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ISBN : 2081309394
Éditeur : Flammarion (2013)


Note moyenne : 3.77/5 (sur 475 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Des récits pour les soirées de chasse, après les longues marches, l'attente et la fatigue du jour.Histoires de la campagne, cette Normandie natale que l'auteur évoque avec une tendresse narquoise et la hantise du plaisir vif
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Nastasia-B, le 10 septembre 2012

    Nastasia-B
    Progéniture vicieuse, pingrerie, cruauté, couardise, adultère, fanfaronnade et autres qualités humaines...
    Guy de Maupassant n'est décidément jamais tendre avec le genre humain. Au fil de ces Contes, présentés à la manières d'histoires qu'on se raconterait le soir autour d'un repas plantureux et d'une bonne bouteille (ainsi "La bécasse" qui ouvre le recueil est plus une introduction qu'une nouvelle), vous lirez les mille petits vices, cachés ou ostensibles dont l'auteur aimait à allonger la liste et à brosser le portrait.
    Balourdise, jeu de dupe, et aventures galantes dans "Ce cochon de Morin"; douleur, cruauté et dommage de guerre collatéral dans "La folle"; avarice maladive et mesquinerie dans "Pierrot"; nostalgie dans "Menuet"; angoisse dans "La peur"; mauvais goût et orgueil mal placé dans "Farce normande"; naïveté et abus de pouvoir dans "Les sabots"; snobisme, mépris, égoïsme et fidélité tellement poignante qu'elle en devient maladive dans "La rempailleuse"; rudesse, avarice et insensibilité dans "En mer"; insolite exploitation de la crédulité dans "Un normand"; règlement de comptes posthumes dans "Le testament"; pauvreté, mesquinerie et immoralité dans "Aux champs"; manipulation et pêché d'orgueil dans "Un coq chanta"; adultère et conséquences dans "Un fils"; mépris et dommage de guerre collatéral dans "Saint-Antoine" et enfin, toute l'ironie et le caustique dont est capable Maupassant pour dénoncer la couardise dans "L'Aventure de Walter Schnaffs".
    Si je devais vous en conseiller certaines, mes faveurs iraient à "Pierrot", "La rempailleuse", "En mer", "Aux champs" et "Saint-Antoine" mais c'est bien sûr très subjectif.
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    • Livres 3.00/5
    Par patrick75, le 28 avril 2012

    patrick75
    Mon troisième "Maupassant".Une confirmation qu'il est un de mes auteurs préférés.Une troisième critique ?
    Je risque de me répéter.L'écriture est égale à elle même, c'est à dire de "haute tenue", par contre les histoires ont tendance à se ressembler.
    Une critique des moeurs de la bourgeoisie normande,des prélats mais également des "petites gens".
    Tout le monde pâtit de la verve De Maupassant.
    Il était à n'en pas douter un excellent observateur du monde qui l'entourait .
    J'aime me plonger dans ces paysages normands, sentir cette odeur de pomme, de cidre...d'herbe mouillée.
    Vivre le temps d'un livre avec ces fermiers d'antan.
    Je dirai que les écrits De Maupassant "sentent" la Normandie.
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    • Livres 4.00/5
    Par olivberne, le 30 mars 2012

    olivberne
    Ces Contes qu'on appellerait des nouvelles aujourd'hui se passent en Normandie, terre chère à Maupassant, où il a grandi et où il retournait vivre souvent. Il a puisé dans son enfance et ses visites ces récits de vie, ces faits divers qui deviennent avec lui des histoires cruelles, pessimistes et affrayantes, mais aussi drôles et ironiques. On ne s'ennuie jamais avec Maupassant, on part toujours dans un univers simple en apparence mais qui devient unique sous sa plume.
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    • Livres 4.00/5
    Par Puck, le 17 mai 2012

    Puck
    J'étais fâchée avec Maupassant depuis la seconde, année où l'on avait dû disséquer une bonne partie de ses textes. J'en étais sortie dégoûtée.
    Heureusement, Les Contes de la Bécasse m'ont réconcilié avec lui : j'ai redécouvert avec surprise les talents d'auteur De Maupassant. Ses Contes qui décrivent bien l'époque sont tour à tour drôles, tristes, bouleversants. On les dévore très vite, on en reste même un peu sur sa faim.
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    • Livres 4.00/5
    Par kathy, le 25 avril 2011

    kathy
    Autant de récits qui scrutent notre société et explorent l'âme humaine, autant de choniques de la vie ordinaire et pourtant si mystérieuse. Maupassant dans ces Contes sonde les coeurs, plonge dans les profondes ténèbres de l'inconscient pour faire surgir l'homme dans sa vérité, son "humble vérité";
    Ici donc, les thèmes sont récurrents mais surtout éternels : l'argent, la cupidité, l'amour, la femme, la mort, la sexualité, la bêtise et la médiocrité, la "bâtardise". Maupassant prend un malin plaisir à multiplier les attitudes et les masques, à développer les paradoxes, à dénoncer les idées reçues et les préjugés. Bref, il cherche constamment à déstabiliser le lecteur, à le provoquer.
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Citations et extraits

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  • Par Nastasia-B, le 13 juillet 2012

    La nuit vint deux heures plus tôt, tant le ciel était sombre. J’avais pour guide un paysan qui marchait à mon côté, par un tout petit chemin, sous une voûte de sapins dont le vent déchaîné tirait des hurlements. Entre les cimes, je voyais courir les nuages en déroute, des nuages éperdus qui semblaient fuir devant une épouvante. Parfois, sous une immense rafale, toute la forêt s’inclinait dans le même sens avec un gémissement de souffrance ; et le froid m’envahissait, malgré mon pas rapide et mon lourd vêtement. Mon guide, par moments, levait les yeux et murmurait : « Triste temps ! » Les ténèbres étaient profondes. Je ne voyais rien autour de moi et toutes les branches entrechoquées emplissaient la nuit d’une rumeur incessante.
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  • Par madamecharlotte, le 21 février 2010

    Chez le vieux baron des Ravots qui ne pouvait plus chasser, une coutume existait, qu'on appelait le " conte de la bécasse". Lorsque chaque convive avait dégusté son oiseau, le cérémonial voulait qu'après avoir graissé toutes les têtes, le maître de maison tirât au sort celui qui seul aurait le privilège de s'en régaler. "L'élu du hasard croquait le crâne suiffé en le tenant par le nez et en poussant des exclamations de plaisir. Et chaque fois les dîneurs, levant leurs verres, buvaient à sa santé. Puis, quand il avait achevé le dernier, il devait sur l'ordre du baron, conter une histoire pour indemniser les déshérités.
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  • Par Nastasia-B, le 21 août 2012

    L’automne, l’automne merveilleux, mêlait son or et sa pourpre aux dernières verdures restées vives, comme si des gouttes de soleil fondu avaient coulé du ciel dans l’épaisseur des bois. Au lieu de continuer tout droit, mon ami tourna vers la gauche, et, prenant un chemin de traverse, s’enfonça dans le taillis. Et bientôt, au sommet d’une grande côte nous découvrions la magnifique vallée et le fleuve tortueux s’allongeant à nos pieds. Sur la droite, un tout petit bâtiment couvert d’ardoises et surmonté d’un clocher haut comme une ombrelle s’adossait contre une jolie maison aux persiennes vertes, toute vêtue de chèvrefeuilles et de rosiers.
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  • Par patrick75, le 26 avril 2012

    Car elle était de cette race parcimonieuse de dames campagnardes qui portent toujours des centimes dans leur poches pour faire l'aumône ostensiblement aux pauvres des chemins, et donner aux quêtes du dimanche.

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  • Par Crumpet, le 29 août 2013

    PIERROT
    … Or, le boulanger, qui savait les événements, apporta, un matin, dans sa voiture, un étrange petit animal tout jaune, presque sans pattes, avec un corps de crocodile, une tête de renard et une queue en trompette, un vrai panache, grand comme tout le reste de sa personne. Un client cherchait à s’en défaire. Mme Lefèvre trouva fort beau ce roquet immonde, qui ne coûtait rien. Rose l’embrassa, puis demanda comment on le nommait. Le boulanger répondit : « Pierrot. »
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