> François Truchaud (Traducteur)

ISBN : 2266027875
Éditeur : Pocket (2005)


Note moyenne : 3.68/5 (sur 28 notes) Ajouter à mes livres
Un village paisible au bord de la mer, non loin de Salem, la ville des sorcières. La femme de John Trenton a trouvé la mort dans un accident de voiture. Un mois plus tard, des phénomènes étranges commencent à se produire, la nuit. John croit voir sa femme... ou son fant... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 28 janvier 2011

    Woland
    The Pariah
    Traduction : François Truchaud

    Extraits
    Personnages

    On retrouve ici un Masterton en très, très grande forme. Comme toile de fond, un petit village américain de la Côte est, Granitehead, non loin de Salem. Comme personnages, le vent, la pluie, le brouillard et tout une flopée de gens qui ont perdu des êtres chers. Parmi eux, le narrateur, John Trenton, qui ne s'est pas encore tout-à-fait remis du décès de sa femme, morte, avec le bébé qu'elle attendait, dans un terrible accident de voiture. La preuve : de plus en plus souvent la nuit, dans la maison qu'il trouve désormais trop grande et bien solitaire, John croit entendre crisser les chaînes de la balançoire alors que, comme il le vérifie, il n'y a personne dans le jardin ...
    Jusqu'au jour où, bien évidemment, il aperçoit sa femme, entourée d'une lueur bleue, se balançant mollement sous la pluie et le vent ...
    Tel est le début d'une intrigue envoûtante à laquelle on pardonnera facilement ses quelques maladresses et redites. Au centre, un dieu aztèque, Mictantecutli, le "Démon des Morts", qui, selon un codex d'époque, dominait tous les autres dieux. Il était toujours représenté avec un hibou, un cadavre et un plateau contenant des coeurs humains. Quand il s'incarnait, il prenait la forme d'un squelette gigantesque dont les os étaient faits d'autant de petits squelettes grimaçants. Mictantecutli était craint et redouté de tous, y compris dans le Panthéon aztèque, ce qui, si l'on pense au caractère plutôt agressif des entités mixas en général, est plutôt de très mauvais augure ...
    Mais comment le dieu, très redouté, d'une civilisation disparue au début du XVIème siècle, se retrouve-t-il à hanter les cadavres de paisibles Américains sans histoires, à la toute fin du XXème siècle ? C'est là que Masterton donne le meilleur de son talent - qui est grand, très grand, et touche parfois au génie. Son histoire tient la route et si les personnages paraissent peut-être un peu stéréotypés - la belle-mère trop mondaine qui déteste son gendre, l'érudit héritier d'une antique famille vivant en hermite dans sa propriété et s'y livrant à des expériences étranges, deux ou trois réincarnations de sorcières de Salem par exemple - le roman dégage l'une de ces atmosphères pesantes et magiques qui sont la marque des bons livres d'épouvante.
    Est-ce pour autant une oeuvre majeure dans la carrière de Masterton ? Non Mais il lui manque très peu pour accéder à la catégorie de "Hel" ou du "Portrait du Mal." Mais assez de bavardages : courez lire "Le démon des morts" et revenez donc nous donner votre avis. ;o)
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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 12 février 2011

    lehane-fan
    Deuxieme bouquin de cet auteur et de nouveau , enorme plaisir de lecture !
    J'ai véritablement adoré ce Masterton ! Un départ canon qui vous met dans l'ambiance direct ! Des le debut , l'auteur instaure un climat oppressant , malsain qui perdure durant pres de 480 pages !
    John aimait Jane . Jane est morte dans un accident de voiture . Probleme : son fantome n'a de cesse de venir le hanter..De plus , il semblerait qu'il ne soit pas le seul a avoir ces visions morbides d'un proche defunt . Cette bonne ville de Granitehead , proche de Salem (tiens , tiens , comme par hasard , Salem , son eglise romane du 20e , sa grande muraille de chine et bien sur , ses sorcieres...) serait -elle le theatre d'hallucinations collectives...La vérité est bien pire et est directement ancrée dans son histoire. Masterton marie habilement enquete et fantastique tout en alternant savamment de bonnes doses de terreur !
    Les pages défilent a vitesse grand V car , tout comme John , l'on se demande ce que veulent ces revenants - etres malefiques a la solde d'un maitre démon n'aspirant qu'a etre delivré afin de dispenser paix et amour sur le monde...ou pas - quel en est l'acte declencheur et existe-il un moyen de les contrer avant qu'ils ne vous terrassent !
    Amateurs de bouquins suintant la peur et l'hémoglobine , ce Demon des Morts est fait pour vouuuuuuuuuus...couché Casper!
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    • Livres 5.00/5
    Par louve, le 08 novembre 2010

    louve
    Graham Masterton nous offre à nouveau un roman exceptionnel. J'avais déjà adoré Apparition et trouvé le djinn intéressant quoique trop court et Le démon des morts est pour le moment celui que j'ai le plus apprécié des trois.
    L'auteur ne s'embête pas à utiliser cinquante pages pour décrire l'univers dans lequel se déroule le roman. Il ne perd pas son temps à nous expliquer ce qu'il s'est passé pour chaque personnage car on le découvre avec l'avancée de l'intrigue. Graham Masterton va droit à l'essentiel.
    Dès le début du roman, on découvre aussi un héros torturé par des "hallucinations" auditives. Il pense entendre sa femme l'appeler , chuchotant son prénom. Mais est-ce dû à la perte trop récente de celle-ci , un deuil qu'il ne parvient pas à faire ou est-ce autre chose? Et là le roman devient petit à petit de plus en plus angoissant. John découvre que son épouse est toujours là sous forme spectral et ses Apparitions ont le don de lui faire perdre la tête. Tiraillé entre son envie de la revoir et de profiter de ses Apparitions nocturnes et entre le fait de se rendre compte qu'il est face à un fantôme, notre héros ne saura que faire.
    En bref le final est tout aussi génial que le roman, un final qui en jette et qui ne tombe pas dans les classiques Happy end " ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants." Un roman vraiment excellent, un véritable coup de coeur pour ce bijoux fantastique!

    Lien : http://louvinette.over-blog.com/article-le-demon-des-morts-de-graham..
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    • Livres 3.00/5
    Par uapv, le 21 février 2012

    uapv
    Les phénomènes paranormaux se glissent dès le premier chapitre ce qui m'a donné un avant-gout du déroulement de l'histoire. Plusieurs fois, un frisson m'a parcouru le long de l'échine pendant la lecture par des détails lors de scènes de crimes épouvantables, de scènes équivoques, d'Apparition de fantômes ou de morts-vivants mais le parallèle avec le bateau du David Dark qui serait responsable de tout ce scandale m'a quelque peu déplu. Un certain monstre renaissant de ses cendres trois siècles plus tard mêlé à des histoires de sorcières gâche un peu la place au fantastique et à la peur que m'a procuré la lecture. Une bonne trame mais des éléments trop surchargés d'invraisemblance.
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    • Livres 4.00/5
    Par krikri, le 15 avril 2012

    krikri
    Encore une histoire bien glauque et bien répugnante,comme Masterton sait si bien le faire. Je dois dire qu'il m'a définitivement enlevé l'envie d'essayer la plongée sous marine...
    Ceci dit j'ai apprécié l'ambiance de ce roman, qui, malgré le fait que l'auteur reprend à peut de choses près toujours les mêmes ingrédients, m'a fait voyager au coeur de l'horreur, ce qui était parfait pour mon challenge!
    J'ai néanmoins besoin de faire une petite pause dans les Masterton car il faut dire que ces lectures ont le don de vous retourner l'estomac.
    Je reprendrai dans deux ou trois romans, une fois que ma digestion aura repris un cours normal...

    Lien : http://lovelybook9.blogspot.com/2012/02/le-demon-des-morts-graham-ma..
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Citations et extraits

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  • Par Woland, le 28 janvier 2011

    [...] ... - "Le Mexique est le point crucial et central dans l'histoire du "David Dark", répondit Douglass Evelith. "Car, quels que fussent les esprits ou créatures que David Dark avait fait apparaître dans sa maison de Mill Pond, tous étaient subordonnés au plus effroyable de tous les démons du continent américain. Je veux parler du squelette vivant qui avait été adoré par les Aztèques, sur l'Ile de Tenochtitlán, qui devint par la suite la ville de Mexico. Comment David Dark apprit-il l'existence de ce démon, le juge Saltonstall [juge de Salem et diariste] ne le dit pas ; mais très certainement, ce fut le faiseur de merveilles Narragansett qui lui en parla. En tous cas, David Dark persuada Esaü Hasket [riche marchand puritain local] d'organiser une expédition vers le Mexique, de trouver les ossements de ce démon et de les rapporter à Salem afin de frapper de terreur et discipliner ses habitants. Après tout, les Aztèques l'avaient utilisé ainsi ... comme un moyen d'inciter les relaps à adorer le nouveau Huitzilopochtli et Quetzacoatl.

    - Mais les Espagnols contrôlaient la ville de Mexico à cette époque," fit remarquer Forest. "Quand Cortez a-t-il détruit l'Empire des Aztèques ? En 1520 ?

    - En 1519," le corrigea Douglass Evelith. "Mais souvenez-vous que les Aztèques étaient un peuple remarquablement organisé. Bien longtemps avant que Cortez n'atteignît l'Ile de Tenochtitlán, le squelette vivant avait été emporté loin de la ville, sur l'une des chaussées reliant l'île à la terre ferme, et caché sur les pentes du volcan Ixtacihuatl. A nouveau, il fut impossible au juge Saltonstall d'établir comment David Dark avait découvert cela mais Dark avait effectué plusieurs voyages entre 1683 et 1689, et il est tout à fait concevable qu'il soit allé au Mexique. Il a très bien pu se mettre en rapport avec certains des magiciens aztèques, dont le devoir héréditaire était de protéger le démon des envahisseurs espagnols et de faire un arrangement avec eux pour que le démon soit embarqué secrètement sur un navire, et quitte le Mexique à destination du Massachusetts. D'un autre côté, plutôt que de perdre du temps à conclure un accord avec eux, il a fort bien pu les faire assassiner. C'est ce que pensait aussi le juge Saltonstall. ... [...]
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  • Par Woland, le 28 janvier 2011

    [...] ... Il y avait quelque chose d'anormal et de grotesque sur la photo, mais je fus incapable de trouver ce que c'était. Jane me souriait tout à fait normalement ; et à part le reflet pâle sur le carreau de la fenêtre, derrière elle, la maison semblait inchangée. Mais la photographie était différente ; quelque chose clochait. On aurait dit que Jane était soutenue pour rester debout, au lieu de se tenir toute seule sur ses jambes ; comme l'un de ces terribles clichés de police des victimes d'un meurtre. Gardant la photographie à la main, j'allai jusqu'à la fenêtre de la bibliothèque et regardai au-dehors, vers le jardin.

    La photographie avait dû être prise au milieu de l'après-midi, parce que le soleil descendait déjà à l'ouest, et toutes les ombres s'étalaient à l'horizontale, d'un côté à l'autre de la photographie. L'ombre de Jane se projetait jusqu'au milieu de l'allée ; Jane elle-même se trouvait à un peu moins de trois mètres de l'allée, sur la gauche, et ses jambes étaient cachées par le buisson de lauriers qui nous séparait. Ainsi, je pouvais repérer l'endroit exact où elle se trouvait dans le jardin.

    Je levai la photographie plusieurs fois, la comparant avec le jardin. Je sentis le désespoir monter en moi et je me serais presque cogné la tête contre la vitre. C'était impossible. C'était totalement et absolument impossible. Et pourtant, la preuve était là ; sur cette photographie qui me souriait narquoisement. C'était impossible et pourtant, c'était indiscutable.

    Jane, sur cette photographie, se trouvait dans le seul endroit du jardin où il était humainement hors de question que quiconque se trouvât ... au-dessus de la surface du bassin. ... [...]
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  • Par lehane-fan, le 10 février 2011

    La maison avait été tellement silencieuse depuis la mort de Jane . Je ne m'etais jamais rendu compte du bruit que fait une personne vivante , de son aura ; meme quand elle dormait . Lorsqu'elle etait en vie , Jane avait rempli la maison de sa chaleur , de sa personnalité , de son souffle . A present , quand je regardais dans une piece , n'importe laquelle , il n'y avait rien , hormis des objets et le silence .
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  • Par lehane-fan, le 10 février 2011

    -Des revenants ? (...)
    -Ils sont des emotions qui s'attardent , c'est tout , des souvenirs qui persistent , declara Mme Simons . Ils ne sont pas des fantomes , rien de tout cela . Autant que je puisse le savoir , ils sont seulement les joies que nous avons retirées de nos relations de jadis... tel un echo par-delà la disparition des etres que nous avons aimés .
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  • Par lehane-fan, le 11 février 2011

    Dante avait écrit : " Nessun maggior dolore che ricordarsi del tempo felice nella miseria . " Il n'existe pas de plus grand chagrin que de se souvenir de moments heureux lorsque vous etes dans la detresse .
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