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ISBN : 2749118204
Éditeur : Le Cherche midi (2012)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 64 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Une inoubliable fresque conjugale à travers six décennies d'histoire européenne. Finaliste du Booker Prize, élu meilleur livre de l'année par The Observer et The Financial Times : un chef-d’œuvre. Tchécoslovaquie, fin des années 1920. Liesel tombe amoureuse de Viktor La... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par tynn, le 22 mai 2013

    tynn
    Un livre dont l'héroïne est une maison, qui traverse les orages du 20eme siècle et observe.
    Au lendemain de la Grande Guerre, un courant de changements et de renouveau souffle sur la vieille Europe: nouveaux pays (telle cette toute jeune Tchécoslovaquie démocratique ), nouvelles frontières, nouvelles politiques et surtout nouveaux courants artistiques: c'est donc porté par ces idées novatrices que le jeune couple Landauer fait construire une maison, moderne, tournant le dos au passé, libre de décors superflus, légère et lumineuse.
    ..."L'opulence de l'abstraction"...
    Je craignais à tord un livre trop romanesque - choix douteux de la jaquette - et j'ai eu le plaisir de mieux comprendre, apprendre et décrypter ce que fut la période de l'entre-deux guerres, et les courants artistiques de l'époque.
    On y parle de littérature, de musique, d'architecture.
    Le livre d'ailleurs ne tient que par cet aspect là. La maison, intemporelle, est un personnage passionnant en soi.
    La trame narrative est agréable mais reste assez convenue quant à l'histoire des personnages dans l'Histoire de ce siècle, cruel et belliqueux pour les pays et les individus.
    On suit sans déplaisir la vie de cette famille juive, très aisée et plutôt préservée par les événements. Les personnages apparaissent un peu transparents, détachés et ambigus. Là encore, ne pas s'attendre à du romanesque, et cela m'a plutôt convenue.
    Une traduction parfois anachronique ( on ne porte pas de "collants" en 1942, et encore ce détestable "au jour d'aujourd'hui") ... Mais là, je chipote!
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    • Livres 4.00/5
    Par frandj, le 22 avril 2014

    frandj
    Il est clair que ce roman entremêle très habilement trois sujets: une famille (les Landauer), un pays dans l’Histoire (la Tchécoslovaquie pendant une grande partie du XXème siècle) et, last but not least, la "Palais de Verre", une vaste maison bâtie à la fin des années ’20 près de la ville tchèque de Mesto. Cette magnifique demeure a été construite dans un style radicalement nouveau et abrite la famille Landauer.
    On s’intéresse d’abord à la vie de Viktor, un grand industriel juif (germanophone), très intelligent et impénétrable, et de son épouse Liesel, avec leurs deux enfants. Ils font partie de l’élite riche et cultivée; ils ont de nombreux amis, notamment une femme remarquable, Hana, amie intime de Liesel. Un jour, Viktor fait connaissance d’une femme "facile" qui vit à Vienne, Kata; il en devient de plus en plus amoureux mais cache son jeu. Par un hasard peu plausible, Kata arrivera à Mesto et deviendra la bonne d’enfants des enfants de Viktor. Les remous de l’histoire, d’abord presque insensibles, deviennent de plus en plus violents quand Hitler dévoile son antisémitisme et sa volonté de dominer toute l’Europe. Viktor est vite conscient du danger, mais Il faudra que la Tchécoslovaquie soit envahie pour que la famille s’enfuie en Suisse; cet exil se poursuivra à Cuba et, plus tard, aux USA. Pendant ce temps, le Palais de Verre ne bouge évidemment pas et le romancier s’intéresse à lui, délaissant longuement le destin des Landauer. On décrit les effets désastreux de l’occupation nazie, puis la libération de Mesto par l’armée soviétique, enfin l’emprise du socialisme sur le pays sous l’égide de l’URSS. Dans les dernières pages du roman, à la fin des années ’60, le lecteur retrouve la famille Landauer revenant en visite à Mesto, invités à l’occasion de la transformation en musée de leur ancienne propriété.
    Ce gros livre se lit facilement, l’intrigue romanesque est assez captivante, le lecteur est sensibilisé au devenir de ce pays vulnérable qu’est la Tchécoslovaquie, et l’unité du roman est assurée par le "Palais de Verre". Les personnages sont tous intéressants, sans être exceptionnels - sauf Hana qui apparait particulièrement attachante en raison de son intrépidité et de son anticonformisme. Pour moi, il s'agit d'un très bon livre sortant un peu de l'ordinaire.
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    • Livres 4.00/5
    Par vavou, le 12 juin 2012

    vavou
    Ce livre , c'est l'histoire d'une maison.
    Construite entre les deux guerres, elle est l'oeuvre d'un architecte avant gardiste de l'époque pour des clients fortunés tchèques.
    Cette maison, c'est l'histoire d'un amour, d'une famille qui s'agrandit, d'un couple amoureux d'art et de musique.
    Mais voilà, l'Allemagne nazie envahie ses pays frontaliers et le propriétaire, juif, doit se résoudre à l'exode.
    La maison , confiée à ses gardiens, est réquisitionnée par les allemands, transformée en centre d'expérimentation , puis par les troupes russes qui l'utilise comme gymnase de ré-éduquation,
    mais cette maison,unique, faite tout en baie vitrée, est témoin de plus que de simples faits historiques, mais de tout ce que l'homme peut vivre au cours d'une vie: les enfants qui grandissent, les amours conjugaux ou adultères, des espoirs et des désespoirs,des peurs et des joies, des regards bienveillants ou espionants, des notes de musique ou des bruits des tanks.
    C'est le livre de l'âme de la maison de verre.
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  • Par keisha, le 22 juin 2012

    keisha
    "L'espace de verre.
    Pour le moment, il n'avait ni forme ni consistance, mais il existait déjà, diffus, polymorphe, dans leur esprit et dans celui de Rainer von Abt. Il existait à la manière des idées et des idéaux, fluctuant et abstrait. Espace, lumière, verre; peu de meubles; fenêtres s'ouvrant sur le jardin; un revêtement de sol étincelant, du travertin, pourquoi pas; du blanc, de l'ivoire, le lustre du chrome. Ces éléments changeaient, évoluaient, se modifiaient, se métamorphosaient comme dans les rêves où les formes, bien que variables, gardent leurs caractéristiques essentielles pour le rêveur: der Glasraum, de Glastraum, une seule lettre qui suffisait à transformer l'espace de verre en un rêve de verre, un rêve qui s'accordait avec l'esprit du tout nouveau pays dans lequel ils vivaient, un État où il importait peu d'être tchèque, allemand ou juif, où triomphait la démocratie, et où l'art et la science s'associaient pour garantir le bonheur de tout un peuple."
    Tchécoslovaquie, fin des années 20. le riche industriel Viktor Landauer et son épouse Liesel font appel à Rainer von Abt pour leur construire une immense maison résolument moderne, épurée, où tout détail sera pensé harmonieusement.

    Viktor étant d'origine juive, les événements des années 30 poussent le couple et leurs enfants à fuir vers la Suisse. Les années passent, la Tchécoslovaquie subit les aléas de l'histoire, un jour Liesel reviendra dans ce qui fut sa maison (le roman s'ouvre sur cette scène)
    Voilà un roman qui au départ me faisait peur car je crains les grosses sagas familiales où l'auteur intègre trop de détails sur les circonstances géographiques ou historiques où évoluent ses héros. Là il a bien évité cet écueil, les événements du 20ème siècle sont juste évoqués (Viktor est juste un peu trop omniscient).
    Dés le départ j'ai été fascinée par cette immense maison de verre décrite élégamment. Tout le long du roman, cette maison est présente et ne laisse pas ses habitants ou visiteurs indifférents.

    Au fil de la lecture, je me suis surprise à m'attacher aux personnages, dévorant les pages... L'écriture de Simon Mawer, efficace, très évocatrice, y est sûrement pour beaucoup.

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-le-palais-de-ver..
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    • Livres 4.00/5
    Par CLAVIE, le 24 mars 2013

    CLAVIE
    Relater l'histoire d'une maison peut paraître surprenant, et pourtant ce roman est fascinant. Tous les sentiments d'attachements que des personnes peuvent éprouver par rapport à leur habitat est décrit, dans une trame somme toute banale. Contrairement à ce que l'on pourrait s'attendre, peu de descriptions mais beaucoup d'actions.
    Tout l'art de l'auteur s'exprime dans les ambiances qu'il suggère, partant des années 30 avec leur fougue de création artistique à la période post-communiste de la Tchécoslovaquie. Je me suis laissée emportée par cette saga, par ce style épuré, me demandant comment aller évoluer la vie des différents résidents dans cette demeure ou regretter certaines récupérations ou détournements de sa destination.
    Empreint de nostalgie, dans le bon sens du terme, ce roman nous expose admirablement tous ces sentiments mêlés qui forment le sacro- saint « coup de cœur » pour un lieu ou un habitat. Il sort vraiment de l'ordinaire et mérite sa lecture….
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Critiques presse (4)


  • Actualitte , le 31 juillet 2012
    Ce roman a la saveur des chefs d'œuvre. Il se déguste lentement pour faire durer le plaisir, s'apprécie comme un privilège rare et comble admirablement l'envie de lecture. Sans lassitude, avec intelligence et beaucoup de goût. Juste une larme, au final, qu'il vous sera permis de verser, comme la trace du cruel regret de ne pas pouvoir habiter un peu plus longtemps encore ce palais de verre.
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • LePoint , le 30 juillet 2012
    Un roman d'idées, brillant et habile, mais aussi le tableau dur et coupant de personnages et de scènes racontés dans un style intègre d'une froideur toute musilienne, une musique de nuit où le déclin de la culture, la lente défaite d'un mariage, la terreur, l'indignité, le sexe, la trahison, l'art dansent au bord de l'Holocauste.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • LesEchos , le 27 juillet 2012
    Inspiré d'une histoire vraie, celle de la villa Tugendhat à Brno, « Le Palais de verre » mêle habilement les ingrédients du roman sentimental à la trame historique.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • Telerama , le 11 juillet 2012
    L'auteur n'oublie jamais le romanesque, l'émotion et l'intrigue, pour écrire sans cuistrerie un beau livre sur l'art et la création.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par keisha, le 22 juin 2012

    L'espace de verre.

    Pour le moment, il n'avait ni forme ni consistance, mais il existait déjà, diffus, polymorphe, dans leur esprit et dans celui de Rainer von Abt. Il existait à la manière des idées et des idéaux, fluctuant et abstrait. Espace, lumière, verre; peu de meubles; fenêtres s'ouvrant sur le jardin; un revêtement de sol étincelant, du travertin, pourquoi pas; du blanc, de l'ivoire, le lustre du chrome. Ces éléments changeaient, évoluaient, se modifiaient, se métamorphosaient comme dans les rêves où les formes, bien que variables, gardent leurs caractéristiques essentielles pour le rêveur: der Glasraum, de Glastraum, une seule lettre qui suffisait à transformer l'espace de verre en un rêve de verre, un rêve qui s'accordait avec l'esprit du tout nouveau pays dans lequel ils vivaient, un État où il importait peu d'être tchèque, allemand ou juif, où triomphait la démocratie, et où l'art et la science s'associaient pour garantir le bonheur de tout un peuple
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  • Par irenelec, le 24 août 2012

    Mais Liesel savait. Elle avait vu les signes.......
    ........Ce n'était pas la façon dont Katalin et Viktor se regardaient, mais plutôt la façon dont il ne se regardaient pas.Ce n'étaient pas les notes, c'étaient les silences entre les notes.....
    .....Il y a des slences qui en disent long et se font l'écho des sons à venir.

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  • Par Bethsabee, le 31 août 2013

    - C'était ça le monde d'aujourd'hui.Si vous n'étiez pas capable de vous adapter, vous mouriez, comme disait Darwin. L'adaptation ou la mort

    - Les femmes n'ont pas peur. C'est juste que nous avons de vraies peur à gérer, pas les petites frayeurs idiotes que les hommes inventent

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  • Par duc_leto, le 14 août 2012

    « Je m'appelle Rainer, j'en ai bien peur. Il faut bien qu'il y en ait un...
    — Qu'il y en ait un ? Vous voulez dire un Rainer dans votre famille ? Est-ce une autre tradition ? » (...)
    « C'était une plaisanterie. À l'américaine.
    — Mais vous n'êtes pas américain.
    — Je m'entraîne à pratiquer leur humour. un jour, ce sera la seule chose qui nous fera encore rire. »
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  • Par Bethsabee, le 31 août 2013

    - Dans une démocratie, des droits impliquent des devoirs

    - Il y a des choses que les couples ne doivent pas se dire

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