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François Truchaud (Traducteur)
ISBN : 2266076620
Éditeur : Pocket (1997)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Une série de meurtres spectaculaires secoue la ville de San Francisco.
Il est évident qu'ils ont le même auteur, mais impossible de trouver le moindre schéma récurrent, le moindre lien entre eux, si ce n'est leur caractère atroce. En fait, les seuls indices dont dispose le policier chargé de l'enquête sont d'ordre surnaturel, comme ce visage fantomatique qui apparaît dans sa propre main pour lui murmurer secrets, menaces et... mensonges.

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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
Siabelle
Siabelle20 mai 2016
  • Livres 4.00/5

Référé par Masa, il pique ma curiosité sur ce livre. Je n'ai pas pu résister à le lire tout de suite, quand je l'ai reçu. Le roman «Le maître des mensonges» est un bon pavé, il contient 378 pages. Il est édité en 1992, c'est fait par l'édition «Presse Pocket», de la collection Terreur. La 4e couverture est tout simplement magnifique, elle annonce bien un des sujets de ce récit.

Horrifique, Fantastique, Violence
Dès les premières pages, j'avoue que j'ai été saisi par l'horreur
du drame. Une autre famille qui se fait attaquer par le tueur de San Francisco. Je suis glacée d'effroi par l'ambiance horrible qui règne. La famille figée et soumise par le tueur. C'est un tel supplice lu par le lecteur. Lorsque j'ai commencé à le lire, il a fallu que je repose de temps en temps mon livre. Je le lis à petites doses car c'est très prenant et vraiment saisissant.
L'histoire :
C'est Larry qui est chargé de l'enquête, des meurtres qui se multiplient sur des familles. On pense que c'est le même tueur mais il n'a aucun indice, impossible de trouver la moindre preuve. On ne sait pas ce qui peut bien motiver le tueur. Tout ce qu'on possède c'est les crimes atroces qui se répètent sur les victimes.
Larry pense au surnaturel et depuis qu'il est chargé de l'enquête, sa main a un comportement étrange… Il aperçoit un visage… Que se passe-t-il donc ? Pourquoi ses manifestations sur sa
main ? À qui on-t-il affaire ? Va-t-il être capable d'arrêter ce cinglé à temps ?
Angoisse, Vulnérabilité, Malaise
Après le dénouement du premier chapitre, on suit Larry dans
sa nouvelle enquête ainsi que dans sa vie de famille. Après ce chapitre intense, l'auteur relâche un peu la tension pour le lecteur, l'histoire se met en place ainsi que les personnages entrent sur scène.
On sent vraiment l'électricité dans l'air, la police est sous pression et Larry fait tout pour trouver le motif du tueur. Il s'est fait bien avertir que son patron veut des preuves et non du surnaturel. Larry n'y croit pas mais depuis qu'il est sur cette enquête, il ne pense plus de la même façon. Il ne veut rien
négliger, il participe même à une séance de spiritisme. Depuis cet événement, tout s'enchaîne et Larry ne contrôle vraiment plus rien.

Au fil des pages, tu te demandes vraiment comment va faire Larry pour résoudre cette enquête. À chaque meurtre qui arrive, on est complètement déstabilisé. On reconnaît aussi ce qu'on aime de l'auteur, il possède une écriture déchaînée et une imagination débordante. Masterton ne se gêne pas pour nous mettre des scènes où la terreur est au rendez-vous, et en plus avec des détails morbides. Comment il fait pour écrire de telles histoires même si je sais qu'il ajoute des mythes et des légendes ?
On retrouve aussi tout ce qui fait l'empreinte de Masterton, il nous donne ses explications sur les sujets qu'ils abordent. Il y a des thèmes qu'ils sont fort intéressants, comme lorsqu'il parle de «l'autre côté», des «esprits mangeurs» et de la «fraternité noire»…
Est-ce que vous savez c'est quoi un «esprit mangeur» ? Je vous mets donc un passage qui capte mon attention : «Certains esprits très anciens sont capables de vider tout votre être. Votre coeur, votre âme, comme on vide un poisson. Ils peuvent vous arracher tout ce qui fait de vous ce que vous êtes.»
En résumé, on suit Larry sur les traces d'un tueur. Le maître des mensonges c'est un peu tout cela : c'est une intrigue très bien ficelée, l'action est présente et on se laisse transporter entre deux mondes.
Dans ce monde, malgré l'horreur qui prend toute la place, on trouve des moments de tendresse, de fraternité et l'humour font partie. Étonnant non ? Pour survivre à tout cela, il faut trouver un équilibre n'est-ce pas ?
Pour finir, il ne faut pas se fier à ce qu'on voit, tout peut être trompeur. Quel est le rôle exactement du maître du mensonge ? Est-ce qu'il dit la vérité ou des mensonges ? Si vous voulez avoir la fin exacte de l'histoire, lisez-le et venez le rencontrer.
Mise en garde : attention les gars… car ici il y a des scènes qui soulèvent le coeur… on peut appeler cela oui des malaises…. Et le maître des mensonges sait vraiment tout ce qu'on fait dans son dos…
C'est un excellent moment de lecture, une histoire que je n'oublierai pas de sitôt. Masterton me fait vivre toutes sortes d'émotions et à mes yeux, c'est réussi.
Ma note : 4.5/5
P.S : Vous pouvez aller voir les chroniques de Masa et de Greg320i et les autres sur le site.
Isabelle
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greg320i
greg320i29 juillet 2013
  • Livres 5.00/5
Restons en famille avec le tonton Graham Masterton . Car c'est devenu familier de lire ses textes et romans une fois l'homme coutumier de nos lectures.
On le prend et l'apprend si facilement qu'on le connait désormais et le surnomme Maître dans son genre .
Apprenons donc et diagnostiquons avec lui une nouvelle leçon d'horreur , matière après matière ( et avec manière coutumière..)

Français : très expliqué et détaillé dans les scènes violenté ,remarquable orthographe horrifique
Math: quatre morts + trois blessés + deux transplanté + un crucifié = une boucherie
Sport: Découpage, écorchage, arrachage et allongement de membres
Histoire : L'enfer est présent tout au long du roman . le diable lui-même s'en mêle. Vieux démons antique. Combat héroïque mener à la main même .
Géographie : On se ballade ici et là avec le héros pour une promenade de 377 pages rafraichissante et luxuriante
Arts Plastiques : On peint bien en rouge sanglant le décor et redécore le roman en pastichant les meilleurs trouvailles d'épouvante.
Éducation civique : Apprendre à mentir, trahir et mener de front un combat contre une entité ennemie.
Musique : cri d'horreur et silence glaçant arrachant le coeur de tourment
Comportement : faisant souffrir le martyre à ses protagonistes , il s'en régale et en prône même le mérite .
Bref Monsieur le professeur ose et se pose comme d'habitude en Saigneur.
Son bulletin est donc très bon avec mention pour un début excellent qu'on aurait voulu plus long . Il passe en classe supérieur et décroche la mention Expert Horreur .
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Masa
Masa25 décembre 2013
  • Livres 4.00/5
Ouvrir un livre de Graham Masterton est un peu comme savoir que l'on va passer un bon moment, savoir que l'on va frémir par la lecture de ses phrases hideusement horrifique. Rare son ses livres qui m'ont déçu, je pense notamment à Corbeau qui reste pour l'instant le seul roman en deçà de son niveau. A priori, le maître des mensonges, parut sous le titre original Master of lies en 1992, s'annonce comme alléchant. En ces périodes de fête, il est temps de passer à table pour savourer cette cuvée.
A San Francisco, sévit un tueur en série. Il n'est pas comme tous les autres, puisque ces meurtres n'ont absolument rien en commun, à part l'atrocité des meurtres. Chaque famille est assassinées dans d'atroce souffrance. L'enquête piétine et le lieutenant Lary est chargé de prendre l'affaire. Son collègue Dan se voit ainsi retiré l'affaire.
Le premier chapitre est une claque. J'en ai lu des livres du Maître, mais c'est la première fois où l'auteur va aussi loin dans l'horreur. Jamais je n'ai été aussi déconcerté et mis à mal par son écriture allant même par décrire un viol. J'ai d'ailleurs failli lâcher le livre. Ce qui aurait été une erreur de ma part tant par ce qui allait suivre. Bien que les pages suivantes aient été un peu décevante, les trois quart du livre sont exceptionnel. Graham Masterton démontre son statut de Maître dans l'horreur et le fantastique. Avant d'approfondir ce qui m'a tenu en haleine durant les deux cents dernières pages, il faut bien évoquer le calme plat du début du livre. Parce qu'après l'horrible premier chapitre, on a le droit à une lente mise en scène. L'auteur prend son temps pour décrire la vie de Lary, de ses antécédents, de sa famille d'origine italienne et surtout de l'environnement de San Francisco. Alors que l'ennui me guettait, le Maître pose sa prose et l'histoire commence à s'intensifier. L'enquête prend une tournure fantastique avec un grand F et il n'y a plus de temps mort. Graham Masterton est un sadique qui aime torturer ses personnages. Une fois de plus, on découvre tout le talent et son imagination. Je suis toujours surpris par son univers mystique et sa culture des divinités maléfiques de toute civilisation. Graham Masterton est un grand écrivain et ce livre, bien que déconcertant par son premier chapitre et sa lenteur au départ est une réussite.
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nina2loin
nina2loin17 janvier 2012
  • Livres 4.00/5
Ce récit est terrifiant . Dès le 1er chapitre , l'auteur décrit une scène
de torture avec force détail d'un tel réalisme que cela fait froid dans le
dos . Ici , frissons garantis dès le début , puis l'histoire commence
et se poursuit à un rythme bien soutenu jusqu'au final .
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SebastienCreo
SebastienCreo12 février 2012
  • Livres 5.00/5
Bien avant la série Surnaturel.
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Citations & extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
SiabelleSiabelle06 mai 2016
- Voyons Joyeux, dit Larry en lui donnant une tape sur l'épaule. Nous aurons ce type di riffa o di raffa. Et, soi dit en passant, je respecte peut-être ta technique, mais je continue de détester ce putain d'imperméable. Pas étonnant que tu ne sois jamais mouillé. Aucune goutte de pluie qui se respecte ne voudrait jamais tomber sur toi.
- Tu es capable de plaisanter, lui demanda Arne, le regard dur.
- Oui, Joyeux, je suis capable de plaisanter, répondit Larry. Tu sais pourquoi ? Parce que Joe et Nina étaient des amis très chers, et parce que j'aimais Caroline et Joe Junior comme s'ils étaient mes enfants. Je suis capable de plaisanter parce que je ne connais pas d'autre façon de gérer quelque chose d'aussi foutrement horrible, à part attraper le type qui a fait ça et lui arracher la gorge. Et n'essaie pas de m'en conter. Joyeux, parce que tu ressens la même chose que moi, excepté que tu es suédois : les Suédois ne comprennent pas que, lorsque des êtres humains se sentent tellement mal à propos de quelque chose, au point qu'ils ne peuvent même plus respirer, ils sont obligés de rire.
Arme sortit de sa poche un mouchoir propre, le déplia et essuya le devant de son imperméable.
- Tu sais quel est ton problème, Larry ? Quand tu parles, tu postillonnes.
- Et merde ! fit Larry.
Il sortit de la chambre. Il se sentait comme le feu, il se sentait comme le Vésuve, triste, furieux, explosif, tout ça en même temps.
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SiabelleSiabelle29 avril 2016
J'ai rencontré à Punta Arenas un marin américain, âgé de presque cent ans, qui prétendait être le seul survivant du navire le Charlotte, lequel avait sombré au cours d'une violente tempête au large du faux cap Horn en 1837. Il m'a parlé d'une étrange cargaison, que le capitaine avait juré de tenir secrète. Il m'a parlé de cris dans la nuit qui avaient tellement terrifié certains membres de l'équipage que trois d'entre eux sautèrent par-dessus bord, persuadés que le navire était hanté.
Il n'a rien dit de plus, si ce n'est que des pêcheurs chiliens refusèrent de sortir de l'eau glaciale les membres de l'équipage du Charlotte, et que lui-même avait échappé à la mort par miracle. Il a déclaré que le rivage où l'épave gisait toujours était considéré par les Chiliens comme un lieu au mal indicible, et qu'ils l'appelaient le Lieu des Mensonges.
Randoph Miller,
Voyages en Amériques du Sud, chapitre XII
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SiabelleSiabelle06 mai 2016
Après chaque événement, un homme qui prétendait être le tueur avait appelé à la station de radio KGO, pour avertir que serait punie toute personne qui donnerait son signalement. Arme avait donné à Larry des copies de l'enregistrement de sa voix (ainsi que ses empreintes vocales) et bien que la voix soit étouffée et manifestement déguisée, elle ressemblait à coup sûr à la voix d'un homme de race blanche, âgé de 45 ou 46 ans.
Armes pendait que le tueur était originaire de San Francisco, ou bien qu'il avait vécu dans cette ville assez longtemps pour savoir ou et quand attaquer ses victimes avec aussi peu de discrétion, mais pourtant sans grand risque d'être découvert.
À moins bien sûr, qu'il lui soit parfaitement égal d'être découvert.
À moins bien sûr, qu'il veuille être découvert.
+ Lire la suite
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SiabelleSiabelle15 mai 2016
Dans un grand geste du bras, Dogmeat tira de la poche de sa veste alfhane râpée une feuille de papier tachée et cornée. Larry la prit, la déplia, et c'était là. Une gravure sur acier minutieuse, représentant un immense personnage, représentant un manteau noir, avec la tête à cornes d'un lucane. Derrière le personnage, dans les ombres, des centaines de corps nus se tortillaient comme des asticots, et des éclairs scintillaient au milieu des nuages.
Il sut tout de suite qui était le personnage. Il n'avait même pas besoin de regarder au bas de la gravure et de voir le nom ''Beli Ya'al, le Maître des mensonges''.
- Dogmeat, murmura-t-il. Dogmeat, tu es génial.
- Ça vaut peut-être de l'argent génial, alors suggéra-t-il.
Larry acquiesça.
- Ça t'intéresse alors ?
- Oh, bien sûr. C'est la première preuve en béton que je possède qui me dit que je ne suis pas en train de perdre la boule.
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SiabelleSiabelle05 mai 2016
- Je n'ai pas encore été informé officiellement qu'on me confiait cette affaire. En outre, nous n'aimons guère appeler l'auteur de ces crimes le Santa de San Francisco ou Dieu sait quoi. Il n'est pas le diable, il n'est pas surhumain. Certes, son comportement est celui d'un malade ou d'un sadique, mais c'est un être humain qui a un père et une mère, des amis, des proches, et un nom bien à lui. Tout ce que je dirai ce soir, c'est que nous sommes déterminés à découvrir quel est son nom, dit Larry aux journalistes.
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