J'ai lu les six tomes des
Chroniques de San Francisco il y a plus de dix ans, et je les avais dévorés lors de trajets de train que j'effectuais pour un job d'étudiante. J'en gardais un bon souvenir mais imprécis. Donc j'ai profité de recevoir en cadeau le tome 7 et de mon voyage à Frisco pour mettre ce premier volume dans ma valise.
La jeune Mary-Ann Singleton a quitté Cleveland et ses parents pour San Francisco, en pleine folie des années 70. Hébergée par une amie fêtarde et sexuellement libre, Mary-Ann ne se sent pas complètement en phase avec la vie remuante de sa co-locataire. Elle décide de se trouver un job rapidement et un appartement. C'est ainsi qu'elle s'installe au 28 Barbary Lane, chez Madame Madrigal. Femme excentrique, celle-ci lui souhaite la bienvenue en collant un joint sur sa porte.
Mary-Ann fait la connaissance de ses voisins, tous attachants : Mona, jeune femme dynamique qui partage son logement avec Michael, un homosexuel volage. Brian, le séducteur, vient compléter le tableau de cette communauté hors du commun.
Mais il faut aussi ajouter Edgar le patron de Mary-Ann, sa fille De-De et son mari Beauchamp. Ces trois-là se retrouvent avoir de nombreuses connections avec les locataires du 28 Barbary Lane …
J'ai commencé ce roman dans l'avion qui m'emmenait en Californie. Lecture facile et plaisante, idéale pour les longs trajets. Je me suis à nouveau replongée avec facilité dans les aventures de cette bande de joyeux lurons dans le San Francisco des années 70, ville en pleine effervescence sexuelle. Je me souvenais de certaines choses, d'autres m'étaient complètement sorties de la mémoire. Ainsi, si les secrets de Madame Madrigal étaient encore présents dans ma tête, je dois avouer que je ne me souvenais plus des personnages d'Edgar, Beauchamp et De-De.
En plus, je dois dire que lire ces chroniques dans la ville même où elles se déroulent procure une sensation bizarre. Reconnaître les endroits décrits ou pouvoir imaginer les personnages dans ces lieux donnent une nouvelle dimension à la lecture. Dommage que je n'ai pas eu l'occasion de rester plus longtemps à San Francisco ou de chercher Barbary Lane.
Ce tome sert surtout de mise en place des personnages et, au début, j'ai ressenti une sorte de déception, me disant que, finalement, le contenu était assez creux. Mais dans la deuxième partie, l'intrigue s'épaissit, même si on est loin d'un roman de contenu mais plutôt dans le cadre du divertissement, bourré d'humour mais surtout plein de tolérance et d'humanité. Et là, je me suis souvenue qu'à la première lecture, ce premier opus ne m'avait totalement convaincue non plus et que je n'étais vraiment devenue accro qu'à partir du deuxième volume, quand on s'est bien attachés aux personnages et que leurs histoires sont en place.
Une relecture qui se fait sous un nouvel éclairage et j'ai bien l'intention de continuer avec les autres tomes !
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