> Eric Dussert (Préfacier, etc.)

ISBN : 2916141103
Éditeur : L'Arbre vengeur (2006)


Note moyenne : 5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres

" Je pensais souvent à ce cinéaste japonais, Ozu, qui avait fait graver ces simples mots sur sa tombe "Néant". Moi aussi je me promenais avec une telle épitaphe, mais de mon vivant. " Adolphe Marlaud habite un appartement avec vue sur le c... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par MarianneDesroziers, le 11 avril 2011

    MarianneDesroziers
    Le héros de ce petit livre, Adolphe Marlaud est un nabot, un avorton tel qu'il se définit lui-même, presque flatté qu'on le compare à un cafard : 1,40 m pour 38 kilos… Il intéresse cependant beaucoup ses deux voisines, il est vrai peu ragoûtantes, qui l'utilisent comme sex toy. Il est orphelin de père et de mère, le premier étant un fonctionnaire modèle ayant participé à la rafle du Vel d'Hiv' et la seconde d'origine juive morte en camps de concentration. Il travaille dans un magasin d'articles funéraires. A part ça, sa vie est pleine d'ennui et de tristesse. Son seul but dans la vie est de tuer les chats qui s'aventurent sur la tombe de son regretté papa. Bienvenue chez Martinet, bienvenue dans la rue Froidevaux, la plus laide de « Paris »…
    Dans ce texte court, on retrouve beaucoup d'éléments présents dans l'ensemble de l'œuvre de Martinet
    La suite sur mon blog : http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.com/2011/04/la-grande-vie-de-jean-pierre-martinet.html

    Lien : http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.com/2011/04/la-grande-vie-de..
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Citations et extraits

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  • Par MarianneDesroziers, le 10 avril 2011

    Ah, comme vos rues sont froides, messieurs, et comme on y meurt lentement, à petit feu, à petits pas, de chagrin et d'ennui ! Comme le coeur est lourd à porter en vos déserts ! On y chemine en exil toute sa vie. Etrange voyage d'hiver.
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  • Par MarianneDesroziers, le 10 avril 2011

    Un terrible coup de coude m'a envoyé valser au milieu des couronnes mortuaires. La gamine s'est ruée vers la porte en éclatant de rire. "Vous êtes une limace ! m'a-t-elle jeté avant de disparaître, une grosse limace baveuse. On a envie de vous écraser." J'étais heureux quand même. Je souhaitais à cette petite fille tout le bonheur du monde.
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  • Par MarianneDesroziers, le 10 avril 2011

    Dans cette rue, on avait toujours la sensation d'un froid glacial, même au mois d'août. Les passants avaient des allures de chrysanthèmes tardifs, et novembre s'éternisait.
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  • Par MarianneDesroziers, le 10 avril 2011

    Je m'enrhumais si facilement.Toute ma vie j'ai eu froid. Sauf quand mon père me prenait dans ses bras et me permettait de caresser son visage piquant de barbe.
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  • Par MarianneDesroziers, le 10 avril 2011

    Que le monde est étrange à travers un viseur. Géométrique. Propre. Cristal de neige. Un cercle, une croix : le dépouillement absolu. Le vide. Parfois, je m'amusais à tirer des papillons, comme ça, pour le plaisir. Ils disparaissaient en poussière dans la lumière d'été.
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