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> Jean Sola (Traducteur)

ISBN : 2290022179
Éditeur : J'ai Lu (2010)


Note moyenne : 4.17/5 (sur 369 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le Royaume des Sept Couronnes est sur le point de connaître son plus terrible hiver : par-delà le mur qui garde sa frontière nord, une armée de ténèbres se lève, menaçant de tout détruire sur son passage.

Mais il en faut plus pour refroidir les ardeurs de... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par claudia_tros_cool, le 02 juin 2014

    claudia_tros_cool
    Alors voilà après une lecture de ce tome je vais essayer d'écrire une critique vu que c'est encore frais. En fait au début je lisais Game of Thrones en intégrale vu que j'étais complètement mordu de la série et que je voulais en revivre les meilleure scène en les relisant, du coup l'an dernier j'ai acheté et lu l'intégrale 3 après avoir lu les deux premiers, pensant y trouver l'équivalent de la saison 3 : grosse erreur puisque les 300 dernières pages à peu près recouvraient toute la saison 4 en ce moment diffusé. Donc bon, tant qu'à faire, en tant que véritable fan, je me suis dit «  maintenant spoilé à mort, et pourquoi pas continué ? Je peux pas me passer de cette série alors tant qu'à faire avoir un rayon d'avance ! » donc me voilà entrain de recevoir ce bel intégral 4 pour mon anniversaire.
    Que dire de cette lecture ? J'ai trouvé que cet intégrale était très différent de tous les autres ce qui en fait ne devrait pas nous surprendre, comment les choses ne pouvaient ne pas être complètement changés après la mort de grand personnages comme le jeune Loup, Catelyn Stark, Tywin Lannister, King Joffrey... ? Ces grands événements marquent de grands tournants qui font que l'auteur a choisit de nous présenter les choses d'un tout nouvel angle. Il nous est donc loisible d'apprécier les aventures de certains nouveaux personnages notamment avec Dorne mais aussi ici les Fer-Nés assez banalisés précédemment prennent une immense importance. le récit au grand plaisir de certain et déplaisir d'autres se base énormément sur Cersei Lannister et Jaime ainsi que Brienne de Torth et puis surprise des personnages peu représentés comme Samwell Tarly éclipsent totalement d'autres mieux représentés comme était Jon Snow dans les précédents tomes.
    Quoi qu'il en soit on peut remarquer un rythme bien plus lent...dans ce tome il y a bien moins d'actions...parfois on peut même avoir l'impression que rien ne se passe et là encore après toutes les péripéties du précédent tome, j'ai envie de dire qu'il fallait s'y attendre. En réalité on peut plutôt voir cet intégral comme la retombée immédiate de la mort du roi Joffrey et de sa main Tywin Lannister, de celle du Prince Oberyn, des deux frêres Clegane, de la fuite de Tyrion Lannister et celle de Sansa Stark-Lannister , de Balon GreyJoy, de la fuite d'Arya Stark, du grand retour de Mama Stark et tellement plus ! Autant dire qu'on a pas l'impression de danser avec des dragons mais plutôt avec des fantômes, d'ailleurs je m'amuse souvent à appeler cette saga «  Game Of Ghosts ».
    Est-ce pour autant que la qualité est moindre et le récit pas aussi bon que les précédent ? NON. Une fois passé ce côté très restreint des points de vue et cette ambiance très glauque et assez fantomatique, les événements ont beaux être lents et plus stratégiques ( nous sommes donc là dans le véritable jeu des thrones, «  tu gagnes ou tu meurs » ou trahisons, stratagèmes, manipulations vont bons trains, plutôt que dans de l'action intempestive magico-médiévale) cela ne reste pas moins un intégrale très intéressants pleins de rebondissements, de trahisons, de violence et de mauvais sentiments comme on les aime avec une plume très bien magné dans un vaste univers plein de richesses qui nous laisse toujours pantois et plein de question «  mais que va t-il se passer ? Comment ça va se finir ? » autant dire que ce côté imprévisible et palpitant : il y est toujours !
    Etant donné que l'auteur fonctionne et découpe son récit par personnage et bien, je vais faire de même afin de faire le point sur chacun d'eux.
    Brienne : Je commence par cette demoiselle parce que franchement, elle fait parti de mes personnages préférés dans la livre ! Si Brienne de Torth n'a jamais eu un physique facile elle est ici le symbole de la fidélité, la bravoure et la beauté d'âme. Malgré les dures étapes qu'elle enchaine elle ne perds pas de vue sa promesse et c'est avec loyauté qu'elle avance. L'auteur nous habitue à des personnages tordues, vicieux, grossiers, haineux, traitres, assoiffés de pouvoir...il n'en est rien pour Brienne qui réfléchit toujours avec son épée, sa bravoure et son cœur. Dans un monde de brute cette dame si robuste à une bonté d'âme hallucinante qui fait qu'on ne peut que l'aimer, et mieux je dirai : l'admirer. Je trouve que le personnage de Brienne prend une ampleur très importante, j'aime beaucoup sa fidélité à Jaime et la sorte «  d'amour » qu'elle lui porte de sorte que tout au long de son périple on retrouve beaucoup Jaime Lannister dans ses pensées. Brienne est un personnage émouvant : rejeté pour son physique et sa différence, jeune fille qui n'a jamais voulu ce qui avait été décidé pour elle, personnage qui a beaucoup souffert et qui, pourtant, n'a jamais failli à ses promesse. le fait que Podrick Payne l'ai suivi et soit devenue son compagnon de route rajoute un petit côté comique et qui plus est attachant à leur périple. Si quelques «  chapitre » sont calmes, dautres sont pleins d'actions et trépidants notamment la rencontre avec Lady Coeurdepierre qui m'a laissé sans voix. L'auteur est vraiment un sadique, je veux la suite !
    Jaime : Ah Jaime ! Ai-je déjà mentionné à quel point j'aimais ce personnage ? Je crois que c'est une chose faite dans les critiques des tomes précédents et je ne remercierai jamais assez l'auteur d'avoir fait de son personnage autre chose que «  le régicide » dont on ne faisait que parler, lui avoir donné de la profondeur donne quelque chose de plus que j'apprécie beaucoup !
    Jaime comme on a pu le voir depuis son retour – et selon moi bien avant depuis la fin de sa captivité à Vivesaigues- de son périple avec Brienne est revenue en homme différent. Il était le régicide il est revenu en Jaime Lannister, désireux d'être autre chose qu'un simple parjure qui a assassiné celui qu'il devait protéger. C'est un personnage plein de ressources et indéfiniment plus humain qui nous revient, un personnage qui, ayant été exposé aux souffrances, revient avec une âme. Un personnage aussi qui était complètement lié à sa sœur, la suivant dans tous ses désirs et tout ses plans et qui, malgré la douleur que cela lui inflige, apprends à s'en détacher et à même la contrer quand il réalise que celle-ci outrepasse ses droits et la raison. Il n'est plus lié à Cersei il est même un contre-pouvoir que l'on apprécie pour son évolution et sa différence...on est donc agréablement surpris de voir Jaime s'éloigner d'une ignoble femme. Ce que j'ai beaucoup aimé dans le travail de George R.R Martin est la capacité qu'il a de nous décrire le calvaire qu'est la perte de la main d'épée de Jaime sans pour autant tomber dans l'exagération ; la perte de la main de Jaime ne peut que changer le personnage et ses orientations. Enfin j'aime beaucoup le sens de l'humour un peu caustique de Jaime de même que sa manière d'un peu remplacer Tyrion qui manque dans cet intégrale quand Jaime fait preuve d'esprit par exemple pour assiéger Vivesaigues.
    Cersei : Quand le chat n'est pas là les souris dansent...en l'occurrence ici quand son fou de roi fils meurt et sa Main de père le rejoint, Cersei Lannister ne se sent plus et entend régner sur le royaume des septs couronnes, s'approprier toute la puissance dont elle peut se faire acquisitrice et bien plus afin que tout le peuple s'en souvienne. Mais le pouvoir ne rend pas fou tout homme qui en abuse ? Cerseil Lannister dans ce tome en est la caricature même. le chagrin, le désespoir, la volonté de puissance la pousse dans des décisions folles car elle est aveuglé tout du long par la vengeance et par l'envie irrépressible de contrer une prophétie. On voit beaucoup Cersei qui représente à travers son regards toutes les intrigues malhonnêtes de Port-Réal, on suit son ascension comme sa chute. Et alors la chapeau Mr Martin pour réussir même à nous faire avoir de la peine pour un personnage aussi ignoble que la reine Cersei car à quelques moments, on peut voir une mère folle de désespoir, une jeune fille déçue qui aurait aimé que sa vie ressemble à un conte de fée avec le Prince Rhaegar comme mari, une mère inquiète, une femme qui a peur de vieillir, une femme qui veut accomplir de grandes choses et à peur de se retrouver prisonnière de la misogynie de l'époque médiévale, une femme qui veut simplement montrer ses griffes de Lionne. Mais bon voilà...à trop en faire Cersei attise même la haine du lecteur. La chute assez inattendue de Cersei est incroyablement bien manié, bien écrite...c'est palpitant. Même si on s'inquiète pour Cersei quand on repense à feu Ned Stark et tous les autres on se dit qu'elle ne mérite que ce qu'elle à, c'est jouissif !
    Alayne : Après toutes les horreurs qu'a vécu Sansa Stark à Port-Réal on pourrait se réjouir de la voir fuir cet endroit oui mais pas là.. Sansa se retrouve entre les mains sournoises et manipulatrices de Petyr Baelish ou le plus vilain et imprévisle de tous les personnages. Si la petite Stark quitte un monde plein d'horreur elle entre dans un nouveau les «  Eyriés imprenables » hauts, sombres, silencieux...mort ! Elle est obligée de quitté la Sansa Stark qu'elle était pour devenir Alayne Stone et après la mort de sa tante Lisa la petite est obligé de mentir et de devenir le meilleur pion de Little Finger qui a tout prévu pour elle. On pourrait se sentir rassuré pour elle voir heureux mais c'esy une partie qui est vraiment sous tension vu que Little Finger a toujours plus d'un tour dans son sac et puis les ennuies ne font qu'arriver avec les accords passés entre le Lord Protecteur et les vassaux de la maison Arryn. Suspens suspens...partie qui devient très très intéressante.
    Arya : AAAAAH Arya l'un de mes personnages préférés ! Après tant de péripéties et d'errance avec le limier la voilà partie pour Braavos sur les traces de Jaqu'en Hacguar. Partie intrigante de par la découverte des sans visages, de Braavos, des taches d'Aryan, de son entrainement ( dur) pour devenir «  personne ». le personnage d'Aryan est très intéressant car très courageux et de plus en plus sombre. Oui cette petite fille a vue beaucoup de choses, oui cette petite fille est prête à beaucoup de choses et oui cette petite fille en vient même à tuer. J'avoue que le côté sombre de ce personnage est à la fois intriguant et flippant...dans cet intégrale on en vient même à se demander «  j'usqu'ou serat-elle prête à aller pour se faire accepter par l'homme plein de gentillesse ? ». Aussi dérangeant que puisse paraître ses entrainements et ses changements en Cat des Canaux Arya est un personnage dont les péripéties sont palpitantes et un personnage qui ne cessera de m'intriguer. Je dois aussi dire qu'il s'agit d'un personnage touchant, qui a tout perdu et ne croit plus en rien. L'auteur nous laisse de son côté sur un grand suspens !
    Les fers-né : Autant le dire tout de suite : les chapitres concernant les fer-nés sont ceux qui m'ont le moins plus. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'on ne les connait pas et s'imposent vraiment énormément dans cet intégrale comme une grande menace, aucun n'est attachant, ils sont tous brusques et ignobles...et ce petit peuple «  opprimé » veut prendre tout westeros alors qu'ils ne sont que des sauvageons de la mer. Disons que les Fer-Nés c'est un univers tout à part...un peu comme les sauvageons du mur sauf que les sauvageons du mur ont été mieux introduits par l'auteur ou alors ça ne tient qu'à moi : je les préfère. Aeron Tiffe-trempes, le dieu noyé et toutes leurs traditions ne m'ont pas tellement emportés pas plus que leur guerre pour le trone de Grès et leur folie de vouloir prendre Westeros et dominer le royaume en s'asseyant sur le Trone de Fer. Autant dire que le seul personnage qui a un peu de mon affection est Asha pour sa détermination de s'implanter dans un monde rustres et misogyne en tant que femme, sa manière de répondre aux hommes et d'être plus fort qu'eux et puis ben...de rattraper un peu la connerie dont a pu faire preuve Theon Greyjoy.
    Samwell : être sur le mur, à la garde de nuit, dans le froid...franchement quand c'était avec Jon Snow : aucun problèmes ! J'aime beaucoup le point de vue de Jon Snow, son caractère, son ambition, son envie de batard de Lord Stark rejeté de se faire une place, de servir et de se faire pardonner...celà dit Samwell Tarly remporte moins mon adhésion. OUI Sam fait parti des rares personnages ayant une âme dans cet sage et faisant parti des véritables «  gentilles » cela dit je le trouve pleurnichard – bien que courageux- mou...et puis ce voyage est triste et long peut-être trop long, j'ai eu l'impression de stagner et l'impression que l'auteur nous offrait la même soupe : les doutes et peurs de Sam durant toute la traversée, son affection impossible pour Vère, son dégout de la citadelle ainsi que le mépris de son père et pour son père et aussi pour la mer...mais bon à part ça...pas grand chose. Dans les tomes précédents le personnage de Samwell Tarly n'était pas mon préféré, loin de là, mais les péripéties qu'il vivait rattrapait le tout.
    Arianne : Dorne, depuis le temps qu'on en parlait ! L'auteur nous fait rentrer encore plus profondément dans son univers en nous présentant d'abord Braavos et Dorne deux endroits importants desquels on parlait sans jamais y aller, maintenant c'est chose faite ! En fait les chapitres sur Arianne et autres Dorniens ( Areo Otah, Arys du Rouvre) ont été écris pour nous montrer les répercussions de la mort du Prince Oberyn pour Dorne et sa famille. Ainsi on découvre un personnage fort intéressant – et rebelle- en Arianne fille du roi de Dorne amené à lui succéder et ce qui est arrivé là-bas ne saurait rester sans conséquences vis à vis des rapports qu'ils entretenaient jusque là avec Port-Réal. A noter aussi un tout petit peu «  d'amour » un peu «  tragique » qui plaira aux lectrices ou amateurs entre Arianne et Arys du Rouvre.
    En somme un intégral plus lent et moins palpitants ou les manipulations sont toujours de mises et un «  zoom » sur les retombés de la guerre des cinq rois et de toutes les morts et fuites qu'il y a pu avoir précédemment. Une écriture toujours aussi bien maitrisé qui nous amène encore plus loin vers des terres qu'on ne connaissait pas comme Braavos ou Dorne et un resserrement aussi puisque l'auteur a choisi délibérément de ne pas parler de personnages importants comme Tyrion, Daenerys, Jon Snow, Davos Mervault, Stannis et Mélissandre, Bran....ce qui donne encore plus envie au lecteur de continuer à lire la suite pour retrouver ces personnages. Aussi on note que la religion ou les religions plutôt prennent une place extrêmement importante alors qu'elles n'avaient été jusqu'à la qu'accessoire...on a presque l'impression que le pouvoir religieux empiète sur le pouvoir royal.
    Alors oui Game of Thrones devient de plus en plus resserré et de plus en plus sombre mais l'écrivain n'a pas fait perdre au récit son souffle...on continu cette route sinueuse en se demandant qui survivra à la crise de Westeros, quand l'hiver viendra, que font et que sont les marcheurs blancs ?
    Moins palpitant que les autres mais toujours aussi bien, à lire donc !
    Attention à tous, Winter is coming...
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    • Livres 5.00/5
    Par Grecie, le 16 février 2014

    Grecie
    Peu de romans m'ont laissé une impression aussi forte que chacun des tomes du Trône de Fer que j'ai pu lire ; et cette sensation s'accroît à chaque lecture. Après avoir achevé le tome 4, un vague-à-l'âme tenace s'accroche encore à moi et je reste là, flottant entre le regret d'avoir tourné la dernière page et l'impatience de tenir en main le tome 5.
    Mais fi que de mes émotions de lectrice, venons-en plutôt au contenu ! (Et je ne vais pas prendre garde au spoil, donc, que passent leur chemin ceux qui ne veulent point se voir déflorée la substantifique moëlle de l'oeuvre !)
    Comme le précise l'auteur en dernière page, ce tome ne se concentre que sur une poignée de personnages. Que les admirateurs de Tyrion, Daenerys et Jon prennent leur mal en patience : ils devraient être là dans le tome 5. En attendant, nous entrons dans les pensées et les gestes de...
    1. Arya, en quelques passages relativement rares. La Survivante a débarqué dans la fameuse Braavos, cité d'origine, rappelons-le, de son maître d'armes Syrio Forel ainsi que du fameux Jaqen H'Ghar. Là, elle rejoint le temple du dieu Multiface. La petite fille s'endurcit encore, s'il était possible, et tue de sang-froid pour la première fois.
    2. Sa soeur Sansa en a rabattu sur ses prétentions de petite fille gâtée. Désormais aux Eyrié où elle se fait passer pour Alayne, la fille bâtarde de Petyr Baelish, elle apprend l'art de la dissimulation et du mensonge avec son nouveau mentor, tout en se coltinant son cousin dégénéré, Robert Arryn, un gamin on ne peut plus exaspérant. L'assassinat de Lady Lysa ayant laissé Littlefinger à la tête du Val, celui-ci intrigue, toujours admirablement, afin de se faire reconnaître sa place par les féaux du petit héritier. Que veut-il ? La puissance, la fortune et la fille de la femme qui l'a jadis dédaigné ? En attente de voir jusqu'où va aller cet extraordinaire Machiavel.
    3. Sam se voit contraint par son ami et désormais Lord Commandant Jon Snow de partir à Villevieille pour y être formé comme mestre à la Citadelle. Il doit emmener Mestre Aemon (Targaryen) dans ce périlleux voyage, ainsi que Vère, la sauvageonne qu'il a ramené d'au-delà du Mur, et son bébé... Révélations aussi autour de ce personnage, avec un final émouvant, la mort du vieillard, qui s'éteint dans un florilège de prédictions intuitives quant à la suite du roman... et notamment l'avenir de Daenerys, son arrière-arrière... petite-fille.
    4. Les Grejoy se déchirent autour de la succession au trône de Grés, le vieux Balon étant mort en chutant d'un pont lors d'une tempête. Aussi impétueux et impulsifs que des Vikings, les hommes de ce peuple (les femmes ne comptant guère) manifestent également une étrange propension à ne jamais utiliser leur cervelle et à se trouver toujours pris au dépourvu dès que l'un d'entre eux circonvient à cette tradition. Emergent de cette mélasse de gros bourrins abrutis Asha, la fille du défunt et soeur de Theon, fine mouche et qui en a (sans vouloir être vulgaire) et l'Oeil-de-Choucas, un de ses oncles, un peu plus dégrossi que les autres.
    5. Nouveaux venus, les Martell, princes de Dorne... A rappeler, l'épouse du prince Rhaegar Targaryen, qui fut violée par Gregor Clegane puis assassinée tandis que son bébé était fracassé contre un mur, était une Martell. A la fin du tome précédent, son frère, la Vipère Rouge, mourait de la main de la Montagne lors du duel judiciaire devant prouver l'innocence de Tyrion. Suite à ce décès, la principauté est en effervescence. Les filles bâtardes de la Vipère, dites les Aspics des Sables, souhaitent la vengeance, et, dans le même esprit, sa nièce, l'héritière Arianne, complote pour mettre sur le trône de fer Myrcella, la soeur du roi Tommen et la fille de Cersei. Son père, le vieux prince Doran, est-il réellement un lâche comme elle le prétend ou dirige-t-il ses propres fils dans l'ombre ? Révélations en pagaille là aussi...
    6. Cersei la délicieuse... Montée sur le trône, quasiment, car elle ne semble pas décider à lâcher un brin de son autorité à son fils Tommen pour lequel elle exerce la régence, elle dévoile pour le lecteur toute l'étendue de ses capacités. Vous n'allez pas être déçue... de bourde en bourde, la fille de Tywin Lannister, dont elle s'imagine la digne héritière, s'aliène tous ses alliés potentiels, s'entoure d'abrutis pour ne pas risquer de perdre une miette de son pouvoir et finit à force de manigances ignobles par se mettre toute seule dans la situation la plus périlleuse qui soit. Et là, la superbe imbécile appelle au secours...
    7. ... Jaime. Je garde pour la fin les deux personnages qui m'ont le plus fait vibrer. La personnalité du jumeau de Cersei se distingue de plus en plus de celle de sa soeur, jusqu'à en faire quasiment un étranger pour elle. Obsédé par les révélations que lui a faites Tyrion sur les turpitudes de Cersei, le beau blond obéit de mauvaise grâce aux ordres de celle-ci, même s'il réalise qu'elle est en train de les mener dans une impasse (quelques dialogues savoureux vous attendent entre les deux personnages). Il se retrouve à devoir se parjurer contre les Tully, qui sont toujours retranchés dans leur château de Vivesaigues, château que Cersei lui a ordonné de prendre. Comment se sortira-t-il de cette situation, qui met en péril un honneur que tous lui dénie mais qu'il souhaite retrouver ? Et que répondra-t-il à l'appel au secours de sa soeur ?
    7. Brienne, qui lui est pour moi désormais liée, tant les évocations de l'autre émaillent les récits de chacun d'eux. La Pucelle de Torth recherche toujours Sansa Stark pour honorer la promesse qu'a faite Jaime à Catelyn. Au fil de ses inlassables pérégrinations, elle retrouve le brave Pod, souvenez-vous, l'écuyer de Tyrion. Jusqu'où la mènera sa quête ? Ce personnage est pour moi le plus attachant de tous ; il est le pendant féminin de Tyrion, en beaucoup moins roué, celui qui montre à quel point l'apparence compte peu lorsqu'il s'agit de mesurer la valeur d'un être humain. Il est également l'exact contrepoint de Cersei et il n'est pas anodin que Jaime fasse le lien entre ces deux personnages qui, d'ailleurs, se trouvent à la fin de ce tome dans une situation relativement similaire.
    Voilà une bien longue critique alors que n'ont été abordées que les plus grandes lignes de ce roman. Il fourmille par ailleurs, comme toujours, de multiples autres révélations et personnages. La plume du traducteur, tant décriée par d'autres, est égale à celle des autres tomes, c'est-à-dire pour moi un enchantement, car imagée, poétique, précise, descriptive, bref, intensément immersive.
    Le souffle reste intact.
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    • Livres 3.00/5
    Par Luniver, le 19 mai 2013

    Luniver
    Après un tome 3 sensationnel, je m'attendais forcément à une baisse de rythme (sinon le royaume de Westeros aurait été totalement dépeuplé à la moitié de ce quatrième volume). Toutefois, le choix de l'auteur est assez déconcertant, puisque la plupart des personnages-clés sont laissés au placard. À la place, une foule de nouveaux personnages font leur apparition : certains points de vue étaient nécessaires (ce qui se passe à Dorne notamment), mais il faut reconnaître que ces nouveaux arrivants font pâle figure face à leurs prédécesseurs.
    Point de vue intrigues, on a un peu l'impression de tourner un peu en rond : les châteaux qui devaient logiquement tomber tombent, les familles qui devaient logiquement se rallier se rallient ; La quête de Brienne est assez ennuyeuse, puisqu'elle ne rencontre que fausses pistes et personnages secondaires (ou même tertiaires) ; Littlefinger n'a aucun adversaire à sa mesure dans les Éryés.
    Seul point vraiment intéressant, l'évolution de la religion : cantonnée jusque là à un rôle purement décoratif, elle prend enfin de l'ampleur. La guerre civile a jeté des centaines de villageois sur les routes, qui se tournent vers le brigandage ou le fanatisme. Aux guerres politiques vont bientôt se mêler les guerres de religion. de quoi donner l'eau à la bouche !
    Ce tome était peut-être nécessaire, mais on reste sur sa faim : on avance dans intrigues qu'à pas de fourmis et le rythme ne s'accélère vraiment que dans les cent dernières pages. L'auteur nous laisse en plan aux instants cruciaux, alors qu'il justifie ses choix de ses personnages par sa volonté de « ne pas trancher à peu près au milieu [de l'histoire] et de conclure par l'annonce "À suivre" » ! le fourbe !
    ... À suivre !
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    • Livres 4.00/5
    Par Aline1102, le 28 mars 2014

    Aline1102

    Ce quatrième tome de l'Intégrale se compose de trois volumes : le Chaos, Les Sables de Dorne et Un festin pour les corbeaux. Il se concentre uniquement sur une petite partie des très nombreux personnages de la saga, les autres apparaissant dans le cinquième volume de l'Intégrale (dont la sortie en français est normalement prévue pour le mois de juin ; plus que deux mois et quelques semaines de patience, donc).
    La grande nouveauté de ce volume, ce sont les chapitres qui se concentrent sur Cersei (qui n'avait pas encore eu cet honneur). Normal, puisque cette Intégrale se concentre surtout sur les événements se déroulant à Port-Réal, où se trouve Cersei.

    Cette quatrième Intégrale est donc surtout marquée par la nostalgie. Aemon, Cersei, Jaime, Samwell, Arya, Sansa, Brienne,... tous se rappellent le passé et éprouvent de nombreux regrets pour ce qu'ils ont fait ou pas, pour ce qu'ils ont vécu ou enduré. Tous regardent en arrière et jettent des regards peu complaisants sur ce qu'ils étaient alors ou sur ce qu'ils sont devenus aujourd'hui. Pour certains, l'histoire semble d'ailleurs mal se terminer.
    Il me tarde quand même de pouvoir lire cette Intégrale 5 afin de connaître le destin des autres personnages ; Jon Snow et Daenerys, notamment.
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    • Livres 5.00/5
    Par Taraxacum, le 02 octobre 2012

    Taraxacum
    Le problème lorsqu'on crée un univers aussi riche, aussi complet que celui de la série du Trône de Fer, c'est qu'ensuite, il faut des pages et des pages pour suivre tous les personnages, et encore, l'auteur ne peut se consacrer à tous,à tous les événements, à tous les lieux... Sans parler du passé de Westeros, les personnages évoquent parfois des événements, des légendes, tant de choses qui piquent la curiosité. On voudrait à la fois en savoir plus, sur mille détailes et supplier l'auteur d'enfin nous donner la fin, qu'on sache qui survivra des prétendants aux divers trônes, qu'on connaisse les tenants et aboutissants de cette guerre et lesquels de nos personnages favoris il va encore tuer.
    Malgré ce petit côté frustrant, j'ai lu ce tome avec plaisir, quoique le dévorant avec moins d'ardeur que les précédents.
    Même si certains côtés donnent envie de râler, par exemple notre ignorance du destin de Tyrion, de Bran, et d'autres, suivre Jaime par exemple m'a ravie. George Martin a vraiment su créer des personnages complexes et je trouve que celui-ci en est le meilleur exemple: on le déteste dans le tome 1 et plus on le découvre, plus on hésite...

    Un tome qui donne envie de se jeter sur la suite!
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Citations et extraits

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  • Par Heleniah, le 11 novembre 2013

    « - Ser ? Ma dame ? Intervint Podrick. Est-ce qu'un homme en rupture de ban est un hors-la-loi ?
    - Plus ou moins », répondit Brienne.
    Septon Meribald signifia son désaccord. « Plutôt moins que plus. Il existe maintes espèces de hors-la-loi, de même qu'il existe maintes espèces d'oiseaux. Pour avoir des ailes tous les deux, l'aigle de mer et le bécasseau ne sont pas un seul et même volatile. Les chanteurs de plaisent à célébrer des braves contraints à sortir des voies légales pour combattre un suzerain pervers, mais la plupart des hors-la-loi sont plus semblables à votre insatiable Limier qu'au seigneur de la Foudre. Ce sont des méchants, guidés par la rapacité, gâtés par la malignité, qui méprisent les dieux et ne se soucient que d'eux-mêmes. Les hommes en rupture de ban méritent davantage notre compassion, même s'ils peuvent se révéler tout aussi dangereux. Ils sont presque tous issus du commun, des gens simples qui ne s'étaient jamais éloignés de plus d'un mille de la maison qui les avait vu naître jusqu'au jour où un quelconque lord est survenu pour les emmener guerroyer au diable vauvert. Misérablement chaussés, misérablement vêtus, ils s'en vont marcher sous ses bannières, avec souvent rien de mieux comme armes qu'une faucille ou qu'une pioche affûtées, voire une masse qu'ils se son fabriqués vaille que vaille en attachant une pierre avec des lanières de cuir au bout d'un bâton. Les frères marchent avec les frères, les copains avec les copains. La cervelle farcie des chansons et des fables qui les ont bercés, ils s'en vont d'un cœur allègre, rêvant des merveilles qu'ils vont voir, des richesses et de la gloire qu'ils vont conquérir. La guerre leur fait l'effet d'une aventure magnifique, de la plus grandiose qu'ils connaîtront jamais, dans leur immense majorité.
    « Et puis voilà qu'ils goûtent à la bataille.
    « Certains, cet unique avant-goût suffit à leur faire rompre le ban D'autres continuent pendant des années, tant et si bien qu'ils finissent par perdre le compte de toutes les batailles auxquelles ils ont pris part, mais même un homme qui a survécu à cent combats peut se débander pendant son cent et unième. Des frères assistent à la mort de leurs frères, des pères perdent leur fils, des copains voient leurs copains s'efforcer vainement d'empêcher leurs entrailles de s'éparpiller jusqu'à terre, après d'être fait éventrer par un coup de hache.
    « Le lord qui les a conduits là se fait-il abattre sous leurs yeux ? Voilà un autre lord leur hurle : « Vous êtes maintenant à moi ! » Ils attrapent une blessure, et ils n'en sont qu'à moitié remis qu'ils en attrapent une autre. Ils ne mangent jamais à leur faim, leurs souliers tombent en pièces, éculés par la marche, leurs vêtements ne sont plus que des guenilles sordides, et ils sont un sur deux à conchier sans arrêt leurs chausses pour avoir bu de la mauvaise eau.
    « S'ils veulent de nouvelles bottes ou un manteau plus chaud ou, pourquoi pas ? Un demi-heaume de fer rouillé, il faut qu'ils en dépouillent un cadavre, et ils ont tôt fait dès lors d'exercer aussi leur rapine sur les vivants, sur le pauvre monde de la région où ils sont en train de se battre, aux dépens de malheureux bougres tout à fait semblables à ceux qu'ils étaient eux-mêmes auparavant. Ils leur massacrent leurs moutons, volent leurs volailles, et de là il n'y a plus qu'un tout petit pas à faire pour qu'ils leurs ravissent leurs filles. Et puis, un jour, ils regardent à la ronde, et ils se rendent compte brusquement compte que copains, parents, tout a disparu, qu'ils bataillent aux côtés d'étrangers sous une bannière qu'à peine reconnaissent-ils. Ils ne avent pas où ils se trouvent ni comment retourner chez eux, et le lord pour lequel ils se battent ignore leur nom, mais ça ne l'empêche pas de surgir et de leur gueuler l'ordre de former les rangs, de se mettre en ligne avec leurs piques et leurs faux et leurs pioches affûtées, de ne pas lâcher un pouce de terrain. Et les chevaliers fondent sur eux, tout bardés d'acier, sans visage, et le tonnerre métallique de leur charge a l'air de secouer l'univers entier...
    « Et l'homme rompt le ban.
    « Il tourne le dos tout de suite et détale, ou bien c'est après coup qu'il se défile en rampant par-dessus les cadavres, ou bien encore il attend la nuit noire pour s'esquiver à la recherche d'une planque. Toute idée de retour chez lui l'a désormais abandonnée, et les lords, les rois, les dieux lui disent infiniment moins que le morceau de viande avariée qui lui permettra de vivre un jour de plus, ou qu'une gourde d'affreux pisse-dru qui noierait sa trouille pendant quelques heures. L'homme en rupture de ban vit au jour le jour, de repas en repas, plus en bête fauve qu'en être humain. Lady Brienne n'a pas tort. Dans les temps semblables à ceux-ci, le voyageur doit se méfier des hommes en rupture de ban et les redouter... mais il devrait aussi s'apitoyer sur eux. »
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  • Par TataSka, le 15 septembre 2013

    - Ser? Ma dame? intervint Podrick. Est-ce qu'un homme en rupture de ban est un hors-la-loi?
    - Plus ou moins", répondit Brienne.
    Septon Meribald signifia son désaccord. "Plutôt moins que plus. [...] Les hommes en rupture de ban méritent davantage notre compassion, même s'ils peuvent se révéler tout aussi dangereux. Ils sont presque tous issus du commun, des gens simples qui ne s'étaient jamais éloignés de plus d'un mille de la maison qui les avait vus naître jusqu'au jour où un quelconque lord est survenu pour les emmener guerroyer au diable vauvert. Misérablement chaussés, misérablement vêtus, ils s'en vont marcher sous ses bannières, avec souvent rien de mieux comme armes qu'une faucille ou qu'une pioche affûtées, voire une masse qu'ils se sont fabriquée vaille que vaille en attachant une pierre avec des lanières de cuir au bout d'un bâton. Les frères marchent avec les frères, les fils avec les pères, les copains avec les copains. La cervelle farcie des chansons et des fables qui les ont bercés, ils s'en vont d'une coeur allègre, rêvant des merveilles qu'ils vont voir, des richesses et de la gloire qu'ils vont conquérir. La guerre leur fait l'effet d'une aventure magnifique, de la plus grandiose qu'ils connaîtront jamais, dans leur immense majorité.
    "Et puis voilà qu'ils goûtent à la bataille.
    "Certains, cet unique avant-goût suffit à leur faire rompre le ban. D'autres continuent pendant des années, tant et si bien qu'ils finissent par perdre le compte de toutes les batailles auxquelles ils ont pris part, mais même un homme qui a survécu à cent combats peut se débander pendant son cent et unième. Des frères assistent à la mort de leurs frères, des pères perdent leurs fils, des copains voient leurs copains s'efforcer vainement d'empêcher leurs entrailles de s'éparpiller jusqu'à terre, après s'être fait éventrer par un coup de hache.
    "Le lord qui les a conduits là se fait-il abattre sous leurs yeux? Voilà qu'un autre lord leur hurle: "Vous êtes maintenant à moi!" Ils attrapent une blessure, et ils n'en sont qu'à moitié remis qu'ils en attrapent une autre. Ils ne mangent jamais à leur faim, leurs souliers tombent en pièces, éculés par la marche, leurs vêtements ne sont plus que des guenilles sordides, et ils sont un sur deux à conchier sans arrêt leurs chausses pour avoir bu de la mauvaise eau.
    "S'ils veulent de nouvelles bottes ou un manteau plus chaud ou, pourquoi pas? un demi-heaume de fer rouillé, il faut qu'ils en dépouillent un cadavre, et ils ont tôt fait dès lors d'exercer aussi leur rapine sur les vivants, sur le pauvre monde de la région où ils sont en train de se battre, aux dépens de malheureux bougres tout à fait semblables à ce qu'ils étaient eux-mêmes auparavant. Ils leur massacrent leurs moutons, leur volent leurs volailles, et de là il n'y a plu qu'un tout petit pas à faire pour qu'ils leurs ravissent leurs filles. Et puis, un jour, ils regardent à la ronde, et ils se rendent brusquement compte que copains, parents, tout a disparu, qu'ils bataillent aux côtés d'étrangers sous une bannière qu'à peine reconnaissent-ils. Ils ne savent pas où ils se trouvent ni comment retourner chez eux, et le lord pour lequel ils se battent ignore leur nom, mais ça ne l'empêche pas de surgir et de leur gueuler l'ordre de former les rangs, de se mettre en ligne avec leurs piques et leurs faux et leurs pioches affûtées, de ne pas lâcher un pouce de terrain. Et les chevaliers fondent sur eux, tout bardés d'acier, sans visage, et le tonnerre métallique de leur charge a l'air de secouer l'univers entier.
    "Et l'homme rompt le ban.
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  • Par Mariloup, le 06 janvier 2014

    Dans son rêve, elle occupait le Trône de Fer et dominait tout le monde de très très très haut.
    En contrebas, les courtisans fourmillaient comme des souris aux couleurs éclatantes. De grands seigneurs et des dames altières étaient agenouillés devant sa personne. De hardis chevaliers juvéniles déposaient leur épée à ses pieds tout en réclamant ses faveurs, et elle abaissait sur eux des sourires de reine. Ce jusqu'à ce qu'apparaisse le nain, comme surgi de nulle part, et, l'index pointé vers elle, s'esclaffant à gorge déployée. Les lords et ladies se mettaient à pouffer à leur tour, dissimulant leurs mines sarcastiques derrière leur main. Et c'est alors, seulement qu'elle se rendit compte: elle était toute nue.
    Horrifiée, elle essaya de se couvrir avec ses mains. Les pointes de lames et les aspérités qui barbelaient le Trône de Fer déchirèrent sa chair lorsqu'elle se pelotonna pour cacher sa honte. Elle avait les fesses entamées par des crocs d'acier, les jambes ensanglantées par des dégoulinades pourpres. Lorsqu'elle s'efforça de se lever, son pied glissa se coincer dans une faille de métal déchiqueté, tordu. Plus elle se débattait, plus le trône l'engloutissait, arrachant des bouchées voraces à ses seins, son ventre, prélevant dans ses bras, ses jambes de si belles tranches qu'ils en devenaient tout rouges et tout luisants, gluants.
    Et, cependant, son nabot de frère, en bas, n'arrêtait pas de rire et de cabrioler.
    L'écho de la folle gaieté du Lutin retentissait encore aux oreilles de Cersei quand la sensation d'une main sur son épaule la réveilla subitement.

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  • Par TataSka, le 18 juillet 2013

    Il fut tout ébaubi de voir à quel point la chandelle brûlait bas, maintenant. De quand pouvait bien dater cette fameuse soupe de haricots au lard, d'aujourd'hui ou d'hier? D'hier. Probablement d'hier. Le constat lui arracha un bâillement. Jon devait se demander ce qu'il avait bien pu devenir, mais mestre Aemon s'en doutait sûrement, lui. Avant de devenir aveugle, le vieillard avait éprouvé pour les livres la même passion que Samwell Tarly. Il savait trop bien comme il leur arrive de vous engloutir corps et âme, comme si chacune de leurs pages était un abîme ouvert sur un autre monde.
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  • Par Mariloup, le 04 mai 2014

    _ [...] J'expédierai incessamment Balon Swann à Lancehélion lui livrer la tête de Gregor Clegane.
    Ser Balon serait aussi chargé d'une autre mission, mais il était préférable de taire cet aspect des choses.
    _ Ah.
    Ser Harys Swyft tripatouilla sa ridicule barbichette entre le pouce et l'index.
    _ Il est mort, alors? Ser Gregor?
    _ J'inclinerais à le penser, messire, fit en pince-sans-rire Aurane Waters. J'ai ouï dire que séparer la tête du corps est souvent mortel.
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