Babylone, 565 av. J.C.
S'agit-il d'un polar babylonien ?
D'un roman de Fantasy Historique ou tout simplement d'un OVNI littéraire ?
Voilà le topo : Babylone, 565 av. J.C., la loi règne, représentée par les accusateurs, un ordre de juges-enquêteurs-exécuteurs (à la "Judge Dredd" mais quelques 2700 ans avant ;)).
Mais c'est sans compter sur les Dieux qui se jouent des humains ;).
Le Dieu de la justice fatigué, part se reposer un peu (sisi) et se détourne pour un temps indéterminé des babyloniens.
S'ensuit une suspension de la loi.
C'est le grand retour de l'éternel conflit entre l'ordre et le chaos.
Les accusateurs n'ont plus le droit d'exercer la justice, tout crime commis pendant cette période doit rester impuni.
Mais voilà, qu'en est-il si le crime a été prémédité et prend sa source avant l'abrogation de la loi ?
C'est sur un cas de ce type que le héros de l'histoire, un accusateur au chômage technique, mène l'enquête, en essayant tant bien que mal de survivre et de protéger ses proches dans un univers subitement chaotique et hostile.
En chemin il sera amené à s'acoquiner avec la lie de la société, de terribles assassins qu'il ira recruter directement dans leurs geôles, avec une référence appuyée aux 12 salopards ou au 7 samouraïs/mercenaires...
La suite révèle quelques surprises que je me garderai bien de dévoiler ici.
Réussira-t-il dans son entreprise.
Qui de l'ordre ou du chaos l'emportera ?
Le tout est violent comme il se doit, dans un style soutenu et efficace.
On ne s'ennuie jamais, l'action ne mollissant guère.
Quelques références bilblico-historico religieuses viennent agrémenter l'histoire, après tout nous sommes à Babylone, quelques 500 ans avant l'avènement d'un certain J.C., donc rien que de bien normal qu'on en sente les prémices.
Mauméjean fait preuve d'une maitrise de la référence de bout en bout, du titre au dernier (bon) mot, que du bonheur pour qui sait lire entre les lignes.