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ISBN : 2070458229
Éditeur : Gallimard (2014)


Note moyenne : 3.74/5 (sur 47 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Les choses ne sont pas ce qu'elles semblent. Un rosier peut en cacher un autre. La première qualité de ce livre est de mystifier le lecteur: il y a du piquant dans le titre, mais il ne vient pas de l'arbuste qu'on croit. Dans cette savoureuse histoire de chasteté récomp... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 4.00/5
    Par Nastasia-B, le 06 janvier 2013

    Nastasia-B
    Voici un bon recueil, dans la moyenne, pas le meilleur, pas le moins bon. J'y ai particulièrement savouré les trois nouvelles consécutives « Une vente », « L'assassin » et « La Martine ».
    La nouvelle titre explore deux directions distinctes. Tout d'abord le sujet principal, à savoir, selon l'auteur, le ridicule des « prix de vertu » (je n'ose même pas imaginer ce que Maupassant aurait pu écrire des concours de Miss...) et du côté labile que peut prendre la vertu, surtout lorsqu'elle est exposée sous les projecteurs (voir à ce propos la fameuse chanson de Brassens, « trompettes de la renommée, vous êtes bien mal embouchées »). Et puisque je suis dans la comparaison avec l'ami Brassens, l'autre axe majeur de cette nouvelle est la dénonciation du chauvinisme exacerbé du narrateur qui s'admire dans Gisors, modeste ville de l'Eure, comme dans la plus grande mégapole de tous les temps et qui ne peut que me faire songer à la chanson « les imbéciles heureux qui sont nés quelque part ».
    « Un échec » raconte la déconvenue (un bon vieux râteau des familles !) d'un dragueur auprès d'une femme mariée (petites remarques misogynes au passage, merci M. Maupassant).
    Puisqu'on est dans le registre de la misogynie, l'auteur en remet une petite couche avec « Enragée ? » qui nous conte la nuit de noces d'une naïve persuadée d'avoir contracté la rage et qu'il fait passer pour une cruche des plus mémorables.
    « le modèle » est une forme de n-ième jugement du mariage comme un enfermement que rien ne justifie (l'auteur était personnellement contre cette institution et prétendait comme la chanson des Rita Mitsouko que « les histoires d'amour finissent mal en général »).
    « La baronne » est une sorte d'addendum à la nouvelle « Yveline Samoris » recueillie après la mort de l'auteur dans le Père Milon. Il y est encore question de femmes à la vertu douteuse et intéressée.
    « Une vente », est la vraie nouvelle originale du recueil et elle se situe dans la lignée de « la bête au Maît' Belhomme » ou des « tribunaux rustiques ». Maupassant y emploie, comme il sait si bien le faire, le patois haut normand dans une histoire rocambolesque et franchement drôle.
    « L'assassin » se présente sous la forme d'une plaidoirie de procès. J'ai cru y lire en filigrane le propre jugement De Maupassant sur la société.
    « La Martine » est probablement une des plus belles illustrations du génie littéraire De Maupassant. Il y décrit, tout en émotion, tout en délicatesse, tout en subtilité, tout en suggestion la passion d'un brave gars de la ferme, Benoist, pour une belle paysanne qui, ayant un temps fait écho à ses avances, choisira d'en épouser un autre.
    « Une soirée » se présente sous forme d'une petite farce sans prétention. Un soldat en permission chez sa sœur dans une ville inconnue, jouissant d'une tendance affirmée pour le goulot essaie de trouver des filles afin de prendre du bon temps et tombe nez-à-nez avec son beau-frère au beau milieu d'une réception mondaine.
    « La confession » explore le contraste entre un époux et sa femme. L'un militaire, vertueux, l'autre, rieuse, de mœurs faciles. Au soir d'un repas arrosé, le vertueux va fauter...
    « Divorce » déploie, dans le registre de l'anecdote, la trame d'un notaire qui a « recruté » sa femme par petite annonce en examinant le montant de la dot apportée par l'épouse. Mais d'où provient cet argent ?...
    « La revanche » fait une nouvelle fois l'apologie de la relation extraconjugale au détriment de la légale.
    « L'odyssée d'une fille » raconte la suite de déboires liés au hasard qui ont conduit une fille pauvre vers les chemins de la prostitution. Ce thème sera repris et enrichi dans la nouvelle « le port » publiée dans le recueil suivant La Main gauche.
    Enfin, « Une fenêtre » dévoile les dessous d'un procédé original de mise à l'épreuve d'un futur mari. Mesdames, si vous en avez les moyens...
    ...mais ceci n'est que mon avis, donc, presque rien.
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    • Livres 4.00/5
    Par JulyF, le 02 janvier 2013

    JulyF
    Un bon recueil De Maupassant, ironique et mordant.
    Mention spéciale à la nouvelle qui donne son titre au recueil et à "Une vente", savoureux récit d'une vente entre paysans pas tout à fait comme les autres.

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    • Livres 4.00/5
    Par Aline1102, le 12 août 2011

    Aline1102
    Dans "Le rosier de madame husson", Maupassant déploie tout son talent pour l'ironie et l'humour un peu noir. Dans chaque nouvelle de ce recueil, la plume acérée de l'auteur fait sourire et même rire.

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    • Livres 1.00/5
    Par freddyK, le 20 mai 2013

    freddyK
    Un cru honnête, sans plus avec une préférence pour Le rosier de Madame Husson,qui est peut-être la meilleure nouvelle de ce recueil,à noter que le titre n'a aucun rapport avec le sujet traité.

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Citations et extraits

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  • Par Nastasia-B, le 13 juillet 2012

    Là est son crime: le respect ! C'est un sentiment, messieurs, que nous ne connaissons plus guère aujourd'hui, dont le nom seul semble exister encore et dont toute la puissance a disparu. Il faut entrer dans certaines familles arriérées et modestes pour y retrouver cette tradition sévère, cette religion de la chose ou de l'homme, du sentiment ou de la croyance revêtus d'une caractère sacré, cette foi qui ne supporte ni le doute ni le sourire, ni l'effleurement d'un soupçon. On ne peut être un honnête homme, vraiment un honnête homme, dans toute la force de ce terme, que si on est un respectueux. L'homme qui respecte a les yeux fermés. Il croit. Nous autres, dont les yeux sont grands ouverts sur le monde, qui vivons ici, dans ce palais de la justice qui est l'égout de la société, où viennent échouer toutes les infamies, nous autres qui sommes les confidents de toutes les hontes, les défenseurs dévoués de toutes les gredineries humaines, les soutiens, pour ne pas dire souteneurs, de toutes les drôlesses, depuis les princes jusqu'aux rôdeurs de barrière, nous qui accueillons avec indulgence, avec complaisance, avec bienveillance souriante tous les coupables pour les défendre devant vous, nous qui, si nous aimons vraiment notre métier, mesurons notre sympathie d'avocat à la grandeur du forfait, nous ne pouvons plus avoir l'âme respectueuse. Nous voyons trop ce fleuve de corruption qui va des chefs du Pouvoir aux derniers des gueux, nous savons trop comment tout se passe, comment tout se donne, comment tout se vend. Places, fonctions, honneurs, brutalement en échange de titres et de parts dans les entreprises industrielles, ou plus simplement contre un baiser de femme.
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  • Par Nastasia-B, le 21 juin 2012

    Il me dit : "Il me faut mille francs pour jeudi. (...) J' te vends ma femme." (...) Je lui demande : "Combien ça que tu me la vends ?" Il réfléchit ou bien il fait semblant. Quand on est bu, on n'est pas clair, et il me répond : "Je te la vends au mètre cube." Moi, ça m'étonne pas, vu que j'étais autant bu que lui, et que le mètre cube ça me connaît dans mon métier. Ça fait mille litres, ça m'allait. Seulement le prix restait à débattre. Tout dépend de la qualité. Je lui dis : "Combien ça, le mètre cube ?" Il me répond : "Deux mille francs." Je fais un saut de lapin, et puis je réfléchis qu'une femme ça doit pas mesurer plus de trois cent litres. J' dis tout de même : "C'est trop cher." Il répond : "J' peux pas à moins. J'y perdrais." Vous comprenez, on n'est pas marchand de cochons pour rien. On connaît son métier. Mais s'il est ficelle, le vendeur de lard, moi je suis fil, vu que j'en vends Ah ! ah ! ah ! Donc je lui dis : "Si elle était neuve, j' dis pas : mais a t'a servi, pas vrai, donc c'est du r'tour. J' t'en donne quinze cents francs l' mètre cube, pas un sou de plus. Ça va-t-il ?" Il répond : "Ça va. Tope là !"
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  • Par Mimimelie, le 10 août 2013

    Tu es donc gourmand ?
    Parbleu ! Il n'y a que les imbéciles qui ne soient pas gourmands. On est gourmand comme on est artiste, comme on est instruit, comme on est poète. Le goût, mon cher, c'est un organe délicat, perfectible et respectable comme l’œil et l'oreille. Manquer de goût, c'est être privé d'une faculté exquise, de la faculté de discerner la qualité des aliments, comme on peut être privé de celle de discerner les qualités d'un livre ou d'une œuvre d'art ; c'est être privé d'un sens essentiel, d'une partie de la supériorité humaine ; c'est appartenir à une des innombrables classes d'infirmes, de disgraciés et de sots dont se compose notre race ; c'est avoir la bouche bête, en un mot, comme on a l'esprit bête. Un homme qui ne distingue pas une langouste d'un homard, un hareng, d'un maquereau ou d'un merlan, et une poire crassane d'une duchesse, est comparable à celui qui confondrait Balzac avec Eugène Sue, une symphonie de Beethoven avec une marche militaire d'un chef de musique de régiment...
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  • Par Hildebald, le 20 décembre 2012

    C’est là un singulier phénomène. Aussitôt qu’on désire une femme, on croit sincèrement qu’on ne pourra plus se passer d’elle pendant tout le reste de sa vie. On sait fort bien que la chose vous est déjà arrivée ; que le dégoût a toujours suivi la possession ; qu’il faut, pour pouvoir user son existence à côté d’un autre être, non pas un brutal appétit physique, bien vite éteint, mais une accordance d’âme, de tempérament et d’humeur. Il faut savoir démêler, dans la séduction qu’on subit, si elle vient de la forme corporelle, d’une certaine ivresse sensuelle ou d’un charme profond de l’esprit.
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  • Par Hildebald, le 20 décembre 2012

    Les mots hardis, les gauloiseries, les allusions graveleuses
    le faisaient rougir si vite que le Dr Barbesol l’avait surnommé le
    thermomètre de la pudeur.

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