ISBN : 2253009660
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 4/5 (sur 20 notes) Ajouter à mes livres
«Je n'ai pas voulu donner dans La Fin de la nuit une suite à Thérèse Desqueyroux, mais le por¬trait d'une femme à son déclin, que j'avais peinte déjà du temps de sa jeunesse criminelle. Il n'est aucunement nécessaire d'avoir connu la première Thérèse pour s'intéresser à... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par Cath36, le 29 octobre 2011

    Cath36
    Thérèse Desqueyroux, comme les trois mousquetaires, vingt ans après....
    Plaisanterie à part, si Mauriac ne parvenait pas à faire mourir son héroïne (il y eut d'autres nouvelles : "Thérèse chez le docteur", "Thérèse à l'hôtel", assez décevantes au demeurant), c'est dans ce livre que Thérèse prend toute sa profondeur, dans cette "nuit" qui est la sienne après le rejet de sa famille (suite à sa tentative d'empoisonner son mari). Ce drame qui est le sien (je sais bien que Mauriac n'aimait pas ce mot, sans doute trop connoté bourgeois, mais comment dire autrement ?) , le fait d'être différente, plus intelligente, plus manipulatrice, ce drame prend ici une profondeur vertigineuse. La solitude de Thérèse renforce la cruauté impitoyable de l'analyse de Mauriac : jouant sur les oppositions conflictuelles entre les intelligents et les imbéciles, les sensibles et les indifférents, ceux qui doutent et ceux qui, sachant toujours tout, sont en permanence sûrs d'eux-mêmes, le romancier détache la grande ombre de Thérèse sur fond de banalités, de mesquineries et de quotidien, comme reflétant la part maudite de solitude et de désespoir que chacun d'entre nous porte en soi. Qui peut détester Thérèse ? Elle nous fascine, nous subjugue, nous fait peur quelquefois, mais comment pourrait-elle nous laisser indifférente ? Je pense qu'elle m'accompagnera longtemps encore, comme une amie redoutable qui ne m'eut rien laissé passer, et qui serait en quelque sorte mon "ange noir", celui qui met à nu sous son regard lucide ce que l'on souhaite cacher de soi-même et peut-être aussi se cacher à soi-même, tout en sachant que c'est le fait de connaître ses faiblesses qui permet d'aller plus loin. C'est le propre des grandes intelligences que de nous aider à nous éveiller à nous-mêmes.
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    • Livres 5.00/5
    Par Sarah_DD, le 04 juin 2008

    Sarah_DD
    Mon impression est toujours aussi positive. On voit ici l'évolution de Thérèse, la femme intelligente qui devient un peu parano. Rien n'est exagéré, il y a très peu de passages où on pourrait dire que c'est un peu long. Beau récit d'une évolution psychologique, lente mais pas artificielle.
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Citations et extraits

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  • Par Cath36, le 29 octobre 2011

    Que lui dirait-il ? Qu'elle pouvait s'endormir sans inquiétude à son sujet ; qu'elle ne lui avait fait aucun mal, qu'elle n'avait fait de mal à personne ; que c'était sa mission d'entrer profondément dans les coeurs à demi morts, pour les bouleverser ; qu'elle mordait à même, jusqu'au tuf d'un être, et qu'alors il était assuré de donner son fruit... C'était de cette source que Thérèse avait fait sourdre en lui, qu'il devait partir... Oui, de cette douleur, de cet élan toujours rompu vers une passion infinie. Il ne serait plus jamais content de lui-même, plus jamais satisfait
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  • Par Cath36, le 29 octobre 2011

    Thérèse avait toujours détenu ce pouvoir de se représenter avec exactitude cette vie qu'elle ne posséderait jamais ; elle croyait que le sublime d'une destinée ordinaire échappe à ceux qui y sont plongés, et que le pain de chaque jour n'a plus de goût pour eux ; seuls les coeurs qui, comme elle, en seront éternellement frustrés, se repaissent de son intolérable absence.
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  • Par Cath36, le 29 octobre 2011

    Que lui dirait-il ? Qu'elle pouvait s'endormir sans inquiétude à son sujet ; qu'elle ne lui avait fait aucun mal, qu'elle n'avait fait de mal à personne ; que c'était sa mission d'entrer profondément dans les coeurs à demi morts, pour les bouleverser ; qu'elle mordait à même, jusqu'au tuf d'un être, et qu'alors il était assuré de donner son fruit...
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  • Par Cath36, le 29 octobre 2011

    En vain Thérèse montrait-elle à cet enfant son front dévasté, il détenait le privilège de la contempler en dehors du temps, désincarnée. C'est toujours le mystère d'une âme que la passion, même coupable, nous découvre ; et toute une vie de souillures n'altère pas cette splendeur d'un être tel que nous le livre l'amour.
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  • Par Cath36, le 29 octobre 2011

    Thérèse renverse sa tête dans les oreillers. Il n'y a plus qu'à attendre ce moment où elle pourra dire à Quelqu'un : "Voici votre créature épuisée par cette lutte interminable contre elle-même, selon ce que vous avez voulu."
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Vidéo de François Mauriac

Le Sagouin part 3
Un film réalisé par les élèves de seconde du lycée de la Sauque (année 2010-2011) et par Godi'art. Il sagit d'une adaptation du roman de François Mauriac "Le Sagouin". Partie 3/3.
Dans les années 30, dans un village de la Gironde, Guillou, un jeune garçon surnommé le sagouin, malheureux et sevré d'affection, mène une vie d'angoisse et de tristesse dans un château sinistre. Il exaspère sa mère qui ne voit en lui que le reflet détesté d'un mari qu'elle n'a épousé que pour devenir baronne. Grâce à l'instituteur du village, Guillou entrevoit un instant l'existence d'un autre monde, de douceur et de tendresse.








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