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> Jacques Chessex (Autre)
> Louis Forestier (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253006777
Éditeur : Le Livre de Poche (1979)


Note moyenne : 3.79/5 (sur 536 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Des récits pour les soirées de chasse, après les longues marches, l'attente et la fatigue du jour.Histoires de la campagne, cette Normandie natale que l'auteur évoque avec une tendresse narquoise et la hantise du plaisir vif
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Nastasia-B, le 10 septembre 2012

    Nastasia-B
    Progéniture vicieuse, pingrerie, cruauté, couardise, adultère, fanfaronnade et autres qualités humaines...
    Guy de Maupassant n'est décidément jamais tendre avec le genre humain. Au fil de ces Contes, présentés à la manières d'histoires qu'on se raconterait le soir autour d'un repas plantureux et d'une bonne bouteille (ainsi "La bécasse" qui ouvre le recueil est plus une introduction qu'une nouvelle), vous lirez les mille petits vices, cachés ou ostensibles dont l'auteur aimait à allonger la liste et à brosser le portrait.
    Balourdise, jeu de dupe, et aventures galantes dans "Ce cochon de Morin"; douleur, cruauté et dommage de guerre collatéral dans "La folle"; avarice maladive et mesquinerie dans "Pierrot"; nostalgie dans "Menuet"; angoisse dans "La peur"; mauvais goût et orgueil mal placé dans "Farce normande"; naïveté et abus de pouvoir dans "Les sabots"; snobisme, mépris, égoïsme et fidélité tellement poignante qu'elle en devient maladive dans "La rempailleuse"; rudesse, avarice et insensibilité dans "En mer"; insolite exploitation de la crédulité dans "Un normand"; règlement de comptes posthumes dans "Le testament"; pauvreté, mesquinerie et immoralité dans "Aux champs"; manipulation et pêché d'orgueil dans "Un coq chanta"; adultère et conséquences dans "Un fils"; mépris et dommage de guerre collatéral dans "Saint-Antoine" et enfin, toute l'ironie et le caustique dont est capable Maupassant pour dénoncer la couardise dans "L'Aventure de Walter Schnaffs".
    Si je devais vous en conseiller certaines, mes faveurs iraient à "Pierrot", "La rempailleuse", "En mer", "Aux champs" et "Saint-Antoine" mais c'est bien sûr très subjectif.
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    • Livres 4.00/5
    Par kineyume, le 03 décembre 2014

    kineyume

    Alors aujourd'hui je vais vous parler d'un recueil de nouvelles de Guy de Maupassant, je l'avais commencé l'année dernière mais je ne sais plus pour quelle obscure raison je l'avais laissé là, je ne l'avais pas fini en somme. On a donc ici une courte biographie De Maupassant (3 pages) puis une introduction s'intitulant la bécasse où on comprend que chaque histoire est racontée par un interlocuteur différent. Ja vais à présent vous parler des différentes nouvelles :
    - ce cochon de Morin : c'est l'histoire de Morin, un mercier, qui prend des vacances, et va rencontrer une très jolie fille dans le train et va entreprendre de la séduire, malheureusement la fille a peur, lui se fait arrêter et va passer au tribunal. Son ami va à son tour rencontrer la jeune femme pour essayer de lui sauver la mise. J'ai beaucoup aimé, d'autant plus que ce n'est pas prévisible
    - la folle : le désespoir d'une femme hantée par la guerre. Pas mal, rien de très original mais sympathique tout de même.
    - Pierrot :une veuve et sa servante se font voler des légumes dans leur potager, elles finissent par engager un chien. J'aime bien.
    - Menuet : dans une pépinière, une rencontre, un hommage à la danse qu'est le menuet. C'est simple ça se lit bien j'apprécie
    - la peur : nouvelle que j'avais découvert au collège, c'est uen agréable sensation de relire des lignes dont on se souvient, vous connaissez ça ? Discussion entre deux hommes sur la définition de la peur : histoires. C'est brillant, ça pourraît presque être du Edgar Allan Poe.
    - farce normande : une cérémonie de mariage, suivie de la nuit de noces, et vous verrez bien^^. J'aime beaucoup, c'est gai.
    - les sabots : un curé énonce ce qui se passe dans le village, notamment qu'un homme veuf cherche une servante. Une fille lui envoi et elle essaie de faire ce qu'il désire. Chute très bien trouvée encore une très bonne nouvelle, agréable.
    - la rempailleuse : aussi déjà lue en cours, cette nouvelle parle de l'amour dans sa généralité, de la force de l'amour, qui peut être intense et passer inaperçu. J'aime beaucoup cette idée, très réussi.
    - en mer : histoire d'un drame humain et d'un naufrage, je crois qu'on l'avait aussi lu en cours, et ça pourrait aussi être du Edgar Allan Poe. J'aime bien mais ce n'est ma préféréé, néanmoins c'est de qualité
    - un normand : l'histoire d'un curé qui a un commerce de saints, et qui mesure son alcoolémie, c'est drôle, sympathique, une bonne nouvelle.
    - le testament : un testament un peu spécial, qui donne lieu à une querelle entre deux fils. J'aime bien.
    - aux champs : une histoire d'enfants, d'héritage, d'argent, c'est très bien mené, une belle découverte
    - un coq chanta : une nouvelle qui montre comment les femmes peuvent contrôler les hommes, sarcastique, j'adhère.
    - un fils : histoire de paternité, morale très plaisante.
    - saint-antoine : un vantard se retrouve confronté à ce qu'il affirme, j'ai bien aimé mais je ne comprends pas pourquoi il a écrit les 3 dernières lignes.
    - l'aventure de Walter Schnaffs : un soldat qui a peur de la guerre, sympa mais pas la meilleure pour finir
    En conclusion un très bon recueil de nouvelles qui nous fait découvrir le pays normand
    C'est con qu'on ne puisse pas mettre 4,5 étoiles donc j'en ai mis 4
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    • Livres 3.00/5
    Par patrick75, le 28 avril 2012

    patrick75
    Mon troisième "Maupassant".Une confirmation qu'il est un de mes auteurs préférés.Une troisième critique ?
    Je risque de me répéter.L'écriture est égale à elle même, c'est à dire de "haute tenue", par contre les histoires ont tendance à se ressembler.
    Une critique des moeurs de la bourgeoisie normande,des prélats mais également des "petites gens".
    Tout le monde pâtit de la verve De Maupassant.
    Il était à n'en pas douter un excellent observateur du monde qui l'entourait .
    J'aime me plonger dans ces paysages normands, sentir cette odeur de pomme, de cidre...d'herbe mouillée.
    Vivre le temps d'un livre avec ces fermiers d'antan.
    Je dirai que les écrits De Maupassant "sentent" la Normandie.
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    • Livres 4.00/5
    Par olivberne, le 30 mars 2012

    olivberne
    Ces Contes qu'on appellerait des nouvelles aujourd'hui se passent en Normandie, terre chère à Maupassant, où il a grandi et où il retournait vivre souvent. Il a puisé dans son enfance et ses visites ces récits de vie, ces faits divers qui deviennent avec lui des histoires cruelles, pessimistes et affrayantes, mais aussi drôles et ironiques. On ne s'ennuie jamais avec Maupassant, on part toujours dans un univers simple en apparence mais qui devient unique sous sa plume.
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    • Livres 4.00/5
    Par Puck, le 17 mai 2012

    Puck
    J'étais fâchée avec Maupassant depuis la seconde, année où l'on avait dû disséquer une bonne partie de ses textes. J'en étais sortie dégoûtée.
    Heureusement, Les Contes de la Bécasse m'ont réconcilié avec lui : j'ai redécouvert avec surprise les talents d'auteur De Maupassant. Ses Contes qui décrivent bien l'époque sont tour à tour drôles, tristes, bouleversants. On les dévore très vite, on en reste même un peu sur sa faim.
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Citations et extraits

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  • Par Nastasia-B, le 13 juillet 2012

    La nuit vint deux heures plus tôt, tant le ciel était sombre. J’avais pour guide un paysan qui marchait à mon côté, par un tout petit chemin, sous une voûte de sapins dont le vent déchaîné tirait des hurlements. Entre les cimes, je voyais courir les nuages en déroute, des nuages éperdus qui semblaient fuir devant une épouvante. Parfois, sous une immense rafale, toute la forêt s’inclinait dans le même sens avec un gémissement de souffrance ; et le froid m’envahissait, malgré mon pas rapide et mon lourd vêtement. Mon guide, par moments, levait les yeux et murmurait : « Triste temps ! » Les ténèbres étaient profondes. Je ne voyais rien autour de moi et toutes les branches entrechoquées emplissaient la nuit d’une rumeur incessante.
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  • Par Olivia_Lanchois, le 21 février 2010

    Chez le vieux baron des Ravots qui ne pouvait plus chasser, une coutume existait, qu'on appelait le " conte de la bécasse". Lorsque chaque convive avait dégusté son oiseau, le cérémonial voulait qu'après avoir graissé toutes les têtes, le maître de maison tirât au sort celui qui seul aurait le privilège de s'en régaler. "L'élu du hasard croquait le crâne suiffé en le tenant par le nez et en poussant des exclamations de plaisir. Et chaque fois les dîneurs, levant leurs verres, buvaient à sa santé. Puis, quand il avait achevé le dernier, il devait sur l'ordre du baron, conter une histoire pour indemniser les déshérités.
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  • Par Nastasia-B, le 21 août 2012

    L’automne, l’automne merveilleux, mêlait son or et sa pourpre aux dernières verdures restées vives, comme si des gouttes de soleil fondu avaient coulé du ciel dans l’épaisseur des bois. Au lieu de continuer tout droit, mon ami tourna vers la gauche, et, prenant un chemin de traverse, s’enfonça dans le taillis. Et bientôt, au sommet d’une grande côte nous découvrions la magnifique vallée et le fleuve tortueux s’allongeant à nos pieds. Sur la droite, un tout petit bâtiment couvert d’ardoises et surmonté d’un clocher haut comme une ombrelle s’adossait contre une jolie maison aux persiennes vertes, toute vêtue de chèvrefeuilles et de rosiers.
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  • Par patrick75, le 26 avril 2012

    Car elle était de cette race parcimonieuse de dames campagnardes qui portent toujours des centimes dans leur poches pour faire l'aumône ostensiblement aux pauvres des chemins, et donner aux quêtes du dimanche.

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  • Par fredho, le 18 septembre 2013

    Quand la mort est entrée une fois dans une maison, elle y revient presque toujours immédiatement, comme si elle connaissait la porte.

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