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ISBN : 2818903238
Éditeur : Bamboo Edition (2012)


Note moyenne : 3.33/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un conte gothique et atypique qui nous parle aussi du mal-être de l’adolescence. Un délicieux moment de vampirisme surnaturel…
A 16 ans, Garance est une ado mal dans ses Converse. Comme beaucoup de filles de son âge, elle se trouve trop grosse et moche. Orpheline... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 2.00/5
    Par 100choses, le 18 avril 2012

    100choses
    Si je ne me trompe pas, il s'agit seulement de la deuxième bande-dessinée que je chronique ici. En effet, je ne suis pas vraiment une habituée de ce support littéraire ; c'est d'ailleurs pourquoi j'ai sauté sur l'occasion lors de la dernière Masse Critique, histoire de bousculer un peu mes petites habitudes.
    J'ai finalement opté pour ce titre, je dois bien le dire attirée par le qualificatif « gothique » employé pour présenter cette série. Au final, je suis un peu embarrassée au moment de vous parler de mon ressenti sur cette lecture…En effet autant certains aspects m'ont beaucoup plu, autant d'autres ne m'ont vraiment pas convaincue…Bref, je vais essayer de mettre un peu d'ordre dans ce fouillis d'idée, en espérant que cela me permettra d'y voir plus clair moi-même.
    J'ai donc été attirée par ce fameux qualificatif de gothique, me demandant ce que l'auteur pouvait bien entendre par ce terme…Au final, si certains aspects de son traitement m'ont plu, j'ai globalement été très agacée par l'accumulation de clichés sur le sujet… Nous avons donc affaire à une héroïne adolescente et mal dans sa peau suite à la mort de sa mère. Elle trouve refuge dans le mouvement gothique que lui a présenté une amie qui lui sert également d'amante à l'occasion (une ou deux scène assez évocatrices ; je préviens au cas où pour les âmes sensibles): tenues excentriques et sombres, promenades la nuit dans de sombres cimetières (bon, ça j'avoue je le fais aussi, et j'envisage de gagner ma vie en exhumant des squelettes, huh..), flirt avec de sombres et mystérieux inconnus d'âge mûr, goût pour les romans sombres et beaux, sombres cauchemars hallucinants, tatouages, piercing, termes vaguement « techniques » genre je sais vraiment de quoi je parle, chats aux noms de divinités païennes, alcool à profusion, tendances suicidaires… Vraiment tous les clichés imaginables et même ceux que l'on n'aurait pas imaginés sont là ; et si j'ai tant insisté sur le mot sombre, c'est que l'héroïne elle-même passe son temps à le faire, voulant prouver à tout le monde (histoire de bien pourrir la vie à son père au passage) comment elle est trop dark, quoi !
    Je n'ai pas non plus aimé la façon dont elle s'exprime. C'est très familier, parfois un poil vulgaire, se voulant sans doute très oral. Cela aurait pu passer, mais le problème est que bien souvent cela sonnait faux à mes oreilles. Je n'ai pas l'impression que les ados s'expriment comme ça au quotidien, même si cela fait des années que je n'ai pas conversé avec l'un d'entre eux…Je trouve aussi que pour quelqu'un d'aussi mal dans sa peau et torturé, Garance a quand même un sacré aplomb face aux adultes, et j'ai souvent pensé qu'elle méritait d'être remise à sa place…C'est juste une sale ado pas plus torturée que moi !
    Bref, vous l'avez compris, l'héroïne et moi n'avons malheureusement pas du tout accroché…. D'autant plus que mademoiselle est fan de Dracula, sans avoir visiblement pris la peine de lire le roman de Stoker…(Mr Coppola vous nous avez bien pourri le truc sur ce coup là, pas merci). Et c'est bien dommage parce qu'en dehors de ça, j'ai vraiment aimé tout un tas de petites choses dans cet ouvrage.
    A commencer par les nombreuses citations du Rouge et le Noir qui émaillent le texte. Ce roman a été une lecture phare de mon année de 4ème et j'étais contente de le recroiser ainsi employé. Il y a également tout un tas d'autres références culturelles qui m'ont bien parlé : de Alice au pays des merveilles à la Famille Adams (lorsque l'on découvre Garance enfant), en passant par Gary Oldman, il n'y a pas de doute, j'étais en terrain connu. de même pour les références musicales. La seule évocation qui a manqué de me faire m'étrangler est celle de Twilight et Robert Pattinson…qui n'avaient vraiment pas grand-chose à faire ici, au milieu du reste…à part rendre l'héroïne encore un peu plus ridicule et insupportable à mes yeux.
    Sur le plan graphique, j'ai apprécié que pour une fois, l'on ait droit à une héroïne ronde et ordinaire, qui ne soit pas un canon de beauté anorexique. J'ai aussi beaucoup aimé ce travail sur deux couleurs : rouge et noir, et le trait parfois agressif, mettant en avant des gros plans parfois disgracieux. L'ensemble a quelque chose d'un peu violent et dérangeant qui représente bien le mal-être ressenti par l'héroïne.
    Enfin, certains thèmes m'ont plu : les statues qui parlent, cette difficulté à démêler la réalité du cauchemar et du fantasme éveillé. Tout cela existe sur le même plan pour l'héroïne et c'est intéressant à observer. de même, que j'ai esquissé un sourire, en découvrant sa peur de finir découpée en morceaux au fond d'une cave. J'ai toujours dit que vu mes goûts en matière d'hommes, si je disparaissais un jour, c'est ainsi que l'on me retrouverait. Alors, découvrir cette réflexion dans la bouche d'une héroïne de BD, était assez « sympathique », si je puis dire. Mais c'est vraiment le seul point commun que je me suis trouvé avec elle. Car la plupart du temps, je l'ai malheureusement trouvée bien cruche, immature et inculte…
    Bref, que dire au final? Tout simplement, que si ni Garance ni ses (non)aventures ne m'ont fascinée; j'ai quand même découvert un univers graphique qui me plait plutôt bien. Je ne suispresque certaine de ne pas lire la suite de cette série, mais, en revanche, j'irais bien jeter un œil aux autres travaux de Mauricet, voir si quelque chose d'autre pourrait mieux me correspondre.

    Lien : http://leboudoirdemeloe.co.uk/2012/04/18/mauricet-une-bien-belle-nua..
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    • Livres 3.00/5
    Par PerdreUnePlume, le 14 avril 2012

    PerdreUnePlume
    C'est le titre (oui c'est une habitude décidément) qui a orienté mon choix vers cette BD lors de la dernière édition Masse critique spéciale BD.
    Je connaissais Mauricet de nom, surtout pour ses BD jeune publique ou humoristiques et j'étais donc curieuse de voir ce qu'il offrirait dans un autre répertoire qui me concerne plus.
    C'est donc alléchée par cette promesse d'un "conte gothique" que je me suis plongée dans les cases de ce premier tome...
    Première constatation : graphiquement c'est atypique mais très réussi, j'aime, je valide. Les couleurs, le traits, les personnages et les décors rien n'est laissé au hasard, l'ensemble est soigné, travaillé : rien à dire.
    Au niveau de l'ambiance couleur on est dans ce à quoi je m'attendais, assez sombre avec du rouge vif souvent qui contraste bien.
    C'est fluide et instinctif à la lecture ; on n'est pas "à la recherche de la case suivante" comme çà peut parfois être le cas avec certaine mise en page farfelue !
    Là où le bât blesse c'est au niveau du fond : l'intrigue ne décolle pas, elle est plate et plus que prévisible, aucun mystère, aucun suspens, aucune surprise, aucune tension... Bref on s'ennuie un peu !
    Ajoutons que Mauricet prend plaisir aux filles dénudées, on a donc du prétexte aux nues à toutes les sauces... Pour combler les vides peut-être ?
    Alors oui, bon, c'est sûr, le vampire fait vendre en ce moment et les filles nues depuis toujours mais quand même ! Il faut donner un petit quelque chose au lecteur non ?
    C'est donc un bilan plus que mitigé, à la fois j'ai apprécié la forme : aspect graphique, mise en page, cahier en supplément à la fin, les détails sur le personnage principal ; autant le fond est d'une platitude décevante et un peu ennuyeuse...
    Je ne pense donc pas que je continuerai avec cette série, mais j'espère tout de même qu'elle prendra un peu d'ampleur dans ses prochaines intrigues !

    Lien : http://www.perdreuneplume.com/index.php?post/2012/04/14/Une-bien-bel..
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    • Livres 5.00/5
    Par Fredo_4decouv, le 25 juin 2012

    Fredo_4decouv
    J'attendais avec une grande impatience la sortie de cet album. Parce que j'aime le travail de Mauricet et parce que j'aime également beaucoup le bonhomme. Je me suis bidonné avec ses planches de la Cosmic Patrouille, Tome 1 : et j'étais curieux de le lire sur quelque chose de moins léger.
    Et je n'ai pas été déçu.
    Dès les premières pages, l'impression de découvrir une nouvelle facette de l'auteur est évidente. Pas véritablement une grande surprise parce que l'on sait que Mauricet un être sensible avec, entre autres, sa part de mélancolie et de romantisme. Deux sentiments superbement canaliser pour en extraire l'essence qui nous offre un premier tome empreint de cette fameuse nuances de rouge. le rouge évoque essentiellement l'interdit, le danger, la sensualité et l'amour. En jouant justement sur la nuance, Alain Mauricet nous dépeint les tracas d'une jeune femme pas bien dans ses basquettes, et mêle le tragique au poétique, l'espoir au désespoir.
    C'est un premier tome à la fois envoûtant et troublant qui met en avant une héroïne atypique mais dont l'aura ne va pas nous laisser insensible.
    Vraiment hâte de lire la suite de cette histoire qui navigue en terrain onirique, entre rêve et réalité, qui ne peut que prendre encore plus d'ampleur de par la suite.
    Une bien belle nuance dans la palette d'Alain Mauricet qui rappelle, si besoin est, qu'il est un grand conteur d'histoires et qu'il a encore mille choses à nous dire.
    Une lecture que je conseille vivement.
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    • Livres 3.00/5
    Par Rhia, le 10 avril 2012

    Rhia
    Un premier tome bien sympatique, l'héroïne comprend rapidement la nature de son amoureux, et en plus elle n'est pas anorexique!
    Le graphisme est très agréable à l'œil, et même si la solitude de l'adolescente reste, très classiquement, la faute du père qui tente de l'aider sans vraiment essayer, ce qui choque de manière désagréable, c'est le visage de notre vampire qui est plus ridé qu'un homme de quarante ans ayant vécu dehors. Même si on ne s'attendait pas à un bellâtre, vu le côté décalé de l'oeuvre, on a du mal à accrocher sur un tueur de chats sans crocs.
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    • Livres 4.00/5
    Par perreuxien, le 17 mai 2012

    perreuxien
    Une belle réussite !!!

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Critiques presse (4)


  • BDGest , le 11 avril 2012
    Mauricet livre ici une intrigue savoureuse, servie par un dessin percutant, et menée à un rythme croissant qui laisse espérer un vibrant dénouement dans la deuxième partie de ce diptyque.
    Lire la critique sur le site : BDGest
  • BDGest , le 11 avril 2012
    Mauricet livre ici une intrigue savoureuse, servie par un dessin percutant, et menée à un rythme croissant qui laisse espérer un vibrant dénouement dans la deuxième partie de ce diptyque.
    Lire la critique sur le site : BDGest
  • BoDoi , le 30 mars 2012
    Grâce à une sobriété de traitement, un découpage intelligent et un trait élégant et sans fioritures, [Mauricet] évite tous les écueils et produit, dans son registre, une bien belle nuance de BD.
    Lire la critique sur le site : BoDoi
  • Auracan , le 16 mars 2012
    Original et surprenant, jouant de codes connus mais revisités avec audace, cette Bien belle nuance de rouge est une sympathique surprise.
    Lire la critique sur le site : Auracan

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Citations et extraits

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  • Par Rhia, le 10 avril 2012

    On n'est jamais seul dans sa tête, fifille.
    Solitaire, certes. Mais seule, jamais.
    Etre seul, c'est s'entraîner à la mort...
    Ce qui est effrayant dans la mort de l'être cher, ce n'est pas la mort, c'est comment on est consolé.
    On se console souvent d'être malheureux par un certain plaisir qu'on trouve à le paraître.
    La vie n'est qu'une journée et la mort qu'une nuit...
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