ISBN : 9782283025239
Éditeur : Buchet-Chastel (2011)


Note moyenne : 4/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
Cette peinture du New York underground met en scène Andy et John, entre vernissages, soirées poétiques et contournement des dress codes, performances, drogues et fêtes à la fois marginales et modernes. Cette variation ludique, inspirée des premiers pas d’A. Warhol et J.... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par Skritt, le 16 août 2011

    Skritt
    Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Libfly et Buchet-Chastel pour ce partenariat. J'ai eu le privilège de faire partie des rares élus pouvant lire avant l'heure ce roman de Cyrille Martinez, dans le cadre de l'opération Libfly/Furet du Nord.
    Ce court roman présente un monde utopique dans lequel une ville propose aux écrivains de s'installer dans un unique quartier. Les romanciers se retrouvent entre eux pour fuir la vie et se consacrer à leur art. Pour pouvoir aménager dans ce quartier, il faut déjà avoir écrit. Dans cette ville, trois jeunes amis s'installent, homosexuels, un peu au chômage et énormément fêtards. Ils parcourent les vernissages et finissent toujours par ramener suffisamment de noctambules pour terminer la nuit chez eux en beuverie et partouses. Ils finissent par accueillir un puis deux amis supplémentaires dans leur petit appartement.
    Ce court roman, une grosse centaine de pages, est une parodie du monde artistique, écrit d'une manière très sérieuse, il en reste néanmoins un texte complètement décalé. La présentation de la ville dans la première partie est intéressante et montre un monde en quête de culture, bien loin de la réalité malheureusement. La critique des écrivains est assez comique et même cynique par moment et pourrait être transposée à d'autres catégories d'artistes qui se sentent incompris par le commun des mortels. Cyrille Martinez a un style d'écriture qui se rapproche de celui de Tim Robbins, facile à lire, pouvant sortir des phrases longues mais sans être lourde à la lecture. Et l'exercice auquel il s'est prêté pour ce roman d'un genre particulier est… particulièrement réussi. J'ai apprécié comment avec beaucoup d'humour l'auteur arrive à faire une critique acérée du milieu artistique. Andy parvient au but ultime qu'un artiste veut atteindre et malgré tout reste mécontent des résultats. Un roman à la juste longueur, au juste ton, au thème dans l'ère du moment. Un bon moment de lecture, rapide et efficace.
    Je remercie Libfly et Buchet-Chastel si particulier qui a fait de moi un lecteur privilégié. Merci.

    Lien : http://skritt.over-blog.fr/article-deux-jeunes-artistes-au-chomage-c..
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    • Livres 5.00/5
    Par livr-esse, le 08 septembre 2011

    livr-esse
    A New York New York (je n'ai pas fourché du clavier, c'est bien le nom donné dans le roman), les écrivains investissent un seul quartier. Bientôt, plus un seul non-écrivain ne pourra y habiter.
    Très vite, l'immobilier est saturé et plus aucun appartement n'est disponible. Les poètes restent un peu sur le carreau et décident de créer un quartier pour eux.
    C'est là que John et deux amis s'installent.
    Leur vie va être rythmée par les soirées, les vernissages et autres sorties culturelles. Et c'est au milieu de tous ces artistes que John va faire la connaissance d'Andy. Un rencontre décisive pour les deux jeunes hommes...

    C'est assez drôle car j'ai ressenti la même chose qu'une autre blogueuse : l'impression de se prendre un grande claque. Les premières pages m'ont cloué sur place. Humour, critique, inventivité, plume acérée, la première partie est énoooorme(...)

    Lien : http://www.livr-esse.com/article-deux-jeunes-artistes-au-chomage-834..
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Citations et extraits

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  • Par Skritt, le 15 août 2011

    Dans la ville basse, on tient les Adas pour le summum en matière de baskets d’artiste. Dans la ville haute, une bande supplémentaire en surpiqûre offre aux baskets le droit de porter un nom à trois syllabes. Une bande par syllabe, comme une montée en prestige. C’est ainsi que le secret du sportchic fut percé : le style sportchic désigne un ensemble chic porté avec une paire de baskets à trois bandes appelées Adidas (c’est écrit sur la languette).
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  • Par Skritt, le 15 août 2011

    Pas de zones d’ombre, pas de rues sombres, pas moyen de se soustraire à la règle du tout-illuminé.
    La criminalité, qui aime, c’est bien connu, accomplir ses basses œuvres dans l’ombre, devait en prendre un coup.
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  • Par Skritt, le 15 août 2011

    Jonas et son frère viennent d’un petit village situé dans un petit pays traditionnellement mal connu. C’est typiquement le pays enclavé qu’on a toujours du mal à situer sur une carte. Typiquement le pays dont on orthographie le nom avec peine. Dont on ne peut pas prononcer sans l’écorcher celui des habitants. On a beau mal le connaître, c’est un pays à propos duquel on ne manque pas de se faire une idée.
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  • Par Skritt, le 15 août 2011

    S’il est vrai qu’un artiste est quelqu’un qui produit des choses dont les gens n’ont pas besoin mais que lui – pour certaines raisons – estime souhaitable de leur donner, alors oui, sur son lieu de travail Andy commença à faire de l’art plutôt que de la communication par l’image.
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