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> Jean Sola (Traducteur)

ISBN : 2290302864
Éditeur : J'ai Lu (2001)


Note moyenne : 4.36/5 (sur 418 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Après avoir tué le monarque dément Aerys II Targaryen, Robert Baratheon est devenu le nouveau souverain du royaume des Sept Couronnes. Tandis qu’en son domaine de Winterfell, son fidèle ami le Duc Eddard Stark rend paisiblement la justice. Mais un jour, le roi Robert lu... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 28 juin 2012

    Luniver
    Premier volume de ce "Trône de fer", dont j'ai tant entendu parler. Curieusement, je n'ai entendu parler que des livres, j'ignorais qu'une série avait été tirée du roman, alors qu'elle semble assez populaire.
    L'intrigue se déroule dans le royaume des sept couronnes. Quelques années auparavant, Eddard Stark a aidé son ami Robert Baratheon à conquérir le trône de fer au roi Aerys, devenu fou. le roi Robert vient le trouver dans son duché pour devenir la nouvelle Main du roi (sorte de premier ministre) : la dernière personne qui a occupé ce poste est morte de manière subite et mystérieuse. Eddard accepte à contre-cœur, et se rend rapidement compte qu'il dérange les plans des Lannister, maison de la reine qui tente de prendre le pouvoir. Pendant ce temps, Viserys, fils du roi Aerys, s'allie avec des barbares pour tenter de reconquérir le trône de son père. À l'autre bout du royaume, la Garde de Nuit surveille le Mur, énorme construction qui protège le royaume des sept couronnes (même si à ce stade du récit, on ne sait pas encore de quoi.)
    La réputation d'univers complexe du roman est tout à fait justifiée. Les intrigues foisonnent entre les différentes grandes maisons, les personnages sont nombreux, et tous pèsent sur les évènements, il n'y a pas vraiment de figurants. J'ai eu plusieurs fois la tentation de crayonner un arbre généalogique au cours de ma lecture, et je le ferai certainement avant d'entamer les prochains romans. Il y a trois personnages qui se détachent nettement du lot : Jon Snow, fils bâtard d'Eddard Stark, qui, à cause de son statut, est contraint d'intégrer la Garde de Nuit ; Arya, fille d'Eddard, un peu garçon manqué, et qui préfère s'entraîner à l'épée plutôt que de coudre et manger des petits gâteaux dans les carosses ; et surtout Tyrion, frère de la reine et nain, rusé et cynique.
    Il est difficile de juger la série sur ce premier, on a plutôt affaire à un tome de présentation et de mise en place des intrigues. L'ambiance est assez sombre, la violence et la cruauté sont souvent présentes. En tout cas, la série est prometteuse, et j'attends la suite avec impatience.
    Un petit mot sur la version française du livre, fort critiquée, et malheureusement à raison. le nombre de coquilles (mots coupés en deux, espaces manquants, ...) est assez élevés, certaines traductions hasardeuses (comme les "loups-garous", qui sont très loups, mais pas du tout garous). Les livres originaux ont été redécoupés en plusieurs tomes, mais mal. La fin de ce premier volume tombe complètement à plat : elle aurait pu servir dans un film comme une coupure pour passer des pubs, mais comme fin de roman, ça ne vaut rien. Je vais me renseigner sur les "versions intégrales", ou même lire la suite en anglais.
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    • Livres 4.00/5
    Par florencemullot, le 09 mai 2013

    florencemullot
    Je n'ai entendu parler du Trône de fer de George R.R. Martin que tout récemment. Je sais, certains diront "Honte à toi", mais il faut dire que la littérature fantastique est tellement vaste que même les chefs d'œuvre du genre peuvent parfois rester inconnu fort longtemps avant qu'on ne les découvre. Pour ma part, je dois avant tout remercier HBO pour avoir diffusé la série éponyme, et m'avoir donné envie de lire la série de romans. Connaissant la série télévisuelle avant tout, ma critique va sûrement y faire référence assez souvent, mais l'ayant comme point de départ, il m'est assez difficile de faire autrement.
    J'avais, avant de commencer ma lecture, lu certains avis et commentaires sur l'œuvre globale. Je pouvais me fier à la série, mais j'ai déjà été déçue en faisant cela (Vampire Diaries, étant un exemple parmi tant d'autres), et j'avais peur que la série que j'apprécie énormément soit une adaptation libre et que les romans soient totalement différents. C'était une peur infondée, car pour l'instant, je dois avouer que l'adaptation est on ne peut plus fidèle aux romans. J'ai donc été très rapidement rassurée sur ce point et j'ai poursuivi ma lecture avec beaucoup plus de sérénité.
    Le trône de fer est ce que l'on pourrait appeler une œuvre majeure ou de référence. La complexité de la trame, les détails liés aux lieux, à l'histoire des peuples, aux légendes, aux différents personnages en font à eux seuls un roman d'une envergure comme on en voit peu. Il est assez normal de penser à Tolkien, alors. Bien que je trouve l'histoire du Seigneur des anneaux beaucoup plus "saine" et moins sombre, le travail qui se trouve derrière ces deux œuvres ne peut être que mis en avant. Surtout que George R.R. Martin ne fait aucun faux pas, tous les détails sont millimétrés et même s'il est difficile aux premiers abords de pouvoir tout assimiler, à la fin de ma lecture de ce premier tome, j'arrive finalement avec assez de facilité à situer tous les personnages. Je pense que la série m'aide beaucoup en cela, mais je crois aussi que l'auteur a été capable de faire en sorte que le lecteur si retrouve pour ne pas qu'il soit obligé de se creuser les méninges et lui permettre ainsi de se laisser emporter par l'histoire en elle-même.
    Il faut avouer que George R.R. Martin mène tellement d'histoires et de manigances en même temps qu'il est assez facile d'en perdre son latin. Mais je pense aussi que c'est en partie ce qui fait la richesse et le succès de la saga. Même si je trouve l'auteur assez sadique, il donne un aspect réel à ce qu'il nous conte. J'entends par là que si on enlève les éléments surnaturels, il est tout à fait possible de croire que cela aurait pu arriver en des temps beaucoup plus reculés. D'ailleurs, pour moi, le trône de fer est plus dans l'historique que dans le fantastique. Je changerais peut-être d'avis par la suite, car après tout ce n'est que le premier tome, mais pour l'instant, c'est ma vision des choses.
    La multitude des personnages ne gâche de plus rien à l'histoire. Ils sont chacun à leur manière forts, prenant le devant de l'histoire à leur guise mais ne passant jamais inaperçus. J'ai déjà mes préférés comme Jon, Arya ou Bran, et ceux que je déteste déjà corps et âme. Si je vous dit Joffrey, je pense ne surprendre personne. Sa mère n'est pas en reste. Sansa est pour l'instant plutôt dans le négatif. Je la trouve beaucoup trop fière et arrogante, frivole et inconsciente. Ce genre de défauts m'exaspère très souvent. Espérons qu'elle change un peu pour son propre bien.
    Si je n'avais qu'un seul point sur lequel rechigner se serait l'âge des jeunes personnages. J'ai beaucoup de mal à les voir si jeunes. La série les montre presque tous avec plusieurs années de plus, et je trouve cela plus crédible en un sens. D'autant plus que le roman est très sombre et cruel. Certaines situations me semblent ainsi étranges ou d'autant plus cruelles. Peut-être que cela se dissipera à la lecture des tomes suivants... Même si j'avoue volontiers que cela ne m'empêchera pas de poursuivre mes prochaines lectures.
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    • Livres 5.00/5
    Par sandrine57, le 14 septembre 2012

    sandrine57
    Il y a 15 ans de cela, Eddard Stark a aidé son ami Robert Baratheon à renverser le roi Aerys le Fou et à s'emparer du Trône de fer. Depuis, il vit tranquillement dans le nord, en son domaine de Winterfell, entouré de sa femme Catelyn et de tous ses enfants, y compris Jon Snow, son bâtard. Robert, quant à lui, règne sur les Sept Royaumes, en bonne entente avec les Grandes Maisons, y compris les Lannister, tardivement ralliés à sa cause, dont il a épousé un des membres: Cirsei qui lui a donné trois enfants.
    Mais les temps sont troubles. Certains continuent d'appeler Robert l'Usurpateur et Viserys Targaryen, dernier descendant d'Aerys, n'a pas renoncé au Trône de fer. Il a vendu sa jeune soeur, la Princesse Daenerys, à un grand chef nomade, en échange d'une armée capable de renverser Robert. A l'extrême nord, derrière le Mur, des choses étranges ont lieu et des gardes disparaissent. de plus, Jon Arryn, la Main de Robert, sorte de Premier Ministre, est décédé brutalement.
    Sollicité par son ami, Eddard n'a d'autre choix que de suivre le roi dans le Sud, à Port-Réal pour devenir sa Main. A regret, il confie Winterfell à sa femme et à ses fils, laisse son bâtard s'engager dans la Garde de Nuit et, rejoint la cour accompagné de ses deux filles.

    Depuis le temps que j'en entendais parler, il fallait bien qu'un jour ou l'autre, je me laisse tenter par cette célèbre saga, bien que la fantasy soit très éloignée de mon genre de lecture habituelle. Et bien, autant l'avouer d'emblée : j'ai ADORÉ! J'ai découvert un autre monde, violent et sauvage, des paysages magnifiquement décrits, une galerie de personnages qui tous ont leur importance, une société médiévale avec ses nobles chevaliers, ses codes, ses traditions, ses légendes, ses intrigues de palais. Voilà pour le côté positif.
    Par contre, sur le fond, je trouve que Georges R.R. MARTIN laisse très peu de place aux variations dans les caractères de ses personnages. Il nous sert sur un plateau les gentils à aimer et les méchants à détester. le seul qui fait exception est peut-être le nain Tyrion. Bien qu'il soit un Lannister, qu'il semble beaucoup aimé son frère et sa soeur, on sent bien qu'il n'est pas complètement mauvais, et son sens de l'ironie le sauve de la détestation du lecteur..
    Sur la forme, ce premier tome des éditions J'ai lu est un calvaire à lire. On ne compte plus les fautes d'impression (coquilles, espaces manquants, défauts de majuscules). La traduction me paraît également douteuse. Certaines tournures de phrases sont lourdes, d'autres totalement incompréhensibles, le style en général manque de fluidité.
    Mais pour un début qui sert surtout d'épisode de présentation, on peut dire que c'est une réussite. L'action se met en place très vite et l'on arrive rapidement à situer les lieux et à se souvenir des personnages.
    Une expérience qu'il faut tenter mais ATTENTION! C'est terriblement addictif! Lire le premier c'est se condamner à vouloir lire les nombreux autres tomes.
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    • Livres 5.00/5
    Par Biiip, le 26 août 2012

    Biiip
    Je tiens à préciser avant toute chose que cette critique comprend les deux premiers livres format poche, puisqu'ils forment en fait le premier tome Anglais (et Français depuis peu).
    Bon, je ne vais pas tourner autour du pot, le Trône de Fer est pour moi la Rolls Royce de la fantasy.
    Après la lecture du Seigneur des anneaux, j'ai longtemps cherché d'autres oeuvres pouvant égaler les livres de (Maître) J.R.R. Tolkien, malheureusement en vain. J'ai bien fini par trouver des livres qui me faisait palpiter, mais jamais au point de cette oeuvre légendaire de la fantasy. J'ai finalement baissé les bras, pensant que plus jamais je ne lirai un livre (de fantasy) de cette qualité. Et puis un jour, je suis tombé par hasard sur une série de livres se nommant le Trône de Fer. J'étais intrigué par le côté "politique" de la quatrième de couverture. J'avais déjà lu et adoré Dune de Frank Herbert. Aussi, lire un livre dont les enjeux politiques auraient une place importante dans le récit ne me faisait pas peur, bien au contraire. Et pour ne rien gâcher, l'univers était complètement différent. Adieu donc les vaisseaux et place aux dragons. Je n'ai donc pas hésité bien longtemps et je me suis laissé tenter par le premier tome (histoire de me faire une idée).
    Hélas, après avoir entièrement lu ce premier volume, j'ai aussitôt eu des regrets. Quelle bêtise avais-je commise en prenant ce livre...pourquoi ne pas avoir écouté cette petite voix (au fond de moi) qui lors de mon achat me disait: "Juste un?! Tu es sûr que tu ne veux pas en prendre au moins un en plus?!". Oh oui, je m'en suis voulu, car à cet instant, je réalisais que j'était tombé sur le saint Graal de la fantasy.
    J'ai a-do-ré! Que dire qui n'ai pas déjà été dit sur le Trône de Fer? Pas grand chose en fait! Mais je peux au moins vous dire ce que j'ai apprécié dans ces trois premiers volumes.
    Les personnages. Sans eux, il n'y a pas d'histoire, tout simplement parce qu'ils SONT l'histoire. Evidemment, il y a une intrigue derrière ces personnages, mais ce sont véritablement eux qui font avancer le récit par le biais de leurs actions / émotions. J'ai rarement (je n'ai pas dit jamais) vu des personnages aussi bien travaillés. Chaque chapitre est dédié à l'un d'eux (et ils sont nombreux), prenant ainsi le temps de bien faire leur connaissance. La bonne nouvelle, c'est que George R.R. Martin n'en délaisse aucun. Ils ont tous leur importance dans l'histoire et l'auteur ne privilégie donc pas que les "bons" au détriment des "mauvais". D'ailleurs, Il n'y a pas forcement de gentils et de méchants. Il y a simplement des points de vu différents. Chacun ayant une bonne raison de vouloir "le pouvoir", et chacun ayant bien entendu ses propres méthodes.
    Toujours en rapport avec les personnages, ce que j'ai aimé, c'est la "cruauté" dont fait preuve George R.R. Martin à leur égard. Non pas que je sois sadique, mais j'aime ce côté réaliste de la guerre. Les "gentils" (si on doit en désigner dans cette oeuvre) ne sont pas plus épargnés que les "méchants" (même chose). Aussi, si vous aimez suivre un personnage du début à la fin (du livre ou de la saga j'entend), passez votre chemin. Encore une fois, l'auteur n'est pas un tendre, et la mort rode autour des personnages à chaque instant. Ainsi, chaque chapitre peut s'avérer être le dernier pour l'un d'eux. Cela peut paraître dur, mais ce n'est jamais gratuit. La mort de certains protagonistes va même parfois avoir pour effet d'en rendre certains autres, plus fort, plus intéressant. Rien n'est laissé au hasard, le récit suit son cours avec une logique et une précision d'horloger.
    Malgré la longueur des livres, je n'ai pas vu les pages défiler. La plume de George R.R. Martin est fluide et ce malgré les nombreuses descriptions. J'ai vraiment pris énormément de plaisir à lire le Trône de Fer. Je ne me suis pas ennuyé une seconde et j'ai retrouvé dans ces livres les ingrédients qui ont fait de certaines oeuvres, des classiques de l'imaginaire. Des personnages inoubliables, un univers travaillé et vivant, une histoire au nombreux (et inattendu) rebondissements...etc.
    La saga du Trône de Fer est devenu pour moi un classique de la littérature de part sa qualité et sa longévité. C'est un véritable coup de coeur. Une saga qui comme Dune ou Le seigneur des anneaux à leur époque, traversa le temps et restera dans les mémoires.
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    • Livres 5.00/5
    Par ChristopheM, le 28 juillet 2012

    ChristopheM
    Tome 1 : le Trône de Fer
    Le royaume des couronnes attise les passions. Un royaume ou les loups-garous et les dragons ont disparu depuis un siècle au moins. Ils deviennent source d'histoire contée autour d'un feu. L'été au Sud ainsi que l'hiver au nord durent des années. Plus le premier est long, plus le second est rude. C'est ce qui attend le royaume. L'approche d'un froid redoutable, polaire. Il vient d'au-delà du Mur, au Nord. Une terre sombre, une jungle hostile où des entités, des monstres (peut-être ?) sont la loi. Un lieu interdit. Les seules à pouvoir s'y rendre sont des gardiens qui forment la garde de Nuit. Une garnison composée de fuyards, violeurs, voleurs, de bâtards rejetés, dont le nombre d'hommes diminue à chaque sortie. Car la plupart ne reviennent jamais.
    5 familles ancestrales, légendaires, mènent le tempo dans ce monde aux allures médiévales. Robert Baratheon, (emblême : cerf couronné) le nouveau suzerain, l'usurpateur qui fit assassiner le Roi Aerys le Fol, de la maison Targaryen (embl.: le dragon). Un roi lié par le mariage à la maison Lannister (embl. : le Lion) qui porte le régicide en son sain, le frère de la reine Cersei. La Maison Stark (embl. : le loup-garou) avec à sa tête Eddard Stark, récemment nommé, à contrecœur, la Main du Roi, son bras droit. J'ajouterai les Dothrakis, les barbares proches de l'Empire ottoman de 1299 à 1923. Voilà un aide-mémoire réduit des protagonistes principaux.
    Écoutez l'histoire d'un roi désabusé qui ferme les yeux devant sa reine manipulatrice, source de complots. L'histoire de familles qui se préparent à un affrontement inévitable, sur leurs gardes, espionnées, nostalgiques d'un temps où certains avaient la couronne, d'un temps où les enfants jouaient comme des enfants en toute innocence. Les assassinats, les tentatives d'assassinats, les coalitions secrètes. Ce qui définit la pédophilie ici est acceptable là-bas sous l'auspice d'un mariage de convenance. Ce qui relève de l'inceste ici est la conservation du sang royal là-bas. Tout est stratégique et peu importe l'âge des prétendant(es), enfants ou adolescent(es). L'espoir de chacun, ses aspirations, les ressentiments des adultes, des fils et filles de roi ou non sont le pain béni du conteur George R.R.Martin.
    L'émerveillement me toucha devant une plume puissante, d'une maitrise ahurissante.
    Vous pénétrez dans le temps de glorieux chevaliers. Avec le langage, les cotes de mailles et armures qui vont avec. Ce n'est pas de la rigolade. Un monde rude dépeint avec poésie, de l'humour parfois, des scènes sanguinaires décrites avec brutalité. Beaucoup d'intrigues sont présentées. Vu le nombre d'individus habitant ce royaume des 7 couronnes, bien malin qui peut deviner l'issue d'une telle aventure.
    "Un butin Fantasy d'exception. Vierge des milieux, étais-je. Quel magique baptême mirifique m'affranchit de ce pucelage. Converti suis-je advenu. Mon coeur trépigne d'impatience à l'idée de reconduire ces sensations lors de la lecture d'un prochain ouvrage. Une inauguration qui requiert ma plus grande gratitude."
    Le paragraphe précédent était un essai pour rejoindre cette atmosphère imaginaire le temps de quelques lignes. À l'issue de ce premier tome, j'en viens à espérer le retour des dragons et des loups-garous. Leur présence semblerait si naturelle. Un décor de château dont le plus impressionnant se trouve en haute montagne...
    C'est complet tout simplement. le lecteur s'attachera, s'identifiera ou détestera des personnages. L'auteur est bien un scénariste professionnel. À chaque chapitre, c'est le point de vue d'une âme ardente ou sans coeur différent qui est offert. Cela rend les gens plus abordables, plus profonds, et heureusement, car ils sont très nombreux. Les présentations et décors sont dilués à travers ce découpage justement. Ce qui permet de le rendre presque inaperçu tellement c'est bien construit. Je ne sais pas quoi dire devant un tel travail. Je n'osai même pas écrire un commentaire sur cette merveille de peur de ridiculiser le diamant. Vous imaginez ! Présenter un diamant dans un mouchoir en papier en vitrine de luxe… Ben non ! Vous l'aurez compris, lisez-le ce prix Locus du roman fantasy.
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Citations et extraits

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  • Par florencemullot, le 09 mai 2013

    - Autre chose pour votre service ?
    - L'idéal serait, je présume, que tu entreprennes ta tournée des bordels.
    - Un foutu boulot, monseigneur, pétilla Jory. Les hommes ne demandent qu'à coopérer. Porther s'y est déjà bravement attelé.

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  • Par florencemullot, le 09 mai 2013

    Il aimait encore la sensation de se hisser, pierre après pierre, avec les orteils et les doigts cramponnés aux moindres interstices. Ne partir jamais en expédition que débotté, pieds nus, lui donnait l'impression de posséder quatre mains pour deux. Il aimait la douce et pénétrante courbature de ses muscles, après. Il aimait la saveur, froide et sucrée comme pêche d'hiver, de l'air en plein ciel.

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  • Par florencemullot, le 09 mai 2013

    Et Arya... Il se languissait d'Arya plus encore que de Robb. Si petiote chose maigrichonne qu'elle fût, toute en genoux écorchés, tignasse embroussaillée, nippes déchirées, si farouche et si volontaire. Jamais l'air d'être au diapason, lui-même non plus, d'ailleurs..., mais toujours prête à le faire sourire. Il eût tout donné pour être avec elle, à présent, pour lui rebiffer les cheveux, une fois de plus, la regarder faire la tête, l'entendre achever une phrase en même temps, que lui.
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  • Par florencemullot, le 09 mai 2013

    Il est de vieilles plaies qui, loin de jamais se cicatriser, se rouvrent et saignent au moindre mot.

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  • Par Biiip, le 27 août 2012

    - Laisse moi te donner un conseil, reprit Tyrion. N'oublie jamais ce que tu es, car le monde ne l'oubliera pas. Puise là ta force, ou tu t'es repentiras comme d'une faiblesse. Fais-t'en une armure, et nul ne pourra l'utiliser pour te blesser.
    Mais Jon n'était pas d'humeur à supporter les conseilleurs. Il maugréa:
    - Comme si vous saviez ce qu'est la bâtardise!
    - Aux yeux de leur père, les nains sont toujours bâtards.
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