, un inestimable œuf de dragon. Mais il apparaît bientôt que les noces et le tournoi sont un nid d'i... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
08 novembre 2016
Alors que le sixième tome de la saga à succès « Game of thrones » se fait toujours attendre, G. R. R. Martin fait patienter son lectorat avec quelques récits inédits se déroulant également sur Westeros mais à une époque antérieure. « L'oeuf de dragon » est ainsi la troisième nouvelle consacrée au duo composé du chevalier errant Dunk et de son jeune écuyer baptisé l'Oeuf. On retrouve ici nos deux compères en route pour le nord où ils espèrent pouvoir mettre leur épée au service des Stark, déjà en proie aux velléités de rébellion des Fer-nés. La vie d'un chevalier errant n'est toutefois pas aisée, le froid et la faim auxquels s'ajoutent le manque de confort et surtout de considération faisant partie du quotidien de ces guerriers résolus à ne dépendre d'aucun seigneur. Alors lorsqu'on leur propose de faire escale à Murs-Blancs où un tournois réunissant la fine fleur de la chevalerie locale est prévu en l'honneur des noces de Lord Beurpuits, la tentation est grande de profiter du gîte et du couvert offerts en échange de leur participation. le prix proposé au vainqueur est également alléchant et inhabituellement prestigieux : un oeuf de dragon. On renoue ici avec le monde des tournois déjà mis en scène dans « Le chevalier errant ». le martellement des sabots des chevaux, le fracas des lances, les armures étincelantes, les défis lancés par des chevaliers épris de gloire... : la richesse et la crudité de la plume de l'auteur rend cette fois encore l'immersion immédiate.
Si le décor constitue à lui seul une raison suffisante pour apprécier la nouvelle, son intérêt réside aussi et surtout dans ce qu'elle nous apprend d'inédit sur l'histoire mouvementée de Westeros. La guerre civile opposant les Stark aux Lannister est en effet loin d'être la première à avoir menacé la stabilité et la prospérité des sept royaumes. Dans le cas présent le lecteur arrive toutefois après la bataille puisque cela fait déjà plusieurs années que les partisans de deux prétendants concurrents se sont joyeusement étripés au champ d'Herberouge. Certaines maisons ont malgré tout encore du mal à digérer la défaite de celui que l'on appelait alors le « dragon noir » et qui pourrait fort bien toujours constituer une menace pour le souverain actuel. G. R. R. Martin profite également de l'occasion pour nous familiariser un peu plus avec les puissants et les célébrités de l'époque, qu'il s'agisse de la redoutable et redoutée main du roi Freuxsanglant, ou bien de chevaliers plus modestes comme ser Kyle le Chat, Maynard Prünh, Glendon Boule ou encore Jehan le Ménétrier. Autant de personnages qui donnent davantage de corps à l'univers et de complexité à l'intrigue. On prend aussi plaisir à suivre l'évolution des relations entre ces deux protagonistes aux caractères si éloignés et s'entendant pourtant comme larron en foire : l'un est taciturne, bougon mais profondément honnête, et l'autre impulsif, sûr de lui et, en dépit de son jeune âge, déjà rompu aux intrigues de cour.
Les aventures de Dunk et l'Oeuf constituent donc un supplément agréable au « Trône de fer » et nous permettent de nous familiariser avec l'histoire de Westeros sur lequel plane ici aussi le spectre de la guerre civile. On reconnaît d'ailleurs sans mal la patte de G. R. R. Martin qui se montre une fois encore particulièrement retors, multipliant les indices et les fausses pistes pour au final nous surprendre complètement dans les dernières pages. A découvrir.
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Relax67
08 novembre 2014
Rien à faire !
J'étais méfiant vis-à-vis de cette longue nouvelle des aventures de Dunk et l'Oeuf à cause de l'engouement actuel concernant G.R.R. Martin et son oeuvre, et la façon dont nos chers éditeurs français profitent du filon en triplant le prix de l'original (en découpant un livre en trois). En manque de ma drogue Westerosienne depuis un an j'ai craqué pour le petit précieux sorti cet été (2014) et lâché les 15€ demandés.
Et je me suis régalé.
J'avoue, j'ai apprécié l'objet-livre. C'est rare pour une nouvelle de se voir emballé comme ça. Ici les mots ont de l'air pour respirer contrairement aux éditions de poche. J'ai aimé la police de caractère employée pour exprimer les pensées de Dunk, qui imite une élégante écriture manuscrite. Et l'oeuf de dragon illustré sur la couverture est superbe. Bref, en lisant, j'avais l'impression de conduire une luxueuse BMW série 4 toute neuve : ça coûte honteusement cher mais le plaisir est au rendez-vous.
Mais soyons clair, c'est avant tout l'histoire racontée qui m'a plu, tout à fait dans la lignée des deux nouvelles précédentes sur Dunk et l'Oeuf. Chevalier désargenté, Ser Duncan le Grand dit Dunk se dirige vers le Nord avec son écuyer l'Oeuf dans le but de vendre ses services aux Stark qui luttent contre les Fer-Nés. Attiré en chemin par les prix offerts lors du tournoi qui clôturera les noces de Lord Beurpuits, il décide de tenter sa chance. Il ne s'attend pas à se retrouver dans un vrai sac de noeuds d'intrigue. Les partisans de la vieille rébellion Feunoyr n'ont en effet pas tous renoncé à détrôner le roi Targaryen.
Le manque d'action ne m'a pas gêné ; c'était déjà le cas dans « l'Épée Lige, la deuxième nouvelle consacrée à nos héros. de même l'absence totale de magique et de fantastique n'entraîne pas de manque (sauf si c'est ce qu'on vient chercher). de fait il y a largement de quoi boire et manger dans la description de ces nobles médiévaux qui festoient et joutent, qui complotent et combattent. On trouve des parangons de noblesse pure, des traîtres, des roublards, des lâches. On s'attend presque à voir Ivanhoé lancé au galop, une lance de tournoi en main. Tout cela est cousu ensemble avec les fils d'une intrigue politique dont l'importance se dévoile peu à peu. Seule manque la présence d'une forte personnalité féminine.
Rien de tout cela n'est nouveau bien sûr, et l'on trouvera des acteurs et des situations semblables le long de l'oeuvre principale « A song of Ice and Fire ». Mais j'étais en manque je vous dis. Et cette dose de Westeros était de la bonne, pure à 90% au moins.
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Allison
21 juillet 2014
Bon soyons clair dès le début : N'achetez pas la version de Pygmalion. Attendez la version poche, cela vaut mieux. Parce que quelques 170 pages remplies d'une écriture immense, le tout pour presque 16€, c'est de l'arnaque. Une bonne vieille arnaque à la sauce Pygmalion, comme on en a l'habitude maintenant. On soulignera aussi le fait que la nouvelle est sortie en 2010, mais là aussi nous avons pris l'habitude d'être les derniers servis. Je pourrais continuer longtemps mon coup de gueule contre J'ai Lu et Pygmalion, en parlant de la découpe que subissent les romans chez eux (oui, pas que le Trône de Fer, on a vu ça avec l'Assassin Royal aussi, par exemple), mais je garde ça pour une prochaine fois.

Un deuxième point qui me tient à coeur, c'est la traduction. C'est ma première "rencontre" avec Patrick Marcel, le nouveau traducteur du Trône de Fer qui succède à Jean Sola. En si peu de pages, je n'ai pas vraiment pu les comparer et me faire une idée, mais j'ai trouvé l'écriture fluide et agréable. J'attendrai donc de relire le tome 5 en VF avant de me faire un avis définitif sur le nouveau traducteur.

J'attendais avec impatience de retrouver Dunk et Egg, deux personnages très attachants sur lesquels j'aimerais vraiment en savoir plus. J'ai d'ailleurs été ravie d'apprendre que Georges RR Martin prévoyait un bon paquet de nouvelles sur le duo ! S'il n'est pas nécessaire d'avoir lu le Trône de Fer pour lire les aventures de Dunk et l'Oeuf. il faut cependant bien sûr avoir lu les deux premiers tomes des nouvelles les concernant avant de se lancer dans celle-ci, histoire de comprendre pourquoi l'héritier Targaryen est l'écuyer d'un chevalier errant sans le sou. J'aime beaucoup la relation qui lie les deux personnages principaux, ainsi que l'humour quasi constant qui ponctue leurs dialogues.

L'Oeuf de Dragon est donc la troisième nouvelle mettant en scène Dunk et l'Oeuf. L'Oeuf, c'est Egg en VO, le diminutif de Aegon, mais il se fait aussi appeler ainsi à cause de son crane chauve qu'il rase pour dissimuler sa chevelure si typiquement Targaryenne. Dunk, ou ser Duncan, est un chevalier errant qui se distingue par sa très haute taille, entre autres.

Dans cette nouvelle, les deux héros sont invités au mariage de Lord Beurpuits, où ils décident de se rendre afin que Dunk participe au tournoi organisé pour l'occasion. Il ne veut y gagner que quelques sous et n'envisage pas d'atteindre la première place, même si le prix offert au vainqueur est un authentique oeuf de dragon. Très vite, Dunk et son écuyer se rendent compte que le tournoi n'est qu'une couverture qui cache bien des choses et qu'une rébellion est en marche... Mais je ne peux vous en dire plus, avec seulement 170 pages ce serait du spoil pur et dur. Je dirais donc juste que j'ai encore une fois eu beaucoup de plaisir à lire une nouvelle aventure de Dunk et l'Oeuf, que l'intrigue est plus que passionnante et que la fin m'a énormément plu.

J'ai apprécié redécouvrir lord Freuxsanglant, surtout après certains événements du cinquième tome. C'est un personnage que j'espère revoir dans les futures nouvelles. L'histoire de ser Glendon m'a aussi beaucoup plu, elle montre un coté chevaleresque où l'honneur est mis en avant, assez différent de ce à quoi la série de romans nous a habitué. J'aime aussi l'humour de GRR Martin, quand par exemple il fait dire à Dunk que certaines choses sont aussi improbables que le fait qu'il devienne lord Commandant de la Garde Royale... Des détails qui font tout le charme de la saga.

J'ai donc hâte de lire les prochaines nouvelles dédiées à Dunk et Egg, même si je pense abandonner l'idée de les lire en français. J'ai surtout hâte d'en savoir plus sur la tragédie de Lestival ! L'Oeuf de Dragon est donc une excellente petite nouvelle, mais je vous conseille vraiment d'attendre la sortie en version poche.

Lien : http://allison-line.blogspot..
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Under_The_Moon
28 avril 2015
Je peux officiellement dire que je viens de faire la lecture la plus décevante de ce premier quart de l'année 2015.
Appâtée par l'adaptation télévisée de Games of Thrones, il était naturel - en boulimique de lecture qui se respecte - de me tourner vers les romans qui en sont à l'origine.
La lecture du premier tome n'a pas été très concluante, alors pour ne pas rester sur un échec, j'ai pris ce roman-là.
Et là le constat est sans appel : j'ai vraiment du mal avec l'écriture de George R.R. Martin ! Autant, l'univers, les personnages, les propos et les situations ne me posent pas tellement problème, autant la narration et l'écriture..... Avec les rares scènes d'action expédiées en 2 coups de cuillère à pot...
Tout au long de ce roman, rien de bien intéressant ne se passe. A la place s'enchaînent une série d'événements sans grand intérêt qui augmentent l'impatience du lecteur. Il faut attendre les 10 dernières pages pour voir enfin venir de l'action avec des retombées intéressantes. Certes le roman n'en fait que 175 mais ce n'est pas une raison suffisante pour diluer autant l'intrigue dans une eau de pas grand chose qui donne au final une contrefaçon de l'histoire.
Dommage pour moi.
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Tatooa
17 avril 2017
Ah, j'ai beaucoup aimé ce petit interlude "martinesque", dégoté pour un item du challenge "Harry Potter" sur FB.
Il est vrai que je n'ai pas accroché au "trône de fer", hélas, qui part beaucoup trop dans tous les sens à mon goût.
Ici cependant, et comme dans les autres que j'ai lus, il se concentre juste sur Ser Duncan et "l'Oeuf" (ça me fait toujours rire ce nom), et du coup, on y gagne en précision, en justesse de ton, et l'intrigue, quoi qu'assez complexe, reste facilement "suivable" (bien que l'auteur sème tellement de petits cailloux qu'on s'y perd, mdr !).
C'est vraiment bien écrit, j'ai adoré les descriptions des joutes, on plonge vraiment dans une ambiance de moyen-âge, c'est fabuleux de réalisme !
Bref, c'était cool, et je l'ai lu en deux fois, parce qu'une fois dedans, j'arrivais plus à m'en sortir !
Dommage que j'accroche pas à l'oeuvre maîtresse, mais elle a pour moi des défauts totalement absents ici.
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Les critiques presse (1)
Elbakin.net22 juillet 2014
Efficace en diable, aucun amateur du Trône de Fer n’ira vous dire que cette longue nouvelle ne mérite pas d’être lue ! Martin maîtrise parfaitement son univers et sème ses indices avec jubilation.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations & extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa17 avril 2017
- Ma nouvelle jument vous plaît ? Lord Costayne a envoyé son écuyer pour payer rançon, mais je lui ai dit de conserver son or. J'ai l'intention de la garder pour moi, celle-là. (Glendon)
- Sa Seigneurie ne va pas apprécier. (Dunk)
- Sa Seigneurie a affirmé que je n'avais pas le droit d'inscrire une boule de feu sur mon écu. Il m'a dit que mes armoiries devraient être une feuille de rose. Que sa Seigneurie aille donc se faire foutre.
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TatooaTatooa16 avril 2017
Une fois la ville loin derrière eux, Dunk s'éclaircit la gorge et déclara :
- Sale affaire, de trancher la tête de septons. Il se bornait à parler. Les mots sont du vent.
- Certains sont du vent, messer. D'autres sont de la trahison.
L'Oeuf était fluet comme un brindille, tout en côtes et en coudes, mais il ne manquait pas de bouche.
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gilou33gilou3314 avril 2017
Les moments difficiles ne font qu'empirer quand on les repousse.
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Relax67Relax6704 novembre 2014
"Encore vous? Ser Uthor est au banquet. Vous voulez quoi?
-- Mon épée et mon écu.
-- Vous avez apporté la rançon?
-- Non.
-- En ce cas, pourquoi j'vous laisserais prendre vos armes?
-- J'en ai besoin.
-- C'est pas une raison suffisante.
-- Et si je vous disais "essayez de m'arrêter et je vous tue?"
Will demeura un instant bouche bée. "Elles sont là-bas."
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Relax67Relax6701 novembre 2014
Dunk: "Et l'autre seigneur, était-il parent de la maison Frey?"...
L'Oeuf leva les yeux au ciel. "Les armes des Frey sont deux 'tours' bleues, réunies par un pont, sur champs gris. Ici c'étaient trois 'châteaux', noirs sur orange, messer. Avez-vous vu un pont?"
"Non." 'Il cherche uniquement à m'agacer.' " Et la prochaine fois que tu lèves les yeux au ciel devant moi, je vais te flanquer une taloche sur l'oreille, si fort qu'elle va se recroqueviller une bonne fois pour toutes dans ta tête."
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