ISBN : 2707316717
Éditeur : Editions de Minuit (1999)


Note moyenne : 3.7/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres
Lorsque Luc est parti, ses parents, Jean et Marthe, ont pensé que c'était mieux pour eux trois. Gilbert et Geneviève, son oncle et sa tante, eux aussi ils y ont cru. Mais pas Céline, sa cousine.
Elle, c'est la seule qui n'a pas été surprise, la seule à avoir crai... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 2.00/5
    Par solasub, le 25 janvier 2012

    solasub
    J'ai trouvé ces voix très peu "justes" et indifférenciées, forcées, ce qui est gênant pour un roman qui se fonde tout entier sur la polyphonie ; c'est en fait l'auteur qu'on entend, constamment, et le mélange des voix, qui constitue pourtant tout à la fois le "prétexte" du roman, sa structure, son moteur, ne paraît alors n'être qu'un artifice. Long, un peu ennuyeux, bref, décevant.
    (et très, très loin par exemple du chef d'oeuvre polyphonique qu'est "Tandis que j'agonise" de Faulkner, qui traite aussi du deuil, du poids du milieu, des relations familiales, des non-dits... (Re) Lisez Faulkner plutôt !! )
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    • Livres 5.00/5
    Par claracambry, le 18 septembre 2010

    claracambry
    Il s'agit de la quatrième de couverture et je trouve (pour une fois) qu'elle donne juste les éléments qu'on a besoin de savoir. Les explications viendront au fur et à mesure, distillées par les pensées de ces six personnages.
    Roman polyphonique par excellence, ce livre nous dévoile le pourquoi de l'absence de Luc par les monologues des personnages, Luc compris.
    C'est vrai qu'à la maison, la situation était un peu tendue. Jean, le père n'acceptant pas que son fils ne cherche pas un vrai travail. Des reproches signifiés par des silences pesants, des regards, des gestes. Alors quand Luc est parti à Paris pour travailler comme serveur, chacun a crû, espéré qu'enfin Luc avait une vie.
    On devine très vite ce qui s'ets passé et pourquoi Luc est définitivement absent. Suite au drame, les mots ne viennent toujours pas ou ce sont des demi-mots, les personnages n'osent toujours pas parler, dire, crier ce qu'ils ont sur le cœur.
    On assiste impuissant à leur souffrance, ils s'emmurent dans les silences, dans les remords et les regrets qui les rongent de l'intérieur. Les fameux si on avait su arrivent mais trop tard.
    J'ai lu ce livre en apnée. J'ai été touchée par cette histoire car ce livre a trouvé de nombreux échos en moi. Mes parents sont issus de cette génération où l'on ne parle pas de certains sujets, où les tabous sont nombreux et légions.
    Une lecture forte qui montre ô combien les mots dits sont importants. L'écriture de Laurent Mauvignier est magnifique.
    Un coup de cœur...


    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2010/09/laurent-mauvignier-loin-deux...
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    • Livres 3.00/5
    Par brigetoun, le 13 décembre 2009

    brigetoun
    des monologues, de leur précision, creusant peu à peu, avec ces voix intérieures, se dessine peu à peu l'histoire, les non-dits, l'impossibilité ou la difficulté de se comprendre, et l'amour qui maintient au moins Le lien qu'est la souffrance de cette impossibilité
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    • Livres 3.00/5
    Par Madimado, le 05 octobre 2010

    Madimado
    Il m'a fallu un peu de temps pour m'habituer à l'écriture, très particulière, et au changement constant de point de vue. Mais si l'écriture est dérangeante, le sujet ne l'est pas moins. Au final, un roman sensible et touchant.

    Lien : http://madimado.com/2010/08/02/laurent-mauvignier-loin-deux/
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    • Livres 2.00/5
    Par SebastienFritsch, le 17 avril 2012

    SebastienFritsch
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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 15 janvier 2012

    Comme avec les belles choses quand elles vous étreignent. La douleur qu'on a dans l'émotion et qu'on trouve un peu idiote, d'avoir mal là où justement c'est la douceur qui prend. Et puis la joie à dire des souviens-toi, ces moments qu'on aime, qu'on appelle pourquoi dans nos têtes, si de vouloir les partager c'est seulement conjurer le sort de les avoir derrière soi.
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  • Par brigetoun, le 13 décembre 2009

    dire encore j'espère qu'on pourra se garer et répéter pour la énième fois oui le propriétaire nous attend à onze heures, toutes ces choses à faire et remercier le propriétaire pour toute la peine qu'il s'est donnée, a dit Jean, les déclarations du décès, le corps rapatrié, toutes ces choses qu'il fallait faire si vite, et la mort qui s'occupe de donner du travail pour se rendre un peu supportable, il a dit..... Paris comme une grande plaie pour nous qui ne voyions de la ville que son nom, et dans son nom celui de Luc, toujours, celui de Luc sur les murs, dans les fenêtres,...
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  • Par brigetoun, le 13 décembre 2009

    Leur seul enfant, c'était leur seul enfant et chacun à sa manière avait le sien, avait "son" enfant à lui, sa vision de lui, les mots de Luc que chacun d'eux n'entendait pas pareils, comme si ce n'était pas les mêmes, comme si de tomber dans l'oreille de Marthe ou de Jean ça les transformait, les mots de Luc, en un langage que seule l'oreille qui les recevait pouvait entendre. Pas la question d'aimer, j'ai dit à Gilbert, pas la question que l'un aime plus que l'autre, pas cette question qui revient toujours


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  • Par brigetoun, le 13 décembre 2009

    avec ses affiches Luc était parti pour de bon cette fois, qu'il les avait privés de le comprendre un jour puisque avec ces photos c'est toute sa zone de rêves qu'il avait embarquée, et qu'un homme qui part avec ça, avait dit Gilbert, ce n'est jamais que dans l'espoir d'abandonner toute idée de retour vers les lopins où rien n'a pu s'enraciner ni devenir réel, abandonner les terres stériles à la pauvreté qui les a faites.
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  • Par Madimado, le 05 octobre 2010

    L’obscurité où se disait vraiment qu’à la fin on ne se comprenait plus, ou même que si peut-être on avait cru des fois se comprendre on s’était trompés toujours.
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Inerlignes - Laurent Mauvignier .
Découvrez un extrait de l'entretien de Laurent Mauvignier pour son roman "Des hommes" pour l'émission Interlignes. La suite de l'entretien sur www.interlignes.tv








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