ISBN : 2848050748
Éditeur : Sabine Wespieser (2009)


Note moyenne : 3.37/5 (sur 38 notes) Ajouter à mes livres
Dans cette ville du Michigan où elle est née, entre supermarché, autoroute et lycée, tout destine Amy à l'adolescence sans histoire d'une jeune Américaine type. Tel est bien le souhait de sa mère, juive polonaise venue sur ce continent tout neuf pour tenter de fuir le p... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par gilles3822, le 18 février 2010

    gilles3822
    Quoi de plus terrible que de naître maudit par le passé de ceux qui vous sont chers? Il faut deviner dans les silences pesants le pourquoi de votre mal-être. Pourquoi suis-je mal aimé ? Elle doit composer le puzzle, pièces détachées éparpillées dans un autre temps, dans un autre pays. Une fois cette mosaïque reconstituée, elle se doit de la détruire afin de renaître, d'être enfin elle-même. le cheminement du personnage est terrifiant de lucidité sur la nécessité d'un acte purificateur. Elle le sait très vite. Très jeune, elle oscille entre le fatalisme d'une existence morne et misérable et les possibles qu'elle entrevoit, rêves inaccessibles puis de plus en plus construits au fil du temps. le feu purificateur est nécessaire. La culpabilité la ronge avant même l'acte fondateur, la rédemption se concrétisera dans le détachement des choses terrestres, plus près du soleil, dans la pureté d'un ciel immaculé, aux commandes d'un avion dont le vol sans entraves l'arrache définitivement aux tourments d'un passé qui n'était pas le sien. L'avenir se lit au dessus des nuages.
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    • Livres 2.00/5
    Par Alienor, le 03 décembre 2009

    Alienor
    Amy Duchesnay a grandi à Bay City, petite ville du Michigan dans laquelle sa tante et son oncle se sont installés et ont fait construire une maison de tôle bleue qu'ils adorent. Car pour sa tante, cette maison est le symbole de la réussite à l'américaine.
    Amy a grandi entre cette tante dévote qui la sanctifie, un oncle qui l'aime plus que son propre fils, et une mère qui l'ignore et la méprise. Uniquement parce qu'une autre fille, Angie, née précédemment mais aussitôt décédée, prend toute la place dans son cœur et son esprit.
    D'ailleurs Amy déteste cette sœur qui lui fait tant d'ombre, comme elle déteste cette maison bleue, sa famille, et ce ciel de Bay City désespérément mauve.
    Amy n'est que rage et douleur. Elle sent qu'elle est une survivante, sans savoir de quoi exactement. Jusqu'au jour où le secret de ses origines lui est révélé. Un secret que sa mère avait enfoui comme s'il était honteux.
    Le premier chapitre de ce roman m'a littéralement happée. D'une noirceur absolue, remarquablement écrit, je me suis sentie emportée jusqu'à la dernière phrase qui pourrait apparaître comme le dénouement d'une histoire qui n'en est en fait qu'à son commencement. Car la narration est faite de retours en arrière. Amy, la narratrice, a atteint la quarantaine lorsqu'elle se met à raconter son histoire. Et les faits qu'elle relate dans ce premier chapitre, fondateurs de la suite de son existence, se sont déroulés la nuit de ses 18 ans. Une nuit terrible dont je ne dirai rien, même si certaines critiques en ont révélé la teneur.
    Scotchée donc dès ces premières pages, j'avoue avoir ensuite trouvé que l'histoire patinait un peu, et que cette expression de la difficulté de vivre qu'éprouve Amy était répétitive. Certes la qualité d'écriture demeure, mais à un certain moment je n'ai plus compris cette héroïne et sa volonté de chercher la mort. Cette mort qui est un lourd héritage et qu'elle semble plus porter en bandoulière que comme un fardeau.
    Une mort omniprésente qui à un moment semble faire évoluer le roman aux frontières du fantastique…à moins que ce ne soit aux limites de la folie.
    Un roman marquant quoi qu'il en soit. Un de ceux dont je me souviendrai je pense. Et surtout une auteure à découvrir plus largement et à suivre.


    Lien : http://tassedethe.unblog.fr
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    • Livres 2.00/5
    Par MarianneDesroziers, le 12 juillet 2010

    MarianneDesroziers
    Le parcours d'Amy, une jeune américaine type des années 70 qui écoute Alice Cooper, bosse dans un supermarché, couche avec n'importe quel ado à l'arrière des voitures et rêve d'étudier pour devenir pilote. Sauf que les fantômes de l'Europe de la seconde guerre mondiale viennent la hanter.
    Après des débuts prometteurs (style enlevé, originalité du personnage principal, ancrage dans une certaine tradition américaine, le roman s'enlise dans un pathos assez insupportable (les fantômes des grands-parents morts pendant Shoah qui viennent dormir au pied du lit de la jeune fille), voire dans des clichés un peu ridicules d'un new age appuyé (la renaissance dans les eaux du Gange) et une certaine mièvrerie (l'émerveillement de la maternité). Dommage …
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  • Par de, le 09 octobre 2011

    de
    « le ciel de l'Amérique est multicolore, mais il ne porte que les couleurs d'une peine. Il héberge l'extermination des amérindiens, abrite les désespoirs et les génocides de tous les exilés venus trouver refuge dans le grand cimetière qu'est cette terre. »
    Amy oscille entre un passé caché et obsédant et un présent quelconque dans une petite ville du Michigan. Les descriptions de l'Amérique médiocre sont crues. Les sons du livre trouve des résonances avec d'autres plaintes, d'autres échos. Malgré tout, je ne suis pas certain que le passé de l'horreur bouche plus l'horizon que les misérables existences bien pensantes de cette Amérique là. « le ciel mauve de Bay City a gagné la guerre. »
    Pas totalement abouti, le livre n'en demeure pas moins d'une effrayante justesse de ton. Les fils du passé et du présent tissent une étonnante toile d'inaptitude au bonheur.
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    • Livres 2.00/5
    Par MarianneDesroziers, le 12 juillet 2010

    MarianneDesroziers
    Le parcours d'Amy, une jeune américaine type des années 70 qui écoute Alice Cooper, bosse dans un supermarché, couche avec n'importe quel ado à l'arrière des voitures et rêve d'étudier pour devenir pilote. Sauf que les fantômes de l'Europe de la seconde guerre mondiale viennent la hanter.
    Après des débuts prometteurs (style enlevé, originalité du personnage principal, ancrage dans une certaine tradition américaine, le roman s'enlise dans un pathos assez insupportable (les fantômes des grands-parents morts pendant Shoah qui viennent dormir au pied du lit de la jeune fille), voire dans des clichés un peu ridicules d'un new age appuyé (la renaissance dans les eaux du Gange) et une certaine mièvrerie (l'émerveillement de la maternité). Dommage …
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Critiques presse (1)


  • Telerama , le 14 septembre 2011
    […] ce roman cruel écrit avec une fausse désinvolture qui donne encore plus de poids à une histoire hargneuse et, finalement, sentimentale.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par Sachenka, le 03 février 2012

    Nous sommes Juifs. Nous sommes une race que l'on a voulu anéantir. Nous avons vécu mille pogroms, des millions de ghettos, la Shoah. Nous sommes Juifs et tristes. Et la vie ne peut recommencer. L'histoire est décidément trop lourde.
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  • Par claracambry, le 28 septembre 2011

    L’Amérique est une fête, mais elle se change aussitôt en commémoration funèbre. Tout ici vire au tragique sans crier gare. Mais on oublie, on repart pour un autre tour. La machine à leurre se met en marche. Le ciel mauve des hivers et des étés du Nord est si rassurant. Il témoigne de la prospérité de notre économie. Sa toxicité est la garantie de notre esprit de conquête, de notre réussite industrielle.
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  • Par Margotte, le 24 mars 2011

    A Bay City, à peine la journée est-elle finie qu'on accueille le soir frénétiquement en se préparant pour le sommeil sans rêve de la nuit. A Bay City, mes cauchemars sont bleus et ma douleur n'a pas encore de nom.
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  • Par de, le 07 octobre 2011

    Le ciel de l’Amérique est multicolore, mais il ne porte que les couleurs d’une peine. Il héberge l’extermination des amérindiens, abrite les désespoirs et les génocides de tous les exilés venus trouver refuge dans le grand cimetière qu’est cette terre.
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  • Par Sachenka, le 03 février 2012

    Dans le ciel de l'Amérique, il est bien difficile de discerner quelqu'un ou quelque chose comme Dieu...
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CATHERINE MAVRIKAKIS _ DE QUI? DE QUOI?
De qui, de quoi êtes-vous le contemporain? Laurent Borrégo pose cette question à ses invités dans une entrevue avec les grands penseurs de notre société. Laurent Borrégo a été professeur de philosophie au Cégep et est actuellement libraire et responsable des collectivités à la Librairie Monet. Catherine Mavrikakis vit à Montréal où elle enseigne la littérature. Elle a publié quatre romans, dont le retentissant Ciel de Bay City qui a remporté au Québec le prix des Libraires, le Grands Prix du livre et Montréal, le prix littéraire des Collégiens et qui a été très chaleureusement accueilli par la critique française. Elle a aussi publié plusieurs essais, parmi eux Condamner à mort. Les meurtres et la loi à l'écran (prix Victor Barbeau), Duras aruspice et L'éternité en accéléré. Elle est l'auteure d'un oratorio, Omaha Beach.








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