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Jacques Chessex (Autre)Louis Forestier (Éditeur scientifique)
ISBN : 2253006777
Éditeur : Le Livre de Poche (1979)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 785 notes)
Résumé :
Des récits pour les soirées de chasse, après les longues marches, l'attente et la fatigue du jour.Histoires de la campagne, cette Normandie natale que l'auteur évoque avec une tendresse narquoise et la hantise du plaisir vif
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Critiques, Analyses & Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
Nastasia-B10 septembre 2012
  • Livres 4.00/5
Progéniture vicieuse, pingrerie, cruauté, couardise, adultère, fanfaronnade et autres qualités humaines...
Guy de Maupassant n'est décidément jamais tendre avec le genre humain. Au fil de ces contes, présentés à la manières d'histoires qu'on se raconterait le soir autour d'un repas plantureux et d'une bonne bouteille (ainsi "La bécasse" qui ouvre le recueil est plus une introduction qu'une nouvelle), vous lirez les mille petits vices, cachés ou ostensibles dont l'auteur aimait à allonger la liste et à brosser le portrait.
Balourdise, jeu de dupe, et aventures galantes dans "Ce cochon de Morin"; douleur, cruauté et dommage de guerre collatéral dans "La folle"; avarice maladive et mesquinerie dans "Pierrot"; nostalgie dans "Menuet"; angoisse dans "La peur"; mauvais goût et orgueil mal placé dans "Farce normande"; naïveté et abus de pouvoir dans "Les sabots"; snobisme, mépris, égoïsme et fidélité tellement poignante qu'elle en devient maladive dans "La rempailleuse"; rudesse, avarice et insensibilité dans "En mer"; insolite exploitation de la crédulité dans "Un normand"; règlement de comptes posthumes dans "Le testament"; pauvreté, mesquinerie et immoralité dans "Aux champs"; manipulation et pêché d'orgueil dans "Un coq chanta"; adultère et conséquences dans "Un fils"; mépris et dommage de guerre collatéral dans "Saint-Antoine" et enfin, toute l'ironie et le caustique dont est capable Maupassant pour dénoncer la couardise dans "L'aventure de Walter Schnaffs".
Si je devais vous en conseiller certaines, mes faveurs iraient à "Pierrot", "La rempailleuse", "En mer", "Aux champs" et "Saint-Antoine" mais c'est bien sûr très subjectif.
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Tatooa
Tatooa19 juillet 2016
  • Livres 5.00/5
J'adore Maupassant pour ses personnages. Ma fille me disait "j'aime pas trop, ses nouvelles, il n'y a pas de morale, rien, juste une histoire, triste, souvent". Et je lui ai répondu : "c'est comme la vie, donc".
Comme la vie. Comme les gens. J'ai lu ce livre pour l'item "conte" du multi-défi, mais il aurait bien trouvé sa place dans les péchés capitaux, aussi. Ils y sont tous ! Ce bougre De Maupassant est sans concession, sans fard et sans illusions sur ses contemporains.
Cela se lit sans aucune difficulté, facilement, et laisse une impression d'ironie féroce, mais parfois aussi d'amertume profonde d'un homme sensible devant l'idiotie banale des gens dits "normaux. Il nous décrit la folie quotidienne des hommes, quoi... C'est amusant, j'ai eu une discussion sur le sujet pas plus tard qu'hier avec une amie psy, avec laquelle nous parlions de ces "fous" officiels (inadaptés), qui ne sont que les victimes hypersensibles et détruites, de ceux qui sont bien adaptés à la société et passent inaperçus, en faisant des ravages...
J'aime beaucoup Maupassant, car il fait résonance en moi, et j'ai trouvé ces petits "contes" (fort noirs et fort glauques) tous aussi bons les uns que les autres.
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aouatef79
aouatef7902 juin 2016
  • Livres 5.00/5
" le conte de la bécasse " est un recueil de nouvelles de Guy
De Maupassant. La parution de ce livre date de 1883 .
le recueil compte dix-sept nouvelles telles que : le conte de
la bécasse-Ce cochon de Morin- La Folle- Pierrot-...Un fils-
Saint-Antoine-L' Aventure de Walter Schaffs.
La première nouvelle, le Conte de la bécasse donne le titre
du recueil éponyme .
A travers toutes ses nouvelles, l' auteur nous raconte à sa
manière tout ce qui se trouve autour de lui et surtout il
peint les tares, les vices ou la malice des gens qu' il observe.
Son observation est fine et les détails ne manquent pas .
L' auteur raconte les histoires de la campagne, cette Normandie natale qu' il évoque avec une tendresse narquoise et la hantise du plaisir vif .
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Taraxacum
Taraxacum09 octobre 2015
  • Livres 3.00/5
Une assemblée de chasseurs se racontant chaque soir une histoire, avec un conteur différent, voilà un prétexte assez cousu de fil blanc pour une série de nouvelles d'un des auteurs français les plus connus.
Pendant des années, je n'ai pas ouvert Maupassant, malgré un certain goût pour la littérature française de son siècle. Je n'avais pas accroché à ce que j'avais lu de lui et j'ai voulu retenter le coup, car de nombreux lecteurs dont je trouve les avis fort justes le classaient très haut dans leur liste d'auteurs fétiches.
Et bien malgré tout, je n'ai pas été enthousiasmé... Certaines nouvelles sont excellentes, ça c'est sûr. La petitesse humaine s'y montre entièrement , dans une langue que je trouve magnifique, et c'est talentueux et épatant. Cependant, il est un écrivain de son époque et évidemment,cela se sent, j'ai eu quelques méchantes grimaces à la lecture. "Un fils", "Ce cochon de Morin", ce sont des histoires d'abus sexuels, n'ayons pas peur des mots, et le pire est qu'à chaque fois, ce n'est pas le sujet, pas considéré comme tel, est parfaitement normal...
Dans "Un fils " tient. Ce client de l'auberge qui abuse d'une servante en position de faiblesse par rapport à lui, une jeune femme qui se défend mais dont il sait bien qu'elle ne pourra pas appeler car c'est elle qui serait viré? Et quand il apprend qu'elle est morte en couche neuf mois après, la seule chose qui l'intéresse est de savoir si l'enfant est de lui, la mère, rien à faire et l'auteur a vrai dire ne s'y intéresse pas non plus; tout est normal... L'époque était différente, et cela n'aurait pas été jugé aussi durement qu'aujourd'hui, sans doute, mais le goût que cela laisse est tout de même saumâtre.
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patrick75
patrick7528 avril 2012
  • Livres 3.00/5
Mon troisième "Maupassant".Une confirmation qu'il est un de mes auteurs préférés.Une troisième critique ?
Je risque de me répéter.L'écriture est égale à elle même, c'est à dire de "haute tenue", par contre les histoires ont tendance à se ressembler.
Une critique des moeurs de la bourgeoisie normande,des prélats mais également des "petites gens".
Tout le monde pâtit de la verve De Maupassant.
Il était à n'en pas douter un excellent observateur du monde qui l'entourait .
J'aime me plonger dans ces paysages normands, sentir cette odeur de pomme, de cidre...d'herbe mouillée.
Vivre le temps d'un livre avec ces fermiers d'antan.
Je dirai que les écrits De Maupassant "sentent" la Normandie.
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Citations & extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
MimimelieMimimelie25 juillet 2016
J'ai été pour eux, durant ma vie, ce que je devais être, je ne leur dois plus rien après ma mort. Les liens de sang n'existent pas sans l'affection constante, sacrée, de chaque jour.
(Le testament)
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MimimelieMimimelie25 juillet 2016
Il n'y a pas d'hommes honnêtes ; ou du moins ils ne le sont que relativement aux crapules.
(Le testament)
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TatooaTatooa18 juillet 2016
Et quand il se couchait sur la terre, le nuit venue, roulé dans son manteau à côté des camarades qui ronflaient, il pensait longuement aux siens laissés là-bas et aux dangers semés sur sa route : "s'il était tué, que deviendrait les petits ? Qui donc les nourrirait et les élèverait ? A l'heure même, ils n'étaient pas riches, malgré les dettes qu'il avait contractées en partant pour leur laisser quelque argent." Et Walter Schnaffs pleurait quelquefois.
(Dans "L'aventure de Walter Schnaffs")
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TatooaTatooa17 juillet 2016
Ma mère, Mme de Courlis, était une pauvre petite femme timide, que son mari avait épousé pour sa fortune. Toute sa vie fut un martyre. D'âme aimante, craintive, délicate, elle fut rudoyée sans répit par celui qui aurait du être mon père, un de ces rustres qu'on appelle des gentilshommes campagnards.
Au bout d'un mois de mariage, il vivait avec une servante. Il eut en outre pour maîtresses les femmes et filles de ses fermiers ; ce qui ne l'empêcha point d'avoir deux enfants de sa femme ; on devrait compter trois, en me comprenant. Ma mère ne disait rien ; elle vivait dans cette maison toujours bruyante comme ces petites souris qui glissent sous les meubles. Effacée, disparue, frémissante, elle regardait les gens de ses yeux inquiets et clairs, toujours mobiles, des yeux d'être effaré que la peur ne quitte pas.
(Dans "Le testament")
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TatooaTatooa16 juillet 2016
Le marié était un beau gars, Jean Patu, le plus riche fermier du pays. C'était, avant tout, un chasseur frénétique qui perdait le bon sens à satisfaire cette passion, et dépensait de l'argent gros comme lui pour ses chiens, ses furets et ses fusils.
(Dans "Farce Normande")
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