ISBN : 2290309729
Éditeur : J'ai Lu


Note moyenne : 3.55/5 (sur 31 notes) Ajouter à mes livres
Passer une semaine dans une maison réputée hantée depuis trente ans : telle est la mission confiée au dr Barrett et à une équipe de spirites par un milliardaire mourant, qui veut savoir si son âme lui survivra. Mission que le parapsychologue s'empresse d'accepter, espér... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par orhal, le 29 août 2007

    orhal
    Matheson est un maître du frisson. Il instile dans ses récits une peur sourde, une panique pétrifiante. Qu'il donne dans la SF, le Fantastique ou qu'il mèle les genres, il arrive toujours à nous faire trembler, à nous mettre sous tension. Avec une facilité et un style impécable.
    Dans cette Maison des Damnés, on glisse vers une ambiance lourde, celle de la demeure de Emeric Belasco, mort il y a des décennies. Un riche commanditaire demande à deux médiums, un scientifique et à la femme de ce dernier, d'étudier et de prouver les phénomènes hantant le manoir. Quelques malheureux aventuriers de l'occulte ont déjà tenté l'immersion en ces lieux sordides aux fenêtres murées. Ils n'en sont jamais sortis indemnes. Sauf un, Fischer, qui a répondu présent pour refaire cette terrible visite. Lionel, le vieux scientifique fatigué, veut profiter de l'occasion qu'on lui offre pour objectiver les phénomènes paranormaux. Il rêve d'être le premier à amener des preuves tangibles du caractère physique et non ésotérique de ces troubles. Il est épaulé par sa femme Edith, qui n'est pas franchement préparée à ce qu'elle va découvrir. Florence, la médium ultra-sensible, laisse toutes les portes de son esprit ouvertes à l'invasion Belasco. Elle veut purifier la maison et libérer les esprits torturés. le séjour doit durer une semaine. Une semaine de chaos mystique, remplie de possessions, d'assauts ectoplasmiques, d'attaques de Poltergeist, de visions horrifiques et j'en passe. du temps de son existance physique, Belasco organisait des orgies, des séances de spiritismes, des carnages dans cette maison. Autant d'exactions qui transpirent encore des murs. Belasco a su créer son Enfer personnel en huis-clos, il s'est intrônisé Diable en sa propre demeure. Et même mort, il continue à tourmenter chaque personne qui passe sa porte avec un sadisme inhumain.
    C'est la peur au ventre qu'on avance dans cette histoire. Matheson va crescendo dans les descriptions, dans l'horreur des situations. On vibre avec les personnages. Ils se débattent avec leurs croyances, ils repoussent leurs limites, ils affrontent l'inommable.
    Avec un titre pareil, on pourrait s'attendre à lire le scénario d'un épisode des Contes de la Crypte. Il n'en est rien. L'auteur est bien trop doué pour nous trainer dans un univers de seconde zone. La maison des damnés est un livre court mais dans lequel j'ai eu du mal à avancer tant l'angoisse me faisait reculer. Il y a un vrai défi à relever face à nos angoisses communes, nos interrogations sur la mort, l'esprit, la force du Mal. Poussez la porte de la maison. Si vous l'osez. Vous en sortirez mal à l'aise et franchement dérangé.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par fleurdusoleil, le 30 juillet 2010

    fleurdusoleil
    Je commence mon initiation “ Matheson” avec un livre qui passe pour être un des plus mauvais de sa bibliographie. Alors dès à présent je peux confirmer que si c'est un des mauvais roman de l'auteur, je ne lirais que ses navets. J'ai tout simplement adoré.
    Dès l'ouverture de ce livre, j'ai avidement tourné les pages pour connaître le dénouement de l'histoire. Il est vrai que le sujet ne me laisse pas froide. J'aime quand “ça fait peur!!!” et que les monstres sortent de leur coin noir pour faire du grabuge.
    Le thème de la maison hantée est un classique du genre : on prend quatre ou cinq personnages, on les enferme dans une maison au passé tragique et on les confronte à des forces maléfiques. Jusque-là, rien d'exceptionnel. le génie de Richard Matheson est d'avoir intégrer une variante : la science. Et là quand la science se heurte au supranormal ou surnaturel, le suspense est garanti et les effets sont fulgurants.
    Ici, la science est représenté par le Dr Barrett, qui tend bien a prouver que les phénomènes paranormaux ne sont que des ondes électro-magnétiques qui peuvent se désactiver. Il affirme que les médiums seraient comme des compteurs Geiger.
    A-t-il tort ? A-t-il raison ? Pour le savoir il faut avoir du cran et rentrer avec lui dans la maison Belasco. Oserez-vous rester une semaine dans ce cloaque infernal ?
    C'est au final une lecture parfaite pour un bon moment de frisson pendant les grandes vacances.
    Je vous invite donc à entrer dans “ La maison des damnes”.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Well-read-kid, le 07 mars 2010

    Well-read-kid
    Attention âmes sensibles, certaines scènes, d'une grande violence ou à connotation sexuelle très forte peuvent vous choquer. Belasco était un homme horrible, qui aimait se vautrer dans la décadence, la luxure et la cruauté : il aimait organiser de grandes fêtes qui viraient à l'orgie, et ses invités finissaient par rester chez lui, avant de tomber très bas, commençant par s'enivrer,se droguer et s'empiffrer avant de finir nécrophile, cannibale ou fou. Charmant, n'est-ce pas?
    La maison puise dans l'inconscient de chacun des quatre protagonistes : il exacerbe chez Edith la peur de la sexualité et de l'alcool hérités de ses parents, chez Florence l'envie d'aider le fils de Belasco en se servant du souvenir de son frère défunt, par exemple. L'atmosphère est véritablement effrayante, quand l'on imagine cette maison gigantesque, plongée dans l'obscurité car les fenêtres sont condamnées et l'électricité coupée, avec ses pièces désertes qui ont accueillies tant d'horreur. L'atmosphère de "fête perpétuelle", avec des invités qui le sont tout autant, m'a évoque The Great Gatsby, en beaucoup plus trash, bien entendu, puisque contrairement aux fêtes de l'ami Jay, celles de Belasco virent au cauchemar. Une atmosphère donc soigneusement bâtie pour faire frissonner le lecteur, grâce aux souvenirs des horreurs passées, mais aussi à la triste histoire de Daniel Belasco, fils du grand méchant de l'histoire, qui aurait aimé s'échapper de cet enfer et être aimé, mais a finit emmuré vivant, et aux psychoses personnelles de chacun des quatre protagonistes. du grand art, dans le domaine du roman d'horreur. Mais comme je le disais plus tôt, âmes sensibles s'abstenir, car le sexe est très présent, avec un côté blasphématoire qui souligne cet aspect choquant.

    Lien : http://well-read-kid.skyrock.com
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Peggy, le 22 juillet 2009

    Peggy
    En lisant ce type d'ouvrage, en principe, on sait à quoi s'attendre, la trame est on ne peut plus classique : une maison hantée. Un (ou des) fantôme(s). Des médiums. Un scientifique près à tout pour prouver sa théorie. Oui, mais... là encore, la magie opère...
    la suite par là :

    Lien : http://peggylit.canalblog.com
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