Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

> Suzanne Nétillard (Traducteur)

ISBN : 2070722759
Éditeur : Gallimard (1991)


Note moyenne : 3.64/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
En septembre 1973, Peter Matthiessen part pour le Dolpo, une région du Népal située à la frontière du Tibet, avec le zoologiste George Schaller qui veut observer des léopards des neiges.
Pokhara sera le " dernier bastion du monde moderne. En un jour de marche, no... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (5)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par zazaleb, le 30 avril 2014

    Peter Matthiessen est mort en avril 2014, à 86 ans, et cela peut fournir un argument pour (re)découvrir son récit le plus populaire, qui obtint le prestigieux National Book award en 1978. Vous pouvez vous le procurer dans toute bonne bibliothèque, ou en librairie dans la collection "l'imaginaire" de Gallimard, toute trouvée pour ce récit de voyage dans le Népal, qui s'apparente davantage à un récit très personnel et parfois halluciné. Ma première lecture fut d'ailleurs une déconvenue, car j'attendais le Matthiessen naturaliste, non l'amateur de LSD et de voyages. Mais pour qui aime voyager dans un fauteuil, cela reste une presque fiction remarquable, d'un homme dont la vie fut tout aussi incroyable (éditeur de revue littéraire et agent de la CIA à Paris dans les années 50, P. Matthiessen devint moine bouddhiste dans les années 1990...).
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par Olaf, le 26 janvier 2015

    Mon pied glisse sur une étroite corniche : en une fraction de seconde, comme les aiguilles de la peur me transpercent le cœur et les tempes, l'éternité et le présent se croisent. La pensée et l'action sont semblables, la pierre, l'air, la glace, le soleil, la terreur et moi-même ne faisons qu'un. Il est stimulant d'étirer cette conscience aigüe jusqu'aux moments ordinaires, dans la perception, instant par instant, du gypaète et du loup qui, se concevant eux-mêmes au centre des choses, n'aspirent nullement à pénétrer le secret de l'existence véritable. Dans cette inspiration qui remplit nos poumons, réside le secret que tous les grands maîtres essaient de nous communiquer, ce qu'un lama décrit comme "la précision, la candeur et l'intelligence du présent". Le but de la méditation n'est pas l'illumination, mais l'effort pour garder l’œil ouvert aux moments les moins extraordinaires, pour exister au présent, pour imprégner de cette conscience du "maintenant" tous les événements de la vie quotidienne. Être ailleurs revient à "peindre des yeux sur le chaos". Quand j'observe les bharals je dois observer les bharals et non penser au sexe, au danger, au présent, car ce présent, au moment même où je m'y attache, s'est évanoui.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par Olaf, le 26 janvier 2015

    Il fut un temps où je considérais les montagnes différemment, où je voyais en elles quelque chose de permanent. Même en les approchant avec déférence (les défier comme le font les alpinistes est une autre affaire), cette permanence m'effrayait; leur caractère irréfutablement minéral semblait intensifier la conscience que j'avais de ma nature éphémère. N'est-ce pas à cause de cette angoisse devant ce qui passe que nous nous concentrons sur les quelques fragments d'expérience brute de la vie moderne? Ne peut-elle pas expliquer pourquoi la violence est lubrique, pourquoi la concupiscence nous dévore, pourquoi les soldats choisissent de ne pas oublier leurs jours d'horreur? Nous nous cramponnons à ces moments extrêmes où nous croyons mourir pour renaître cependant. Dans l'abandon sexuel comme dans le danger, nous sommes confondus, si brièvement que ce soit, avec un présent vital où nous collons à la vie réelle, où nous sommes la vie, où le sentiment d'exister nous pénètre; dans une extase partagée avec un autre être, la solitude s'évanouit, l'éternité la remplace. Mais en ce temps-là une telle union pouvait être atteinte par la seule angoisse.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par Olaf, le 17 janvier 2015

    Je longe le rebord du cañon et m'assieds contre un rocher. Au nord, un cône de glace se dresse dans le ciel et des champs de neige se déroulent vers les hauteurs de l'horizon et le bleu de plus en plus profond. A l'endroit où la Saure plonge dans son ravin, une effrayante muraille à pic serpente et se tord avec d'étranges combinaisons de neige et d'ombre. La vacuité et le silence de ces montagnes blanches provoquent rapidement les états de conscience analogues à ceux qui se produisent au moment de la méditation où le vide se fait dans l'esprit, et sans doute l'altitude y est-elle pour quelque chose, car mon regard perçoit le monde comme fixe ou fluctuant selon son gré. La terre frémit, les montagnes miroitent, comme si toutes les molécules se trouvent libérées : le ciel bleu résonne. C'est peut-être la musique des sphères que j'entends, ce que les hindouistes appellent le souffle du Créateur et les astrophysiciens le "soupir du soleil.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par Olaf, le 26 janvier 2015

    A proximité de mon poste d'observation je découvre un renfoncement dans l'arête où la neige a fondu et où je puis méditer à l'abri du vent. Mes idées se clarifient bientôt dans l'air froid de la montagne et je me sens mieux. Le vent, l'herbe agitée, le soleil : les graminées mourantes, les cris des oiseaux s'envolent vers le sud dans le ciel des montagnes ne sont pas plus fugitifs que le roc lui-même ; ni plus ni moins : tout est pareil. La montagne se retire dans son silence, mon corps se dissout dans les rayons du soleil, des larmes jaillissent, qui n'ont aucun rapport avec "Moi". Pourquoi coulent-elles? Je l'ignore.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

> voir toutes (2)

Video de Peter Matthiessen

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Peter Matthiessen

Les carnets de route de François Busnel, France 5 Rencontre avec Peter Matthiessen Au Nord-Est des Etats-Unis s'étend une région de collines et de prairies, de montagnes et de lacs, de forêts profondes et de plages sauvages. C'est l'une des régions où débuta l'histoire de l'Amérique : la Nouvelle-Angleterre. C'est ici qu'au XVIIe siècle se sont installées les premières universités. En 1636, l'université de Harvard est créée à Boston. Aujourd'hui, de nombreux écrivains habitent cette région et se sont penchés, depuis ces terres, sur l'évolution de la société américaine.











Sur Amazon
à partir de :
9,62 € (neuf)
9,00 € (occasion)

   

Faire découvrir Le léopard des neiges par :

  • Mail
  • Blog

Découvrez la collection Folio

> voir plus

Quiz