ISBN : 2840557851
Éditeur : Delcourt (2001)


Note moyenne : 4.23/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Au début du récit, un homme enterre un ami. Celui qui part s'appelait Édouard. Celui qui reste a pour nom Émile. À ce moment-là, le désarroi envahit Émile. Désormais, il devrait renoncer aux propos passionnés qu'Édo... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par Sejy, le 03 juin 2010

    Sejy
    Marc Antoine Mathieu est un auteur conceptuel. Dans Julius Corentin Acquefacques et Mémoire morte, œuvres magistralement réflexives et ludiques, il dépeint essentiellement des mondes ou des dogmes plutôt que des héros (s'il est possible de parler de héros tant les protagonistes, dépersonnalisés et neutres, se conforment passivement au système). Le Dessin est une création qui se révèle davantage affective. Si l'on retrouve avec plaisir les audacieuses récréations métaphysiques et oniriques propres à l'artiste, en revanche, l'absence d'absurde et l'émergence d'une humanité inhabituelle dans son univers s'avèrent déconcertantes.
    En effet, cela m'a un peu gêné. Je n'ai pas réussi à éprouver une empathie tout entière pour ce personnage qui voue son existence à la quête d'une amitié disparue. À travers la résolution de l'énigme proposée par ce tableau, gage de son ami défunt, ne faut-il voir qu'un éloge de la fuite ? L'itinéraire d'Émile vers la révélation n'est-il qu'une simple évasion de la réalité au travers de sa représentation ? Je suis resté assez circonspect devant sa démarche. Pourtant, je demeure admiratif devant cette nouvelle mise en abyme, l'exploration quasi infinie d'une gravure à la perspective exponentielle dont chaque détail, en apparence insignifiant, donne naissance à un nouveau macrocosme. Une expérience qui, au-delà de sa conclusion herméneutique, débouche sur le savoureux questionnement poétique et intellectuel du rapport de l'art au réel. Des envolées psychologiques néanmoins inabouties, émotionnellement parasitées par une narration plus palpable, presque plaintive, dont le perpétuel sentiment de tristesse et d'abandon n'a fait que glisser sur moi sans me toucher tout à fait.
    Je ne ferai pas la fine bouche. le plaisir spirituel est, encore une fois, fréquent et se double de délicieuses nourritures graphiques. Un somptueux noir et blanc toujours aussi tranché, profond et lumineux, dont la traditionnelle impersonnalité prend quelquefois d'étonnants airs de complicité dans les cadrages ou les gros plans. Cependant, il me manque un je ne sais quoi…
    Une œuvre qui nécessitera certainement plusieurs relectures, dans différents états d'esprit.

    Lien : http://www.bdtheque.com/main.php?bdid=558&action=6
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Interview de Marc-Antoine Mathieu - 3 secondes - Stand Fnac à Angoulême 2012
Retrouvez Marc-Antoine Mathieu sur fnac.com : livre.fnac.com Rencontre avec MAM sur le Stand Fnac du Festival Angoulême 2012. Une plongée sans fin autour de l'univers de l'auteur de 3" (Ed. Delcourt). Allez, zoom ! 3 secondes, le temps pour la lumière de parcourir 900 000 kilomètres, le temps d'un coup de feu, d'une larme, d'un SMS, d'une explosion... Observer les détails, enquêter d'une scène à l'autre permet de reconstituer les angles morts et de récolter les indices sur ce qui relie les personnages et les motive. Affaires, crimes, complot... À chacun de se faire sa propre idée. Bonne investigation. Dans le paysage contemporain de la bande dessinée, Marc-Antoine Mathieu occupe une place à part. Tout à la fois scénariste et dessinateur, il est un véritable metteur en scène de ses utopies de papier et de ses expérimentations du média original qu'est la bande dessinée. Mais il est aussi scénographe et, à ce titre, a donné vie à plusieurs expositions, liées ou non à la BD. Son nouvel album, Trois secondes, s'inscrit dans la lignée de ses précédents travaux : utiliser le langage du 9e Art - la planche, la case, l'ellipse -- pour en explorer toutes les possibilités. Il s'est fait remarquer par les amateurs d'une bande dessinée différente avec le cycle d'albums consacrés au personnage de Julius Corentin Acquefacques -- anagramme de Kafka -- avec lesquel il s'est amusé à tordre le langage de la BD pour en dévoiler tout le potentiel, semant le trouble chez le lecteur autant que ...








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