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Jacques Dupont (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070386163
Éditeur : Gallimard (1993)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 43 notes)
Résumé :
Il y a peu de grands livres consacrés à la navigation de plaisance. Sur l'eau (1888) relate une croisière de Maupassant en Méditerranée, à bord de son yacht Bel-Ami. Ce n'est pas seulement un récit de voyage, une description des paysages saisis dans leur authenticité de jadis, une peinture de la vie maritime, mais aussi une confession. Maupassant nous parle de la vie littéraire, de ses tourments intimes, de la société, des femmes, de la politique, autant que de la m... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
michfred
michfred25 juin 2015
  • Livres 5.00/5
A ne pas confondre avec la nouvelle du même nom -une des meilleurs nouvelles De Maupassant, macabre et angoissante à souhait- "Sur l'eau" est un aimable journal de bord, une dérive de pensées au fil de l'eau à bord du Bel-Ami, avec deux marins taiseux pour toute compagnie.
Maupassant se laisse aller à ses réflexions amusées, tristes ou ironiques. le couple, la mort, la compagnie des hommes, le travail de bureau, la place de l'écrivain, la société mondaine cannoise, l'îlot de Paganini, les phtisiques de la French Riviera, la côte dentelée et rose de l'Estérel, et surtout le vent, capricieux,tour à tour fraternel et dangereux et la mer, étincelante, diaprée, creusée...
Un bien joli voyage. Paré à virer? Un pur délice stylistique!
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chriskorchi
chriskorchi14 avril 2014
  • Livres 5.00/5
Je suis vraiment fan De Maupassant, j'aime cette façon qu'il a de nous faire passer des émotions avec des histoires et des mots simples. J'ai beaucoup aimé ce recueil je ne connaissais pas certains des contes et je les ai découvert avec plaisir.
C'est frais, c'est beau et on le finit tellement vite qu'on en redemanderait encore. J'aime bien le principe du recueil sur un sujet donné.
VERDICT
Je le recommande car c'est bien écrit, ce sont des contes très sympathiques. Convient parfaitement à un trajet en transports en commun ou une longue attente, ou des vacances. En plus, il ne coûte que 2 € .
Les collégiens et lycéens devraient l'apprécier.
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livius
livius25 octobre 2014
  • Livres 5.00/5
Un bateau bloqué sur l'eau toute une nuit...Pourquoi est-il bloqué ? Un conte magistral
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CeCedille
CeCedille03 mars 2013
  • Livres 4.00/5
On part en croisière avec Maupassant, “Sur l'eau”, passager clandestin du Bel-Ami, pour partager ses réflexions de bric et de broc sur les ridicules des écrivains, l'exploitation des chênes liège de la forêt de Cogolin, la peine de mort à Monaco, la rude vie des pêchers de Saint-Tropez, l'ennui de la vie de bureau. Délicieux bavardage, alors que le vent fraîchit, que la trinquette du cotre fasseye, et qu'il faut prendre des ris en regagnant en toute hâte l'abri d'une crique.
Lien : http://diacritiques.blogspot.fr/2013/02/lassassi..
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Lavieestunlongfleuvetranquille
Lavieestunlongfleuvetranquille22 novembre 2014
  • Livres 4.00/5
Maupassant brode sur ses souvenirs des années 1873-1875, quand il allait canotant sur la Seine de Bezons à Croissy ou Chatou. Il traduit, ici, plus le sentiment profond qu'il ressent en étant seul sur l'eau.
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Citations & extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
PilingPiling06 mai 2010
Si on pouvait ouvrir les esprits comme on lève le couvercle d'une casserole, on trouverait des chiffres dans la tête d'un mathématicien, des silhouettes d'acteurs gesticulant et déclamant dans la tête d'un dramaturge, la figure d'une femme dans la tête d'un amoureux, des images paillardes dans celle d'un débauché, des vers dans la cervelle d'un poète, mais dans le crâne des gens qui viennent à Cannes on trouverait des couronnes de tous les modèles, nageant comme les pâtes dans un potage.



Des homme se réunissent dans les tripots parce qu'ils aiment les cartes, d'autres dans les champs de courses parce qu'ils aiment les chevaux. On se réunit à Cannes parce qu'on aime les Altesses Impériales et Royales.



Elles y sont chez elles, y règnent paisiblement dans les salons fidèles à défaut des royaumes dont on les a privées.



On en rencontre de grandes et de petites, de pauvres et de riches, de tristes et de gaies, pour tous les goûts. En général elles sont modestes, cherchent à plaire et apportent dans leurs relations avec les humbles mortels une délicatesse et une affabilité qu'on ne retrouve presque jamais chez nos députés, ces princes du pot aux votes.



Mais si les princes, les pauvres princes errants, sans budgets ni sujets, qui viennent vivre en bourgeois dans cette ville élégante et fleurie, s'y montrent simples et ne donnent point à rire, même aux irrespectueux, il n'en est pas de même des amateurs d'Altesses.



Ceux-là tournent autour de leurs idoles avec un empressement religieux et comique, et, dès qu'ils sont privés d'une, se mettent à la recherche d'une autre, comme si leur bouche ne pouvait s'ouvrir que pour prononcer "Monseigneur" ou "Madame" à la troisième personne.
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PilingPiling06 mai 2010
Mais de temps en temps on rencontre un pauvre être décharné qui se traîne d'un pas accablé, appuyé au bras d'une mère, d'un frère ou d'une sœur. Ils toussent et halètent ces misérables, enveloppés de châles malgré la chaleur, et nous regardent passer avec des yeux profonds, désespérés et méchants.



Ils souffrent, ils meurent, car ce pays ravissant et tiède, c'est aussi l'hôpital du monde et le cimetière fleuri de l'Europe aristocrate.



L'affreux mal qui ne pardonne guère et qu'on nomme aujourd'hui la tuberculose, le mal qui ronge, brûle et détruit par milliers les hommes, semble avoir choisi cette côte pour y achever ses victimes.



Comme de tous les coins du monde on doit la maudire, cette terre charmante et redoutable, antichambre de la mort, parfumée et douce, où tant de familles humbles et royales, princières et bourgeoises ont laissé quelqu'un, presque toutes un enfant en qui germaient leurs espérances et s'épanouissaient leurs tendresses.



Je me rappelle Menton, la plus chaude, la plus saine de ces villes d'hiver. De même que dans les cités guerrières on voit les forteresses debout sur les hauteurs environnantes, ainsi de cette plage d'agonisants on aperçoit le cimetière, au sommet d'un monticule.



Quel lieu ce serait pour vivre, ce jardin où dorment les morts ! Des roses, des roses, partout des roses. Elles sont sanglantes, ou pâles, ou blanches, ou veinées de filets écarlates. Les tombes, les allées, les places vides encore et remplies demain, tout en est couvert. Leur parfum violent étourdit, fait vaciller les têtes et les jambes.



Et tous ceux qui sont couchés là avaient seize ans, dix-huit ans, vingt ans.

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PilingPiling07 mai 2010
J'aime le ciel comme un oiseau, les forêts comme un loup rôdeur, les rochers comme un chamois, l'herbe profonde pour m'y rouler, pour un courir comme un cheval, et l'eau limpide pour y nager comme un poisson. Je sens frémir en moi quelque chose de toutes les espèces d'animaux, de tous les instincts, de tous les désirs confus des créatures inférieures. J'aime la terre comme elle et non comme vous, les hommes, je l'aime sans l'admirer, sans la poétiser, sans m'exalter. J'aime d'un amour bestial et profond, méprisable et sacré, tout ce qui vit, tout ce qui pousse, tout ce qu'on voit, car tout cela, laissant calme mon esprit, trouble mes yeux et mon cœur, tout : les jours, les nuits, les fleuves, les mers, les tempêtes, les bois, les aurores, le regard et la chair des femmes.
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PiertyMPiertyM04 octobre 2014
On s'acharne pendant des années à imiter ce qui est, et on arrive à peine, par cette copie immobile et muette des actes de la vie, à faire comprendre aux yeux exercés ce qu'on a voulu tenter.

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michfredmichfred24 juin 2015
J’aime le ciel comme un oiseau, les forêts comme un loup rôdeur, les rochers comme un chamois, l’herbe profonde pour m’y rouler, pour y courir comme un cheval et l’eau limpide pour y nager comme un poisson.
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